Nouvelle tête et Plus d’entête
Septembre
Rei Tanaka, un nom et une apparence qui ne pouvait tromper personne. Il était évident pour tout le monde qu'il s'agissait d'une japonaise, cette ethnie qui peuple une terre insulaire comme le leur mais dans l'océan pacifique. Et pour les amateurs de la culture nippone, ils se plaisaient à croire que toute personne issue de cette origine se devait de connaître un de leur marchandise qui fait fureur, on voulait bien sûr parler de manga et autre goodies. Enfin, ça ce sont les gens descendant des familles moldus qui pensaient ça, mais pour les autres amateurs il s'agirait de croire que tous les japonais sont des ninjas, qu'ils utiliseraient d'étrange armes blanches qu'on appelle shuriken ou kunai, personne ne sait faire la différence mais ils savent que ce sont leur outil de prédilection et qu'ils en gardent forcément un sur eux. Ces derniers, comme les premiers, seront déçus de voir que ce ne sont que des préjugés développés par des moldus via leur "film" et/ou des crédules qui en font une généralisation, après en avoir vu un, qui était forcément un acteur.
Mais pour Harley, il s'agissait simplement d'une élève comme les autres qui au lieu d'étudier à la célèbre école de magie japonaise Mahoutokoro, qui situe sur une île flottante, a dû quitter sa terre pour on ne savait quel raison et migrer jusqu'à leur île britannique comme son amie ; qui était assez menue, à l'apparence aussi typiquement asiatique, c'est-à-dire cheveux noir, yeux chocolat-noir, droite, propre et bien élevée et cela pouvait être confirmé par sa façon distinguée de saluer ses camarades de chambre, sa manière élégante de se servir lors des repas et sa courtoisie lorsqu'elle s'adressait aux adultes ou aînés. En soi, c'était une jeune fille très bien éduquée et qui était appréciée de tous.
Enfin ça, c'était ce qu'aurait voulu croire Harley, car les premières impressions ne sont pas toujours les vrais. Pourtant Rei n'avait rien fait de mal, même Lily qui était du genre à être méfiante au premier abord -à cause de mauvaise expérience- est vite tombée sous le charme de la nippone et une amitié s'était rapidement développée, à tel point qu'elles sont devenues confidentes, ajoutant de temps à autre Louise dans la confidence quand celle-ci était disponible ; elle a réussi à mettre Lolie sous son joug mais ça, c'était facile il suffisait d'être mignonne pour être bien vu de la gamine mentale et ce n'était pas ce qui manquait à la petite Tanaka, de la mignontitude ; mais même Elise était sous son charme, même si Harley voyait bien qu'elles ne parlaient uniquement manga entres elles.
Bref, à vrai dire Rei Tanaka attirait surtout un public féminin, mais Harley n'en était pas touchée et pour cause, elle n'en était pas une.
Du moins pour Rei.
Harley grinça des dents en entendant le rire de Claire, qui riait aux éclats depuis que la châtain avait raconté la mésaventure. Oui, parce que non seulement la petite japonaise avait eu la délicatesse de faire la remarque absolument insultante pour l'égo d'une fille, mais en plus elle eut aussi la charmante intention de le faire dans la salle commune. Pourtant des lieux plus intimes ce n'étaient pas ce qui en manquait avec les salons mises à leur disposition. D'ailleurs, c'était justement dans un de ces derniers que les filles se trouvaient. Bien sûr, elles pouvaient toujours aller dans leur cachette secrète qui fort heureusement n'a pas été trouvé même au changement de configuration des salles d'anciennes classes -peut-être que c'est tout simplement parce que ce sont des bases secrètes et que personne ne peut les trouver sinon de véritablement les chercher- mais elles ont préféré s'établir quelque part où elles auraient plus de confort et c'était bien ce qui caractérisait ces nouveaux espaces d'échanges ou d'isolation.
" Bon, quand tu te seras calmée, fais-moi signe. "
Pour toute réponse, l'autre s'esclaffa encore plus fort. Et cela dura longtemps, trop longtemps au goût de la gryffondor.
" La ferme ! " lui ordonna-t-elle en lui administrant l'index dans les côtes.
Cela arrêta ce son qui lui était si humiliant mais remplacé par un couinement de douleur. Elle n'en fut nullement désolée. Cependant quand Claire la regarda de nouveau, avec les joues rougis par l'effort, un sourire lui mangea à nouveau le visage et elle éclata derechef de rire.
" Haha ha ! Un garçon ! Ah, j'ai mal au ventre ! "
" Bah, arrête de rire, idiote !"
Mais l'autre n'en faisait qu'à sa tête en se tapant contre le dossier du sofa, le son irritant s'éteignit doucement sous l'émotion mais les secousses prouvaient que l'action persistait encore.
" Laisse-la donc et faisons lui le même coup que vous m'avez faite durant le voyage ", lâcha Clara en posant ses poings sur ses hanches.
" Bonne idée ", souffla Harley en se levant.
Elle se dirigea vers la porte sous le regard incompris de Chloé, mais lorsqu'elle l'ouvrit, l'auburn regarda ses deux amies avec surprise tandis que ces dernières l'invitaient à sortir. Elle jeta un dernier coup d'œil à la chinoise qui se tordait de rire dans son fauteuil avant de les suivre.
" Vous vous êtes vraiment fait ça ? "
" Cela nous permettait de ne pas être lier à certain cas. "
" Oh, c'est bon, je n'ai fait que rire..."
" Oui, comme elle. "
Un petit accrochage prit les deux filles retardant leur avancement mais permettant à la "retardataire" de les rattraper.
" Eh, ne me laissez pas ! "
" Pourtant vous ne vous êtes pas gênées pour me semer dans les rues de Londres. " argua Clara en entamant un chocoballe.
" Et en plus, nous sommes dans le château, ce n'est pas comme si tu pouvais te perdre."
" Tu t'y mets aussi Chloé ? "
" Et encore, elle n'y était pas, ça veut dire que vous avez vraiment mal agi !"
S'ensuivit alors d'une dispute amicale, dont seule la taquinerie était derrière tout le sujet.
" Ben, qu'est-ce que vous faites les filles ? " Les interrompit une voix.
Elles s'arrêtèrent de se chamailler mais une s'était raidie pour une autre raison. Elle avait reconnu la voix entre mille, Wyatt Devon s'approchaient d'elles avec un sourire toujours aussi lumineux et séduisant, cependant ce n'était pas lui-même qui causait tant d'émotion en elle, mais plutôt celui qui l'accompagnait. Son fidèle compagnon, Albus Potter. Claire sentit alors des papillons battre dans son ventre en l'apercevant.
" Pas... Pas grand-chose... On... " bredouilla-t-elle en esquivant le regard du brun, toute rouge.
" Parlait quant à savoir si notre groupe était bien composé d'essentiellement de filles ", acheva Clara en secourant à la fois son amie mais en attisant aussi la foudre d'Harley.
N'étant pas sûr d'avoir saisi, les garçons lâchèrent un petit son de leur suspicion pendant que la rouge, agacée, coinça la jaune sous son bras droit pour lui frotter le crâne du poing gauche à la mode manga, histoire de chauffer ses neurones, et la décoiffer aussi au passage.
" Ouh, ça doit faire vachement mal. "
" Hum... " Fit Clara une fois libérée. Elle tituba dans un premier temps, ayant l'impression d'avoir perdu de ses repères, avant qu'un sourire n'apparaisse " Au moins j'ai eu la confirmation que c'est bien une fille. "
Les vifs d'esprit comprirent par là qu'on parlait d'une certaine partie de l'anatomie et ceux-ci regardèrent la blonde avec un air de se demander si ça allait encore bien dans sa tête, d'autre comme Claire semblait songeuse pour une autre raison, et un observateur aurait pu déceler un éclat d'envie. Ce fut le cas d'Albus qui fut un peu gêné de constater un sentiment pareil. Et il le fut encore plus quand son regard croisa celui chocolat de la demoiselle qui lui fit un sourire timide en devinant être observée, il le lui rendit tout aussi réservé. Leurs amis, observant cette scène si calme et qui pourtant en disait tant, s'attendrirent sous la douceur mais ne dirent rien, de peur de les froisser. L'instant fut rompu par l'arrivé d'une voix. Bien que jolie et douce, fut redoutée par Harley, ayant retenu un souvenir pas très agréable. Car il s'agissait bien de Rei qui les abordait.
Ayant peu connaissance avec celle-ci, mais dont la réputation la précédait, les garçons décidèrent de prendre congé.
" Oh, tu ne serais pas pratiquante de la magie impériale ? "
Avant de s'arrêter. Tous les regards convergèrent vers la destinataire de la question, Claire resta coite. Mais quand elle songea qui lui parlait et ce qu'elle avait fait avant, elle ne pût s'empêcher de se tourner vers Harley, vérifier que c'était bien une fille, avant qu'un sourire n'apparaisse –à prévoir un fou rire imminent-, elle se mordit les lèvres et retourna son attention sur la japonaise.
" Eh bien, pas que je sache. Mais je demanderai à mes parents si c'est le cas pour eux, cela te va ? "
Et à l'autre d'acquiescer avec candeur. Cependant le fou rire ne voulait pas encore la quitter.
" Bon, on va retourner dans notre salle commune, à plus tard Claire. "
L'adrénaline quitta leur camarade qui leur fit un petit signe de la main, et c'était comme si elle était devenu autre. C'est fou comme l'attitude d'une fille pouvait changer d'une seconde à l'autre, y compris lorsqu'un sentiment qu'on appelait communément le syndrome de l'amour vous touchait.
" Oh, au fait, je me demandais si cela faisait longtemps qu'ils sont ensembles. "
La voix de la première année brisa à nouveau l'instant et pas uniquement, la retenue de ses quatre interlocutrices avec.
" Quoi ? "
" Bah, ils sont toujours ensembles -même pour aller au petit coin- et s'attachent comme un vieux couple, alors c'en est forcément un ! "
" Pas forcément, il y a des couples gays qui sont refoulés et cachent leur relation aux yeux des autres en prétextant se mépriser ", argumenta Clara. Et elle savait de quoi elle parlait, ayant été un témoin visuel.
" Quoiqu'il y a aussi ceux qui le cachent sous une amitié trop profonde ", s'ajouta Chloé.
" C'est vrai que cela parait moins suspect ", commenta aussi Harley.
À vrai dire, les filles trouvaient cette perspective très amusante et s'en divertissaient bien, toutefois elles remarquèrent tardivement que cela n'en plu pas à une. Claire éclata en sanglot cependant sans laisser une larme inonder son visage, avant de s'enfuir à toute jambe, qui les menèrent à sa tour. Un silence accueillit cet éclat.
" J'ai dit quelque chose de mal ? " fit encore candidement la première année.
Ses aînées la regardèrent avec de gros yeux, ahuries qu'elle n'ait pas saisit le problème.
" Euh... Ben, c'est-à-dire que...bon. " Ne trouvant rien, Clara finit par aller rejoindre son amie qu'elle a blessé. Non-intentionnellement.
" En fait, tout ce que tu as à comprendre c'est que les garçons dont tu parlais ne sont pas ce que tu crois ", répondit Chloé en prenant également leur suite.
" Ah, mais..." Tenta la petite de protester.
" Ils ne sont pas gays, point. " Acheva Harley en la coupant. Puis en lui prenant une épaule, elle la regarda droit dans les yeux " Tout comme je suis une fille, ok ?"
Sans attendre de réponse, elle déguerpit aussi, ne voulant pas rester trop longtemps avec une telle acharnée et voulant rattraper le bleue pour dissiper le malentendu.
" Qu'est-ce qui rend les hommes égaux ? "
Claire, à ce moment seulement obnubilée par son propre malheur, dit la première chose qui lui vint en tête autant que cela concernait sa blessure psychologique.
" C'est ce traitre d'amour ! "
" Tout juste, cependant gardez un langage correct. "
" Je m'en fiche carrément là ! "
" Votre langage ", insista l'aigle mais laissant tout de même la porte s'entrouvrir.
Un autre aurait été choquer de voir un heurtoir reprendre un élève alors que celui-ci avait donné la bonne réponse, par pur chance mais bon, cependant il n'y avait à ce moment-là personne dans la tour ouest -car tout le monde profitait pleinement des salons beaucoup plus appréciés- c'est pourquoi la chinoise le poussa rudement pour y accéder et éclater de tout son soul.
La porte de la salle commune des Serdaigle s'ouvrit avec fracas, faisant sursauter les occupants. Et heureusement pour l'arrivante qu'il n'y avait que trois garçons de sa connaissance, sinon une cinquième année, à l'air grincheuse et qui lui cherchait toujours querelle, n'aurait manqué pour rien au monde une occasion de la chicaner encore.
" Claire ? " S'étonnèrent-ils.
Ne se préoccupant que de la seule voix qu'elle désirait, elle s'élança vers le trio en criant un larmoyant : " Emil ! " Mais tomba cependant dans les bras d'un blond. Lysander manqua de tomber à la renverse après avoir reçu un boulet de canon dans ses bras mais renferma ces derniers autour de sa partenaire de projet capillaire une fois stabilisé.
Les garçons s'échangèrent un regard perdu, Emil pour ne pas avoir été le réceptionneur, Lys pour l'avoir été et Lorcan parce qu'il ne comprenait tout simplement pas. Ils étaient juste en train de parler invention parce que partageant tous trois cette passion de créer avaient décidé de s'échanger les idées avant de se faire attaquer par une chinoise sauvage et perturbée émotionnellement. Il ne pouvait donc pas espérer une explication de sa part dans l'état de trouble actuel. Mais le pouvait avec les arrivées suivantes.
" Eh, attends Claire, on plaisantait ! "
Les trois autres Némésis furent accueillit d'un regard sévères du meilleur ami du quatrième membre et pour soutenir cette hostilité, Lys resserra sa prise de manière protecteur.
" Je peux savoir ce qui s'est passé ? "
Bien que formuler comme une question, les filles comprirent bien qu'il s'agissait plus d'un ordre. Hésitante dans un premier temps, Clara se dévoua et s'approcha du danois pour lui chuchoter quelque chose à l'oreille, autant pour ne pas blesser davantage la chinoise en entendant à nouveau ce qui la faisait souffrir et autant pour ne pas que les ignorants en sachent plus. Celui-ci fronça les sourcils et lui demanda d'une voix lourde de reproche.
" Et vous ne l'avez pas détrompé ? "
" Ben... Comment dire... On s'est un peu amusée à la manipuler à ses dépens ? "
" Ben, en même temps, elle est trop crédule. "
" Justement ! Vous connaissez son caractère crédule et vous y avez joué dessus tout en sachant que cela lui ferait mal, je vous rappelle de quoi elle est atteint ? "
" Ne sois pas dur, Emil. Ce n'est pas de leur faute s'ils sont ensembles. " gémit Claire la tête cachée dans la chevelure souple de Lysander.
" Ouh la, doucement ! Qu'est-ce qui te fait dire que c'est bien le cas ? "
" Ben, c'est comme la dit Rei... " Tremblota la brune " ils sont toujours ensembles…en plus ils se prennent dans...les...bras à la moindre occasion... et puis, durant ces vacances ils sont restés... seuls en Amérique et...à la rentrée... R- Rose a dit qu'ils ne faisaient que parler de ça et du...coup elle les a laissé seuls, en fait, ils voulaient juste être… en tête-à-tête...!! "
" Ouah, j'ignore si je dois être admirative de cette imagination débordante ou juste ébahi d'une telle... euh...ingénuité. "
Et surprise pour tous -sauf l'autre qui se lamente-, Chloé baissa la tête sous le regard noir d'Emil.
" Oui, c'est bon, pardon, on aurait dû nier au lieu de jouer avec ses sentiments ", maugréa Harley qui n'aimait pas se sentir coupable.
" Oui, bah, ça, fallait penser avant de le faire. Je ne te pensais pas capable de faire de telle bassesse envers tes amies ! " Cracha le bleu.
Aller, coup bas sur coup bas ! Harley ouvrit la bouche d'indignation mais rien n'en sortit. Il était vrai qu'elle faisait ça facilement avec Ionise mais là, avec Claire... D'ailleurs cette dernière reniflât.
" C'est fini... Mon histoire est fichue... avant même d'avoir commencé..."
" Mais non, je suis sûr qu'Albus et Wyatt n'ont pas ce genre de relation ! " déclara d'un coup Lysander en caressant les cheveux de son câlin.
L'instant d'après, celle-ci repoussa ses bras protecteurs et le regarda avec de gros yeux, les filles laissèrent échappèrent un hoquet.
" Ne soyez pas surprises, quiconque connaissant l'amitié de Potter et Devon aurait compris, surtout avec la mention Rose ", leur informa Lorcan.
Les jumeaux étaient très perspicaces mêmes s'ils ne se doutaient pas encore qui de Wyatt ou Albus Claire était amoureuse.
" Et puis, il n'y a pas de quoi s'enflammer, tu n'as qu'à te dire qu'ils forment un beau couple. "
L'autre en eut les larmes aux yeux. Lys regarda Lorc comme il le regardait lorsque son jumeau faisait une bêtise.
" Désolé, c'était trop tentant ", lui chuchota à son jumeau.
" Je sais bien ! " reprit Claire sur le point d'éclater à nouveau " je sais qu'ils vont bien ensemble, c'est bien pour ça que je n'ai aucune chance ! Et que je... Je devrais... "
Elle n'eut pas la force de continuer qu'elle rentra à nouveau sa tête contre le torse de Lys, parce que monsieur a aussi eu le temps de grandir et mesurait maintenant la même taille que Clara et Chloé et dépassait la chinoise d'une bonne tête. Emil regarda sa meilleure amie, les yeux vides et les filles eurent un frisson.
" Tu sais, il est juste là-haut, dans le dortoir, je peux aller lui demander, si tu veux. "
" Nan ! Je ne le supporterais pas si c'est le cas ! "
" Mais, et si ça ne l'est..."
La repartie de Clara fut noyée dans le charabia paniquée de Claire.
" S'ils sont bien...en... Je ne pourrai plus les voir en face et mon cœur ne... Il.. Il se brisera ! "
" Elle est sérieuse ? L’idée que ça ne soit pas le cas ne l'a jamais effleuré ou quoi ? " La protestation de Chloé fut à nouveau clouer par le regard acéré d'Emil.
Personne n'eut plus l'occasion de dire quoique ce soit que Claire se détacha vite du blond avant de feindre s'intéresser aux cheveux de ce dernier.
" Tiens, on a des invités. " fit Wyatt avec un sourire irrésistible mais qui donna juste envie de pleurer à une petite amoureuse.
" Claire ? Qu'est-ce qu'il y a ? " S'inquiéta Albus en voyant les yeux rouges et un peu mouillés de la dite amoureuse.
Elle n'osa pas ouvrir la bouche de peur de lâcher un sanglot et de se compromettre, néanmoins les autres ne restèrent pas silencieux puisque ne lui ayant rien promis.
" Albus, on a une question. Réponds-nous sincèrement. "
Claire paniqua au sérieux de Clara. Allait-elle...?
" Est-ce que toi et Wyatt êtes en couples ? "
Claire se baissa vite pour se cacher derrière le torse de Lys, même s'il lui suffisait juste de se déplacer un peu pour être hors de vu. Son cœur se serra lorsqu'elle entendit un pouffement, retenu à la dernière minute, mais fit un salto lorsqu'un cri retentit.
" Pardon ? Qu'est-ce qui vous fait dire ça ? "
La voix angoissée d'Albus ne la rassura en rien, avait-il peur que leur secret soit découvert ? Les larmes lui montèrent à nouveau aux yeux.
" Réponds, dépêche-toi !" paniqua Harley à son tour.
" Bi... Bien sûr que non ! "
Et là, Wyatt éclata de rire. Il s'écroula sur le sol et parvint à se rattraper à la jambe du fauteuil pour se redresser tant bien que mal.
" Mais d'où vous vient cette idée ? On vous a à peine quitté et vous revenez avec une annonce pareille ? Qui est-ce qui a dans ce laps de temps... Ah ", réalisa-t-il en étant totalement dégrisé.
" Oui, ah ", lui répondit Chloé.
" Pourtant vous devriez savoir que tout ce qu'elle dit ne peut être prise au sérieux, non ? Harley, rassure-moi, tu es toujours bien une fille ? " Se remit-il à rire.
" Oui, bon... Sinon, Al, tu as bien quelqu'un que tu aimes, non ? " S’esquiva Harley.
De nouveau le concerné rougit en pensant à celle qu'il aime.
" Quoi ? Mais pourquoi vous voulez savoir..."
" Répond simplement " exigèrent les filles.
" Euh... Oui. "
" Et c'est bien une fille. "
" Mais oui..."
" Et... On l'a connaît ?"
Silence, tout le monde l'observait, seule Claire préféra attendre la sentence dans son coin, ce qui lui donna un peu de courage pour répondre.
" Alors ? " insista Emil.
" ...Oui. "
" A-t-elle notre âge ? "
" O-oui..." Répondit-il de plus en plus embarrassé.
" Et... De quelle maison est-elle ? " S'incrusta Wyatt.
Son meilleur ami lui jeta un regard alarmé pendant qu'un large sourire prenait place sur les lèvres du blond cendré, la tension était à son comble dans l'attente de la réponse mais un brusque appel cessa tout.
" Ah, les garçons, vous êtes là ! " s'exclama Rose en s'avançant vers eux.
Mais Wyatt décida de se rouler en boule sur la moquette en éclatant de rire sous la tournure des événements, pendant que la rousse tentait d'attirer leur attention, pas facile avec un brun qui sort à peine d'un état de choc et l'autre qui tentait d'échapper à son hilarité.
Les autres retournèrent auprès de la chinoise calmée et l'entourèrent comme pour se dire un secret.
" Tu ne m'as pas l'air très rassurée. "
" Bon, aller, demain, on ira détromper Rei, comme ça elle ne va pas aller colporter des rumeurs, d'accord ? "
" Demain..." Marmonna distraitement Harley " ah oui, au fait, ce sera l'anniversaire de Matthew. "
Le 2 septembre, aurait-elle ajouté avant de se rendre compte ce qu'elle disait.
" Oui et alors ? " fit Chloé, dubitative.
" Bah, rien, mais Lolie n'a pas arrêté de me rabâcher alors du coup, ça m'est revenu inconsciemment..."
" Haha, ouais, j'ai compris on ira lui souhaiter, ok ?" S'esclaffa Clara.
" Mais non, ce n'est pas ça ! " nia ‘Lili’, ennuyée.
Elles ne virent pas arriver le lendemain, qui était aussi leur premier jour de la rentrée. Dès le rez-de-chaussée, elles rencontrèrent la japonaise, elle était installée sur une marche de l'escalier centrale du grand hall et parlait avec animation à un garçon blond. Clara reconnu Valentin, le petit nouveau qui fut le premier repartie et dans sa maison, on remercie la répartition à l’envers.
" Tu sais, finalement le couple Albus/Wyatt était du toc. Asp est totalement hétéro selon les derniers témoignages."
" Ah bon ", répondit simplement Val en rayant les inscriptions Asp/Wd sur son carnet. " Et celui de Ub/Cg ?"
" Ulysse Bancroft et Clément Godage ? Du toc aussi. De même que La/Cg et Ub/La. Apparemment Ub est bien gay mais j'ignore encore avec qui. "
Tandis que la Tanaka donnait ses informations, Valence barrait successivement certain note pour en inscrire d'autre. Les filles ne perdirent pas plus de temps et détalèrent.
" Non, mais attends... C'est bien ce que je viens d'entendre ?" Bafouilla Harley.
" Merlin, et ce sont des premiers années qui parlent comme ça ? " Enchaîna Chloé.
Mais cela pouvait au moins expliquer certain chose.
" Rassurée maintenant ? La petite ne faisait que ce qui l'intéressait, c'est-à-dire accoupler les gens du collège. Bien que n'ayant que des couples homosexuels, ce doit être une fan de yaoi..."
Le commentaire et toute la phrase passa outre dans l'esprit de la brune qui avait les pensées ailleurs.
" Oui, mais Albus a dit que la fille qu'il aime est de notre connaissance et qu'elle est aussi de notre âge, cependant il ne l'a pas précisé exactement. Il n'a pas pu nous donner la maison mais en réunissant tous ces indices, vous avez une vague idée de la personne ? "
Les filles se regardent avec ébahissement.
" Mais elle est complètement stupide ou quoi ?! "
Heureusement pour Clara ou malheureusement, la chinoise ne l'entendit pas et continua sa réflexion en se dirigeant inconsciemment vers la grande salle.
" Si seulement il nous l'avait aussi décrit ! Par exemple la couleur de ses cheveux, ses yeux, sa peau ! Ou son caractère, les personnes avec qui elle traîne ! Parce que les filles de notre âge, il y l'année supérieure ou inférieure ! Rah, c'est casse-tête ! "
" C'est toi qui l'est ! " beugla Clara comme un forcené mais fut encore une fois ignorée.
" Sois indulgente et mets ça sur le compte des affres de l'amour. " soupira Harley en suivant la serdaigle.
Clara voulu rétorquer quelque chose mais entendit une autre qui lui fut encore plus outrant en passant à côté de duo de fanatique.
" Et penses-tu que Scorpius et Tyler sont allés loin dans leur couple ? "
Quoi ? Scorpius et Tyler ? Le Scorpius Malefoy ? Scorpio qu'elle embêtait depuis qu'elle a connu son beau visage trempé dans de la crème fraîche ? Avec Tyler le bloc de glace ? Ça ne va pas, non ?
" Eh ! On ne touche pas à mon Piupius ! "
" Ouais, les affres du syndrome de l'amour ", soupira Chloé avant de rattraper la possessive.
Et dire que les cours n'avaient même pas commencé et que bientôt la fin du petit déjeuner allait sonner et que plus elle pensait plus leur premier cours approchait. Avec tout ce qui se jetait sur la figure, Chloé eut envie de saisir l'italienne et frapper la chinoise avec à cause de tout leur problème de cœur et des maux de tête qu'elles lui causaient.
Au moins elle pouvait se consoler qu'elles allaient débuter la journée avec l'histoire et que le professeur Hopkins saura sûrement lui faire changer les idéed et il y avait surtout le fait que juste après ils allaient enfin rencontrer le nouveau professeur de sortilège !
" Au fait, bon anniversaire Matthew ", fit Harley en rencontrant le blond devant la salle d'histoire.
Le dit blond qui était dans les bras de son amie-folle-dingue-Lolie. Il coula un regard inexpressif derrière ses lunettes d'aviateur vers sa camarade de maison avant de dire :
" Il fut un temps ou le fait de dire n'avait pas une grande importance car c'est au geste même qu'on tenait plus d'attention mais il est vrai qu'il est toujours agréable d'entendre certain mot. "
Un truc incompréhensible. Lolie desserra sa prise de son cou sans le lâcher pour s'adresser à sa Lili, elle avait un sourire éblouissant comme si on s'adressait à elle personnellement.
" Matt-Matt te remercie. " Traduit-elle.
" Ah oui, c'est vrai ! Bon anniv' vieux ! " Clara ajouta son souhait d'une tape à l'épaule.
Ses amies la regardèrent sans rien dire mais pensant fortement qu'elle devrait tout de même arrêter de parler comme les gens des bas quartiers moldus, Lolie souriait avec démence.
" Joyeux anniversaire, Goldstein ", ajouta Chloé.
Matthew fit successivement un pas en avant sous le coup impromptu de Clara et un hochement de tête aux deux filles.
" C'est bien, on a pensé à toi cette fois-ci, prochaine étape : les cadeaux ! " Plaisanta Élise. Sa grande taille lui permit d'ébouriffer les cheveux blonds sans que l'autre ne puisse parer.
Et comme la distribution de présent était un peu le rôle de Claire et que cette dernière n'avait encore rien dit, on se tourna tous vers elle, attendant un geste de sa part. Un peu déconcertée, elle tâta ses poches à la recherche de quelque chose avant de ressortir sa main tremblante. Qui détenait le sésame.
" T - tiens, bon anniversaire..."
Matthew saisit, à première vue, un bâton, avant de se rendre compte qu'il s'agissait d'une sucette ! Et pas n'importe lesquels! Les Humeurs sucettes, contracté en Humette, les sucreries sont de couleur neutre a l'ouverture mais changent en fonction de l'émotion ressenti lors de la dégustation, ainsi on pouvait prévoir quand il ne fallait pas nous chercher lorsqu'elle la douceur virait au noir corbeau, signe que tu es vraiment furax, ou l'aigreur dans ce cas-là. Il regarda intensément sa donneuse sans rien dire, qui recula derrière son amie auburn.
" D- désolée... Je n'avais que ça ..."
Alors s'il te plaît ne te transforme pas en méchant Matt qui fait super peur, avait l'air de dire son expression derrière l'épaule de Chloé. Voyant que le silence s'étirait, Lolie tira la manche de son ami.
" Merci. "
Simple, court, mais combien sincère et efficace. L'autre se détendît et les autres le regardaient comme le félicitant d'avoir réussi à répondre par un mot simple.
" Oh, j'ignorais que c'était aujourd'hui... " S’exclama Célia " Joyeux anniversaire ! "
" Mais si, je vous l'avais dit hier..." Reprocha Clara. Car dès qu'elle était entrée dans sa salle commune elle ne pût s'empêcher de le proclamer haut et fort comme l’avait fait Harley, qui était venu comme un cheveu dans une soupe dans leur conversation sérieuse à propos de l'orientation sexuelle d'Albus Potter.
" J'étais en train de penser à autre chose de beaucoup plus...Stimulant, si tu vois ce que je veux dire " répondit Luxchana en mimant la gêne.
" Je voix et je ne veux pas en savoir plus ! "
Le pseudo pruderie de la blonde fit rire brièvement la sri avant que celle-ci ne se tourne vers le roi du jour.
" Félicitation pour tes 14 ans, t'es content ? "
Le concerné sembla vouloir dire quelque chose mais ne fit que grogner et fut aussi vite interrompu par une main, celle de la rose-violette bien sûr.
" Autant qu'on peut l'être lorsqu'on fête notre anniversaire le jour de la rentrée. "
Les autres sourcillèrent au comportement étrange, enfin plus que d'habitude quoi, de la gamine.
" Tu peux le lâcher là, il serait dommage qu'il trépasse en ce jour qui est le sien ", remarqua Rose ce qui engendra un rire générale. L'autre obtempéra en lui souriant maladroitement.
" Il allait dire quelque chose de désagréable, non ? " demanda Animera, toujours prête à défendre son amie, aussi loyale que les Poufsouffle.
" Je ne sais pas, je l'ai empêché. "
" Et tu oses le dire ? Ça, c'est l'archétype même des griffondors, agir sans réfléchir ", grinça Animera.
" Tu es intéressante ", résonna une voix qui surprit toute la promotion.
Et Lolie, qui vit le regard perçant de Laura posé sur, elle ressentit un frisson la parcourir.
" Bref, bel anniversaire Goldstein. "
" Ça, on verra en fonction du déroulement de la journée ", intervint enfin un garçon. Adrian fit un jeu de sourcil pour passer son message.
Par contre, très peu l'ont saisi.
" Mais ça se passera forcément bien, on a histoire, là ", répliqua John.
" Oh, toi, c'est bon, le fayot ", railla Ruben.
" Fils à papa, tu veux dire ", commenta Kenneth.
Tandis que le fils protestait, le papa arriva.
" De qui parlez-vous ? "
Ne s'y attendant pas, les sensibles sursautèrent et se rangèrent en rang pour éviter de répondre, mais comme Lolie n'est ni faible, ni forte, mais juste inconsciente, elle dit :
" De... Euh, Matthew, son papa lui a préparé quelque chose pour son anniversaire. "
Un pur mensonge.
" Oh. "
Qui fut cru. Puisqu'il y avait aussi une moitié de vérité, uniquement sur la conversation du début.
" Et c'est aujourd'hui. "
" Oh ", se répéta l'adulte. " eh bien, je te souhaite un joyeux anniversaire ! " Il lui ébouriffa les cheveux en passant à côté pour rejoindre la porte " Ah, comme le temps passe vite. Aller, entrez ! Débutons l'année !"
Il laissa ses élèves entrer avec un sourire bienveillant tandis que le blond resta à sa place, figé dans la position où il fut une seconde fois touché au cuir chevelure, Ruben vint près de lui et lui chuchota : " Dis-toi que c'était ton cadeau. "
Sympa. Il a donc reçu deux mises en bataille de ses cheveux, un bonbon magique, un tape amical et une tentative de meurtre rien qu’avant la première heure et ajouter à cela, pratiquement toutes les filles lui ont souhaité un bon anniversaire, ce qui ne s'était plus fait depuis ses dix ans, parce qu'à onze ans avant d'avoir pu le fêter avec ses parents il dût entrer à Poudlard et donc rater celui de sa mère. Après s'ensuivit des années où il était évité par les filles.
" Bon, vous commencez à me connaître et quand on voit l'agencement de notre emploi, elle n'est pas bien différente de votre deuxième année, cependant je ne vais pas vous imposer à nouveau le projet de l'actualité -bien que je suis sûr qu'on aura beaucoup à dire, c'est aussi pourquoi je ne vais pas m'étendre là-dessus-. " Il fit une pause et observa ses élèves avant de leur sourire " Je ne doute pas qu'il y aura tout de même certain sujet qui vous tienne à cœur et je serai bien sûr à votre disposition pour en discuter. Mais cette année, j'ai dans l'intention de vous faire étudier sur les croyances superstitieuses des moldus. "
Scepticisme de la part des élèves.
" Et j'espère qu'aucun d'entre vous n'y voit d'inconvénient à ce que les travaux se feront en groupe. Je vous assure que cela ne peut que vous être bénéfique lorsque vous entrerez dans le monde actif. "
La suspicion disparut peu à peu dans le regard de ses étudiants qui acquiesçaient par formalité, pas comme s'ils avaient le choix.
" Bien, aujourd'hui je vais vous parler en grande ligne notre programme et demain je vous soumettrai vos premiers sujets ! "
La déclaration fut suivie du premier cours remettant en marche les bonnes habitudes. À la fin du cours, certains se retrouvaient encore plus impatients pour le cours suivant.
La porte de la salle de sortilège était grande ouverte, mais comme il n'était pas encore l'heure, personne n'y entra. Ce ne fut que quand neuf heures sonna qu'ils décidèrent de s'installer d'eux-mêmes puisque le prof ne se montrait toujours pas et que le cours était censé commencer, ils espéraient juste que l'autre ne leur avait pas posé une veracrasse ou un lapin comme dirait les moldus. La pièce n'avait pas de décoration particulière, signe que le professeur ne semblait pas avoir encore prit ses marques. Ce fut en observant les moindres recoins avec plus d'analyse que nécessaire que deux Serdaigles se culbutèrent sans prévenir. Ils sursautèrent et se retournèrent pour s'empresser de s'excuser jusqu'à ce qu'ils reconnaissent l'autre et se confondirent en bredouillement incompréhensible, le rouge aux joues. Le pire était que c'était exactement la même réaction pour les deux.
" Eh, le couple de mime, quand vous aurez terminé votre prestation, vous vous asseyez quand vous vous voulez ! " les siffla Tobias.
" Hein ? Couple ? Non, ce n'est pas...! " Réagirent en même temps Albus et Claire.
" Assis ! " soupirèrent leurs amis.
Honteux, ils s'assirent côte à côte, bien qu'un peu embarrassés. C'est à ce moment que tout le monde se tourna vers la porte en entendant un craquement du parquet -Poudlard se fait vieux, pourtant la magie existe-. Le professeur Miracle Wonder était arrivé. Il eut un ricanement. Qui s'intensifia l'instant d'après en voyant la démarche de l'adulte puis devint un éclat de rire quand l'homme trébucha sur sa robe de sorcier.
Hormis l'impudent, les élèves furent silencieux, limite s'il n'y avait pas de mort. Ah si, la fierté de monsieur. Cependant, quand il se releva ce fut comme si rien ne s'était passé, l'adulte s'installa à son bureau et déposa sa pochette où un nombre de document y était conservé mais qui s'éparpillèrent car l'attache a été arraché durant la chute. Il eut alors un envolement de parchemin. Un autre silence régna, bien que les élèves commencent à se douter de quelque chose. Une fois que tout fut mis en ordre, il se racla la gorge pour prendre contenance.
" Bien, bonjour à tous, je suis le professeur Miracle Wonder, remplaçant de votre professeur de sortilège. Je vais dès à présent faire l'appel. "
Sur ce, il saisit le premier parchemin sur le tas rangé et épela les noms :
" Aurora, Diotime. "
Un blanc, juste médusé, saisit les élèves. L'autre sembla ne pas le remarquer et nota quelque chose.
" Buccarest, Electre. "
Toujours rien.
" Cross, Aster. "
" Euh... professeur ! " appela finalement Rose en levant la main " Je pense que la liste que vous tenez dans les mains est la promotion 2016. Nous sommes la 2017. "
Le professeur Wonder fronça les sourcils. Ce n'était même plus un simple ricanement mais un vrai fou rire qui les saisit. Est-ce qu'il était du genre... Maladroit ? Puis le voyant saisir un autre parchemin, les comparer puis prendre encore un autre, ils eurent leur réponse.
" Mes excuses, je me suis en effet trompé de liste. Comme j'ai vu Roxanne Weasley...j'ai dû me confondre avec Rose. Je suis un peu étourdi, voyez-vous. "
Et pas qu'un peu ! Vous êtes venu en retard, êtes ridiculisé en beauté et n'avez pas vérifié la classe à enseigner. Rose gonfla ses joues en se disant qu'heureusement que son père n'était plus ici, sinon il l'aurait confondu avec et aurait sorti la liste de la promotion 1991 ! Des boulettes pareilles avant le commencement du cours n'était vraiment pas ce qui vous assurait une bonne image de la part des élèves. La grande moitié tenta de cacher leur déception en se demandant si ça va allait pour cette matière.
" Je ne veux pas dire, mais c'est tout de même frustrant. " Soupira Clara.
Ses amies ne répondirent pas tandis que la blonde sortait un paquet de chocogrenouille de sa poche avant de le dévorer. Étant donné que le système avait changé jusqu'aux horaires de l'emploi du temps, les élèves avaient vingt minutes de pause avant de reprendre deux heures de cours pour une pause déjeuné d'une heure (trente minutes pour ceux qui ont des options facultatifs) et ainsi de suite. Bref, donc, pour vingt minutes l'administration avait dans l'intention de laisser les étudiants se dégourdir les jambes et cerveaux, seulement avec la création des salons tout le monde a préféré les occuper, laissant la cour et l'extérieur du château vide. Faut dire que ce n’était non plus un temps idéal pour se promener dehors.
Pour en revenir à ce que disait Clara, elle parlait bien sûr de l'heure qu'elles venaient de terminer. Le professeur Wonder a beau être plus grand que Flitwick, aussi bon duelliste que le mi gobelin -enfin d'après un article de sorcière hebdo, mais bon, il s'agissait plus d'un magazine de ragot-, néanmoins ce n'est pas pour autant qu'il semble être bon pour l'enseignement. Durant la première heure, il n'avait fait que présenter son cours, son déroulement, ses règles et sa façon d'enseigner. Bref, pas un moment ils n'ont ressenti la joie d'apprendre les sorts comme avec l'ancien.
" J'espère tout de même que l'heure de la pratique sera meilleure. "
Claire n'avait que souffler ces mots en passant à côté de la porte d'un salon que celle-ci s'ouvrit et Adelia surgit en crachant son venin.
" Espèce de sale erreur, si tu n'avais pas agi bêtement comme tu l'es, Flitwick ne serait pas parti et on n'aurait pas eu cet incapable. "
Elle agit au quart de tour en reconnaissant Flint l'insulter, accompagnée de sa fidèle ou acolyte Warrington. Il était chose commune pour l'ensemble des élèves que la chinoise était considérée comme inapte à sa maison par son aînée qui lui vouait une haine viscérale juste parce qu'elle avait des idées qui étaient pas digne de leur maison. Enfin, c'était ce que disait la rumeur et tout le monde pensait qu'elle allait se calmer depuis l'avertissement de Clara -une des membres des Fantôme, cette bande de farceur insaisissable et instable, personne n'était sûr de son existence- surtout à la vue d'un méduse ou ce qui s'en rapprochait pourtant on l'a voyait encore chercher des poux à sa cadette. Mais Claire n'était pas très réactive, elle agissait souvent après avoir réfléchi et ce n'était pas toujours le meilleur comportement car il était parfois trop tard. Comme maintenant. Elle hésitait entre ignorer une fille hargneuse ou lui répliquer quelque chose pour lui fermer le clapet une bonne fois pour toute. La deuxième option cependant lui menait à se demander quoi rétorquer. Bref, c'est durant ce laps de temps qu'une autre agit à sa place.
" Tu n'as vraiment que ça à foutre d'emmerder les plus jeune ? Ça t'amuse tant que ça de rabaisser plus petit que soi ? Et alors quoi, tu te sens grande maintenant ? Sauf que tu regardes un peu autour de toi, à force de toujours te tourner vers le passé tu deviens plus vieille que tes pensées arriérés ! "
" Hum, Harley, je te remercie de prendre ma défense mais tu n'étais pas obligé d'insister sur le fait que je suis petite..."
Adelia était choquée, elle ne s'attendait absolument pas à ce que ce soit une autre de ses amies qui lui viendrait en aide, à croire qu'elle ne savait pas se défendre seule, et celle-ci était bien grande, donc l'adjectif petit était bien utilisé de sa part.
" Mais de quoi je me mêle ? Je parlais à cette..."
" Et moi, c'est à toi que je parle ! Non seulement tu ne réponds pas à mes questions qui n'ont rien de difficiles mais en plus tu préfères la solution de facilité qui est de fuir ? Je croyais que dans ta merveilleuse maison vous aimez vous compliquer les choses puisque c'est ce que tu reproches à la petite ? Et alors quoi ? On choisit la simplicité ? T'es sûre que ce n'est pas toi qui s'est trompé de maison ? Maintenant ferme-la ! Bouffonne ! "
Les filles en étaient sciées, bien que Claire sentit encore un coup dans sa fierté.
" Je ne te permets pas, tu n'es qu'une sale gryff..."
" La ferme ! Non seulement tu es petite et vieux jeu mais en plus tu es bouchée ? Mimble Wimble ! " La coupa violemment Harley.
Aussitôt que le sortilège de bloclangue atteignit la cible, il eut une cacophonie horrible alors que le but même était d'avoir le silence. Adelia, affligée de ne pouvoir répliquer par un Contre-sort ou utiliser un informulé -n'étant pas encore au niveau- s'agita pour inciter la rouge de lui retirer le sort. Cette dernière l'ignora, mais pas pour longtemps, en effet, très impatiente, Flint n'avait pas attendu la réponse pour se jeter sur cette grande perche et la forcer à obéir. Ne se laissant pas faire, la gryffondor réagit aussitôt et lui tira les cheveux. Fort. S'engagea une lutte de sorcière.
Mathilde Warrington poussa un hurlement à s'en déchirer les cordes vocales, mais qui semblent cependant se porter très bien puisque le cri continuait. Énervée, et aussi irritée facilement en ce moment, Clara lui enfourna son emballage de chocogrenouille dans la gueule pour la faire taire. Ouch. Claire et Chloé furent les seules à rester sans rien faire.
" Harley ! Je suis très touchée que tu te sentes aussi concernée par mon problème, mais ce n'est pas une raison pour te battre ! " S’écria Claire avec une voix suraigu.
" M'est avis qu'elle ne le fait pas juste pour toi ", commenta Chloé impassible par l'altercation.
" Aide-moi à les arrêter ! "
" Au contraire ! On profite de la mêlée pour leur donner la raclée de leur vie ! " S'exclama Clara avant de balancer une droite dans la mâchoire de sa condisciple qui s'était remise à crier.
" Non, arrête ! N'envenimes pas les choses ! "
" Et tu crois que c'est en s'égosillant qu'elles vont s'arrêter ? Ou juste t'écouter ? " Fit Chloé toujours aussi imperturbable alors que le grabuge a alerté les occupants des autres salons qui observaient les deux pugilats avec ébahissement.
" Je n'ai aucun sort qui me vienne à l'esprit ! Fais quelque chose, s'il te plaît ! "
L'autre ne sembla pas si touchée par la supplication mais elle finit par agir en voyant que des professeurs ont été mobilisés après qu'un élève leur ait fait prévenir la nouvelle.
" Locomotor wibbly ! "
Les jambes des quatre filles tremblèrent vivement avant de s'effondrer à terre.
" Je vous remercie mademoiselle Rivers, mais j'aurai préféré que vous interveniez avant. "
" Mes excuses, professeur Kurt, mais j'étais dans un état tel qu'aucun sort ne me venait. " Se justifia Chloé en piquant la phrase de son amie. Amie qui était en état du même choc décrit qu'elle ne réagit même pas à l'excuse.
Le professeur de métamorphose et directrice de aigles sourcilla, doutant de la véracité des propos mais eut vite fait de tourner son attention vers son collègue botanique qui paniquait comme un élève, le même que celui qui était venu leur prévenir et qui disait qu'il fallait venir en grosse troupe. En effet, même après avoir reçues le sortilège de jambencoton, et forcées d'être assise car uniquement le bas était ciblé, les filles ne s'en étaient pas arrêtées là et utilisaient à présent les seules membres valides, les mains. Ce qui était très facile pour Clara qui les usait à merveille sur le visage de Mathilde. Après avoir défigurer leur adversaire -Adelia avait reçu un furonculose ; Harley avait la lèvre inférieur qui saignait abondamment (là où se trouvait son piercing et qui avait disparu sous tout ce sang) ; Mathilde avait à la fois encaissé une droite qui se voyait au bleu sur sa joue gauche, un uppercut qui avait probablement défoncé son menton et un direct qui lui valut un coquard, décidément celle-là était la plus amochée ; et Clara écopa seulement d'un ébouriffèrent de cheveux (des cheveux plus en bataille que d'habitude en fait) et d'une cicatrice au menton grâce à la griffure que l'autre avait réussi à lui infliger (il faudrait qu'elle pense à faire un blague qui ferait couper tous les ongles aux pestes)-, les deux professeurs relevèrent chacun deux élèves et les tinrent éloignés. Neville Londubat était abattu, il tenait dans chacune de ses deux mains une élève de sa maison, dont une continuait à gigoter pour atteindre l'autre qui couinait comme pas possible. Kurt avait moins de problème, étant donné sa réputation, les deux filles qu’elle escortait se comportaient bien, enfin autant qu'elles pouvaient après une bagarre pareille.
" Que faites-vous encore ici ? Allez tous rejoindre votre salle, les cours vont reprendre ! Circulez, que je ne revois plus personne une fois retournée ! "
Les autres ne se firent pas prier pour déguerpir.
" Qu'est-ce que vous attendez ? " s'adressa-t-elle aux filles.
" C'est-à-dire que... " Bégaya Claire, intimidée.
" Vous avez cours avec l'autre groupe, celui-là même où se trouvent ces deux fauteures de trouble. " Dit seulement Chloe.
La blonde et châtain la fusillèrent du regard.
" Cela ne vous concerne aucunement ! Allez vite rejoindre votre groupe ! "
Et elle claqua le talon dans le couloir à présent vide, Neville l'emboîtant. Chloé et Claire s'échangèrent un regard.
" Tu comprends maintenant pourquoi je t'ai dit d'agir ? Elles vont se faire incendier !"
" Oui, mais... Tu ne trouves pas ça, hilarant ?"
Sur ce, elle se plia de rire sous le regard réprobateur de l'autre.
" Bon, allons plutôt prévenir du retard de la prof. "
Acquiesçant mollement car toujours en riant, elles arrivèrent devant la salle de métamorphose où se trouvaient déjà les deux maisons. Rouge et jaune s'y mélangeait dans un belle ensemble.
" Tiens, qu'est-ce que vous faites là ? " s'étonna Lolie.
" Juste vous prévenir que Kurt sera en retard. "
" Ah, en voilà une bonne nouvelle ! Tu vois que la journée se présente sous de bons auspices, tout ça pour toi Matt ! " Parodia Ruben en donnant un coup d'épaule au concerné. Les autres rirent avant que les intéressés ne reviennent au sujet principal.
" Ah bon, pourquoi ? "
" Longue histoire..."
" Alors c'était vraiment vous, tout à l'heure ? " demanda Adrian.
Les autres haussèrent les sourcils, sauf les ignorants, ici, pratiquement tout le monde était au courant des dons exceptionnels du blond et le fait qu'elles ne répondaient pas était déjà une confirmation.
" Hein ? Quoi ? Quoi ? Qu'est-ce qui se passe ? " Pressa Célia.
Claire eut soudainement une migraine en songeant que c'était encore de sa faute, du moins la cause.
" On vous explique plus tard. Nous avons cours contrairement à vous. " Trancha Chloé " Et toi, pas un mot. "
L'auburn les laissa ainsi en plan et poussa son amie, direction les cachots pour le cours de potion, sans savoir qu'elle venait de jeter un gryffy dans la fosse aux lions et blaireaux.
" Maintenant que j'y repense, tu te souviens de ce qu'on avait dit le jour de la rentrée ? "
" De quoi ? Ce que Lolie et moi n'étions pas concernées ? "
" Oui, voilà. Tu as bien remarquée que chacune de nous avons comme un effet secondaire. "
" En effet... Tu es beaucoup plus irritable et parvient presque à calmer une armée de brute, Clara devient boulimique -mais ne prend pas un kilo en plus, injustice-, Rose se vexe rapidement. "
" Oui, eh bien, Harley est irascible. Je veux dire : elle s'emporte plus et vite que d'habitude. "
Un instant de silence avant qu'elles ne furent prises d'un fou rire en pleine course pour vite arriver à destination. Cependant elles furent bien en retard en voyant la porte de la salle de potion fermée. Alors, quelle excuse donner ?
Harley soupira en attendant de recevoir la sentence dans son fauteuil bien moelleux du bureau de la directrice. Celle-ci était sortie discuter avec les deux professeurs qui les avaient accompagnés. Bien sûr pour éviter un nouveau conflit, les adultes ont eu l'intelligence de placer leur chaise assez éloigné l'une de l'autre et des sorts. Et voilà, c'était déjà la deuxième fois qu'elle venait ici en quatre ans d'étude, trois ans et un jour pour être plus précis.
" On a battu le record, punies dès le premier jour de cours. "
" Oh, je ne crois pas que ce soit un record ", claqua une vois sèche venant d'un tableau.
Les filles reconnurent un homme tout noir vêtu qui les observait d'un air condescendant et hautain, très facile puisqu'il était placé assez haut. Severus Snape dans toute sa grandeur et froideur. Bref, son portrait, quoi. Un peu intimidées, les filles ne dirent plus rien et se tassèrent dans leur fauteuil en attendant le retour de la directrice.
Cela leur sembla long, mais plus long encore fut le sermon qu'elles reçurent. Chacune d’elles se vit retiré de vingt points, Poufsouffle fut celui qui c’en était le plus pris, ayant deux élèves, même si une était plus une victime qu’autre chose. Les quatre jeunes filles crurent que cela n'en terminerait jamais, surtout quand cela déborda sur l'attitude des filles. Depuis quand elles se permettaient de se comporter comme des sauvages sans civilité ? Et toute l'éducation que leur avait durement acquise leur parent, ou sont-ils passés ? D'ailleurs en parlant de ces derniers, ils ont été bien évidemment prévenus et sont sur le chemin du collège pour en parler. Les deux, bien sûr. Harley eut un soupir.
" Dans ce cas, n'espérez pas trop venant de mes parents. Ils doivent être tous les deux retenus. "
" Détrompez-vous, mademoiselle Dubois. Je viens de recevoir leur réponse et, contrairement à vos affirmations, ils m'informent qu'ils seront tous les deux présents dans...pas moins de cinq minutes ", lui rétorqua la directrice Chourave en jetant un coup d'œil sur un objet magique.
Visiblement c'est ce qui lui prévenait les arrivés imminent du couple Dubois. Harley écarquilla les yeux, interdite. Alors ses parents ont abandonné leur projet pour elle ? Soudain elle comprit la raison, oh, ça va barder.
" Il en est de même pour vous mesdemoiselles ", continua l'adulte en se tournant vers les cinquièmes " pour vous, cependant... Je n'ai pu avoir votre père, étant occupé par une mission du ministre, ni votre mère, indisponible.
" Ouais, je sais, c'est pour ça que je n'agis que dans la journée ! " Répondit fièrement Clara.
" Hum, toutefois, je sens qu'ils vont appréciez le missile qui les attends chez eux ", renchérit Pomona, aussi fière.
" Oups..." Lâcha seulement la blonde. Elle fut vite rejointe par son amie quand elle entendit un elfe de maison annoncer dans un couinement l'arrivé de deux parents au nom de Dubois.
" Eh bien, mademoiselle Dubois, je vais accueillir vos parents en espérant ne pas essuyer un gueulante à votre place. "
Elle n'essuya pas une gueulante, ni même une demande d'explication, juste un court " Où est-elle ? ", sec, froid, tranchant. Harley était sur le point de prier quand on lui somma d'aller les rejoindre dans le couloir.
« Je peux savoir ce qui t’a pris, Harley ? »
La dénommée n’osa même pas lever ses yeux vers sa mère. Elle n’avait pas haussé le ton. Un ignorant aurait pu penser que ça allait, que Keira Dubois, née Shafiq, n’était pas encore énervée, mais seuls les proches savaient, la matriarche était déjà dans une colère noire.
« Tu n’es pourtant pas du genre farouche et bien que tu ne sois pas très patiente tu n’en étais jamais venu aux mains, veux-tu m’expliquer ? »
Le ton était toujours calme, mais Oliver et Harley sentaient bien que l’ambiance était glaciale. Cette dernière ne pipa mot, ne sachant pas exactement si les reproches étaient terminés ou non. À la place, elle se passa la langue sur sa blessure, qui n’avait pas eu le temps d’être soigné –Kurt avait préféré enlever les boutons sur le visage d’Adelia-, ce qui fit tilt chez sa génitrice. Elle tendit la main, et saisit le menton de sa fille pour le lever à sa hauteur –oui, parce que les parents étaient plus grands, maintenant on comprend d’où lui vient ces gènes de mannequin-, son regard était braqué sur le piercing labret gauche.
« C’est depuis que tu as ça. Je savais bien que cela te donnerait une image de délinquante et maintenant tu agis comme tel. Ôte-moi, ça. »
« Laisse ça, ça n’a rien à voir. » Même si la cause en elle-même était bien due à la propriétaire de cet accessoire.
Keira fixa sa main rejetée par sa fille, sa colère s’intensifia encore, mais Harley ne fit plus attention, elle n’allait pas choisir une partie entre sa mère et son amie ! Oliver, par contre, trouvait que sa femme était encore plus jolie ainsi. Maso ?
« Calme-toi, sweetie, essaie d’abord d’écouter ce que notre fille a à dire. »
Harley regarda alors son père, celui qu’elle admirait, celui qui était rarement présent pour elle, mais celui qui l’a comprenait si bien.
« Il parait que tu as foutu une beigne à Flint ? » Son regard pétillait.
Un raclement de gorge venant de sa femme calma ses ardeurs.
« Oui, enfin, ce n’est pas bien. On t’a toujours appris : il faut régler les problèmes par la parole et si l’autre ne veut pas écouter, tu l’ignores », lui citait-il. « Mais dis-moi que tu l’as fait pour la bonne cause. »
Keira pinça ses lèvres, mécontente. Harley lui jeta un coup d’œil avant de considérer son père très sérieusement.
« C’était pour défendre une amie. »
« Ah, c’est bien ! Euh…je veux dire, c’est quelque chose que je comprends tout à fait, mais il ne faut pas user de la violence. Mais bon, je pense que Flint ne compte pas. »
« Oliver », avisa Keira. Le joueur de Quidditch toussota avant de laisser sa femme parler « Je veux que tu perdes cette habitude, Harley, même si c’est pour une amie ou un amoureux, je ne veux pas de violence excessif. Ne réagis plus de la sorte pour t’humilier publiquement. »
« Oui, maman, je te le promets. »
La femme tourna alors les talons avec grâce, laissant le père et la fille discuter encore un peu dans leur intimité à eux.
« Tu sais, Harley, moi, je soutiens ce que tu as fait. Surtout contre cette fille. Flint. »
Sa fille la regarda avec de gros yeux. Il devait surement la confondre avec son père.
« Je sais que la violence ne résout absolument rien, mais je tenais à te dire que parfois, rien que des fois, ça soulage, hein ? Mais n’abuses pas, ça risque de retourner contre toi et je ne veux pas que tu te blesses inutilement, d’accord ? »
« Oui, papa », sourit sa fille. Elle ignorait si elle devait lui informer qu’elle ne l’avait pas vraiment battu, ceci revenait à son amie Clara, elle avait juste profité de la vulnérabilité de l’adversaire pour l’humilier.
« Tiens, quand on parle du loup. Flint. » Salua-t-il en plissant des yeux.
« Dubois. J’imagine que tu peux être fier de ta fille », cracha Marcus Flint.
« Oh oui, énormément. » Harley sentit une chaleur incommensurable réchauffer son cœur « la mienne, au moins, elle sait voler. » Eh ?
« La mienne excelle dans tous les matières. »
« Oui, mais elle n’est pas première. Ma chérie défend des causes nobles. »
« Rien que ça, Adelia a un avenir tout tracé. »
« Harley est vouée à accomplir de grande chose, qui la rendra bien plus célèbre. »
« C’est ce qu’on verra. » La dispute se clôt dessus.
« Oliver. » L’appela Keira.
« J’arrive, angel. J’y vais, sunny, passe mon bonjour à tes amies. Et félicites-moi celle qui cogné Warrington », lui souffla-t-il avant de rejoindre sa femme.
Harley les vit s’éloigner en souriant. Au pied de la grande porte du château, ses parents lui firent un dernier signe qu’elle répondit de la main. Elle était rarement démonstrative, mais quand, eux, lui montraient tant d’affection, elle ne pouvait s’empêcher de leur rendre au moins un peu.
« Ça y’est, les au revoir sont faits ? » lui demanda une voix malicieuse.
Harley se tourna vers son amie et lui sourit.
« Oui. Mon père te fait ses compliments. »
« Ouais, j’ai entendu. Il est trop cool ! Le mien m’aurait hurlé dessus pendant deux heures et seize secondes –le temps qu’il reprenne son souffle- », lui conta la blonde, elle ajouta en voyant les élèves affluer vers la grande salle, car la sonnerie de fin de matinée avait retentit depuis un bon moment. « Et il m’aurait privé de déjeuner sans scrupule ! »
Elles entrèrent en riant dans la salle à manger et virent un troupeau se regrouper à la table des poufsouffles. Il s’agissait de la moitié de leur promotion qui entourait deux filles en particulier.
« Bon, alors il s’est passé quoi ? » Insista Lolie, en face des filles.
« Attends, mais là, on va manger, tu le sauras plus tard. »
« Sauf que ça fait deux heures qu’on attend, que la première demi-heure on nous a fait poireauter inutilement… » Argua Célia.
« Eh, on vous avait prévenu. » coupa Claire.
« …Que quand la prof était finalement arrivée, elle a été d’humeur volcanique », continua Célia avant de se faire à nouveau interrompre.
« Ce n’est pas nouveau, ça », commenta Chloé.
« Non, mais c'était pendant une heure, parce qu’elle a pesté pendant trente minutes et elle nous a fait la morale comme si c’était nous les fautifs. »
« En vrai, il s’agissait une de nos camarades, de chaque maison », fit Luxchana.
« Mais les troublions n’avaient pratiquement rien à voir entres elles, si ce n’est un point commun, ou plutôt une fille », sifflota Adrian.
« … Tu leur as dit quelque chose ? » Reprocha Chloé.
« Quoi ? Non ! » S’indigna le septième fils « …mais j’ai peut-être laissé échapper quelque mot… »
« Ah, bah, bravo, on ne peut même plus compter sur toi pour garder un secret. »
« Quoi ? Parce que c’était censé être un secret ? » Intervint Julius en faveur de son ami.
« Non ! C- c’est…juste un petipetipeti petit problème… », Bafouilla Claire.
« Ah oui, c’est sûr que c’est petit, puisque d’après ce que j’ai compris ça concerne une petite personne », fit Lolie.
« Eh, pourquoi on en vient à parler de ma taille ? »
« Pourquoi tu te sens viséede ? » nargua Ruben.
Claire bredouilla des mots insensés. Touché.
« C’est parce que t’es la plus petite », reprit Célia avec évidence. Blessant.
« Pas la peine d’appuyer à ce point. »
« Mais tu l’es vraiment. C’est bizarre de ne pas prendre un seul centimètre, tu as un problème de croissance ? »
« Oh, c’est bon, calmez-vous, oncle Harry aussi était très petit durant sa scolarité à Poudlard, et pourtant là, il a une taille normale », secourut Rose en s’incrustant.
Pas à la table des jaunes, mais comme les bleus sont justes à côté.
« Ce qui veut dire que ça t’arrivera aussi, de grandir », rassura John.
« Dans longtemps, dans ce cas », mâchonna Kenneth.
« Ou jamais », acheva Lolie.
« Pourquoi vous êtes si méchants ? »
« Ce n’est pas plus mal, après tout », lâcha Sean à ses côtés.
« De quoi ? Que je ne grandisse pas ? » S’ahurit Claire.
« Bah, tout ce qui est petit est mignon. » Surprise.
« Et comme tu es petite, tu es mignonne, CQFD », rajouta Wyatt.
« Vous me trouvez mignonne ? » Il eut comme une lueur dans ses yeux.
« Tout le monde te trouve mignonne. »
À la chinoise de rougir légèrement et à l’américain de pousser son ami du coude, « Hein, Albus ? ». Rouge écrevisse, l’ami.
« Mais comme je suis la plus petite, alors je suis aussi la plus mignonne ? »
Silence, tout le monde suspendit son geste avant de se tourner vers elle. On commença à ouvrit la bouche, sur le point de lui répliquer « ça va les chevilles ? » qu’un cri résonne.
« Noon ! C’est moi la plus mignonne ! »
On se tourne tous vers Lolie, certains se sont bouchés les oreilles.
« Tu n’as que quelque centimètre de plus qu’elle, mais tu es aussi très mignonne », souffla Adrian en s’ajoutant pour lui : si tu arrêtais de crier.
« Mais en classement, tu serais après la petite », ajouta quand même Matt.
On le fixait avec de gros yeux incrédules, à quoi il joue ? En tout cas, il ne semblait pas narquois, donc ce n’était pas volontaire. Ou alors il est très bon acteur, ou c’est sa deuxième personnalité qui a pris le dessus. Attends, même avec les lunettes sur le nez ?
« Non ! Je suis la plus mignonne ! » Martela la gamine.
« Mais tu n’as pas entendu ? On vient de dire que ce qui est petit est mignon, et comme tu n’arrêtais pas d’insister que je le suis… » Fit innocemment Claire.
« Je suis plus mignonne que toi ! » Argua Lolie en l’ignorant.
« Ce n’est pas ce que pensent les autres », renchérit la plus petite.
Lolie se tourna alors vers ses camarades leur jetant un regard suppliant, ils l’évitèrent du mieux qu’ils purent et regrettèrent soudainement de se trouver là. Elise avait eu l’intelligence d’être resté à sa table pour rouge, elle.
« Bravo, regarde ce que tu as fait ! » Siffla Ruben.
Il fut choqué de voir que la fautive était plutôt fière de son œuvre. Alors que la petite geignait, la plus petite eut le sourire élargi en voyant qui arrivait.
« Les filles ! Installez-vous ! »
Se disant, elle se poussa pour laisser une place entre elle et Chloé. Lolie les vit et les prit en chasse pour qu’elles répondent à son questionnement. Clara agit en vitesse et s’installa à la place vide tandis qu’Harley dut se contenter de Lolie. Comme toujours. « Mais qu’est-ce qui se passe encore ? », soupirait-elle.
« Pas grand-chose, sunny, juste tes amies qui se battent pour avoir le titre de la plus mignonne, tu devrais juste répondre qu’elles le sont toutes les deux. »
Harley se tourna vivement vers la voix, qui donc osait prendre le nom affectueux que lui donnait son père ? Elle découvrit avec surprise qu’il s’agissait d’une première année, Valentin Valence qui leur souriait mielleusement.
« Eh ben, tu sais parler aux filles, Valou ! » plaisanta Clara.
Le gentil petit Val leur répondit d’un petit rire qui rassasia Lolie avant de se retourner vers Harley.
« Je ne pensais pas que tu étais la fille d’Oliver Dubois, je suis fan de lui ! »
« Ah…oui, je vois le genre », marmonna le rejeton.
« Moi, ça me rappelle étrangement quelqu’un… », Insinua Chloé en jetant un coup d’œil un peu plus loin de la table. Ulysse Bancroft. Clara toussa.
Comprenant l’insinuation, la châtain lui rendit juste un regard suspicieux. « De toute façon, je ne suis pas très Quidditch. »
« Quoi ? Mais pourquoi ? » S’étonna le petit premier.
« Parce que ça éloigne certaine personne… » Fit mystérieusement Claire.
« Oh, mais il ne faut pas penser comme ça, c’est juste magnifique une fois sur un balai. »
« Je n’ai pas dit le contraire, j’adore voler, c’est juste qu’en joué n’est pas… »
« Et le Quidditch est de ce qu’il de plus jouissif ! Tu vas voir, je vais te prouver ça, demain après-midi ! »
« Hein, non mais c’est bon… ! » Trop tard, le gosse était déjà à fond. Irritée, elle passa sa mains dans ses cheveux, pour ne plus la ressortir. « Aie. »
« Ah, ça c’est parce que tu ne me laisses pas te coiffer. Laisse-moi arranger ça », lui promit Claire, confiante en sortant une brosse à cheveux de son trousseau qui, lui, sortait de la jupe traficoté. Made by Albus.
« Toujours avec ta jupe originale ? Je peux en faire un plus mignon. »
Claire jeta un regard rapide à Lolie tout en continuant son ouvrage.
« Mais c’est parce que je porte ce genre de vêtement orignal qui me rend mignonne…toi, tu restes dans la norme. »
« Ce n’est pas plutôt le fait que tu le portes (parce que ç’a été fait spécialement pour toi) qui te rend plus mignonne ? » S’amusa Clara. Elle rit en la voyant rougir d’être démasquée.
« Non, c’est faux, je suis très mignonne même dans mon uniforme ! » rugit Lolie avec force.
« Vous avez toutes les deux torts, la plus mignonne ici présente est Harley », s’incrusta Adrian en regardant cette dernière avec un sourire.
« Quoi ? Pourquoi ? Qu’est-ce que tu as fait, Claire ? » Se douta-t-elle de la supercherie, sans oser toucher à sa nouvelle coupe.
Car son amie s’était permis de lui faire deux nattes à ses courts cheveux. Les autres eurent un rire, sans moquerie, en le voyant et s’y attendrirent.
« Et alors, moi aussi, j’ai des couettes ! » Insista Lolie. Tandis que sa camarade somma à son amie de lui montrer via un miroir de poche.
« Pff, quelle jalouse…ils n’ont rien de spéciaux tes couettes, tout le monde peut en faire, surtout si tu n’en prends qu’une partie, à croire que tu ne sais pas comment te coiffer », nargua Claire en empêchant Harley de défaire sa coupe.
« …Gh…tu vas voir, je vais être plus mignonne que toi ! » Promit elle avant de tourner les talons.
Probablement partie pleurer dans les bras de sa camarade restée à leur table.
« Aha ! Ça veut dire que tu avoues enfin que je le suis plus toi ! » L’autre lui tira la langue « Dommage, j’ai cru qu’avec ce que je lui ai dit elle allait tomber dans le panneau et me laisser faire quelque chose de ses cheveux, c’est bien votre défaut de foncer tête baissé, non ? »
« Hey ! » Protestèrent quelque rouge.
« Sauf qu’elle a tellement baissé sa tête que ta provocation lui est passé au-dessus. »
« Alors, là, Clara, tu me déçois. »
Si Claire rit, elle retrouva vite son sérieux en se tournant vers son amie lionne.
« Je suis désolée pour ce qui t’est retombé dessus. »
« Bof, c’est juste un mois de colle en compagnie de Flint et une réprimande de mes parents, qui d’ailleurs vous salue », fit nonchalamment Harley.
« D’un côté, je voudrai te dire que t’es cool de réagir comme ça, mais de l’autre la coupe gâche tout, alors je vais juste me taire… » La remarque de Sean en fit rire beaucoup, mais les filles lui jetaient surtout le regard ‘tu l’as dit finalement.’
« Urf, ils sont venues ? » Grimaça alors Claire.
« Ouais, les deux. Ça m’a surpris. »
« Et ça ne t’a pas si déplu que ça, non ? » Commenta Chloé, perspicace.
« Oh oui, elle a adoré… » Répondit Clara tandis qu’Harley ne fit que sourire « Mais t’es une peste, en fait », elle chuchota à Claire en désignant Lolie.
« Elle m’a cherché », se justifia simplement l’autre.
« Oh, je n’aimerai pas t’avoir pour ennemie si tu utilises ce genre de coup. »
« Moi, je plains surtout celle qui voudra séduire ton petit-ami », fit Chloé.
« Oui, une surtout », railla Emil en se tournant vers eux.
Il vit avec plaisir les rougeurs saisir les joues de son amie. Alors qu’il savait très bien qu’une telle fille n'apparaîtrait jamais.
Il fut vite détrompé le lendemain.
« Les filles, les filles, c’est trop grave ! » S’écria une chinoise en courant dans les couloirs manquant de renverser d’autres élèves.
Elle attrapa d’abord Harley, qui était sur le même chemin qu’elle, avant de saisir les deux autres qu’elle trouverait plus bas.
« Quoi encore ? L’autre t’a encore cherché des noises ? Je peux lui foutre à nouveau un coup, en m’arrangeant que ce soit un accident, bien sûr. »
Chloé jeta un regard éloquent à Clara qui avait le poing levé, Harley bailla, ayant mal dormi à cause de la première heure de colle de la veille.
« Non, c’est plus grave ! Je sais qui est ma rivale ! Et elle est de taille ! »
Cela les refroidit. Chloé écarquilla les yeux, Clara eut une crampe à son bras levé et Harley était totalement réveillée.
« Vous savez, hier, j’étais allée voir Rei…non, écoutez-moi jusqu’au bout ! Elle ne m’a rien dit, c’est moi qui lui ai dit qu’en effet mon père descendait d’une famille qui maîtrisait la magie émérite, ou impérial, mais que comme on l’utilisait de moins en moins, elle fut mise aux oubliettes. »
Cette révélation étonna ses amies qui ne s’attendaient pas à ce qu’elle ait de tels antécédents.
« Bref, je lui ai dit tout ça, l’affaire s’est terminée ici, mais j’étais venu dans la salle commune des gryffondors avec Albus, qui y allait aussi… »
« Comme par hasard », ironisa Clara tandis que Claire rougissait.
« Il disait qu’il voulait entretenir quelque chose avec son frère et sa sœur et comme il connaissait leur mot de passe, il a proposé qu’on aille ensemble. Donc, pendant qu’il les parlait, j’avais terminé de mon côté et après je me suis demandé si je devais l’attendre pour retourner ensemble dans notre tour… »
« Hum, hum ? » Firent les filles, entendues.
Elles prévoyaient presque ce qu’elle allait dire mais fut perturbées par le silence.
« Mais elle est apparue. »
Une partie d’elles s’inquiéta, elles savaient que ce devait être faux, surtout avec la description que l’autre leur fit.
« Elle était brune aux yeux marrons, elle connait sa famille comme si c’était la sienne et ils discutaient avec animation comme de vieux amis. »
Elle parlait d’elle là, non ? Mais comme elle ne disait plus rien, les filles lui demandèrent la suite impatiemment.
« J’étais tellement triste que je suis partie avant. »
Elles n’en crurent pas leurs oreilles ?
« Et… ? »
« Comment ça ‘et’ ? » fit douloureusement l’autre.
Cela leur déchira un peu le cœur comme lorsqu’elles se sont jouées d’elle.
« Es-tu au moins sûr qu’elle existe ? »
« Bien sûr que je l’ai vu ! Je ne suis pas aveugle ! »
Pourtant tu l’es bien quand il s’agit de lui, se dirent-elles.
« Oh, c’est elle… » Trembla-t-elle en se cachant derrière ses amies.
Deux filles de Gryffondor passèrent à leur côté, et même cachée, elles virent bien qu’elles avaient intimidés l’une d’elles et se moquaient ouvertement.
« La brune ? » s’étonna Harley « Mais c’est Hana Lynch, en cinquième. »
« Ha, le gros lot, toutes celles de cette année sont des garces. »
« Lynch, je vois », marmonna Chloé. Elle savait déjà ce qu’elle allait écrire à son père dans sa prochaine missive hebdomadaire.
« Vous avez vu comme elle s’est mise à rire en nous toisant ? » maugréa Clara « Tu veux qu’on la tende en embuscade pour la faire regretter son geste ? »
« Elle est à gryffondor, je suis sûr qu’elles sauront réagir plus vite », renifla difficilement Claire « et c’est la maison qu’il faut pour lui… »
Les filles se regardèrent avec désespoir. Et elles sont amies avec ça ?
« Mais tu te trompes, ce n’est pas elle », réalisa Clara « Albus te la dit, non ? C’est une fille qu’on connait ! »
Quand elles arrivèrent dans la grande salle ou la moitié des élèves avaient déserté, ayant cours à 8 heures, les trois paniquèrent un peu en voyant Emil. La dernière fois qu’il avait su qu’elles ont plaisanté sur la crédibilité effarante de leur amie, elles se sont sentis bien mal, et ne voulaient surtout pas le ressentir. Fort heureusement, elle paraissait moins défaite, là. Néanmoins, il sourcilla.
« Qu’est-ce qu’il y a ? »
Sa meilleure amie lui jeta un coup d’œil et comme Potter était juste derrière en train de prendre son petit déjeuner, elle eut un soupir. Qui attira l’attention de l’objet de ses pensées. Albus rougit sous l’intensité du regard, amplifiant la douleur de la brune qui crut qu’elle l’avait percé à jour.
« R- rien… »
Emil songea que la dernière fois qu’elle avait répondu avec le trémolo de la voix, ça s’est mal passé, il jeta un regard aux filles qui l’esquivèrent, confirmant son soupçon. Cependant quelque chose d’autre attira son attention avant qu’il ne puisse faire quoi que ce soit pour Claire.
« Au fait, je me suis toujours demandé ce qui se passerait si les Némésis avaient été des garçons. »
Les susnommées se tournèrent vers celui qui avait prononcé ces mots.
« Bah, Tobie ? » Et en furent bien surpris. Harley, principalement.
Heureusement pour eux, il n’y avait plus grand monde dans la grande salle, car rare sont ceux qui commencent à neuf heures comme les quatrièmes. Ani qui était assise à côté de lui, leva sa tête et le regarda un moment sans émotion.
« Vous êtes déjà 18 gars pour 12 filles, ça suffit tu ne penses pas ? »
« Non, mais je veux dire… Quand des groupes de garçons qui font parler d’eux, c’est toujours pour leur frasques, que ce soit les Marauders, les jumeaux Weasley ou encore le trio d’or, même si pour le dernier il y avait Hermione Granger qui s’est fait tentée pour enfreindre le règlement, tandis que pour les filles, c’est Némésis, un peu comme des genres de justicières. »
« Tu oublis Révolutionnaires. » Argumenta Rose.
« Oui, mais c’était pour la bonne cause, au final, tout le monde a bien apprécié votre initiative. »
« Ouais, tout le monde… » Marmotta Harley en se souvenant d’une qui ne l’est pas tant, car elle le revoie en heure de colle pour ce soir encore.
« Bref, donc, je me disais que si vous avez été des garçons, est-ce que vous auriez agis pareillement ? »
Les concernées haussèrent les sourcils, prises au dépourvu par une telle question. « Elle est chelou ta question… Tu veux qu’on te dise quoi ? Il faut qu’on change de sexe exprès pour toi et te donner notre avis ? » Finit par répondre Clara.
« Non, mais je me le demandais juste… »
« Oui, mais non, elle n’a pas lieu d’être ta question. Si tu te poses vraiment ce genre de problème qui te semble si existentiel, tu n’as qu’à agir et briser cette image comme quoi les garçons ne savent qu’amuser la galerie. »
Tout le monde fut surpris par le ton employé et encore plus interloqué de découvrir que cela appartenait à Alice.
« Et ben, Alice ? Tu es mal réveillée ? » Demanda Ruben.
Alors, il se passa quelque chose qui choqua toute la promotion pour le reste de leur vie. Alfred, assis à côté de son amie, faisait des signes alarmés à l’impudent de ne pas terminer sa phrase, mais la jeune fille, qui a laissé pousser ses cheveux, le fusilla du regard derrière ses mèches. Le blond-roux comprit qu’il était trop tard et cacha sa tête dans ses bras. Le massacre commença.
« A ton avis, gros nigaud ? On te dit dès le bon matin que lorsque les filles sont mises en avant, c’est pour montrer leur sérieux, tandis qu’avec les gars c’est pour amuser la galerie, comme si nous étions des coincées incapables de se détendre ! Comment veux-tu que je réagisse ? Comment, nous les filles, doit-on le prendre ? »
« Mais ce n’est pas ce que je voulais… » Se défendit Tobias.
« Qu’est-ce que tu voulais dire alors ? Ose dire que tu n’avais pas pensé à ça ! » Lui coupa farouchement la brune, n’ayant pas terminé son coup de gueule « Vous êtes tous pareils, vous ne savez que faire des blagues pour genre détendre l’atmosphère, mais en vrai c’est juste puéril ! Après on s’étonne pourquoi vous n’êtes pas pris au sérieux ! »
Un silence encore plus violent que sa gueulade s’installa. Les filles inspirèrent profondément, semblant comprendre un peu son sentiment, tandis que les garçons continuaient à gober des mouches, sans fermer la bouche.
« Tu devrais te calmer, la miss, ce n’est pas bon de s’énerver de sitôt, le matin », renifla Scorpius au bout d’un moment.
Alfred releva la tête uniquement pour lui jeter un regard paniqué et s’ébouriffer les cheveux, manquant de les arracher, pourquoi a-t-il parlé ? N’avait-il pas eu assez ? Quand il vit son amie ouvrir la bouche, il se sentit disparaître.
« Oh, toi, la ferme, barbie ! Tu parles aux gens de haut, tu te crois supérieur car tu es de sang-pur, mais ce n’est pas l’éducation qui fait l’homme ! Tu te crois au-dessus de nous ? La preuve du contraire, tes résultats scolaires ne dépassent ceux de Rose, qui n’a pas le sang si pur d’après ton vocabulaire. Tes performances au Quidditch égale Wyatt qui est sang-mêlé, ça te dégoûte ? Eh ben, c’est la réalité ! »
Cela eut pour mérite de clouer le bec de barbie.
« Haha, il semblerait que ce surnom de Barbie va te coller à la peau, plus que Piupius ! » se marra Clara.
« Quel manière vulgaire de parler, on croirait affaire à une personnalité sombre », analysa Tyler.
« Direct double personnalité ? Qu’est-ce que vous aimez mettre les gens dans des paniers ! C’est votre seul activité ? Et ça ne vous arrive pas de vouloir connaitre une personne, ce qu’il pense réellement ? Si vous vouliez vraiment le savoir, peut-être que vous aurez compris que je suis comme ça parce que vous m’insupportez ! Vous et vos manières ! »
Cette fois-ci le silence dura plus longtemps et Alfred espéra que ce fut la bonne.
« On dirait Matt-Matt dans ses mauvais jours », voulu détendre Lolie.
Alfred se tendit, appréhendant la suite. Alice se tourna lentement vers son amie. La gamine se raidit imperceptiblement et cru défaillir en recevant the regard noir.
« Alice me fait peur », chuchota Claire à son meilleur ami Emil.
« Tu n’es pas la seule. Pourtant, il n’y a pas de mal à s’exprimer. »
« Oh non, aucune, juste à te rendre ridicule », sifflota Rose.
« Heureusement que le ridicule ne tue pas, dans ce cas », siffla Tobias.
« Oh non, ça ne tue pas, sinon le monde aurait été dépeuplé », persifla la rousse.
Une minute de silence pour tous ceux qui se sentent ridicules.
« Mais il vous arrive quoi les filles ? Vous avez mangé quelque chose qui vous rendent hargneuses ? » S’interrogea Julius.
Les dites filles lui jetèrent un regard agacé, surtout Clara, réputée dernièrement pour beaucoup manger.
« Des fois, vous devrez juste apprendre à lire entre les lignes », lâcha finalement Emil dans un souffle en repoussant son petit-déjeuner.
« Tu m’étonnes, voilà pourquoi certain gars paraissent vraiment comme des gamins », maugréa Harley.
« Moi, ce qui m’étonne, c’est que Adrian a été sage durant toute la conversation », s’exprima Célia.
Tous les regards, sans exception, se posèrent sur le blond qui s’était contenté d’observer la scène. Il souffla sans bouger.
« Pourquoi il faut toujours que vous jetez le doute sur moi ? Je ne fais pas que des bêtises ! »
« Mais non, c’est juste notre façon de te montrer notre amour », chantonna Claire. Ce qui déplu Albus qui crut à plus dans cette phrase.
« Ne refais plus jamais ça », lui dit juste Emil. Elle ne comprit pas pourquoi.
« Bah, si tu veux la vérité, on s’attend toujours à ce que tu sortes une vanne pour pouvoir te clacher, c’est très amusant. »
« Sympa, si c’est comme ça que vous me voyez. Ben, je vais juste vous dire pourquoi mon silence : Je sais ce qui vous arrive et la meilleure façon de réagir face à ça, c’est de ne pas vous contrarier. »
Les filles lui jetèrent un regard surpris.
« Comment tu sais ? Attends, ne me dis pas que tu as entendu ? » Pâlit Elise.
Adrian eut un bug en voyant les regards offusqué des filles. Entendu ? Puis le souvenir d’une réunion avec l’infirmière lors des vacances de pâques de l’an dernier lui revint.
« Non, non ! C’est juste que j’ai des frères, qui ont eu des relations, qui elles, ont ces…dérèglements. » Cela sembla suffire aux filles qui laissèrent ce problème. Avant d’être assaillit à nouveau. « Et je vois aussi quelque chose dans l’atmosphère. » Regard encore incrédule « je pensais qu’il était plus juste de vous le prévenir. » À la Ajouter don d’empathie dans sa liste de nouveau pouvoir.
« Et donc, qu’est-ce que tu as vu ? Elles ont bien mangé quelque chose ? » Insista Ruben.
« Eh, t’es lourd, pourquoi tu forces là-dessus ? » Grogna Ani.
« Oui, tu n’es pas sympa Ruru… » Se plaignit Lolie.
« Soyez indulgentes, ils ne savent pas ce qui vous arrive, ça arrive d’un coup. » Essaya doucement Alfred, il se devait d'être solidaire envers ces garçons un peu perdus.
Cela calma un peu les filles.
« Et quoi, c’est aussi un garçon, non ? » Sourcilla un.
« Eh bien, lui au moins, il comprend. » défendit une.
« Tu m’étonnes, il cherche juste à se rapprocher des filles, puisqu’il a perdu ses parents. »
La réaction fut immédiate. Alice se redressa du banc et s’écria : « Eh, t’abuses là ! » Elle semblait prête à se jeter sur le grossier personnage.
En l’occurrence Tyler. Qui resta bien sur impassible.
Les filles eurent des réflexes semblables et même quelque gars le fusillaient du regard. Alfred était partagé, d’un côté il était très content qu’on puisse autant s’inquiéter pour lui, d’un autre il ne savait pas s’il devait être blessé. Il n’a jamais été particulièrement proche de ses parents, mais il ne pensait qu’on pouvait les utiliser pour l’insulter, d’ailleurs il ne savait pas s’il l'était, insulté. Alors il se contenta d’apaiser Alice, sans un mot.
« C’est pour ça que vous êtes des gamins, comprenez qu’à certain moment, faut arrêter d’insister, prenez exemple sur Emi-chou, lui a le feeling », continua Clara d’un ton plus apte à la conversation.
Tiens, voilà qu’il était attribué d’un nouveau surnom.
« Oui, Emimi sait comment réagir avec des filles, lui », poursuivit Lolie en tirant la langue aux garçons, n’importe qui à préciser.
« Ben, oui, c’est mon Milou », conclut Claire comme ça pouvait tout expliquer.
L'autre la regarda sans un mot mais eut un sourire, pourtant on aurait pu facilement dire qu'elle parlait d'un animal apprivoisé.
« Là, faut qu’on m’explique, pourquoi lui parmi tant d’autre alors que c’est qu'un sociopathe qui ne fait que créer dans son coin », continua Ruben de douter.
« Parfois les ingénieurs ont beaucoup plus de charme que même le plus beau des mâles », expliqua mystérieusement Animera.
Des regards plus qu’équivoques naviguèrent entre la fille du professeur de potion au dit ingénieur, qui resta de marbre. Comme il est facile d’imiter Tyler décidément, quand on le veut bien.
« Est-ce que Oui-Oui doit se sentir menacer ? » Demanda innocemment Lolie.
Ani jugea Wyatt d’un œil critique et le blond eut l’impression d’être passé au rayon laser mais afficha un sourire aimable. Elle eut un sourire condescendant.
« Eh bien, à chacun son goût », finit-elle par lâcher.
Ça n’était pas pour rassurer la plupart.
« Et puis, il est petit aussi », reconduisit Elise la conversation.
« Ça, ce n’était pas la peine de le préciser. » Renifla Emil, Emi-chou, Emimi…
« Si, si, parce que tout ce qui est petit est mignon… » Entonnèrent les filles.
" Viens, Al, j'ai hâte d'être en Défense pour me défouler, après avoir entendu toutes ces stupidités. "
« Oh, Alice, ne sois pas si guindée », plaisantèrent les filles.
L’autre les ignora et se leva en direction de la grande porte.
" Euh, mais...tu es au courant que l'éventualité que ce ne soit que de la théorie n'est pas exclure. " Lui fit tout de même gentiment remarquer son ami.
La brune grinça des dents et avec ses deux mains, elle mima étrangler quelque chose, violemment. Non, non, elle devait arrêter de tout dramatiser, verra bien ce qui adviendra.
Elle n'aurait jamais cru que cela pouvait encore être pire.
" Mes chers élèves de quatrième, je suis au regret de vous informer une triste nouvelle. Vous aurez remarqué l'absence du professeur Stranger depuis la rentrée, n'est-ce pas ? Eh bien, il nous a été informé qu'il a nous officiellement quitté pour des raisons assez sombres. Il a donc été décidé par le conseil des Douze que sa remplaçante est le professeur Midgen. Elle vous attend devant la salle de défense. "
Tout le monde fut choqué de la nouvelle et ne savait comment le prendre, mais comme ils voyaient que le cours suivant n'allait pas tarder à commencer, ils se décidèrent dans un commun accord de s'y diriger. L'enseignant les attendait bien devant la salle. C'était une femme à la forte carrure, mine patibulaire et trait sévère. Elle avait des traces de boutons d'acné sur son visage, comme si elle n'avait jamais pu vraiment se sortir de cette période.
" Les quatrièmes années ? " Dit-elle sans aucune émotion qui transparaisse.
Seulement quelque tête hochèrent pour lui répondre, les autres étaient encore trop sonnés pour le faire ou trop occupés à la dévisager et la critiquer intérieurement. Elle les fit signe d'entrer et ils le firent dans un silence complet, même quand ils découvrirent la disposition singulière des tables. En effet, pour une raison inconnu, ces dernières ont été placé l'une à côté de l'autre, de sorte à former un U, encerclant le bureau professoral, comme s'il s'agissait d'une salle de réunion au lieu de cours. Chacun s'installa en se gardant de commenter.
" Je me présente : Eloïse Midgen, anciennement secrétaire du magenmagot, je suis là pour remplacer le professeur Oracle Stranger après la décision du conseil des Douze. Avez-vous une question ? "
Un début, il n'y avait rien, parce qu'ils étaient encore trop choqués, mais après ils se rendirent compte qu'elle venait exactement de dire la même chose que la directrice, ce qui fit qu'ils n'apprirent rien de plus. Néanmoins, faisant fierté de leur image, Rose leva la main, montrant encore une preuve de curiosité.
" Qu'est-il arrivé au professeur Stranger ? "
La femme darda son regard sur la rousse, elle laissa un silence planer avant de répondre.
" Il a été inapte à reprendre l'enseignement. " Claqua sa voix. Froide et sifflante.
Rose fronce des sourcils mais ne dit rien de plus. Le regard sombre de Midgen parcouru l'ensemble des élèves, puis en voyant que plus personne n'avait de question, elle ouvrit la bouche.
" Ça m'étonnerait fortement que le conseil des Douze vous ait choisi. "
En un mouvement, Scorpius fut le nouveau centre d'intérêt après Rose. Faut dire qu'ils ne pensaient pas que quelqu'un aurait quelque chose à dire.
" Monsieur Malefoy, il vaudrait mieux pour vous de savoir que quand on fait passer une décision au conseil, rien qu'en obtenant une majorité de voix, le résultat peut s'avérer...changeante. "
Chacun y ressentit une émotion négative à cette réponse. Pour les intimes, on savait que non seulement Drago Malfoy travaillait au ministère mais également au conseil des Douze, à croire qu'il suivait les traces de son paternel mais de façon plus "propre", et que les décisions qui étaient pris concernant l'école de magie n'était jamais irréfléchi, car il était évident que choisir Eloïse Midgen comme professeur de défense était une mauvaise idée.
" Plus de question ni de remarque ? Alors commençons le cours sans plus tarder. " Elle sortit sa baguette, la brandit et se tourna vers le tableau, des traits apparurent pour tracer les mots suivantes. " Les différentes magies qui existent au monde, à ce jour. La magie blanche, noire, ancienne, impérial et céleste ", énuméra-t-elle en observant leur réaction.
Mais il n’y en a pas eu. Grâce au devoir maison de l'an dernier, ils savaient tout cela, et un peu plus qu'il ne le fallait, merci à l'implication d'un groupe en particulier.
" Pour le programme de cette année, les cours seront beaucoup axés dessus. Je mets un point d'honneur à ce que vous comprenez l'importance que représentent ces cinq genres de magie. Ceci représente la puissance des sorciers, c'est en cela que vous verrez à quel point notre ère est soumis à la magie. La pureté que représente chaque personne qui en pratique un seul de ces magies. Une pureté qui commence peu à peu à s'éteindre au gré que vont les choses. Pour parvenir à garder ce semblant de pureté, il faut bien sûr préserver notre magie en nous engendrant entre mages. Pourquoi s'unir avec des muggles, ces êtres incapables de comprendre nos façons de vivre, non-doués de magie et savent seulement nous le priver ? Car c'est de leur faute si le nombre de sorcier diminue, c'est de leur faute si ces êtres qu'on appelle cracmols pullulent notre descendance, c'est parce qu'ils nous volent la magie sans rien nous donner en retour. "
À la fin de son discours, pratiquement tout le monde s'embrumait, notamment ceux qu'elle médisait implicitement, les sang-mêlés.
" Ainsi, nous allons étudier les tenants et aboutissants des magies citées plus tôt, commençons par l'origine de la magie, qu'on appelle aussi ancestrale, qui se scinda en deux, l'un le commun des magies, celle que vous étudiez au quotidien, blanche, puis l'autre le parti obscur, celle que vous vous défendez, noire, ensuite nous allons nous plonger dans le côté apaisant mais ô combien puissant Impérial et pour finir nous étudierons la magie qui est au-dessus de tout, qui nous devance en tout, qui a le mérite, le céleste. "
Son regard tomba au hasard face à elle, mais dont la place coïncidait à celle d'Adrian. Et celui-ci aurait juré qu'il avait entendu un "le meilleur pour la fin."
Poudlard était connu pour être un camp neutre, qu'il ait accueilli des mangemorts ou des forces de l'ordre, sauf pour une année de terreur ou il était clair que les partisans du seigneur des ténèbres avaient pris le pouvoir, mais du reste, l'école de magie n'a jamais été dans aucun des clans et ce n'était pas aujourd'hui que ça allait changer. C'est pourquoi le choix de prendre Eloïse Midgen au poste de défense contre les forces du mal était plus qu'incongru, car il était connu de tous que cette soit disant secrétaire du magenmagot était de tout ce qu'il y a de plus partisan au Nouvel Ordre. Rien que dans sa présentation, la promotion des Némésis avait senti qu'elle prônait cette idéologie et méprisaient les sang-mêlés, cette hybridation qui ne pouvait que choir à la pureté de la magie des sorciers. Sa vision extrémiste ne manqua pas de dégoûter les élèves, qui étaient ciblés par un tel rejet.
" Eh ben, avec la maladresse de Wonder et l’extrémisme de Midgen, cette année promet ", soupira Clara durant la pause.
" Et encore, nous ne sommes que le deuxième jour ", approuva Chloé, aussi lassée.
" Arh, ce soir encore, on a une heure de colle ", rappela Harley avec dégoût.
Surtout qu'elle serait encore avec Flint, parce que histoire de bien leur faire regretter leur geste, la directrice avait décidé de mettre les couples de bagarre entre elles. Clara grimaça aussi a cette constations mais remarqua autre chose.
" T'es bien silencieuse, qu'est-ce qu'il y a ?"
Aussitôt qu'elle entendit cette question qui lui était adressé, Claire sursauta en voyant les regards de ses amies.
" Tu penses à tu-sais-qui ? "
Le jeu de sourcil de la blonde la fit rougir mais elle se contenta de nier.
" En fait, je pensais plutôt à ce que venait de dire le professeur Midgen..."
" Oh, oublions la, veux-tu ? "
Voyant le silence de la brune, Chloé se rendit compte d'une chose.
" Son discours semble t'avoir ébranlé. "
" Eh bien... À vrai dire, je trouve qu'il y avait de la raison dans ce qu'elle a dit. "
Cela fit sourciller les filles.
" T'es sérieuse ? "
" Ben, c'est-à-dire que... Il y a en effet une baisse importante de sorcier depuis que certains préfèrent aller du côté moldu pour engendrer, alors on ne peut que leur donner raison. "
" Attends, je ne suis pas sûre de comprendre. Tu es en train de dire que tu es d'accord avec ce politique comme quoi faut supprimer les sang-mêlés parce que ce sont ''des voleurs de magie'' ? " s’interloqua Clara.
" Non, bien sûr que non, je ne dis pas que leur action sont justifiés, mais c'est leur idéologie que je comprends. Avoues que les enfants de ce genre d'union sont soit des moldus sans aucune faculté magique soit ils sont sorciers mais du coup ça crée plus de cracmols de notre côté. "
" Mais tu t'entends parler ?! On dirait ces étroits d'esprits qui pensent que la magie peut être approprié selon certain critère. Que donc, les sangs purs sont ceux qui ont tous les mérites parce qu'ils n'ont pas le sang souillé ? Que le reste, ce sont des vauriens parce que la magie ils n'ont pas dans le sang ? "
" Tu n'es pas obligé de me crier dessus. J'ai déjà dit que je n'étais pas d'accord des attaques qu'ils mènent. Je dis juste qu'on peut penser à ces gens qui sont nés dans une famille de mage mais qui ne peuvent pas pratiquer ce qui fait leur titre. "
" Et alors ? Tu y penses à ceux qu'on calomnie ? Tu es en train de les dénigrer parce que tu penses que ce sont des voleurs ! "
" Et alors ?! " répéta Claire avec ahuri. " Mais comment peux-tu dire ça ? Est-ce que tu y as pensé de ce qu'a ressentît Dave ? Qu'est-ce qu'il a pensé quand il a découvert qu'il ne serait pas comme ses parents, qu'il n'aurait pas la chance de faire de la magie ? Et quand il a été envoyé dans le monde hostile qu'est celui des moldus, car il était sur d’être un sorcier, seulement incapable de faire ce qu'on fait, juste parce que la magie n'a pas été partagé avec équilibre ? "
Le cas de David Rivers leur sauta à la figure. Il était vrai que lorsqu'on parlait de la pureté de la magie et que ce pauvre garçon l'ait raté ne peut qu'être injuste. Mais de là à dire qu'il s'est fait volé.
" Et tu y as pensé ce que je ressentais ? Qu'est-ce que tu crois que ça me fait d'être insulter de voleuse ? " Cracha Clara avant de les planter dans le couloir.
Ne restait plus que les trois amies, dont une était essoufflée par la joute verbale. Les deux autres se regardèrent.
" Eh bien, c'était beaucoup plus violent que celui de l'année dernière ", commenta Harley.
La concernée se prit la remarque en pleine face. Elle venait en effet de se disputer violemment avec sa meilleure amie sur un débat politique qui ne la concernait même pas réellement.
" Écoutes, je ne veux pas entrer dans le débat et choisir un camp, mais tu dois avouer que vous êtes allées trop loin, non ? " Intervint aussi Chloé.
Elle ne reçut qu'un regard mouillé de larme.
" Je donnerai non plus d'avis sur qui a le plus raison, on a chacun son avis ", s'exprima Harley à son tour " mais réfléchis bien aussi à ce que tu as dit. Les sang-mêlé sont des voleurs ? Tu te souviens encore que Clara en est une ? Et que tu étais bien en train de ''dénigrer'' sa vie parce que son existence est au dépend des sorciers ''sang-pur'' ? "
Elle vit désolément le regard écarquillé d'horreur de son amie qui ne sut que dire pour se justifier.
" Et puis, c'était vraiment sympa de ta part de penser autant à David, mais franchement tu n'avais pas besoin. Certes, il a dû très mal le vivre à ses débuts, mais il s'y est habitué. Il est totalement intégré à sa situation et le vit plutôt bien. Bien sûr, ce n'est pas pour autant qu'on devrait alors dire qu'ils sont de moindre importance, mais franchement ce n'est pas à nous de décider ce qui est bien ou juste. D'accord ? " fit Chloé.
Claire hocha doucement la tête, les larmes menaçant de couler.
" Je... Je vais aller m'excuser... "
" Bien sûr, avant le début des cours serait le meilleur. Il me semble avoir entendu une porte claquer, elle a dû s'être réfugiée dans un salon. "
Quant à savoir laquelle. Elles avisèrent les portes des salons plantées l'une à côté de l'autre avant de se décider de commencer vers le bout du couloir où s'est enfuie la blonde. Après tout, ce n'était pas elle qui risquait de les aider.
Des poids en forme circulaire étaient posés en tas dans un coin de la pièce. Il y avait des barres métalliques aussi qui étaient posés à côté. Mais ce qui leur avait le plus choqué était sûrement les machines entreposés le long du mur de droit.
" Tiens, qu'est-ce que vous faites ici, les filles ? " Leur demanda Adrian avec un sourire en sautant de sa machine.
Il s'agissait d'une barre suspendu que leur camarade tenait des deux mains pour s'élever, visiblement ça travaillait les muscles du bras, les épaules, les abdominaux, bref, l’utilité d’une barre de traction. Juste à côté, une machine qui musclait les bras dans un tout autre genre était occupé par un autre de leur camarade, John était allongé sur un banc de musculation et soulevait une barre parée de deux poids ronds de mesure inconnu, il était assisté de son ami de toujours Kenneth, qui semblait plus disposé à finir sa nuit sur la chaise d'assistance que surveiller le gris. Qui avait justement besoin de son aide. Il manqua de se faire étrangler par la barre, mais l'intervention du blond endormi le sauva de justesse et il rangea la barre sur son emplacement.
" Tu ne surveillais pas ! " se plaignit John.
" Et toi, tu n'as pas de force ", rétorqua Kenneth en baillant.
" Non, ce n'est pas vrai ! " protesta le premier, rouge. À cause de l'effort ou de l'humiliation ?
" Si, c'est vrai. Ce n'est que trente kilos que tu as soulevé. " S'incrusta Adrian.
Cette fois-ci, c'était clairement d'embarras que le fils du professeur, dont ils allaient avoir, rougissait.
" Hum, je vois, nous avons carrément un salon de musculation pour faire plaisir au né-moldus et sang-mêlé qui s'y connaissent ", marmonna Chloé en réfléchissant.
" Ça a l'air... Cool ", souffla Harley.
Claire lui jeta un regard étonné avant de se tourner vers les garçons qui la regardait avec amusement.
" Euh, on ne fait que passer et on cherchait aussi quelqu'un mais visiblement elle n'est pas là. " Pour lui donner raison, John fit un geste de la main pour montrer leur seul présence. " Bon, on se voit tout à l'heure. "
" Ne soyez pas en retard ! " leur rappela Chloé.
Elle rit en voyant que Claire a dû pousser Harley pour qu'elle réagisse.
La musique de tango résonna jusqu'à dans leurs cheveux, tellement c'était fort. Et entraînante, il fallait avouer. Les talons claquaient contre le parquet et personne ne sembla remarquer les observatrices non invitées. Qui ferait mieux de s'en aller avant d'être jeté par la peau du cou.
" Et un salon de danse, intéressant. " Marmotta encore l'auburn.
La brune jeta à nouveau un regard surprise, à l'autre amie. Décidément, elle en apprenait, des nouvelles facettes. En espérant que la prochaine soit celle où s'est réfugie la dernière amie.
Une pièce plongée dans le noir, ou du moins aucun éclairage n'était allumé, sauf celle qui attirait entièrement l'intention des hôtes, et produisait des sons un peu inquiétants. Les élèves qui s'y trouvaient tenaient dans leur main un boîtier qui était relié à l'écran par de nombreux fils et tapait de leur pouce les touches présents avec ferveur.
" Ça, ç´aurait plu à notre amie..." Souffla Harley.
Car elle savait que c'était un salon pour jeu vid... Vido... Bref, un truc moldu que Clara s'amusait à en discuter avec Kenneth.
" Avant, faut la trouver. "
Cette fois-ci, Claire avait bien pris en compte de tous les indices qui pourrait la servir pour trouver l'animagus -tiens, et si elle s'était cachée sous cette forme ?- alors quand elle frappa la porte pour ne trouver visible que Scorpius alors que le boîtier d'entrée annonçait trois personnes, elle avait de quoi se poser des questions.
" Euh... Que fais-tu ? " Elle ne trouva rien de mieux pour commencer la conversation, mais tressaillit en sentant de la pression derrière elle.
" Eh bien, comme tu peux le constater, et je sais que tu le peux -ne fais pas honte à l'image des sang-pur-, ici, on teste des liqueurs. "
" Oh, voilà une activité qui sort du lot ", commenta Chloé en apparaissant.
" Oui, ça serait cool, si on en fait de même avec le thé. "
" Tu as la tea Time, pour ça ", lui rappela la voix d'Harley sans se montrer.
Tandis que la chinoise approuvait avec maladresse, Chloé observait le salon dans tous les recoins et remarqua une paire de basket qui ressortait de sous une couverture, le propriétaire devait être en train de somnoler. Apercevant son regard insistant sur la personne avachie, Scorpius décida d'avancer les choses.
" Et vous venez pour...? "
" Oh ! Euh... Est-ce que tu aurais vu Clara, à tout hasard ? "
Il haussa les sourcils et eut le même geste que John, avec un verre à la main cependant. " Tu vois bien. "
" Eh bien, justement, je ne vois personne d'autre à part toi... Et cette mystérieuse personne ", répliqua Claire, tout aussi avec évidence.
" Pour ta gouverne, il s'agit de ce balourd de Stef qui ne supporte pas certain de mes breuvage, étant faible de constitution, et l'autre dort pas loin. Donc, tu vois bien qu'il n'y a personne d'autre. "
" Bon, eh bien, merci..."
Sa camarade bleu referma la porte avec une moue déçue et douloureux avant de se tourner vers son amie. Un silence accueillit son départ.
" C'est bon, elle est partie ", déclara Scorpius au bout d'un moment en prenant une gorgée de son liquide si spécial.
Et contre toute attente, ce ne fut non pas la personne dissimulée sous le drap qui bougea mais la nappe de la table ou se tenait le blond platine. Clara sortit de sous la table, la cachette tellement classique que cela passe crème. Oups, non, vaut mieux ne pas parler de cette texture entre eux. Elle s'installa en face du serpentard dans un soupir.
" J'imagine que tu ne vas pas m'expliquer. " lui dit soudainement celui-ci.
" Tu veux écouter ? " s'étonna la jaune.
" Si je te le demande. "
" Wow, je peine à y croire, Scorpius Malefoy veut bien m'accorder son attention ?"
" Eh bien, tu m'as soûlé pour que je te prenne asile, tu as tout de même le devoir de donner une explication. "
" Est-ce que mon humble petite existence intéresserait le grand Sang-pur que tu es ? "
Le dit sang-pur la fusilla du regard, n'appréciant absolument pas l'ironie.
" Je savais que vous les Poufsouffle n'était pas courageux, mais il semble que vous êtes assez loyale alors pourquoi fuir vos amis aigles ? "
Touché. Clara perdit son sourire et eut un regard dans le vague avant de détourner. Son sourire revint en voyant les baskets qui dépassaient.
" Et toi ? Je savais que les serpentards sont du genre à parvenir à leur fin, mais de là à modifier la réalité... Pourquoi ne pas l'avoir dit qu'il s'agissait de ton cousin chez les aigles, qui ne supportait tellement pas ta vue au point de se cacher pour ne pas t'être associé ? "
" Hn, il ne sait pas ce que je vaux pour agir aussi stupidement ", renifla son interlocuteur en prenant encore une gorgée.
Clara eut un sourire narquois avant de la perdre à nouveau.
" Elle non plus ne sait pas ce que je vaux. "
Sans avoir à lui poser la question, Scorpio comprit qu'elle parlait de celle qui venait de l’a raté.
" Je peux me servir ? "
" Je t'en prie, si tu n'as pas peur de goûter à des saveurs pour grands. "
" Ouh là, on risque rien ? "
" Ne sois pas stupide, je ne vais pas boire quelque chose qui risque de me nuir de si bon matin alors qu'on a encore cours. Je teste juste des boissons dont j'ai moi-même fait le mélange..."
Son explication fut coupé par le toux brusque de la blonde qui avait à peine avalé une petite gorgée.
" Pouah, mais c'est immonde ! Tu m'étonnes qu'Elias soit Out avec une mixture pareille ! "
Elle reçut en tout et pour tout un regard noir qui aurait très bien pu le trouer le crâne. N'y faisant pas attention, elle s'appliqua à faire disparaître le goût en ouvrant un paquet de son fameux sucrerie, un chocogrenouille.
" Ah, rien de mieux que du chocolat pour calmer les ardeurs. " un moment de calme les saisit " on a parlé de l'autre pouffiasse. "
Il ne montra pas d'étonnement à ce terme vulgaire, il poussa plus loin.
" Qui donc ? La dinde ?"
Il se rendit tardivement compte que le rire de la fille lui avait fait monter le sourire aux lèvres. Il cacha ce fait derrière son verre.
" Oui, elle, je ne l’ai pas encore eu l'autre. Bref, on a discuté de son discours ridicule sur la magie et sa pureté. C'était stupide parce que ce qu'elle défendait c'était genre nous supprimer. "
Les pensées d'un sang-pur, j'ai envie de te dire, se dit mentalement Scorpius en avalant une gorgée.
" Mais quand elle avait parlait de Dave, ça m'avait fait mal. Je me rends compte que je n'avais effectivement pas fait attention. Et ça, c'était pas sympas pour Dave, mais voilà quoi..."
" Attends, mais c'est qui ce Dave ? "
Aucun des deux ne fit attention au ton dur qu'il avait employé.
" Ah, Dave-Dave ! " Appela Clara en étant contaminée par la maladie des sursurnoms " lui, c'est the beau gosse ! Tu l'aurais vu sa belle face et ses muscles ! Fou la là ! "
" Ravie de savoir que le physique de David te plaît tant, attends que je lui en touche quelque mot. Mais avant, tu te décides à venir ? "
" Chloé ! Alors, tu le savais ! " se redressa la blonde.
" Évidemment, je ne suis pas née de la dernière pluie. Tout a l'heure seul un était visible alors qu'il y a trois personne, l'autre se cachait forcément sous la table. "
" T'es trop forte..."
" ...Tu comptes fuir longtemps ? La pause est bientôt terminée, viens discuter avec elle ", lui conseilla gentiment l’auburn.
Clara hésita vite fait, le temps de faire une grimace et de sourire à son confident.
" A tout' " la porte de referma.
" Attends, mais c'est qui ce David ? "
" Eh bien, jaloux ? " lui susurra son cousin en posant son bras autour du cou.
" Absolument pas ! Lève-toi, on y va ! " Le rire d'Elias ne fit qu'amplifier son mécontentement " et termine ce verre. " Celle de la blonde.
Cela cessa immédiatement le rire, qui d'un côté le satisfait mais de l'autre l'agaçait encore plus, surtout à la mise en scène qui suivit.
" Ar, non, j'ai mal au ventre. "
" Tss, vaurien ! " Cracha-t-il en buvant tout. Mais il fallut s'y attendre, il avala de travers. Il toussa pour se reprendre, très fort pour que son cousin remarque. En revanche, ce n'est pas pour autant qu'il reçut de l'aide.
" Tiens, toi aussi tu comprends l'âcreté de ta mixtion de l’enfer ? "
" Pas du kF...tout ! J'ai avalé, kF, trop vite, kof ! "
" Ah, c'est fou ce que la jalousie fait ! "
" Kf, Je ne suis, kof, pas jaloux, kof, kof ! "
" Mais oui, mais oui ! "
" KF, aide, kof, moi, kof ! " Son cousin lui tapota le dos, l'aidant à se reprendre du mieux qu'il pût avant qu'ils ne se dirigent vers la salle d'histoire dans la moquerie.
Ils rencontrèrent en chemin le reste de leur bande accompagné de Wyatt et Albus. Juste avant d'entrer, ils surprirent une conversation.
" Clara, je te demande pardon. Je n'aurai pas du dire ça et tu as raison, je n'ai pas assez pensé à ce que ça impliquait. Excuse-moi. "
" Hum... Je n'aurai pas du crier aussi, sorry. " Se disant elle détourna, gênée de la situation, et son regard tomba sur le groupe de garçon. Soudain un sourire démoniaque orna ses lèvres, ce qui étonna ces derniers. " Mais je ne pensais pas qu'un petit corps comme le tien pouvait tenir tête. "
" Oh, ça suffit avec ma taille. " grogna la naine.
" C'est sûr qu'il n'y a pas de quoi être fière. Surtout que la petitesse touche tout ton corps, hein miss petit sein ? "
" Que... Que... Mais qu'est-ce que tu racontes ? " Rougit les petits sein, euh, la petite en cachant cette partie de l'anatomie.
Elle se tourna pour voir s'il y avait des gens et elle crut mourir en remarquant la présence des garçons qui haussaient un sourcil sceptique, enfin pas tous, Albus était aussi rouge qu'elle.
Le comble fut la remarque de Stefan qui se voulu détendant. " Hum... Tout ce qui est petit est mignon ? "
Elias se tourna vers lui en secouant la tête : « Hum, je ne pense pas que ce soit vraiment le bon proverbe… »
Les larmes menaçant de couler, Claire prit ses jambes à son cou pour s'installer dans la salle d’histoire avec un boucan pas croyable. Faisant sursauter le professeur au passage, qui ne manqua pas son air chamboulé.
" Rah, mais t'es sérieuse ? " râla Harley en entrant.
" Pourquoi tu rougis comme ça, Albi ? Tu penses à quelque chose de coquine ? " Taquina Wyatt en tapotant les joues rouges de son ami.
" Hg... kgf... Mais non. "
" Parle anglais, s’il te plait, ça avancerait énormément ", se moqua aussi Elias.
Ce fut bras dessus-dessous que les trois garçons entrèrent.
" T'es une vraie peste ", commenta seulement Scorpius.
" C'est le moins qu'elle mérite après ce qu'elle m'a dit. "
" Au moins, on peut se réjouir que cette dispute a duré que dix minutes. " Lâcha nonchalamment Chloé.
" Comme tu es optimiste ", fit impassiblement Tyler.
" C'est mieux que broyer du noir. "
" Ça, tu devrais le dire à ton amie. "
" Non mais elle, c'est un cas désespéré. "
En voyant les mines de ses élèves, le bouleversement de Claire, la lassitude de sa voisine Harley, la mine narquoise de Clara mais un peu forcée, les joues trop rouges d'Albus, ceux de la même teinte de son fils quoiqu'un peu transpirant aussi -il a dû faire d'autre séance de développé couché malgré son manque de force-, la mine endormi de Kenneth -ah non, ça c'est normal-, bref, il n'en vint qu'à une seule conclusion, pas forcément la bonne.
" Je vois que vous avez fait connaissance du nouveau professeur de défense. "
Les mines se renfrognèrent davantage. Puis, n'y tenant plus, Alice leva la main, surprenant tout le monde, le prof en premier.
" Oui, Mademoiselle Heartfilia ? "
" Pourquoi est-ce qu'on lui a donné ce poste ? Il est interdit de faire de la propagande au collège, il me semble. "
" En effet, je ne peux que vous donner raison. Seulement cette décision vient d'en haut et personne ne peut y faire quelque chose, sauf s'ils changent d'avis. Malheureusement, cela ne risque pas d'arriver de sitôt. "
La brune reposa sa main sur la table en faisant la moue.
" Cependant, je peux vous faire changer les idées ! Hier, je vous avais parlé des Travaux de groupe et en grande ligne des thèmes qu'on va aborder. Aujourd'hui je vous les donne ainsi que le groupe où vous allez vous trouver. On va commencer ainsi pour que vous puissiez travailler avec quelqu'un que vous n'avez pas pour habitude de côtoyer, car il ne peut que vous être favorable de faire de nouvelles connaissances. "
Surpris, ils ne dirent rien et se laissèrent guider.
" Je commence la répartition des groupes : Mademoiselle Boa-Cameron avec mademoiselle Cavallone."
Lolie écarquilla des yeux en se redressant. Travailler avec une serpentard ? Avec cette fille qui vous observe longtemps comme un sujet d'analyse ? Avec Laura Cavallone ?! De son côté, la partenaire eut un sourire calculateur.
" Monsieur Boot avec monsieur Goldstein ; Monsieur Carmichael avec mademoiselle Cavacanti ; Mademoiselle Castaglione avec monsieur Zabini. "
Clara se figea avant de s’exclamer : " Alors ça, pour ne pas être habituée, je ne le suis pas ! " Faisant rire ses voisins.
" Mademoiselle Davison avec monsieur Macmillan ; monsieur Devon avec mademoiselle Rivers ; monsieur DucSiron avec monsieur Nott ; mademoiselle Dubois avec monsieur Goyle ; monsieur Entwhistle avec mademoiselle Weasley ; monsieur Finnegann avec monsieur Stewart, Emil ; mademoiselle Heartfilia avec monsieur Stewart, Ionise ; monsieur Hopkins avec mademoiselle Malone ; monsieur Jeskar avec mademoiselle Lyu. "
" Mais, je suis habituée à côtoyer Alfred ", s'étonna Claire.
" Oui, mais travailler, c'est autre chose ", lui répondit gentiment le prof.
Claire réfléchit rapidement, il était vrai qu'en première année, même s'ils ont travaillé dans un même groupe d'étude, cependant ils ne se sont jamais échangés entre eux uniquement. Satisfaite, elle envoya un sourire au blond-roux assis à côté d'Alice, qui lui rendit. Le prof reprit sa liste.
" Monsieur Malfoy avec mademoiselle Moon Star et monsieur Potter avec monsieur Smith. Vos sujets sont inscrits sur le tableau, on va tirer au sort pour la distribution. "
Après avoir procéder au tirage, ils débutèrent enfin le cours en donnant un vocabulaire précis sur le thème de la superstition, à la fois chez les moldu et chez les sorciers.
Le lendemain, Chloé eut son premier courrier de l’année, délivré par son fidèle Olive. C’était la réponse que lui apportait son père aussitôt qu’il l’avait reçu sa requête de la veille. Comprenant son dur labeur, elle lui donna une partie de son petit-déjeuner, pressée de lire les informations que lui avait donné son père. Bon, Oliver Rivers commençait déjà à se plaindre sur le fait qu’elle ne lui écrivait uniquement pour ça et négligeant les salutations de base et autre, sautant ce passage en songeant qu’elle devrait sincèrement penser lui écrire une lettre de remerciement, elle passa directement aux choses sérieuses. Alors Lynch…Hana Lynch, fille d’Ambroise Lynch, directeur de producteur d’artiste musical moldu bien sûr, et Cho Chang, journaliste dans Sorcière Hebdo. Tiens donc, la mère, elle a déjà entendu ce prénom quelque part… Ah, si, l’an dernier quand elle avait aussi demandé des renseignements sur Mark Ludvian (se retrouvent tous à Gryffondor), dont la mère Marietta Edgecombe était la meilleure amie dans leur année collège. Et, ah, oui, elle a été un temps considérée comme « petite-amie » d’Harry Potter. Telle mère, telle fille, elle avait envie de dire.
Elle jeta un regard absent à la table des aigles, il valait mieux passer ce détail sous silence. Sans qu’elle fasse attention une autre lettre en sortit de son courrier, enfin lettre, c’est beaucoup dire. Il s’agissait d’un paquet assez volumineux que son père avait rétrécit magiquement pour ne pas trop encombrer leur rapace. Elle venait de la part de David. Surprise, elle ouvrit le colis et en sortit deux tomes de livres. Encore plus inattendue, elle décida de lire le missile de son frère pour avoir des réponses. Et cela lui fit sourire.
Flattant Olive, qui avait terminé son festin improvisé et s’en alla pour la volière, elle se leva également de la table pour se diriger entre celle des bleus et jaunes. Ce qui attira l’attention d’un vert qui la suivit du regard, surtout après avoir lu une chose qui l’intriguait.
Chloé intercepta ses deux amies, dos l’une à l’autre, pas qu’elles étaient encore en froid, mais chacune était occupée à leur problème. Claire par exemple discutait avec animation avec Alfred, son partenaire pour le travail d’histoire qu’ils ont déjà bien avancé. Faut dire qu’ils ont eu un sujet qui les parlait bien : chercher la signification du chiffre 7 dans les cultures étrangère. Avec les connaissances en arithmancie de Claire, ils ont avancé dans une direction, puis avec des recherches et la science diffuse de ses parents (une mère romancière) Alfred les apprit que chez les roumains les septièmes fils des septièmes étaient voués à être des vampires, ce qui les a bien amusé en pensant qu’Adrian aurait pu être une créature de la nuit selon les différentes croyances. Et Clara était aussi prise dans une conversation amusante avec son prétendu meilleur ami (dixit Harley), Stefan Goyle, qui était aussi le partenaire de travail de la rouge. C’est pourquoi leur discussion à eux trois tournait autour des canidés selon les croyances moldu et il y’en avait. Si on comptait les têtes de chacal chez les égyptiens, les coyotes chez les amérindiens…bref, elle n’était pas venue pour ça.
« Vous deux, j’ai une nouvelle qui va vous réjouir. »
Ses amies se tournèrent d’un mouvement vers elle, dans une parfaite synchronisation qui lui fit sourire. Elle se tourna d’abord vers Clara.
« Pour Clara, je t’ai procuré ce livre dont tu me parlais avec malice mais que tu as regretté de l’avoir raté à plusieurs reprises, j’attends de tes avis là-dessus. »
Ce disant, l’italienne récupéra son volume, agrandit à sa taille normal. 36 000 façons de rendre fou votre entourage de Bertrand Clusaz, elle ouvrit la bouche de surprise, voulant dire quelque chose mais l’auburn reprit aussitôt la parole.
« Et pour Claire, il me semble que tu t’intéresses à la physique quantique, alors je te donne mes manuels de cours, j’espère que ça ne te dérange pas s’ils sont un peu abîmé. » Toujours en citant sa lettre.
La chinoise reçut de son côté un pack de trois manuel bien emballés. Elle regarda son amie avec de gros yeux.
« Voilà, avec ça, vous savez que vous n’avez plus à vous inquiéter pour Dave, il vit très bien là où il est, d’accord ? » Les deux amies acquiescèrent rouge de plaisir et un peu petit d’embarras, puis se firent un high-five.
Leurs camarades se regardèrent étrangement. Qui était donc ce Dave qui semble avoir touché les deux amies, et aussi avoir été un sujet tendu.
« Et moi ? » Demanda Harley. Elle s’était sentie mise à l’écart. « Je n’ai rien ? »
Et pour que cela attire même l’intérêt d’Harley, qui n’avait pas un grand avis sur les garçons.
« …Si, il te demande si ça va bien », répondit la serpentard, qui détenait toutes les réponses.
« C’est tout ? » Elle semblait déçue. Mais qui est ce Dave ?!
« Eh bien, il te demande aussi si ça va aller avec ton club de gym si tu t’absentes si longtemps, sinon il pouvait t’inscrire dans un dont il y va régulièrement. » Elle fit une pause, se demandant si elle devait aussi le dire « Comme ça, vous serez ensemble. »
La réponse sembla satisfaire la lionne, qui sourit : « C’est gentil. »
« On lui enverra une lettre collectif pour le remercier. » Déclara Clara.
« Ah oui, il vaut mieux le faire pour le 11, c’est son anniv’ », s’exclama Claire.
« Quelle idée aussi de naître durant ce mois », soupira Chloé.
« Ce n’est pas de sa faute, enfin. Tu ne vas pas le blâmer pour ça », défendit Har.
Ce qui termina d’achever la curiosité de leur camarade. Ce garçon devait vraiment être quelqu’un de spécial pour accaparer autant l’attention des filles, c’était surtout le fait qu’elles l’appréciaient toutes les quatre aussi. Bien qu’elles soient amies, ce n’était pas pour autant qu’elles avaient aussi le même cercle de fréquentation. Quoique, il y avait bien Emil… Etait-ce aussi un ‘ingénieur’ asocial qui pouvaient concilier les avis des quatre amies ? En tout cas, cela perturbait bien deux garçons. Albus et Scorpius se faisaient respectivement charrier par Wyatt et Tyler, même si le deuxième affirmait qu’il n’était pas du tout intéressé.
« Mais c’est qui ce Dave ? » Cependant rien ne l’empêchait de remercier son ami Stefan pour avoir posé la question que tout le monde avait sur le bout de la langue. Le silence des filles fut étrangement éloquent.
« Le grand-frère cracmol de Chloé », déclara finalement Emil.
Mais pourquoi c’était lui qui répondait ?
« Ah bon ? Mais alors, c’était pour lui que vous vous êtes disputées ? »
Clara se tourna vers Elias et plissa ses yeux.
« Finalement, t’étais conscient… »
Le cousin de Malfoy feignit de ne pas comprendre son allusion, or les filles ne comprirent pas pourquoi elle avait dit ça, tandis que Chloé se demandait pourquoi elle ne l’avait pas dit à son prétendu ami Steph’, car il était évident qu’elle parlait du pugilat de la veille, donc elle parvint à la conclusion que Malefoy avait menti. Elle jeta un regard dans sa direction, celui-ci le soutint semblant lui dire qu’il n’avait rien à se reprocher.
« Ouais, c’était pour lui qu’on s’est disputé », répondit finalement Clara en regardant Claire dans les yeux. Qui comprit.
« Mais c’est terminé, parce qu’on est trop jeune pour parler de ça. »
« Tout à fait », opina Harley.
Mais cela ne satisfit absolument pas leur entourage qui interprétait mal.
« Dit comme ça, cela peut prêter à confusion, donc, il vous intéresse ? » Intervint un sixième, Clément Godage se tenait le menton comme si cette mystère était particulièrement difficile à résoudre.
« Bien sûr, c’est notre grand frère à toutes ! »
Il eut quelque soupir dans l’assistance. Claire gloussa :
« Qu’est-ce que vous avez cru ? On ne pensait pas comme ça de Dave. »
« Sauf une », lâcha Clara, mystérieusement.
Elles eurent toutes un sourire entendu, mais celui d’Harley était un peu plus caché. Ce que remarqua un autre sixième.
« Mais dis-moi, où est partie tout ton innocence de l’an dernier ? » Se moqua Loïc Afnor en coulant un regard suspicieux vers Claire. Albus sourcilla en commençant à regretter de ne pas avoir participé au séjour.
« Depuis qu’elle comprenait les gens qui avaient ce genre de sentiment », répondit narquoisement Clara. Faisant rougir son amie.
Ulysse lui fit un sourire et demanda de ne pas trop se préoccuper de ses amis plaisanteurs. « Au fait, j’ai cru comprendre que ton père était passé hier, je suis déçu de l’avoir raté. » S’adressa-t-il à Harley. Ce devait être son but.
Et voilà qu’on revenait sur le sujet du Quidditch alors qu’elle faisait tout pour le dévier en pensant fortement à David.
« J’imagine que ce doit être Val qui t’a dit ça. »
« Il le criait à qui voulait l’entendre », rit Clément.
« Et on en un juste à côté », railla Loïc.
« D’ailleurs, ce que je t’ai proposé tient toujours ! J’ai hâte d’être à cette après-midi ! » Intervint ledit Val en apparaissant à côté de la lionne.
Ordonné, plutôt, grogna Harley en jetant un regard suppliant vers ses amies qui sourirent, amusés. À croire qu’elle attirait les poufsouffles.
Durant les semaines qui suivirent, les élèves travaillèrent consciencieusement sur les sujets qui leur ont été attribué, tant bien que mal car il n’était vraiment pas évident de le faire avec quelqu’un dont ils n’ont pas pour habitude de fréquenter, alors les plus réticents ont préféré besogner chacun dans son coin avant de tout mettre en commun, tandis que les autres le faisaient avec grand plaisir. Un autre genre de groupe se forçait à œuvrer ensemble même si ce n’était vraiment pas leur fort (parce qu’ils refusent de faire le travail seul ?).
Le jour du rendu du premier devoir groupé, les garçons eurent enfin une réponse au comportement étrange des filles. À vrai dire, c’était encore Adrian qui leur avait donné une réponse. Pas vraiment mot à mot mais dans les grande lignes et c’était affreusement gênant, pour une.
C’était le 18 septembre, un mardi martin, alors que le septième fils prenait tranquillement son petit-déjeuner, il sentit quelque chose se tendre dans l’air, comme si cette chose se préparait à sortir et d’une manière. Quand il releva la tête, il vit Claire entrer dans la grande salle tranquillement, accompagné de son Milou.
Tout était normal, rien de paniquant, mais lui savait. Et il se devait de la prévenir, sinon ç’allait causer une crise de larme. Même si en vrai, ç’a tout de même causé une crise de larme quand il la prévenu.
Juste avant qu’ils ne se dirigent tous vers la salle de défense, Adrian alla discrètement, autant qu’un géant comme lui pouvait le faire, vers la chinoise et lui chuchota à l’oreille.
« Euh, Claire, je suis désolé de te dire ça comme ça, mais je pense que tu devrais passer à l’infirmerie avant d’aller en cours. »
L’autre la regarda étrangement avant que cela ne fasse tilt. Chez toutes les filles qui ont aussi entendu le secret. La chinoise par contre eut un regard plus qu’embarrassée avant de s’enfuir vers la dite salle de soin.
« Oh, mon dieu, et voilà », marmonna Clara.
« Chacune son tour, j’ai envie de dire », lui répondit Chloé.
Personne ne comprit encore pourquoi et furent un peu déstabilisé quand ils ne la virent pas réapparaître au cours de Midgen –remarque, c’était aussi une aubaine-, Albus en premier qui s’inquiéta lorsqu’on lui informa que leur camarade s’est réfugiée à l’infirmerie, mais ce fut que plus tard, à la pause de 10h qu’ils apprirent toute l’histoire. La brune réapparut pendant qu’un groupe se dirigeait vers la salle d’histoire avant l’heure, c’était qu’ils aimaient tellement ce cours.
« Eh ben, on sèche ? » Fit narquoisement Ruben.
Il ignora le signe négatif que lui faisait Adrian, mais fut également ignoré par son interlocutrice, qui se jeta illico sur l’aigle Stewart, causant une pointe d’envi chez un autre aigle.
« Non ! Mon Milou, je suis devenue un monstre ! »
« Dis pas ça, sinon nous aussi », l’apaisa aussi Clara.
« Ce n’est pas le cas ? » Renchérit Ruben, moqueur.
« Mon poing dans ta gueule, tu la veux ? » Menaça Clara, de mauvaise humeur.
« Je ne te conseille pas, regardes Mathilde », avertit Celia en secouant la tête.
Mathilde Warrington, l’opposante, le punching-ball de la blonde il y a trois semaines de cela, n’avait toujours pas guérie des coups meurtriers. Elle était juste toujours aussi horriblement défigurée, malgré les potions que Hannah Londubat lui procurait. Étrange.
« Quand on dit que vous êtes des monstres », ricana Scorpius en arrivant.
« Je t’ai entendu, sale enfoiré », grogna Clara.
« Je rêve ou Malefoy fait semblant de chercher Clara, dernièrement ? », chuchota Celia à sa camarade de chambre, Luxchana.
Celle-ci eut un sourire connaisseur mais ne répondit rien d’autre qu’un simple :
« Affaire à suivre. » Après tout, il était vrai que le blond platine avait un comportement plus que curieux depuis le début de l’année –à croire que tout le monde est touché par le soudain changement-, et le sourire narquois présent sur les lèvres alors que sa congénère l’insultait copieusement ne pouvait que faire questionner les spectateurs.
« Et sinon, pourquoi tu serais… ? » Un monstre, mais ça personne ne le dit.
« C’est parce que je saigne sans raison ! »
Choc général. Tout le monde regarda la chinoise avec de gros yeux. Les garçons pour ce qu’elle venait de dire et les filles pour ce qu’elle venait de dire. Si, leur raison sont différents.
« Pardon, je crois qu’on n’a pas bien entendu… »
Des têtes sévères pivotèrent vers l’impudent et le fusillèrent du regard, notamment les filles, mais celui d’Adrian exprimait plus de la panique.
« J’ai dit que c’est vraiment l’enfer et que même avec la pastille stérilisante de l’infirmière, on sent quand même les effets et c’est horrible ! »
« …J’ai toujours rien pigé, quelqu’un a compris ? »
Mais plus personne ne prêtait attention à cet importun, trop tourmenté par l’expression de pur dégoût de la brune.
« Ce n’est vraiment pas juste que cela arrive juste une semaine avant mon anniversaire ! Je savais que le chiffre sept me porterait malheur ! Je te l’avais dit Alfred, c’est devenu un véritable fléau, j’ai l’impression de vivre une calomnie, pourquoi nous devons subir ça ? Pourquoi je dois réagir comme ça ? »
Le susnommé eut un mouvement de recul en voyant les yeux embué de larme de sa camarade. Il craignait par-dessus tout que cette réplique soit mal interprétée, surtout qu’il n’avait vraiment pas le moral de débattre. Fort heureusement, l’autre s’en détourna, beaucoup plus préoccupée par son propre malheur.
« Je ne veux pas de ça, je veux continuer à rester une enfant même si je dois être la risée de tous, je ne veux pas subir ce genre de changement en moi ! Je ne veux pas qu’on me considère comme un monstre parce que j’ai ça, je ne veux pas qu’on soit dégoûté en voyant ça, je ne veux pas me faire détester. »
« Mais personne te déteste… »
« Alors pourquoi vous vous éloignez de moi ? »
« Mais non, mais non, on t’adore tous, même si tu es folle, même si tu te trouves changé en ayant ça, parce que ce sont des choses qui arrivent », soupira Harley en la prenant dans ses bras. L’autre profita pour se lover car c’était la première fois que son amie prenait l’initiative.
« Mais pourquoi nous ? Et pourquoi tous les mois ? Pourquoi j’ai l’impression de tant changé, de ne plus être moi-même ? »
« L’effet de la pastille stérilisante, ma petite… Dis-toi qu’au moins ça nous permet de ne pas nous salir. »
Soudain, les garçons présents auraient voulu n’avoir jamais entendu cette conversation. Elle venait juste de purement et simplement brisé l’image qu’ils se faisaient de la vie.
« Et puis, ça ne sera toujours qu’une semaine, huit jours tout au plus, que tu devras avoir ça, comme ça. »
Jugeant bon de s’éloigner de cette scène composé uniquement de figure féminin, les garçons se dirigèrent silencieusement vers la salle d’histoire, ébranlé par la nouvelle. Maintenant, ils savent qu’il ne fallait pas chercher la petite bête quand les filles étaient dans cet état. Quant à savoir quand…
« Oui, mais si ça terminait après mon anniversaire ? Je n’ai pas envie de passer ma journée avec ça, comme ça », geignit la déréglée en usant les mots de Clara.
Ses meilleures amies soupirèrent et se concertèrent du regard.
« Pff, on voulait te faire la surprise, mais comme tu viens de le faire remarquer, il est possible que tu ne sois pas du tout en état le jour-même… » Débuta Chloé.
« Alors autant te l’annoncer tout de suite pour te remonter au moins un petit peu l'humeur », poursuivit Harley, tout aussi énigmatiquement.
Leur amie les regarda tour à tour, nichée dans le cou de la rouge et un perdue.
« Bref, tu te souviens que durant le séjour de l’année dernière, il y avait une robe qui t’avait tapé dans l’œil et que tu n’avais pas assez ? Gentilles que nous sommes, on est allé te l’acheter pour ton anniv’. »
Silence. Brusquement, les traits de la chinoise se décomposèrent.
« Oh, ce n’est pas vrai ! »
« Si, si ! » Affirma Harley.
« Vous êtes trop sympas ! »
« Oui, oui », confirma Clara, sourire hilare.
« Je vous adore, les filles ! »
« Ouais, on le sait », certifia aussi Chloé, qui n’a fait que les accompagner.
« Oui, mais toi, Chloé, je te jalouse un peu ! Tu as une trop grosse poitrine ! »
« Qu’est-ce que tu racontes ?! » L’invectiva l’auburn.
« Ne me crie pas dessus… » Se recroquevilla la naine, larme aux yeux.
Un toux soudain les fit se tourner, une autre vague d’élève de leur promotion passait et avait surpris la mauvaise partie de la conversation. Certains ne purent s’empêcher de jeter un coup d’œil pour authentifier la chose.
« Arrêtez de la zieuter ! » Intervint Emil, qui était resté.
« On ne la regarde pas ! Personne ne le regarde ! » S’écria Albus, paniqué en voyant le regard larmoyant de la petite brune.
Chloé eut quelque rougeur aux joues mais resta digne du corps que la nature lui a doté.
« Mais c’est sûr qu’elle en a beaucoup plus que toi », rit Wyatt.
« Wyatt ! » Rugit Rose, l’autre leva la main de reddition en riant alors qu’il se faisait fusiller du regard par ses amis « Claire, tu devrais faire attention aux mots que tu emploies, tu risques de les regretter quand tu en prendras conscience. »
« Mais c’est vrai, non ? Tout le monde aime les femmes qui ont des formes comme Chloé, personne ne m’aime. »
« Oh, au contraire, je pense qu’un t’aime qu’importe ton physique. »
Ne comprenant pas la référence, Claire tourna un regard suppliant vers Emil. Celui-ci renvoya un regard vers les filles : « …Qu’est-ce que je dois faire ? ».
« Gifle-la pour faire sécher ses larmes. »
« Wow, Alice, toujours de mauvaise humeur ? J’ai cru que ta période à toi était passée… » Souffla Celia, abasourdie de la violence des mots.
« Je ne supporte pas les larmes et les cris. Pensez à la faire taire quand elle est dans le cycle, ça nous fera des vacances non seulement pour l’ouïe mais aussi pour le mental avec toutes les bêtises qu’elle débite. »
« Je pense que tu es celle dont le corps est très incompatible avec la pastille », remarqua Lux « Et Claire, celle qui réagit très mal », ajoute-t-elle.
Pendant ce temps, la confrontation regard mouillé et blasé continuait. Emil poussa finalement un soupir et ouvrit les bras. Alors Claire lâcha avec joie la taille d’Harley et sauta sur son meilleur ami. En définitif, c’était plus lui qui a fini dans les bras de l’autre.
« Jaloux ? » Chuchota Wyatt à son ami qui faisait la moue.
« N- non ! Je me demandai comment fait-il pour être si compréhensif… »
« C’est parce qu’il est empathique », déclara Clara sans hésitation.
« Parce qu’il est le meilleur ami des filles », commenta Rose.
« Il est petit », ajouta Harley. Ce qui lui valut un regard noir.
« C’est vrai qu’ils forment un beau couple de nain », fit légèrement Kenneth en passant à côté.
La combinaison de regard larmoyant, noir, avada kedravrisant, foudroyant le fit regretter ses mots. « Pardon. »
Albus décida de ne plus se préoccupé de cette épisode mais de plus s’inquiéter à propos de son ami, ou homonyme AL.
De toute la journée, même après avoir rendu le devoir et reçu un sourire éblouissant de Claire, il avait continuait à afficher une mine déplorable, comme s’il se sentait minable qu’importe ce qu’il faisait. Alors, avant la fin de la journée, pendant que cinq avait cours d’étude moldu, il le prit partie.
« Qu’est-ce qu’il y a Alfred ? »
« Rien…je me sens juste un peu… perdu, je veux dire qu’est-ce que je fais là ? »
Le brun le regarda avec surprise et regretta que son meilleur ami ne soit pas là, car il avait toujours les bons mots, lui. Mais Wyatt était actuellement en pleine entrainement de quidditch sous la direction de sa cousine Roxanne, nommée capitaine de leur équipe.
« Comment ça, qu’est-ce que tu fais là ? Tu es ici, pour apprendre la magie. »
« Oui, mais je veux dire…est-ce que j’ai vraiment ma place ? »
« Bien sûr que oui ! Pourquoi pas ? » Il repensa à quelque chose « …Tu repenses à ce que t’as dit Tyler ? Il ne faut pas ! Il dit toujours ce genre de chose parce qu’il a été élevé dans de tel dogme, mais il est plutôt sympa…des fois, des rares fois… » Albus se fustigea en voyant le regard navré du blond roux « Enfin, tu ne dois pas te sentir si différent ! Peu importe ce qui se dit, tu es un sorcier ! »
Il ne comprit pas le sourire désolé de son ami qui lui disait le contraire.
« Albus a raison, Tyl dit toujours des choses blessantes et offensantes, mais si tu les ignores, tu verras qu’il a aussi des bons côtés », s’immisça quelqu’un d’autre.
« El ! Déjà de retour ? » S’étonnèrent les deux Al, mais seul Albus a parlé.
« Le cours vient de se terminer », répondit seulement le blond.
« Bref, tu ne dois pas déprimer pour si peu ! La vie est longue, ce serait dommage de la gâcher juste pour une mauvaise langue. Ne te sens pas bizarre d’être ici parce que tu penses être différent, ne te mets pas à l’écart parce qu’on te dit ne pas avoir le droit d’être ici, je ne veux pas tu sois blessé. »
« Pourquoi ? » Fit doucement Alfred.
« Tu es mon ami, la vie ne sera plus pareil sans toi. »
Lui qui met de la couleur dans la vie du château avec sa chevelure avec son don de dessin, c’est un doigt de fée en palette de couleur.
Touché, et un peu conforté, Alfred acquiesça lentement.
Ils ne remarquèrent pas les allés et venus dans la salle commune des Serdaigle, ni que la porte était resté entrouverte.
« Tu n’entres pas ? » Demanda Esther Jackson, la préfète de la maison, en regardant une élève avec surprise. L’autre secoua doucement la tête, l’esprit ailleurs et marcha vers les escaliers.
« Et alors quoi ? Tu vas me dire que tu es jalouse ? » Maugréa Clara.
« Non, je ne veux pas jouer à l’égoïste dans un moment pareil alors qu’Alfred souffre beaucoup plus que moi… » Murmura Claire.
« Alors quoi ? » Répéta Harley en faisant des signes à Chloé.
L’autre les ignora en faisant ses devoirs dans un coin, elle n’avait pas encore digéré la réplique qui a dévoilé ses mensurations. Mais fut bien obligé d’avouer qu’elle fut intrigué par la réponse que la bleue donna.
" Moi aussi je veux qu'il me fasse une déclaration. "
Si seulement il avait entendu ça, soupirent les filles. Juste derrière elles, Emil referma son livre enchanté, il venait de tout enregistrer. Il sourit en pensant que ça pourrait bien servir plus tard.
Emploi du temps :
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Lundi |
Mardi |
Mercredi |
Jeudi |
Vendredi |
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8h- 8h50 |
Histoire |
Sortilège |
Sortilège |
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9h- 9h50 |
Sortilège |
Défense |
Sortilège |
Défense |
Sortilège |
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10h10- 11h |
Potion (v+b) Méta (r+j) |
Histoire |
Méta (v+b) Potion (r+j) |
Défense |
Botanique |
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11h10- 12h |
Potion (v+b) Méta (r+j) |
Histoire |
Méta (v+b) Potion (r+j) |
Défense |
Botanique |
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12h -12h30 |
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Art et musique |
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13h10- 14h |
Botanique |
Arithmancie |
Divination |
Méta (v+b) Potion (r+j) |
Potion (v+b) Méta (r+j) |
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14h10- 15h |
Botanique |
Runes |
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Méta (v+b) Potion (r+j) |
Potion (v+b) Méta (r+j) |
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15h10- 16h |
SCM |
Moldu |
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23h- 00h |
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Astronomie |
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