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Chapitre 7 (4/05-5/05/2021)

Chapitre 7 

 Décembre 2023 

Le moniteur qui allait les enseigner la technique de transplanage permit la présence des élèves étrangers parmi ceux ayant enfin atteint leurs 17 ans. 

Celia n'en faisait cependant pas partie, étant née le 31 décembre, ni Aimée Lebrun qui ronchonnait d'être venue au monde le 24. Son amie Maria lui dit que le bal de Yule n'en sera que plus beau pour elle, alors. 

Elias passait à peine, fêtant ses 17 ans le 13 décembre, deux jours avant la date du cours particulier. 

Tout le monde se trouvait dans la grande salle, car cela pouvait autant accueillir une soixantaine d'élève que permettait l'activité qu'ils allaient faire. Parce que Poudlard n'allait certainement pas faire une brèche dans les protections magiques s'ils voulaient pratiquer le transplanage en extérieur. Au moins, la grande salle avait un dispositif spécial pour l'occasion. 

Ils étaient supervisés par le directeur Harry Potter et l'infirmière en chef Londubat, qui assuraient aussi le bien-être des élèves s'ils venaient à désartibuler. Un risque des plus fréquents pour les novices. 

Après avoir martelé la loi du trois D (destination, détermination et décision) aux nouveaux mentorés, les essaies commencèrent. 

  

À la fin de la séance, Claire se décida de parler à Ionise. 

Ce qu'elle avait vu ce jour qui a combiné la première épreuve et le premier match du tournoi des trois sorciers avait tout l'air d'un mirage produit par son esprit mais il lui était permis de s'enquérir de l'état de celui qui a été son meilleur ami. C'était la base d'un humain décent. 

Chose qu'elle n'a pas vraiment été ces deux dernières années. 

Aussi, elle approcha son camarade qui ne s'était pas montré des plus amicaux. Et il n'allait certainement pas se rendre plus aimable juste parce qu'elle a décidé de faire le premier pas. 

Après tout, il l'avait bien blâmé pour les déboires de son cousin. 

« Qu'est-ce que tu me veux ? » Lâcha-t-il finalement quand elle ne prenait toujours pas la parole. 

Elle voulait éviter de faire ignorer si elle l'interpelait, alors elle attendit que lui ouvre la bouche en premier, ce qu'il fit car las de la voir le tourner autour. 

« Ionise, j'ai une question à te poser », dit-elle doucement. 

Elle attendit un signe pour l'autoriser à continuer mais Ionise ne fit que l'observer, imperturbable. 

« Que devient Emil ? » 

Claire s'attendait presque à le voir froncer les sourcils et l'interdire de prononcer son prénom devant lui, mais il resta impassible. Au bout d'un moment, il détourna le regard, comme en plein introspection. 

« Il est sorti de l'école de rééducation quand il atteint la majorité », répondit-il enfin. 

Quell, l'école de rééducation magique des nordiques. Car ils n'avaient pas d'école magique à proprement parler. 

Chaque famille enseignait leur savoir à leur enfant à domicile, mais les sorciers pouvaient se réunir en une communauté grâce à des portails magiques qui se reliaient entre les cinq nations. D'autres foyers, n'ayant pas le temps de s'occuper de leur progéniture, envoyait les enfants dans les écoles de magie existants en dehors de leur territoire. Poudlard, pour les Stewart, Durmstrang, pour Niels Didrikson. 

Ceux dont le chemin déviait, alors qu'ils étaient encore mineurs, sont envoyés en redressement dans l'établissement et permis de sortir à leur majorité. Sous quelle condition, cela dépendait du crime commis. 

« Et maintenant ? » 

« Sa tutrice s'occupe de lui. » 

Sa tutrice devait désigner la voisine d'Emil, qui s'occupait de lui quand ses parents ne le pouvaient pas. Ce qui revenait à parler de tout le temps. 

« Autre chose ? » Lui demanda Ionise au bout d'un autre moment de silence. 

« Non, c'est tout ce que je voulais savoir. Je te remercie de m'avoir accordé ton temps. » 

Elle reçut un regard rebuté, ce qui l'étonnait le moins de tout l'entrevue, avant d'être laissé seule dans le couloir. 

Si Emil était libre, ou en liberté conditionnelle et surveillé par sa tutrice, il aurait très bien pu lui envoyer une illusion de lui-même. Ce devait être une nouvelle forme de magie. Mais était-il autorisé à en utiliser ? Peut-être qu'elle aurait aussi dû le lui demander. 

  

Le dernier lundi avant les congés scolaires, tous septièmes années reçurent leur nouvel emploi du temps pour aménager les horaires de la reprise afin que tout le monde puisse participer à l'apprentissage de transplanage. 

Cela allait de début-janvier à mi-février, avec possibilité de changement accordant la progression de chacun. 

« Je vais enfin entrer dans la cour des grands », déclara Celia. 

« Ne t'attends pas à grand-chose pour ton premier essai. Si tu échoues, c'est tout à fait normal », lui dit Clara. 

« C'est très rassurant, merci », répondit Lux. 

Elle-même n'a pas été autorisée à participer. Bien que sa date de naissance indiquait 14 octobre, personne ne voulait s'y risquait comme elle était encore inexpérimentée, même en magie basique. 

« Enfin bon, c'est la dernière semaine de cours, ce qui signifie une chose ! » S'exclama Lolie en s'incrustant dans la conversation. 

Elle amena avec elle le reste des filles de la promotion. Même Laura, qui aimait la voir si sautillant plus que nécessaire. 

« Que je dois préparer mes affaires pour rentrer. » 

« Quoi ? Non ! » S'écria Celia. « On avait dit que tout le monde restait pour notre dernière vacance de Noël ! En plus, il y a le bal de Yule ! » 

« Et toi, tu nous lâches à la dernière minute », ajouta Lolie. 

Claire prit un air consterné. 

« Mais je vous ai dit que je ne pouvais pas... » 

« Mais oui, on sait, elles te taquinent. De toute façon, ce n'était pas possible que tout le monde soit présent », intervint Rose qui peinait de voir son condisciple avec un air découragé. 

Les deux pipelettes voulaient alléger l'ambiance en blaguant, mais elles ne se rendaient pas compte que la désapprouver ainsi n'était la bonne chose à faire. 

« De toute façon, tout ce que vous vouliez faire était un père noël secret et on peut le faire même éloigner. » 

Rose jeta un regard reconnaissant à Lux, la remerciant silencieusement de son assistance. 

« Pas seulement ! » Râla néanmoins Lolie « On avait terminé les finitions des robes et on doit les essayer avant le jour J ! » 

« Mais nous sommes sorcières, s'il y a un truc qui ne va pas, on peut le modifier magiquement », avisa Elise d'un ton jugeur. 

Lolie ne fit que lui tirer la langue pour ruiner son plaisir. 

« Pour le père noël secret, on ferait mieux de tirer au sort les noms maintenant, vu qu'on a le temps. » 

« C'est dans une semaine », commenta Harley en jetant un regard critiqueur à Ani. 

« Exactement », lui répondit la concernée avec suffisance. 

Alice ricana parce qu'elle se souvenait du fiasco de l'an dernier. Avec quatorze participants pour le père noël mystère improvisé qui devaient trouver un cadeau à la dernière minute, dont une qui dut jouer au père noël pour distribuer les cadeaux car elle n'avait pas fini de prépare le sien. 

Cette année, elle ne serait pas en présentiel. 

Ils le firent après le cours de français, car tout le monde était réuni. Comme en cinquième année, Celia et Lolie ont préparé la boîte de tirage au sort et demandèrent à leur camarade de tirer un nom au hasard, qui recevra leur cadeau. Après, s'ils voulaient offrir des cadeaux en dehors du jeu, ils pouvaient (pour les couples, qui voulaient se la jouer intime). 

  

« Claire, n'oublie pas que tu dois envoyer ton présent par hibou pour que cela arrive à la date prévue », rappela Rose une semaine plus tard. 

C'était le vendredi matin car le Poudlard express allait ramener les élèves plus jeunes et ceux qui ne participaient pas au bal chez eux plus tôt cette année, justement pour la préparation du bal. Comme l'après-midi était consacré aux leçons de danse, aux champions en particulier, tous ceux-là prendraient le départ après le déjeuner. 

Claire hocha seulement la tête sans un mot et attendit le début de cours en délaissant son plat, malgré les mets appétissants devant elle et le fait qu'elle ne commençait pas avant deux heures dû à son emploi allégé. 

« Pourquoi tu es levée aussi tôt ? » Demanda Alice qui aurait bien aimé profiter de quelque heure de sommeil. 

« Je n'arrivais pas à dormir. » 

Ses camarades acceptèrent la réponse avant de continuer de manger. Elles avaient pensé qu'elle sombrerait plus facilement dans le sommeil comme elle était tout le temps inactive. Il semblerait que l'insomnie faisait partie des symptômes. En plus du manque d'appétit. 

Les cours de la matinée passèrent rapidement pour ceux sur le départ alors que les autres redoutaient quelque peu le cours de danse qui allait arriver. Car enseigné par les directeurs de maison respective. 

Si les Gryffondor avaient hâte de voir les talents du professeur Hopkins, et les Poufsouffle celui du professeur Londubat, Serpentard appréhendait Malone et Serdaigle, Kurt. 

Aussi, le déjeuner se passa dans un brouhaha beaucoup plus bruyant que d'habitude, aussi dû à son heure avancée. Claire quitta la table pour récupérer ses bagages avant d'avoir fini son plat sous les yeux jugeurs de ses camarades de chambre, qui ne voyaient pas pourquoi elle devait ramener autant d'affaire chez elle juste pour deux semaines. 

La grande salle se vida sous les coups de midi et les quatre maisons attendaient les directives de leur représentant dans la salle commune quand une figure apparut sur le pas du grand hall. Rose, faisant son rôle de préfète-en-chef, alla voir. Elle rencontra en chemin sa collègue Louise Minden qui accompagnait une troisième année, la petite Agnès Aurora qui trainait toujours toute seule, vers l'extérieur, tous deux rentrants chez elles pour les vacances. Après les avoir salués, elle se tourna vers le problème en question mais perdit prestance. 

Devant elle se trouvait une personne qu'elle ne pensait plus revoir. Pas après comment leur histoire s'est terminée et comment leur contact s'est coupé. Pas après leurs adieux larmoyants. Pas quand Wyatt a refusé de répondre leur approche. 

« Hey, Rose, ça fait un bail. » 

Si elle avait ressenti ne serait-ce qu'un peu de rancœur pour la manière dont elle a été traitée après cinq ans d'amitié, tout fut oublié par la timidité dans sa voix. 

« Oh, je... Wyatt, est-ce que je peux te serrer dans mes bras ? » 

Surpris par la demande, il ouvrit tout de même ses bras et fit de son mieux pour qu'ils soient tous les deux à l'aise alors qu'il se dégageait comme il pouvait de son fauteuil roulant. L'étreinte dura un long moment qu'aucun des deux ne sut calculer mais cessa quand ils entendirent quelqu'un s'arrêter à côté d'eux avec une valise au pas. 

« Salut, Claire. Sympa, la nouvelle coupe. » 

Celle-ci se toucha les cheveux qui tombaient juste au-dessus de la poitrine, absente pour son cas, avant de se pencher la tête pour l'examiner à son tour. 

« Tu as changé ta façon de parler. » 

Wyatt haussa les épaules, où reposait encore la main de Rose. 

« Je parle comme tout américain. » 

« Qu'est-ce que tu fais là ? » 

« Tu questionnes parce que je n'ai pas le droit de l'être ? » 

« C'est certainement ce qu'en pense certaine. » 

Elle tourna le regard vers le bas du grand escalier, où se tenait Mathilde Warrington qui les observait d'un regard sombre. Rose se plaça instinctivement devant son ami handicapé, mais celui-ci l'arrêta doucement et fit de grand signe à la redoublante. 

« Hey ! Je ne me souviens plus de ton nom, mais j'espère que tu vas bien ! » 

Ecœurée par l'éruption de joie venant d'un dissident comme lui, Warrington claqua de la langue avant de disparaitre de leur vue. 

« Tu es bien affable envers quelqu'un qui aurait pu être en cause de ton état », commenta Rose après un moment de silence. 

« Je dirai que c'est plus de la provocation qu'autre chose », lui répondit Alice en apparaissant. 

Elle et Alfred étaient revenus sur leur pas en voyant que Rose trainait beaucoup pour une simple vérification. 

Maintenant, ils comprenaient pourquoi. 

Alfred eut un sourire hébété en voyant son ancien camarade chambre mais ne savait comment agir et se contenta de sautiller sur place. Wyatt lui envoya un sourire allègre avant de faire un signe de main à Alice qui restait plus calme. 

« La vie américaine ne t'a pas réussi », dit-elle placidement. 

« Comment ça ? Tu insinues que je me suis engraissé ? » Il fit mine de se tâter le haut du corps, toujours aussi bien proportionné. 

« Non, tu te comportes comme un d'jeun. » 

« Mais je suis un d'jeun. » 

Les britanniques se gardèrent de commentaire. 

« Au fait, ne dites rien aux autres, je veux leur faire une surprise. » 

« Pour le coup, on l'a eu, notre surprise », souffla Alice. 

Sauf que le coup de la surprise rata quand Adrian surgit du haut des escaliers, avec le reste des Gryffondor à sa suite. 

« Autant pour la surprise. » 

Le reste des paroles de Wyatt se noya dans les bras de Lolie, qui usait de sa petite force pour l'y étouffer. Lui et son sanglot ému. 

« Hey, ça fait longtemps », salua Elise au nom de tout le monde. 

Alors qu'il retournait l'étreinte de la petite lionne, Wyatt eut un sourire embué pour le reste de la maison. Touché qu'ils acceptent son retour sans problème après deux ans de silence radio. 

Rose tira la manche de Claire pour avoir une conversation à part. 

« Tu veux bien retarder ton départ ? On pourrait user un peu de temps pour se retrouver. » 

Claire observa le groupe qui représentait une partie de leur promotion légendaire avant de retourner le regard de Rose, hésitante. Puis, elle croisa aussi le regard d'Harley, qui souriait avec émotion. 

Lentement, elle acquiesça à la demande. 

Satisfaite, Rose la laissa pour rejoindre la discussion. Et Claire sortit un miroir à double sens pour informer sa famille. Quand elle se retourna vers eux, ils se sont déplacés pour se diriger vers la grande salle avant que le premier cours de danse ait lieu, peu importait où. Harley était la seule à l'attendre et ne dit rien quand elle l'a rejoint avec son miroir dans la main. 

En même temps qu'elles atteignaient la porte entrouverte, les Poufsouffle et Serpentard de leur promotion apparurent du sous-sol. 

« Qu'est-ce que vous faites là ? » Leur demanda Kenneth. 

« La même chose que vous », répliqua Harley en se doutant qu'Adrian y était pour quelque chose de leur soudaine arrivée. 

« Lolie nous a dit de venir par carnet », dit John. 

Ou quelqu'un qui voulait leur faire la surprise. 

« Qu'est-ce que ça peut être ? » Poursuivit-il. 

« En tout cas, ça se trouve dans la grande salle puisqu'on est tous devant », déclara Scorpius. 

Il glissait son regard un peu partout avec nonchalance, attendant de voir sa copine surgir. Juste à ce moment, le reste de leur promotion descendait du grand escalier pour les rejoindre. 

« Yo, c'est quoi la surprise ? » S'exclama-t-elle en sautant dans les bras de son petit-ami. 

Chloé roula des yeux à cette effusion de contact et se déplaça pour mettre de la distance, s'étant malheureusement placée à leur côté. 

« Dans la grande salle », répondit seulement Harley en les laissant passer. 

Chloé lui jeta à elle et à Claire un regard suspicieux en les voyant rester sur le côté alors que les autres entraient. Elle decislda de passer dernière pour les surveiller. Harley eut un sourire amusé et encore plus quand une exclamation de surprise mêlée d'émerveillement attira leur attention. Chloé finit par entrer sous l'invitation d'Harley, ce qui amusa Claire. 

« Wyatt Devon, quelle surprise », lâcha Chloé à bout de souffle. 

Ce dernier ne lui fit qu'un signe de paix alors qu'il répondait chaleureusement à l'accueil des autres, dont Sean qui n'arrêtait pas de lui ébouriffer les cheveux. 

Les trois filles restèrent en retraite alors qu'elles voyaient leur amie blonde s'extasier et s'égosiller comme elle seule savait le faire. Ceux qui n'étaient pas si proches du revenant gardaient aussi une distance tout en échangeant quelque mot quand la star du moment n'était pas trop prise par quelqu'un en particulier. Seuls Tobias et Lux se tenaient aussi éloignés qu'elles. Le premier qui devait encore se sentir coupable de sa relation avec son tortionnaire malgré la joie de le retrouver et la seconde parce qu'elle n'avait aucun souvenir de lui. 

Toutefois, Lux avait souvenir d'autre chose et se tourna vers elles. 

« Tu n'étais pas partie, toi ? » 

Elle parlait de Claire, bien évidemment, et ceux qui l'avaient entendu se joignirent à leur groupuscule. 

« J'ai reporté pour demain matin, à la demande de notre préfète-en-chef. » 

« Quelle froideur, même pas pour retrouver notre vieil ami ? » Taquina Tobias. 

« C'est ce qu'elle a dit », reprit cependant Claire aussi platement. 

« Pourquoi tu veux tant retourner chez toi ? Tu ne l'as pas fait l'an dernier », lui demanda encore Lux. 

« Il y a peut-être des problèmes familiaux », dit Tobias. 

Les filles furent silencieuses à cette hypothèse mais attendaient tout de même une réponse, s'il y avait. 

« Je dois rejoindre la famille de mon fiancé. » 

Certainement pas celle-ci. 

« Ton quoi ? » 

La question, prononcée plus forte que prévue, attira l'attention du groupe principal avant qu'ils reprennent plus bas entre eux. Notamment Harley qui était la responsable. 

« La famille de qui ? » Répéta-t-elle. 

« C'est qui ton fiancé ? » Lâcha Chloé. 

« Depuis quand t'en as un ? » Ajouta Alice. 

Lux fit une moue tandis que Tobias avait la bouche bée. 

« Mais je vous l'ai dit, les filles. » 

« Non ?! » Réagirent les filles. 

« Si, cet été, c'est pour ça qu'on s'est retrouvée. » 

Les filles la regardèrent étrangement en tentant de se souvenir de ce qui s'est passé cet été. 

« Tu nous as réuni pour autre chose. Aucune mention d'un quelconque fiancé. » 

« Ah. Ben, j'en ai un. » 

« Quel est son nom ? » 

« Pourquoi tu veux le savoir, tu ne le connais pas. » 

« Tu sembles oublier qui est mon père. » 

« Il est juste journaliste, Clo », rétorqua Harley « pas enquêteur. » 

« C'est pas loin », commenta Alice. 

« Il ne trouvera sûrement rien. Mais si tu tiens tant que ça à le connaître, tu pourrais peut-être le voir demain, il va venir me chercher. » 

« C'était avec lui que tu parlais à travers le miroir ? » Releva Harley. 

Claire resta un instant interdit avant de souffler avec peine : 

« Non, ce n'était pas lui. » 

« Oh, directement à Pré-au-lard ? » Demanda Tobias, qui préférait se concentrer sur les détails pour ne pas se faire submerger. 

« Oui, comme j'ai raté le départ du Poudlard Express. » 

Ils ne purent continuer d'approfondir le sujet qu'il était temps de se préparer pour se bouger. Le gros de la promotion abandonna Wyatt avec Claire, qui allait le tenir compagnie comme elle n'allait pas participer à la leçon de danse, n'y voyant pas l'intérêt vu qu'elle partait avant le jour du bal. 

« Tu m'as l'air bien morose, tu veux que je te remonte le moral ? » 

« Non merci. » 

« Parfait, j'ai récemment appris le chinois et j'ai la phrase qu'il te faut ! » 

Claire eut une expression peinée de s'être fait ignorer mais accorda son attention au blond, qui sourit avec force. 

« Wo xiang gen ni zuo ai. » 

Soudain, l'attitude morne disparut pour laisser place au choc. Elle dévisagea son interlocuteur d'un air affligé. 

« Où t'as appris ça ? » 

« Tu n'es plus déprimée, hein ? » 

C'était un euphémisme et Claire redoutait ce qu'il allait lui dire pendant tout le temps où elle allait rester seule avec lui. 

  

Quand ils furent rejoints à nouveau par la promo, ils étaient en train de visionner la pièce de Roméo et Julio. 

« D'où tu as obtenu ça ? » Demanda Ionise. 

« On me l'a envoyé », répondit Wyatt, qui en était à son second visionnage. 

« Qui ? » 

« Je plaide coupable », avoua Adrian, sans remords. 

« De toute façon, c'était un souvenir pour la promo, non ? » 

Il y avait juste une personne qui n'était pas au courant. 

« Tu vas rester ici combien de temps, Wyatt ? » 

« Tout le congé scolaire. » 

« Comment t'es venu, d'ailleurs ? » 

« Comment tu crois ? Avec monsieur Gabriel Rowle. » 

Pendant que les quatre maisons devaient apprendre à danser avec leur directeur de maison, l'ancien professeur de défense était l'instructeur pour les étudiants étrangers. 

« T'es toujours avec lui ? » 

« C'est qui ? » Demanda Lux en chuchotant à Clara pendant que les autres charriaient leur ami. 

« Un ancien prof, tu ne t'en souviens pas ? Il enseignait encore quand tu devais réapprendre les bases de la magie. » 

« Oh, peut-être. J'étais plus concentrée dans l'apprentissage des sorts que le nom et visage de tout le monde. » 

Bien qu'elle ne participait non plus à tous les cours, à ce moment. 

« Puisque tu es là, autant t'inclure dans le père noël secret ! » S'exclama Lolie, fière de son idée. 

Les autres étaient moins enthousiastes. 

« Mais ça veut dire qu'on doit procéder au tirage des noms une nouvelle fois ? » 

« Bah oui ! C'est qu'un petit changement de rien du tout ! » 

« Parle pour toi, certains ont déjà trouvé des cadeaux, pendant ce temps. » 

Ani eut une moue à cette raison. 

« Peut-on aussi inclure Emil ? » Prononça Claire de manière désinvolte. 

Le nom inhabituel envoya une onde de choc parmi ses camarades mais Celia reprit rapidement d'un ton enjoué : 

« Pourquoi pas ! De toute façon, on a déjà dit qu'on pouvait le faire en distanciel ! » 

Alors ils refirent un tirage en sort en ajoutant les noms de Wyatt et Emil. Claire garda une expression neutre en tirant son nom. 

« Tu n'as pas l'air contente de ce que tu as tiré », l'approcha Wyatt. 

« Pas spécialement. » 

« Tu veux que je te réconforte ? » 

Elle avait appris la leçon et ne répondit rien cette fois-ci. 

« Wo xiang gen ni zuo ai. » 

Ce n'était pas le cas de Wyatt, par contre. 

« Qu'est-ce que c'était que ça ? » Demanda Rose. 

Wyatt n'eut qu'un sourire alors que Claire était mortifiée que cela se soit déroulé devant tout le monde, le tirage étant fini. Elle ne parvint même pas à rester désinvolte naturel et répondit autre chose. 

« Je vais aller préparer mes affaires pour demain. » 

« Euh, tu les as déjà préparés. Ta valise est toujours ici, d'ailleurs. » 

Ils observèrent alors la chinoise récupérer la dite-valise de manière mécanique avant de rejoindre aussi maladroitement sa salle commune, pour la ranger sûrement. Bien que surpris d'une telle réaction à la phrase de Wyatt, ils tentèrent de reprendre le court de leur discussion en se tournant vers ce dernier. 

« Et sinon, tu vas dormir où, pour la durée de ce court séjour ? » Se rappela Alfred, qui était prêt à l'accueillir dans leur dortoir. 

Lui et Albus. Elias aussi, bien sûr. 

« Le directeur m'a autorisé une chambre pour handicapé au rez-de-chaussée. » 

C'était vrai qu'il était en fauteuil roulant. 

« Et pour Gabriel Rowle ? » 

Pendant qu'ils s'amusaient et plaisantaient, Ani fut la seule à remarquer le dernier nom non-tiré, qui allait être le receveur du cadeau d'Emil, si celui-ci participait. Silencieusement, elle tendit le morceau à Ionise, qui allait se charger d'informer les formalités du jeu à son cousin et l'y pousser à participer s'il fallait. 

  

Tôt le matin, alors que les résidents de Poudlard ne faisaient que se réveiller, Claire et ses amies se retrouvaient sur le pas de la porte du château. 

« Tu reviens quand ? Il serait bien qu'on puisse passer plus de temps ensemble. » Lui disait Wyatt, ayant pris lui aussi le temps de se lever de bonne heure. 

Claire lui jeta un regard pensif. 

« Probablement le week-end avant la reprise. » 

« OK, on se revoit dans deux semaines, alors ! » 

Préférant ignorer l'américain dont elle sentait préparer quelque chose, elle se tourna vers les filles qui étaient restés silencieuses pendant le court échange. 

« Vous avez le droit de quitter le château avant le début de la sortie ? » 

Étant en week-end avant la fête de Noël, Poudlard a organisé une sortie au village de sorcier afin de faire des dernières emplettes de présents avant que celui-ci ne ferme porte des commerces, pour eux-mêmes passer les festivités. Mais il était bien tôt avant que la sortie en question n'ait lieu. 

« Je suis préfète-en-chef », lui dit simplement Rose. 

Réveillée aux aurores par une Alice fébrile, elle suivit ses deux camarades de chambre hors de la salle commune et du domaine du château, pensant qu'elle ne faisait que dire au revoir à Claire. 

« Tu pourrais être plus contente de nous voir prendre cette peine pour toi. » 

« Allons, Wyatt, Claire peut être juste triste de devoir nous quitter aussi », modéra Rose qui prenait mal les mots employés. 

Wyatt lui offrit une expression tranquille avant d'étirer un large sourire à la chinoise. 

« Oh, ne sois pas triste… » 

« Je ne le suis pas », l'interrompit la concernée, pressentant et refusant d'entendre la suite de ce qu'il avait à dire. 

« J'ai la phrase magique : wo xiang gen ni zuo ai ! » 

Claire prit une longue inspiration, frustrée, mais ne dit rien. Elle fit signe sèchement aux filles avant de tourner les talons. 

« Qu'est-ce que tu lui as dit ? » Chuchota Alice. 

« C'est censé la dérider. » 

« C'est pas l'impression qu'elle donne », rétorqua Harley. 

« Ni ton sourire », enchaîna Chloé. 

Parce que le sourire de Wyatt était trop hilare pour que ce fût une attention altruiste. 

Ils restèrent au milieu de l'allée du village sorcier en attendant de voir la personne qui allait venir chercher leur camarade. Au bout, Claire rejoignait une figure sans ses bagages, ayant fait rétrécir sa valise pour plus de confort durant le trajet. Toutefois, aucun ne s'attendait de voir un homme vêtu de noir et recouverte d'un casque de moto l'accueillir en lui tendant un autre casque. Ils la virent la porter sans contester avant d'enfourcher l'engin moldu et s'accrocher au conducteur. 

L'instant d'après, la moto disparut dans les airs comme une comète sans un bruit. 

« Est-ce qu'elle a volontairement pris un transport volant ? » Résuma Clara. 

Pas de réponse, parce que les autres n'étaient pas certains de ce qu'ils venaient de voir. 

Sur le chemin de retour, elles assistèrent à une autre scène qui les perturba autant. Wyatt roulait au-devant d'elles et atteignait déjà le château, mais, sur le point d'y accéder, il ne parvenait à atteindre le perron non-accessible aux handicapés. Alors que Rose sortait sa baguette pour faire léviter son ami et qu'Alice qui faisait luire sa main pour utiliser son don, une figure apparut devant elles et transporta le fauteuil roulant jusqu'en haut des marches par la force de ses bras. 

« Merci ! » Sourit jovialement Wyatt. 

Niels Didrikson lui répondit d'un hochement de tête avant de le laisser. Les filles le rejoignirent à ce moment. 

« Du coup, ça vous a plu ce que vous avez vu ? » 

Ne sachant s'il désignait la scène d'avant ou de l'instant, elles ne répondirent pas verbalement et haussèrent mollement des épaules. 

  

Le bal de Yule arriva. 

Katrina Domon était ravissante dans sa robe cloche au motif d'une nuit étoilé et avec une couronne végétale au sommet de ses cheveux pour rappeler son appartenance à la maison verte. Elle ouvrit le bal au bras de Kathleen Bucarest parce que seul son homonyme avait droit à ce privilège. 

De son côté, Martin Dupré dansait avec Vanessa Seymour, l'attrapeuse de Beaux Bâtons alors que Niels Didrikson avait une Mathilde Warrington qui lui accrochait aux bras. 

Si cette dernière image déplut les 30 légendes, Wyatt prit plaisir à se placer près de la piste de danse pour ennuyer la Warrington qui faisait tout pour ignorer une vision qui lui était abjecte. 

Pour ce qui était des septièmes années, les garçons étaient sur leur trente-et-un moldu ou sorcier, alors que les filles étaient parées de jolie tenue, fait par Lolie et Celia. 

Laura, Ani et Chloé portaient toutes un motif de serpent. Laura sur ses manches en dentelles mais dont la robe elle-même serrée rappelait le reptile. Ani l'avait autour de sa hanche comme une ceinture et Chloé au dos, comme si le serpent était le fil qui attachait sa robe. Aucune n'était accompagnée, parce qu'elles n'avaient pas besoin d'homme. Laura littéralement. 

Dans la même veine, Alice et Rose avaient aussi un aigle sur leur tenue. Rose avait les ailes dans son dos et les serres sur ses hanches, les ornements en bronze ressortaient sur sa robe volante rose mais qui fondaient bien avec le costume bleu sombre de Matthew, alors que son foulard blanc avait une broderie de lion et d'un aigle. Alice avait deux aigles de chaque côté de ses épaulettes, car elle était charmante même avec une trois pièces noires. En tout cas, son partenaire Alfred le pensait dans son propre trois pièces bordeaux. 

Clara avait une tenue assortie à celle de son partenaire. Une robe noire qui mettait en valeurs ses atouts et une cape en soie que portait aussi Scorpius pardessus sa robe de sorcière classieuse. Celia avait un design propre à elle, qu'elle manqua de gâcher en rentrant dans Alois Lingtren, qui avait une tenue élégante très slave. Lux avait une robe au ton et un dessin de paon, inspiré des familiers qui se trouvaient à la demeure des Moon Star. Tyler avait une robe de sorcier et un pin de paon, offerte par Lux quand il a commenté que c'était très beau. 

Lolie avait insisté à ce qu'Elise et Harley aient aussi un motif de lion ou de griffon sur elles, mais les filles avaient refusé net. Au final, elles compromirent pour des tons rouges et or. Lolie avait une robe asymétrique de sa création avec une partie rouge passion et doré verni de l'autre. Elise portait une robe empire vermillon avec des flocons en or, alors qu'Harley était principalement en or dans une robe patineuse pour souligner ses longues jambes et le cou recouvert d'un foulard pourpre. Sans partenaire, parce qu'elles étaient magnifiques ainsi. 

Albus sourit en voyant son père demander sa mère pour une danse, rejoignant Lily dans sa robe bustier bleu et Lorcan en robe de sorcière grenat sur la piste de danse. Lysander comptait parmi les absents, rentré pour les vacances. Lui-même était dans une simple robe de sorcier avec un foulard de soie parce qu'il avait quand même un peu de style. 

Wyatt roula à côté de lui. 

« J'ai cru comprendre que tu n'es toujours pas en relation ? » 

« C'est juste. Et toi, tu serais bien proche de notre ancien prof ? » 

« Disons qu'il m'a beaucoup aidé ces derniers temps. » 

Albus eut un sourire mitigé à ça. 

« Tu te sens mieux alors ? » 

Wyatt prit le temps de réfléchir avant de répondre honnêtement : 

« Je pense que le pire est passé. » 

« C'est une bonne nouvelle, je suis content de l'entendre. » 

Il ne demanda pas ce qu'a été le pire, ni pourquoi il a fallu couper contact avec lui mais qu'il a gardé lien avec un homme qu'il a connu moins de temps. Il a appris, au cours de ces deux dernières années, qu'il ne pouvait pas vraiment aider les gens même s'il voulait leur bien et que, peut-être, il n'était pas le bon soutient. 

« Ça l'est. Et je voulais te remercier de m'avoir attendu », ajouta Wyatt en se sentant bien meilleur depuis le début de la conversation. 

Pourtant, savoir qu'il restait de la place pour lui était aussi consolant. 

« J'aurai attendu autant de temps qu'il t'aura fallu. » 

« Merci d'être un ami en or. » 

« Merci à toi d'être mon ami. » 

Ils passèrent le reste de la soirée à observer les autres en silence.  

Voyant parfois Neville Londubat valser sa femme alors que leur fille restait près du buffet et se faisait intégrer en conversation quelque fois par la préfète de Serdaigle, qui restait avec une étudiante de Durmstrang qui était sa sœur aînée. Pas loin, un groupe de Beaux Bâtons discutait entre rire et effusion, désignant parfois les danseurs. 

Pas une fois, Albus posa le pied sur la piste de danse, préférant sa compagnie actuelle à d'autre. 

  

Le père Noël secret eut lieu le lendemain, le 25 décembre, qui s'avérait être un lundi. 

Adrian leur avait réservé un salon rien que pour eux que Lux n'autorisa l'accès qu'à eux et dont les étrangers devaient décliner leur identité pour être permis l'entrée. Mais comme ils craignaient aussi que l'autre personne pouvait juste utiliser la poignée sans avertir leur présence, Harley jeta le sort d'apparehomo afin qu'ils soient eux-mêmes prévenus de présence inconnue. 

Un mini sapin de Noël décoré par Alfred était posé sur la seule table, alors que la pièce était décorée de guirlande artificielle et de torches qui produisaient des motifs rappelant la fête. Les présents étaient tous disposés dans un coin pendant qu'ils s'installaient tous confortablement sur les poufs et coussins. Adrian sortit les petits mets qu'il avait préparé, laissant les autres déguster, pendant que Celia distribuait des bouteilles de bierraubeurre à qui voulait, tout en déposant un pichet de jus de citrouille à côté des amuses bouches. 

« OK, qui commence ? » Demanda Clara, qui était à la fois impatiente d'ouvrir son cadeau mais aussi très confortable dans les bras de son jules. 

« Comme vous voulez, je me charge de vous passer les cadeaux vous concernant ! » Déclara Wyatt. 

Il était en fauteuil roulant et pouvait donc se déplacer le plus facilement. 

« Mais comment on procède, aussi ? Je crois que c'est bien différent du père Noël mystère qu'on a fait l'an dernier. » 

« En effet, pour le père Noël secret, tu tires le nom d'une personne que tu dois offrir un cadeau. Ce n'est pas du tout au hasard, donc. Du coup, la personne qui va ouvrir son cadeau doit deviner qui le lui a offert et c'est cette personne qui ouvrira son cadeau ensuite », expliqua Lolie. 

« Et si on n'arrive pas à deviner ? » 

« Rien de grave, son donneur se reconnaît et il va ouvrir son cadeau, fissa. » 

Plutôt simple, dit comme ça, plus qu'à se dévouer pour commencer. 

« Bon, OK, j'y vais ! » S'exclama Elise en levant la main. 

Wyatt chercha son nom parmi le tas avant de lui tendre le paquet. Très fin, emballé magiquement ce qui ne permettait pas de deviner l'identité du donneur, Elise sentait de plus qu'il n'y avait pas de boîte. Elle l'ouvrit sous le regard de ses camarades et trouva un habit pour chien. 

« Oh, c'est trop mignon », fit Adrian car cela lui rappelait Cannelle et Caramel. 

Mais son sourire devint triste en se rappelant comment elles avaient terminé. 

« Hum, je dirai Alfred ? » 

Celui-ci secoua la tête en se disant que ce serait un bon cadeau pour Elliott. Elise se tourna vers Adrian avec un regard suspicieux, est-ce qu'il aurait fait exprès de complimenter pour laver soupçon sur lui ? 

« Bon, je ne sais pas. » 

« Tu n'as pas beaucoup cherché. » 

« En même temps, tous ceux qui savent que j'ai un chien peut m'offrir ça et l'emballage est clairement magique, je ne vais pas envoyer un sort qui détecte, ce n'est pas de mon ressort. » 

Sous-entendant que c'était le domaine de Claire. 

« Bon, c'est moi », dit Celia alors qu'elle recevait son cadeau car Wyatt ne perdait pas de temps. 

Elise la remercia et Celia ouvrit son paquet, qui ressemblait au premier mais qui était dans une boite. L'emballage était fait main et si bien appliquée que ça avait l'air magique. Par contre, ce n'était pas très intelligent de prendre un papier où le nom de l'auteur y était inscrit. 

« Eh bien, merci pour cette machine à mandala, Ionise », dit-elle en montrant son prénom. 

Le concerné lâcha un soupir exaspéré de sa propre bêtise sous les moqueries des autres, avant de recevoir son présent. Une écharpe en forme de serpent, mais très réaliste qu'on n'aurait su la supercherie qu'une fois avoir touché la matière. 

« Merci, Clara. » 

« Comment t'as su ? » Bafouilla la blonde. 

« Ça m'a tout l'air d'être un produit facétieux. » 

Sur le point de riposter quelque chose, Clara resta sans voix parce que ce terme même la définissait. Elle finit par hocher la tête en acceptant le paquet volumineux que Wyatt lui tendait. Elle déballa sans prendre en compte si cela été fait magiquement ou manuellement pour découvrir un jardin zen miniature. 

« C'est quoi, ça ? Vous vous moquez de moi ? Vous pensez que j'ai besoin de me calmer ? Viens me le dire en face ! » 

« Bonne technique pour trouver l'identité. Mais es-tu réellement en colère ? Parce que c'est un cadeau sympathique », commenta Wyatt. 

« Oh, ouais, c'est cool, même si j'y toucherais jamais et que ça finira sur l'étagère à décoration. » 

« T'as pas d'étagère à déco », lui dit Harley. 

« Exactement. » 

« Ah bah, sympa », marmonna Alfred. « Oups. » 

« T'es sérieux ? T'as pas craqué pour la première insulte mais au deuxième ? » Le nargua Alice. 

« Mais c'est comme si on me disait que je ne sais pas choisir de cadeau ! » 

« Franchement, c'est pas faux. » 

Le roux fit mine de se vexer alors qu'il saisissait son paquet. Un nécessaire à peinture portatif. Le tout gardé dans une malle passe-partout très moldu. Ce qui réduisait pas mal d'option. Ceux qui savent qu'il aimait peindre, et ceux qui avait connaissance du monde moldu. Serdaigle et Poufsouffle étaient les plus probables, même si Elise était aussi une option vu qu'elle avait dit son prénom à lui. Ce pourrait être Rose, tout comme Celia, voire Claire. Mais peut-être que c'était un gars, vu que c'était assez basique. 

« Kenneth ? » 

Ce dernier hocha la tête, impressionné. 

« Qu'est-ce qui m'a trahi. » 

« J'ai dit au pif, pour être honnête, même si j'étais bien parti pour Rose. » 

« Ces deux options ont un monde de différence, pourtant. » 

Alfred haussa les épaules à cette remarque mais personne ne pouvait comprendre son raisonnement alors il ne perdit pas de salive à s'expliquer. Kenneth reçut un pull-over. 

« Au moins, ce n'est pas ces trucs hideux pour Noël », dit Chloé. 

« Arrête, les pulls de Noël ont leur charme », défendit John. 

« Que pas tout le monde apprécie », renchérit-elle. 

« Merci, Lux, je l'aime bien. » 

Lux lui envoya un V victorieux et ouvrit son cadeau. Une plante à souvenir. En gros, chaque branche du bonsaï pouvait conserver un souvenir pour des soirées nostalgiques. 

« Je pense que ça a été un private joke depuis un moment entre nous », commenta Albus. 

« Du coup, tout le monde aurait pu l'offrir. On se dévoile ? » 

Julius leva la main sans un mot pour prendre son paquet. Il sourit en découvrant le contenu. Un livre creux. 

« C'est pour dire que je suis creux ? » 

« Non, c'est bien trop mesquin. Ce doit t'aider pour glisser des trucs sans soupçon ! » Se réjouit Lolie pour lui. 

« C'est moi qui l'ai offert », sourit Laura. 

L'air enjoué de la française se figea avant qu'elle lui envoie un pouce levé crispé. 

« C'est bien vu, merci », répondit Julius, amusé. 

Laura ouvrit son présent qui était le plus petit du tas. Deux bons pour une séance de kinésithérapie valable jusqu'à mai prochain. Elle leva les tickets devant Lolie et lui proposa d'y aller ensemble. 

« Euh, je ne suis pas celle qui te les as offerts. » 

« Oh, je sais, c'est Adrian qui me les a offerts. » 

« Quoi ? Comment tu sais ? » 

Les autres lui envoyèrent des regards évidents, ce qui ne plut pas du tout au septième fils. Laura était une fine observatrice mais de là à être plus maligne que lui, qui pouvait faufiler n'importe où ! Enfin, peu importe, parce que l'italienne était déjà à fond dans son entreprise de séduction. 

« Mon groupe préféré ! Comment tu l'as su ? » S'exclama-t-il en ouvrant son paquet pas plus volumineux que son cadeau. 

Là-dedans comportait deux CD, antiquités par ces temps, et probablement acquérable seulement hors terres britanniques. 

« Merci, Wyatt. » 

Celui-ci accepta de se faire découvrir si vite et répondit à la question de plus tôt. 

« Je ne le savais pas. Je me souviens juste que tu écoutais ce groupe et que c'était américain. Je me suis dit, pourquoi pas ? » 

Il rougit quand les filles commencèrent à complimenter sa bonne mémoire pour un tel détail tout en cherchant le paquet à son nom. Qui avait l'air aussi grand que le sien mais au contenu bien différent. 

« Un livre pop-up. » 

Il ouvrit le livre à la couverture en carton résistant et tourna la première page qui déploya une scène rappelant fortement la salle commune des Serdaigle avec même un mini page d'un dessin de heurtoir qui cachait une énigme. La deuxième page montrait le terrain de Quidditch où il pouvait tirer sur une tige pour animer une figure mouvante qui avait tout l'air de se déplacer sur un balai. Toutes les autres pages lui rappelaient sa vie à l'école de magie où il n'étudiait plus. 

« Comme ça, tu auras toujours la magie avec toi », lui dit Rose, qui s'était placée à ses côtés. 

Il referma le livre avec les yeux brillants et eut un sourire timide. 

« C'est fait à la main. Et ça a la taille parfaite pour être amené partout sur soi. C'est un cadeau très bien calculé que je doute qui n'a été préparé qu'à la va-vite et pourtant ma participation a été de dernière minute », raisonnait-il. 

Mais il n'arrivait probablement pas à réfléchir en étant si émotionnel. 

« Merci à la personne qui a eu cette pensée pour moi. » 

« De rien », répondit calmement Elias. 

Wyatt lui fit un dernier sourire avant de tendre la main pour récupérer son présent, mais Rose le fit à sa place, le laissant le temps de se reprendre. Sauf qu'elle regretta un peu quand la boîte était non seulement conséquente mais aussi pesante. 

« Une machine à écrire. Je ne savais pas que tu écrivais », releva Scorpius. 

« Je n'écris pas de la littérature mais je note tout ce qui m'arrive et que je souhaite garder sur papier. » 

« Un journal de bord ? » Résuma Albus. 

« Qu'on peut aussi appeler journal intime », répliqua Alice. 

Elias prit la remarque avec un rire avant de palper l'engin avec un regard transi. 

« Ça t'a charmé », taquina Stefan. 

« Je suis charmé », confirma-t-il. « Mais j'ignore qui aurait pu penser à ça. » 

Personne ne lui répondit. 

« C'est personne ? » Demanda Celia au bout d'un moment. 

« Personne d'ici, en tout cas. » 

« C'est Claire ? Comment elle a fait pour le transporter ici ? » 

« Oh, bah, tu la connais », dit Lux avec une moue. 

C'était peut-être la seule phrase qui pouvait la décrire. 

« Ça veut dire que son cadeau a été envoyé aussi ? Qui l'a eu ? » 

Aucune réponse encore une fois. 

« Comment ça ? C'est quoi ce binz ? » 

« C'est Emil », dit finalement Ani. 

Pas trop sûr que son cadeau ait été envoyé, du coup. 

« Moi, en tout cas, j'ai envoyé mon cadeau », dit Elise. 

Quel hasard qu'il soit tombé sur elle alors qu'elle voulait le contraire. 

« Qu'est-ce que tu lui as offert ? » Lui demanda Ani. 

« Un polaroid qu'il pouvait transformer en pendentif, pour que ce soit plus pratique, vous voyez ? » 

Pas sûr qu'ils voyaient la forme de son cadeau, mais ils voyaient l'intérêt. Ils demanderont Claire si elle a bien reçu quelque chose, à son retour. 

« Mais du coup, on a fait un tour. » 

« Au moins, personne n'a eu l'un et l'autre, ce qui aurait bouclé encore plus vite. » 

« C'était pas loin, quand même. Bref, qui continue ? » 

Les restants se regardèrent dans le blanc des yeux un moment avant qu'Harley lâche un soupir et se dévoua. Wyatt lui tendit un paquet long et large. 

« Un sac de transport pour animal ? Vous croyez que Pandore va se laisser faire ? Qu'elle va s'y installer comme si c'était un panier ? Alors qu'elle refuse de rester à une seule place pour un chat ? » 

Les chats sont censés être fainéants et dormir 20 heures par jour. Eh bien, ce n'était pas le cas de son Abyssin. 

« C'est ironique ? » Suggéra Ruben. 

« Si j'apprends que c'est toi... » Commença-t-elle d'un ton menaçant. 

« C'est pas moi ! » Dénia immédiatement son condisciple. 

« C'est moi », se dénonça Tobias, un peu nerveux « ce n'est pas une blague, le sac est enchanté pour que l'animal se sente à l'aise une fois à l'intérieur. Il y a comme une odeur qui le berce et qui le rend calme le temps du trajet. » 

Harley se calma visiblement à cette explication et à l'identité de son donneur. Elle ne s'y attendait pas. 

« Oh. OK. Merci. » 

« Le changement drastique. Il y a du favoritisme, je dis », marmonna Ruben avec exagération. 

Harley lui envoya un regard noir alors que Julius pouffait de rire. 

« Un kit pour potion, sans fond. Merci, Al », dit doucement Tobias. 

Ils s'échangèrent un regard, un peu comme leur blague privée, tous deux férus de cette matière. Albus accepta son paquet de la main de son ami avant de sourire avec gêne en découvrant son cadeau. Un médaillon avec un côté une photo déjà mise, qui pouvait disparaître avec un bouton mécanique sur le dessus, et avec l'autre côté vide de photo. Il se racla discrètement la gorge en reconnaissant la photo déjà présente. 

« Merci, Alice. » 

« De rien, Albus. » 

Alice reçut un porte-clé rayon-laser. En apparence, parce que quand elle appuya sur le bouton pour pointer quelque part, l'objet se changeant en une corde à la surprise de tout le monde. 

« O. M. G. Ça me rappelle ces cannes rétractables ou télescopiques qu'ils appellent », souffla Clara. 

« Ah, oui. Ces engins qui sont dangereux quand personne ne prévient comment ils fonctionnent ? » Lui répondit Alice avant de tournoyer la corde comme un lasso. 

En continuant de tripoter, elle trouva que cela pouvait se transformer en corde à sauter. 

« Sympa. C'est pour m'inciter à me bouger. » 

« C'est l'idée, mais contrairement aux cannes ou épées télescopiques, une corde est moins dangereuse. » 

« Ça veut dire que tu l'as enchanté spécialement, Harley ? » 

« Évidemment. » 

« Ça veut surtout dire que la boucle est encore une fois bouclée », conclut Lolie.  

« Je commence cette fois-ci ! » S'écria John.  

Ses camarades l'observèrent faire en se disant qu'il avait tendance à beaucoup s'exclamer dernièrement. Comme il l'avait fait pour la journée entre sixièmes et septièmes années. 

« Un miroir ? » 

« Magique. Qui peut t'indiquer quand il y a de la magie autour de toi ou qui te sert comme d'une loupe qui verrait s'il y a des enchantements. » 

« Bah, mon coco, tu as oublié la règle du jeu ? » 

« J'en avais marre d'attendre. Puis, "mon coco" ? » 

« Sais pas. C'est sorti comme ça. » 

Scorpius roula des yeux mais ne dit rien, habitué au comportement de sa copine. Il prit son paquet et l'ouvrit avec élégance. 

Une peluche en forme de nuage ? » Se moqua la dite-copine.  

« C'est sûrement pour t'aider à déstresser », devina Elias.  

« Qui pourrait songer à ton bien ? » S'étonna Rose.  

Clara ricana mais trouvait aussi que le cadeau avait l'air d'une blague. 

« Tu ne devines pas qui, alors ? » Lui demanda Tyler, étant aussi à bout de patience.  

Scorpius secoua la tête avant d'inspecter chacun de ses camarades dans l'attente de l'envoyeur. 

« C'est un nuage déstressant. Je pensais que tu en aurais besoin en continuant ta vie avec notre renommée blagueuse. » 

« Sean, t'es à deux doigts d'être victime de mes blagues, mon poto. » 

« Tes sentiments me touchent », répondit seulement l'ancien préfet avant de prendre son cadeau.  

« Une veilleuse en forme de pomme. C'est une forme inattendue. Elle sert doublement d'un devis pour communiquer ! Encore plus surprenant sous forme de fruit, cependant. » 

« Une fois que tu as fini d'analyser, il serait peut-être temps que tu dises un nom. » 

« Une minute, j'y arrivais. Je dirai Ruben. » 

« Raté, c'est moi », déclara Matthew.  

« Une chance sur deux ! Et tu as eu la mauvaise ! » S'exclama Clara.  

« T'es rancunière, hein ? » 

« Moi ? Non. Rien qu'un peu ? » 

Matthew déballa son paquet en souriant de l'échange. Il en sortit deux t-shirts qui se ressemblaient mais dont une était plus fin.  

« Oh, un t-shirt de couple avec l'emblème des tortue ninja », décrit Clara.  

« Mais pas du tout. T'as pas les yeux en face des trous, ma vieille. Ça se voit que c'est un ballon de basket », répliqua Élise.  

« Je vous en prie. C'est le soleil », intervint Alice.  

« Vous avez toutes faux ! C'est des dragibus ! » S'y mêla Lolie.  

« Non, c'est la lune, bande de tarée », coupa Ruben.  

« Tu sais pas t'amuser, ruru. » 

« Il est impatient d'avoir son cadeau », le justifia Harley pour lui.  

« Qu'il attend comme tout le monde qui n'a pas voulu commencer. » 

Ruben et Lolie se tirèrent mutuellement la langue comme des étudiants majeurs qu'ils étaient. 

« C'est un super cadeau mais je ne sais pas de qui cela vient. » 

« C'est moi ! » Se dévoua Stefan « J'avais pas d'idée et comme t'es récemment en couple, je trouvais ça mignon. » 

« T'as raison, c'est trop mignon ! Trop hâte de te voir le mettre, Rose ! » 

Leur amie préfète en chef rougit de l'attention mais acquiesça pendant que Stefan récupérait son paquet. Un boomerang.  

« Merci, Tyl. » 

« Je ne veux même pas savoir ni comment tu le sais, ni ce qu'il y a à remercier. » 

Stefan n'eut qu'un large sourire et prit le paquet de son ami pour lui. 

« C'est un savon ? Non, même pas, c'est une bulle de savon. » 

« C'est pour nettoyer toute la saleté que tu peux proférer par moment », s'expliqua Rose. 

« Très aimable à toi. » 

D'ailleurs, le cadeau de Rose semblait bien ironique. Une rose, gardée sous une cloche en verre.  

« Elle est éternelle, cette rose ? Pour être conservée aussi bien, je veux dire. » 

« Ça dépend du possesseur car la plante va suivre le cours de vie de sa propriétaire une fois qu'elle l'a vu. » 

Rose accepta l'explication du fonctionnement avant de remercier Kylian. Lui reçut une paire de lentille.  

« J'ai pas abandonné mes lunettes teintées pour des lentilles. » 

« Mais non, mais c'est des lentilles spéciales ! » 

« Comme ceux Collexion Connection? Genre, qui te font croire que t'as les yeux ouverts alors que non ? » S'esclaffa Clara en se souvenant.  

Harley et Chloé eurent un sourire aussi à ce souvenir. Mais Lolie s'empressa de répondre : 

« Non, elles te permettent d'enregistrer et transmettre des scènes ! Genre une pensine mais sans besoin d'une pensine ! » 

« Oh ! Comme l'œil d'Ulquiorra ! » Fit Clara.  

« Ul-qui ? » 

« Peu importe. À mon tour ! » Décida Lolie.  

Elle prit son paquet des mains de Wyatt avec un sourire impatient et découvrit un porte-clés.  

« Un vrai ? » S'assura Alice.  

C'était un mouton à la moumoute bien douillet, donc aucun mécanisme.  

« Oui. C'est trop chou ! » 

« Ah, ça te plaît ! J'ai cru le contraire quand tu n'as pas réagi », fit Chloé.  

« Faut la comprendre après ce qu'Harley à fait. » 

Harley en question gonfla ses joues en entendant la critique. C'était une bonne idée d'en faire une corde, OK ?  

Chloé, quant à elle, découvrit qu'elle avait reçu un couteau suisse.  

« On sent le manque d'inspi. » 

« Mais ça va servir à notre beauté, elle qui attire les regards pervers malgré elle. » 

Chloé envoya un regard noir à ce commentaire déplacé. Il ne restait plus que Ruben et Ani qui n'avaient pas ouvert ainsi que du cadeau de John. Mais Chloé comprit que c'était le premier qui était responsable. Celui-ci haussa les épaules, car il n'avait pas d'inspi en si peu de temps. Surtout qu'au début, il avait eu Kenneth, donc, bon...  

Bref, Ruben alla ouvrir son cadeau. Qui était emballé superbement et grandement alors que ce n'était qu'un petit accessoire. Un anneau.  

« Un anneau transporteur. Tu tournes une fois autour de ton doigt et tu te trouves à quelque mètre de ta place. On ne peut pas faire mieux qu'un portoloin et c'est moins nauséeux. » 

« Merci, Ani, j'apprécie. » 

Celle-ci ouvrit enfin le dernier cadeau, dont l'identité du donneur était donnée. Ani fit la navette entre sa paire de boucle d'oreille et John avec ahuri.  

« Tu as recyclé ton cadeau de l'an dernier ? » 

« Non ! Qu'est-ce que tu penses bas de moi ! » 

« Je te taquine. Heureusement que je me suis percée récemment au tragus. » 

Au tragus ??  

« Un problème ? Avant que tu ne répondes, je suis majeure. » 

Ce qui annulait l'argument de ce qu'en pensait son père.  

Une fois le père Noël secret fini, ils se mirent à chanter des chansons de Noël, que Clara s'amusait à les tourner en chanson paillardes, ou discuter avec plus de légèreté en faisant le résumé du tournoi à Wyatt. Disant que Durmstrang menait et que Poudlard a perdu en Quidditch, que les étudiants étrangers n'étaient pas loquaces, surtout ceux de Durmstrang mais qu'ils avaient plus ou moins des contacts de Beaux Bâtons. Les conversations passèrent sur la journée entre sixièmes et septièmes années, voire même des améliorations des relations. Excluant celle d'Albus et de Wyatt. 

Ce dernier se mit soudainement à grogner. Mais grogner comme une bête.  

« Ça va ? » 

Wyatt cligna des yeux rapidement avant de jeter un regard perdu vers Celia, qui l'a fait réagir ainsi. Il jeta un regard vers l'objet qu'elle tenait en main. Un miroir de poche.  

« Qu'est-ce que c'est que ça ? » 

« Quoi ? Tu as grogné pour ça ? T'as senti un parfum chelou ou quoi ? » 

« Pas de parfum mais j'ai bien senti quelque chose. Comme de la magie. » 

Celia fut sans voix parce qu'elle ne voyait pas ce que ça pouvait être. L'accessoire ne l'appartenait même pas. Elle se tourna vers Lux qui semblait réfléchir profondément. Dans ses mains, son bonsaï eu un changement, montrant qu'elle usait de sa mémoire.  

« Je crois me souvenir que ce miroir t'a été donné par Claire », dit lentement Clara.  

Son hésitation fut recouverte par la voix plein de mépris de Tyler.  

« Forcé, oui. » 

« Ensuite, je crois que le garçon avec elle a dit que cela allait me servir. » 

« Emil ? » 

« C'était quand, ça ? » Demanda Wyatt.  

« Avant son départ », répondit Adrian d'une voix blanche.  

N'en pouvant plus du mystère mais surtout de voir Wyatt réagir si mal devant un petit miroir de poche, Lux récupéra l'accessoire en usant de sa magie émérite. Quelque chose passa sur la surface et l'image changea entièrement.  

Elle ne reflétait plus aucun de leur visage ou du salon mais un autre décor et d'autre visage. Un que ses camarades reconnurent facilement.  

« Lug ? » 

« Qui ? » 

« Ton double demi-dieu. » 

« Je te demande pardon ? » 

Ils jetèrent un regard à une Lux et Wyatt hébétés avant de se concerter du regard.  

Il va y en avoir à expliquer pour le reste des vacances. 

Par contre, Wyatt aussi, devait des explications. Comment ça, il pouvait sentir la magie ? 

 

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