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Chapitre 6

Tentative et Attentat


Janvier - 14 Février 2021


   À bientôt l'heure du couvre-feu, il n'y avait personne dans les salles communes des maisons. Une étrangère ou naïve première année aurait pût penser que tout le monde était déjà au lit ou dans leur chambre en train de commérer avant de dormir, mais depuis l'avènement des salons dans les couloirs du château, les élèves préféraient investir les lieux que leur foyer de toujours. Au risque de se faire interpeler par la direction qui ne ferait que les avertir de l'heure sans les sanctionner. Puisqu'il leur était autorisé d'être présents dans ces salons. 
Bref, dans le cas présent, on parlait d'un salon du septième étage, tout près de la tour des gryffondors, où pas grand éclairage ne filtrait. Les torches magiques étaient éteints, il n'y avait non plus utilisation des lampadaires moldu, pourtant il y avait bien de la lumière et du bruit. C'étaient des voix indistinctes et même une fois près du salon, on ne parvenait à décrypter les paroles entendues. Tout d'un coup, il eut un bruit assourdissant. Le silence suivit rapidement. Avant qu'un cri retentisse avec force. À cela résonna en écho un hurlement beaucoup plus strident. La porte s'ouvrit brusquement et on sortit comme si on avait le diable à ses trousses. Derrière, un objet tomba à terre, seule preuve de la scène qui venait de se dérouler. Une télécommande gisait dans le calme plat du salon.


" Je n’arrive pas à y croire, Nini ! Comment peux-tu me faire ça ? "
Un silence surpris accueillit la déclaration choc de Lolie alors qu'ils attendaient comme d'habitude le professeur de sortilège. Ce n'est pas parce que c'était la nouvelle année que tout le monde a décidé d'avoir de bonne résolution.
Le concerné le regarda calmement alors qu'il émergeait. 
" Alors quoi ? On passe à l'acte sans le consentement d'autrui ? " Ajouta Scorpius d'un air narquois. 
Même si Kenneth ne répliqua rien -car c'était bien lui, le seul qui pouvait assoupir le temps de 5 minutes- son haussement de sourcil fut tout à fait éloquent. 
" Je ne sais même pas de quoi tu parles. "
" Ne joue pas à l'innocent ! Hier, ce n'est pas toi qui as forcé, peut-être ? "
Forcé à quoi ? Se dirent les autres en les regardant avec consternation. Maintenant plus personne ne souriait. 
" Attends, mais de quoi tu parles ? " Commença lentement à paniquer Kenneth en voyant qu'il ne suivait pas plus la conversation que les autres. Et ce n'est jamais bon de n'être pas sur la même longueur d'onde que son interlocuteur, c'est comme pour le proverbe 'les absents ont toujours tort' or ici on peut changer en les ignorants ont toujours tort. 
" Hier ! Pourquoi est-ce que tu as insisté pour regarder ce film d'horreur ?! " 
Le cri de désespoir résonna à travers tout le couloir désert et la promotion craignit un instant de se faire rappeler à l'ordre par un professeur ou le concierge avant de se rappeler que tous les autres étaient en cours et qu'Arsène était occupé ailleurs. 
" Pff, qui t'a dit de regarder avec lui ? Tu pouvais refuser mais tu étais aussi excitée de voir un film pour je cite: bien terminer la soirée. " Admonesta Élise en détournant de la conversation, voyant que ce n'était plus si intéressant.
" Mais ! C'est bien ce que j'ai dit et je le maintiens toujours, mais, mais, mais pas un film d'horreur ! "
" J'avoue que c'était plutôt surprenant. Je pensais que tu étais plus du genre action, aventure vu les jeux vidéo que tu joues ", commenta John.

" Bah, il n'y a rien de surprenant, dans les aventures il y a bien des péripéties qui causent quelque perte, parfois bien sanglant ", ajouta Adrian en défendant les goûts du sang-mêlé. 

" Surtout que quand tu regardes ces horreurs tu te dis que t'es pas le seul à avoir ce genre de pensée et que ça te permet de te défouler ", se justifia le concerné. 

On le regarda tous avec de gros yeux.

" Tu as eu un passif traumatisant ? " Déglutit Lolie.

" Moi, pas tellement, mais je n'en dirai pas autant pour mon partenaire. " Répondit Kenneth au tac au tac en désignant Adrian, qui fit un énorme sourire.

" Bof, quand tu vois la famille qu'il a, tu te dis qu'il est plutôt logique qu'il ait envie de voir ce genre de film ", répondit Julius en haussant un sourcil provoquant à son tour son ami. 
Ruben rit sous cape, l'air d'approuver. 
" Purgation ", dit Alice en reposant sa tête contre l'épaule de son ami Alfred. Celui-ci passa son bras autour des épaules de son amie pour plus de confort. Et s'enorgueillit intérieurement que dans cette position il paraît être plus grand que la brune.
" Il parle de quoi ton film ? " Demanda Celia avec curiosité. 
" Alors, je vais t'expliquer ", fit Lolie en tournant de gros yeux vers son amie, histoire de l'effrayer en avance. " L'histoire de No A commence avec une famille composée d'une mère et sa fille. Cette dernière veut s'émanciper, car elle dit ne pas avoir de liberté. Donc, après plusieurs tentatives plus ou moins grossières, elle finit par quitter cette pauvre femme qui ne voulait qu'être proche du seul membre restant de sa famille, elle part et arrive dans une ville qui n'est dirigée que par des ados de son âge, le rêve. Sauf qu'elle découvre vite que ce n'est pas tant l'idylle que ça, tout du moins pas pour nous. Car ces ados bourrés d'hormones ne font que commettre des larcins ne sachant pas où sont les limites sans l'éducation des parents. Au final, le personnage principal se fait abuser. Dans tous les sens du terme, elle a perdu son corps, son âme et sa mémoire. " 
" Ah oui, c'est effectivement gore... " Grimaça Luxchana. " Tu as une dent contre tes parents ? "

Sans répondre à sa question, le Poufsouffle sourit mystérieusement à sa camarade. " Ce n'est pas parce que je parais inactif que je suis pacifique. "

" Pas très rassurant tout ça ! " Souffla John.
" Oh, bah ça va, durant ces vacances j'ai pris connaissance des contes moldu écrit par un danois, Hans Christian Andersen. Et une était particulièrement horrible ! Ça racontait l'histoire de la petite Sirène qui vit sous l'eau, ayant atteint sa majorité qui est de 15 ans, elle était autorisée à monter sur le monde terrestre. Seulement à cette occasion elle rencontre un prince dont elle tombe amoureuse, mais sachant également que c'est impossible, elle transgresse les ordres de son père le roi des sirènes, va voir une sorcière -qui est très laide, je ne sais pas pourquoi mais c'est comme ça que les moldu nous voit- afin qu'elle puisse devenir humaine. Cela peut se faire mais en contrepartie, la sorcière lui ôte la voix et elle doit convaincre le prince qu'elle est celle qu'il est tombé amoureux dans un délai de trois jours. Or, le délai passé, bien que le prince se soit attaché à la sirène, il est tout de même tombé sous le charme d'une nonne, dont il pense que c'était d'elle qu'il est avait eu un coup de foudre. Par conséquent, pas d'autre choix, elle devient une écume. Ou reste vivant si elle tue celui qui lui a volé son cœur. "

" Et au final ? " Demanda Tobias, totalement scotché.

" Elle refuse de tuer le prince qui a trouvé son bonheur dans les bras d’un imposteur et... "

" Elle devient une misérable écume ? " S'horrifia le blond.

" Eh bien, non, elle devient une fille de l'air pour récompenser son bon cœur. " 
" Fin de l'histoire. " Mima Ionise. 
" La ferme ! Je te rappelle que tout ça, c'est de ta faute ! " Lui grogna Harley. Comme il était étonnant de voir que c'était elle qui a réagi. 
" J'aurai peut-être dû lui envoyer un album de conte moldu. " Plaisanta Wyatt en référant au dictionnaire de l'an dernier. 
" Bah, c'est trop tard, maintenant elle a totalement ingéré la version dépressif  ", siffla Chloé, qui ne semblait non plus très contente de son condisciple.
" Je suis sûr que la version Disney te plaira plus ! Et puis les producteurs américains ont trop bien adapté. " Insista Wyatt. 
" Ah bon ? " S'étonna Lolie.
" Bah oui, genre à la sauce très prostitution. "
" Wyatt, ton langage ! " Rugit brusquement Rose. Faisant sursauter les autres.
" Bah quoi ? " Fit doucement le concerné.
" Mais c'est juste que ce genre de vocabulaire ne sied pas à ta face d'ange ! "
Silence.
" Bah quoi, faut pas gâcher un mythe. " Approuva Ani. 

Les filles hochèrent la tête en signe de consentement. Sauf peut-être Laura qui ne se sentait absolument pas concernée.
" Comme quoi la belle face ne fait pas le tout ", ricana Tobias, sans grande méchanceté. 
" Surtout que son image est déjà brisée avec son orientation... " 

Claire renifla, sur la défensive. On aurait même dit qu'elle était prête à appuyer sur la gâchette rien qu'en posant son regard sur le beau blond. Sa beauté était justement un point non négligeable quant à leur rivalité. Albus se tendit en interprétant mal le regard et s'assombrit dans cette idée fausse. Les autres regardèrent cet étrange trio avec des airs assez exaspéré, bien que certain trouvant tout de même cela amusant.
C'est ainsi que vint les retrouver le professeur Wonder. 
" Eh bien, que se passe-t-il ici ? "
Les élèves n'étant pas touchés par le phénomène de foire, car c'était la seule qualification possible, lui jetèrent un regard blasé. Ani finit par lui répondre après avoir soupirer. 
" La puberté, professeur. "
Elle secoua la tête sans rien ajouter de plus, comme s'il était inutile car de tout façon un adulte ne pas pourrait comprendre.

     Le cours de sortilège fini, dont ils ont encore perdu un bon quart d'heure parce que le professeur s'était trompé sur le sujet de devoir surveillé qu'ils allaient faire, les filles avaient décidé de se rassembler comme elles en avaient pris l'habitude avant les vacances. Mais avant même qu'elles n'atteignent un salon, on posa la question fatidique. 
" Au fait, c'était comment vos vacances au Scandinave ? " 
" Oh, très bien... " Commença Claire. 
Juste à ce moment, du coin de l'œil, elles virent Chloé courser Ionise alors que celui-ci s'apprêtait à sortir quelque chose de son sac. 
" Visiblement ce n'est pas le cas de sexy girl. " Commenta Alice.
" Eh bien... " Les filles se regardèrent, avant de pouffer de rire. " En fait, nous n'avons pas tous les détails, mais d'après Emil, c'était une chose dont notre amie n'en était pas fière. " Compléta Clara. 
" À moins que ce soit lui qui ne l'est pas..." Termina Harley. 
" Si c'est le cas, il le cache très bien ", s'exprima Rose en observant la course poursuite qui s'est terminé plus loin et avec une négociation qui s'annonce bien corsé. 
" En tout cas, je suis étonnée de voir que les pays scandinaves sont les seules à être bien solidaires, jusqu'à mettre des portails magiques afin de se déplacer plus vite. Enfin, j'ai cru que cette bonne entente ne l'était que chez les moldu alors qu'ils mélangeaient leur mythologie mais j'ignorais que c'était le cas des sorciers également. "
" Il n'y a pas de quoi s'étonner, je trouve. À l'origine les sorciers vivaient avec les moldus, jusqu'à ce que ces derniers les chassent. " Argumenta Luxchana. 
" Ce qui est bien avec ce moyen de transport, c'est que tu n'as pas à craindre de faire des malaises ou d'avoir des effets secondaires comme tu en as quand tu n'es pas habitué. " Poursuivit Claire en gardant un ton léger.
" Ils sont par ailleurs très avancés côté magique, par exemple il n'y a aucun problème à ce que les sorciers usent des objets moldus, mélangeant facilement les deux mondes, ce que je trouve très intelligent puisque ça arrange les nés de moldu. " Apprécia Clara.
" De plus, et j'imagine que c'est dû aux moldu, leur moyen de communication sont très performants ! Non seulement il y a ces mobiles dans le genre téléphone à double miroir pour nous, mais ils ont aussi des poignées communicantes, c'est-à-dire qu'un simple message mental peut être envoyé à l'interlocuteur possédant la même poignée en serrant fortement l'outil. "

" Ce qui peut constituer un très bon moyen d'appel au secours ", s'exprima Harley.

" Ou encore les carnets Messenger ! Ce sont des carnets dont le simple fait d'écrire à l'intérieur, le message apparaît aussi sur les pages d'un autre qui y est connecté et cela peut se faire jusqu'à un nombre infini, les pages autant que les interlocuteurs ! " 
" C'est bon, calme-toi, on a compris ! " l'intima Alice. " C'est comme Messenger pour nous ", elle ajouta pour celles qui connaissaient.
" Tout à fait, mais je trouve que ça rappelle aussi les galions de l'AD ", dit Rose. 
Ou une autre qui a aussi un minimum de connaissance moldu. Surtout que pour la rousse, c'était sa mère qui avait créé les galions dont elle a fait référence. 
" Ou la marque des ténèbres. " S'immisça Emil.
" Ça peut rappeler aussi énormément d'autre chose et si vous continuez ainsi, on n'en finira pas ! Sinon, c'est vrai que vous avez skié ? " Beugla Lolie pour aussitôt demander d'une voix guillerette. 
" Pas seulement, on a fait de la luge, de la raquette, du snowboard aussi ! "
" Et c'était comment ? " Sautilla Lolie, qui avait toujours rêvé d'aller à la montagne pour pratiquer des sports d'hiver, mais ayant quitté les alpes françaises elle n'en eut guère l'occasion. 
" Trop fun ! " Répondit jovialement la blonde. Décevant la française qui attendait plus de détail. 
" Bien sûr, parce que Clara en avait déjà fait, de même que les garçons, mais du reste, nous étions novices. " Précisa Harley. 
" Et je vais te décrire en tant que telle : c'était trop bien ! " s'excita Claire " Au début, tu avais un peu de mal en craignant à chaque fois de glisser, mais une fois que tu as la technique, tu t'amuses comme pas possible ! On aurait dit qu'Harley était faite pour le sport ! Elle s'est immédiatement sentit à l'aise pour une première fois, si elle ne m'avait pas prouvé le contraire je l'aurai pris pour une pro ! "
" T'exagères ", marmonna la rouge. Et ce n'était plus seulement à cause de sa cravate, ces joues se reconnaissaient. 
" Non, elle a raison. Tu es vraiment douée ", approuva Emil, ce qui fit rougir un peu plus la modeste. 
" Et toi, Claire ? " Demanda Luxchana. 
" Je me débrouillais assez bien... "
" Jusqu'à ce que tu glisses trop près d'une pente et d'éclater en sanglot ", continua Clara avec espièglerie.
" Arh, mais du coup, tu n'as pas pu en profiter pleinement ! " La plaignit Celia. 
" Mais le principal c'est que tu te sois amusée ", optimisa Ani. " Tu t'es amusé, quand même ? " Douta-t-elle, avec la chinoise, on était sûr de rien.
" Bien sûr, tu crois qu'elle servait pour quoi ma présentation du début ? " 
" Et comme elle s'est amusée, elle a juste manqué de me rendre sourd plus d'une fois alors qu'on longeait une vallée ou encore de m'ablater le bras quand il fallait descendre, le pire c'était en snowboard. " Souffla Emil.
" Ah non, tu ne peux pas dire que le pire c'est ça. Le plus dur était d'enseigner à Chloé. "
Un silence gênant accueillit la déclaration. 
" Chloé ne..."
" Je ne quoi ? " Grogna cette dernière, n'appréciant qu'on parle d'elle dans son dos. 
Durant un laps de temps, son regard croisa celui du seul garçon, qui tenta de maintenir l'échange mais il finit par détourner en constatant que ses yeux dérivaient un peu plus bas, faut dire qu'il n'était pas vraiment grand et que c'était vraiment une tare pour un gars.
" Eh ben, au moins on a eu un bon prof ", poursuivit Harley la conversation en ignorant le mauvais regard de la verte. 
" Tu as appris avec Emil ? Je suis jalouse ", grinça Animera en comprenant le jeu de regard.
" Jalouse de qui ? " En s'incrustant Ionise. 
" Comment ça ? Parce qu'il y a de quoi être jaloux des deux côtés ? "
" Oh, ça... " 
Le ton enjoué du serpentard leur fit penser à celle de Clara lorsqu'elle avait accompli une farce et ils (plus Emil) eurent un doute. À raison, puisque l'aura menaçante de sa condisciple les entoura rapidement. 
" Eh bien quoi ? Qu'ai-je dit de mal ? " Fit-il avec un étonnement sincère qui dû dégoûter le corps de déesse pour qu'elle perde de son air menaçant. 
" On avait un deal. " Se contenta-t-elle de lâcher.
" Tout à fait et je n'ai rien montré de compromettant. "
" Attends, tu as vraiment fait l'échange ? T'es-tu assuré qu'il n'a pas de négatif au moins ? " Se méfia Emil.
" Oh ", lâcha son cousin.

Il amena sa main sur sa bouche pour montrer sa surprise. Le geste à priori innocent mais minutieusement calculer du danois roublard assombrit d'autant plus Chloé qui le fusilla du regard. Elle manqua de lui sauter dessus pour l'étrangler en voyant le sourire narquois derrière sa main. S'il croyait l'avoir caché, c'était raté, à moins qu'il ne l'ait fait exprès. Raison de plus pour le supprimer. Elle n'eut pas le temps d'exécuter son homicide que la fin de la recrée les surprit. 
" Déjà ? "
" Ce n'est pas étonnant quand on voit qu'une certaine personne a bien réussi à attirer l'attention sur lui. "
Ionise ricana en se reconnaissant mais se dirigea sans mot dire au cours suivant. 


         À la fin de la journée, les filles se réunirent enfin dans leur petit coin pour causer. 
" Au fait, ce n'est pas pour rien qu'on a abordé le sujet des moyens de communication ce matin, on vous a ramené des souvenirs de notre voyage ! " S'exclama Clara.
" Tiens donc, que nous vaut cet honneur ? "
" Déjà, parce que nous sommes aujourd'hui réunies. " Déclara Chloé. " Et comme nous ne pourrons pas forcément toujours l'être vu que les devoirs nous l'accordent de moins en moins, autant avoir de quoi nous contacter même une fois éloignés. "
" Tu joues dans le sentimental ? Tu n'as pas eu ta dose de sentiment aujourd'hui ? " Se moqua Celia.
" Je m'en passe de tes commentaires et prends donc un exemplaire. "
Sans attendre sa réponse, Chloé lui balança un mince livret noir. Celia l'a réceptionna comme elle put, n'étant pas une joueuse comme sa camarade. Les autres, étant dans le rayon visuel de la susceptible reçurent le même traitement, tandis que les trois autres distribuaient en toute civilité. 
" Ha, des carnets Messenger, je le savais ! " S'enorgueillit Lolie de sa déduction personnel. Avant d'entamer une danse de la joie. 
" Juste pour avoir bien deviner une chose qui était plutôt évident. " Cassa Élise.
" Ce n'est visiblement pas le cas pour tous..." Marmonna Luxchana en regardant Rose. 
" Hum... Mais ces objets sont emprunts de magie noire, non ? " Dit juste la Weasley.
" C'est vrai, j'en sens une quantité importante ", approuva Lux. 
On ne pouvait pas se permettre de remettre en doute son jugement étant donné que mademoiselle maîtrise la magie impériale qui permettait d'identifier les différentes magies avec plus ou moins de facilité. Merci à Adil MoonStar, experte dans le domaine, qui adore enseigner à son adorable fille. 
Mais c'était justement à cette certitude que Clara et Claire se figèrent à ces mots. Les deux autres, par contre, ne semblaient pas si surprises. 
" J'aurai du m'en douter. C'était trop beau qu'elle nous en ait offert autant d'exemplaire. " Maugréa Chloé, songeuse. 
" Qui donc ? "
" La mère d'Emil. C'est vrai qu'elle avait un comportement assez étrange, paraître aussi distant envers son fils. " Harley marmonna la dernière partie, mais comme personne ne parlait, elles avaient toutes entendu. 
Claire fut celle qui réagit le plus mal. " Mais au moins, il peut compter sur sa jolie voisine. "
" Hum ? " Réagit Ani. 
" En tout cas, il n'y a pas à craindre. Après tout, même les plus anciens moyens de communications sont faits avec de la magie noir. Je vous rappelle que les miroirs à double sens ont à l'origine été trempé dans de la magie noire afin qu'ils soient si performants. " Glosa Alice.
" Tu m'as l'air tellement convaincante que j'en viens à me demander comment est-ce que tu sais tout ça ? " Plissa Lolie comiquement des yeux. 
" Ce n'est pas pour rien que je suis dans ma maison. "
" Et que dans la bibliothèque de la dite maison, il y a tellement d'ouvrage qu'on a une culture beaucoup plus large qu'une élève moyenne. " Enchaîna Claire, même si elle n'était pas concernée par le sujet ayant déjà toutes les connaissances de ces livres. 

" Donc, voulez-vous bien accepter nos présents ? " Fit Harley, irritée qu'on remette en doute leur geste attentionné.

" Bien sûr, puisque c'est offert avec tant de tendresse ", accepta Élise en commençant à écrire.

L'instant suivant les possesseurs de ces carnets Messenger vibrèrent discrètement dans leurs mains. Elles l'ouvrirent en sentant une chaleur sur la surface et lurent la première page. Avant que Lolie ne pouffe de rire. 

" T'as raison, ce sera tellement facile de passer le temps ! "

" Non, je ne suis pas d'accord, les filles ont dit que c'était lorsque nous sommes dans l'impossibilité de nous échanger de vive voix, pas pour sécher un cours comme tu le dis ! " Dédit Rose.

" Même si c'est le cours de Kurt ? " Grimaça Harley.

" Même si c'est le cours du professeur Kurt ", répondit la rousse des aigles en la corrigeant.

Le châtain grimaça encore plus. 

" En tout cas, je trouve ça plus cool que les téléphones miroir double sens, parce que d'un : quand on parle les murs ou arbres ont des oreilles et deux : il n'est pas possible de communiquer avec plusieurs personne à la fois. Il faudrait rompre avec la première communication avant de pouvoir parler avec un autre. "

" Quoi ? Depuis quand c'est comme ça ? Chaque miroir n'a pas juste son double et c'est tout ? "

" Bah, c'était le cas pour les traditionnels. Tu crois quoi ? Qu'on va vendre plusieurs pairs de miroir à double sens ? C'est sûr que ça fera monter les chiffres d'affaires mais pas sûr que tout le monde a une telle fortune. " Répliqua Lolie, qui contre toute attente avait un sens des affaires.

" Et puis tu ne vas quand même pas te trimballer avec plusieurs miroir sur toi ? Imagine que tu as trois communications en même temps. " Celia rit de sa propre blague mais voyant qu'elle était seule, elle se reprit, refroidie. 

" Attends, tu traines vraiment avec trois miroirs sur toi ? " demanda Élise, se doutant quelque part de la réponse. 

À raison, l'autre se cacha derrière ses mains, embarrassée.

" Mais j'avais déjà une connexion avec mon père, puis j'en ai eu un autre avec Clara. Je ne pouvais pas faire deux en un comme il est commun de s'en faire actuellement ! "

" Du calme, on ne te juge pas. Puis, de toute façon les miroirs à double sens sur le marché sont de petites dimensions à peine assez pour voir l'œil de l'interlocuteur, histoire de s'assurer qu'on ne se trompe pas de personne. Rien ne vaut mieux que les miroirs traditionnels ", lui exposa Chloé.

" Bon, maintenant qu'on a vanté les bons côtés des miroirs -sans oublier leur mauvais côté-, peut-on revenir sur un sujet plus intéressant. Par exemple, le cas Emil. "

Claire tourna la tête vers la fille du prof, l'ennui était apparent sur ses traits. 

" On n'en sait pas plus que toi. Juste que l'accueil n'était absolument pas celle qu'on a imaginé. " Prévint Chloé. 

" On veut dire par là que comme l'an dernier il nous avait proposé de passer les vacances d'hiver chez eux, on pensait qu'ils avaient préparé. " Enchaîna Harley.

" En soi, c'était prêt, l'accueil était sympa mais pas chaleureux. "

" C'est parce que c'est un pays nordique ? " Suggéra Élise. Qui avait quelque chose avec les jeux de mot dernièrement. 

" Très drôle. " Rétorqua Claire sans l'être " le Danemark est justement le seul des scandinaves à se trouver dans une position avantageuse. Et puis, techniquement c'était Ionise qui nous a invité. "

" Il y a une différence ? " Releva Celia en arquant un sourcil. 

" Bien sûr, il n'a pas arrêté de rappeler de ne pas les confondre au début. "

" Surtout que leur famille diffère en tout alors que ce n'est pas le cas des visages ", renifla Harley. 

" Étrangement celle d'Io est tellement affable et niaise que celle d'EMI-chou passe pour une famille de dépressif. "

" Pourtant le rejeton du premier n'est pas aussi aimable ", maugréa la rouge. 

Chloé fit la moue. " T'es encore là-dessus ? "

" Pas moyen d'oublier. "

" Tu sais, un jour, tu devras bien mettre cette tension de côté, être rancunière n'a jamais été bon pour la santé. " Soupira Lux.

" Oui, mais pour l'heure il n'est pas encore temps que ma colère s'apaise. Il faudrait bien encore sept ans. "

" Pourquoi sept ? "

" Parce que ça fera le nombre d'année qu'il aura brisé en un instant. "

" Tu vas me faire croire qu'à onze ans tu n'as jamais eu de contact physique avec un gars ? " Fit Élise, suspicieuse. 

" Et toi, tu vas me faire croire qu'à onze ans, on t'a déjà plaqué contre un mur et menacer ? " Répliqua sèchement sa condisciple. 

" ... Ah ouais, c'est sûr il est allé un peu fort... "

" Un peu ? " Critiqua Har.

" Il avait lui aussi onze ans et pas autant de force que maintenant, t'es bien obligé de l'admettre. "

" Absolument pas, il y a mis le plus de force qu'une première année le pouvait ", répondit Harley de mauvaise foi. 

La conversation partit sur des tons plus légers mais un doute persistait quant à la situation familiale du meilleur ami des filles. 

Cela avait en particulier touché deux d'entre elles, dont une montra des signes évidents dès le lendemain matin. 

" Mon Milou, ne me quittes pas ! "

Le dit Milou manqua de tomber en arrière sous l'impact. Il fut retenu par le soutient discret qu'il eut dans son dos. Du coin de l'œil il vit Lysander lui sourire et Lorcan l'encourager dans un mouvement de lèvres avant qu'ils ne disparaissent pour aller prendre le petit déjeuner.

" Je n'y risque pas, vu ta poigne dont on ne soupçonnerait jamais. "

" Alors tu me promets de ne jamais me quitter ? "

" Sauf pour aller aux toilettes et encore moins lorsque tu es dans ta période de dérèglement. "

En un instant, l'ambiance qui se voulait émouvant avec tout plein de sentiment touchant devint froid et gelant jusqu'à l'os. Il eut un bruit assourdissant avant que cela ne soit succédé de pas encore plus bruyant. Plus tard, alors que les autres quatrièmes descendaient dans la salle commune afin de se préparer pour leur premier cours à 9h, ils eurent la surprise de voir un Emil bougonnant avec un antiseptique contre la joue.

" Eh bien, tu t'es blessé en créant un de tes jeux ? Je savais que ça arriverait un jour. " Se moqua Alice.

Le garçon ôta sa main afin que ses camarades puissent voir l'étendue des dégâts. 

" Hum, ça m'a tout l'air d'être l'œuvre d'une humaine plutôt que d'un mauvais usage de sort ", commenta Alfred.

" Tu m'a surtout l'air de t'être fait attaquer par une sauvage ", lâcha Elias.

" Oui, exactement. Par ta sauvage, la chinoise ", répondit le blessé en regardant Albus.

Qui rougit en comprenant le sous-entendu.

" Ce... Ce n'est pas... Ma..."

" Et on peut savoir ce que tu lui a fait pour qu'elle t'attaque ainsi ? "

La réponse tarda à venir et quand une moue apparu sur les lèvres du stigmatisé, ils surent que quelque part il devait mériter cette punition. 

" En fait, je crois qu'elle a dû faire un cauchemar et voulu vérifier que j'étais toujours en vie en me sautant dessus. Seulement, appréciant très peu ce genre de débordement d'aussi bonne heure, je lui ai dit quelque chose qu'elle n'a pas forcément apprécié. "

" Voire pas du tout ", termina Wyatt, avec un sourire amusé. 

" Qu'est-ce que tu lui a dit ? " Sourcilla Rose en s'approchant de lui dans l'idée de le soigner comme elle sortait sa baguette.

L'autre leva ses yeux au ciel, évitant ainsi le regard des autres. " Un sujet qu'elle n'apprécie pas. "

" Il y a quoi ? Midgen ? Le sang ? L'altitude ? Les animaux ? " Énuméra Alice. " L'air de rien, il y en a beaucoup... "

" Un sujet qu'aucune fille n'aurait apprécié abordé. "

Et comme il le craignait, Rose cessa de lui faire du soin. Et à Alice de réagir.

" Tu lui as parlé... Des ragnagna ? " 

" Qui ne dit mot consent ", acheva Wyatt au silence de leur camarade de chambre.

" Bien fait pour toi ! " Lança Alice " Alors qu'elle s'inquiétait pour toi ! "

" Maintenant tu n'as plus qu'à aller t'excuser auprès d'elle ", conclut Albus durement. 

Vu qu'il ne plaisantait pas, l'inventeur se résolut à descendre dans la grande salle, sa nouvelle cicatrice à la vue de tous et s'excuser auprès de sa meilleure amie avec laquelle il n'en était pas à leur première dispute.

" Claire. "

La masse recroquevillée rentra encore plus sa tête dans ses épaules en montrant son dos à son interlocuteur, histoire de lui faire comprendre qu'elle n'avait aucune envie de lui parler.

" Si tu ne redresses pas, tu auras le dos courbé ce qui empirera ta petite taille, c'est ce que tu veux ? "

Piquée au vif, la petite se redressa sans le regarder.

Rose se racla la gorge pour lui rappeler la mission. Même si elle ne s'était non plus gênée pour rire de la situation.

« Claire ? » recommença plus doucement le danois.

Bien évidemment, la réaction ne vint pas. Il respira profondément avant de prendre une voix encore plus basse que précédemment.

« Je m’excuse, p’tit koala. »

La dénommée tressaillit à l’appellation.

" Je suis désolé. Je n'aurai pas dû me moquer alors que tu me montrais juste ton affection. Mais tu aurais pu éviter de me laisser cette cicatrice, non ? "

Elle se tourna enfin vers lui.

" Excuse accepté. "

Ce fut tout.

Clara, assise à côté d’Harley à la table des rouges, chuchota dans l’oreille de son amie : « Elle a volontairement oublié la partie cicatrice. »

« Est-ce que tu peux être charitable et me soigner cette vilaine stigmate ? »

 « Est-ce que tu es en train de m’accuser d’être vilaine pour t’avoir seulement montré mon attachement ? »

Le regard mouillé qu’elle adopta fut celle que tout le monde appréhendait. Comment est-ce que la vraie victime va réagir ?

« Non, mais je n’ai pas besoin de marque pour savoir que je t’appartiens. Toi-même tu sais que je te suis tellement fidèle. »

Une rumeur s’éleva doucement dans leur entourage. L’échange de regard fut finalement rompu par la jeune fille qui détourna avec une moue.

« C’est déloyal ! »

« C’est toi qui dit ça ? Qui est-ce qui a utilisé les larmes de crocodile ? »

« Ce ne sont pas des larmes de crocodile ! Ça m’a vraiment fait de la peine que tu me repousses comme ça ! Ce n’était pas censé se passer comme ça, t’étais censé regretté ton acte jusqu’à la fin de ta vie. »

« Mais je regrette, je suis tellement désolé de t’avoir maltraité. Veux-tu bien me guérir maintenant ? »

Cédant au regard qui pouvait devenir encore plus fondant que le sien, Claire sortit sa baguette et pardonna définitivement à son meilleur ami, clôturant ainsi leur conversation à la vue de tous. Notamment de certain envieux qui auraient voulu être à leur place.

 

" Au fait, Ady, comment as-tu su cuisinier ? "

Le blond tourna sa tête en direction de sa camarade de maison, alors qu’il était installé contre la porte de la salle d’histoire –car certains aimaient tellement ce cours qu’au lieu de profiter de la récrée, ils préféraient attendre le début du cours devant la salle-, regarda calmement Élise et s'étonna d'où pouvait provenir de ce soudain intérêt pour sa personne.

" Bah, je connais des passages secrets qui me permettent beaucoup de liberté. "

" À t'entendre, on croirait que tu en connais plus que le créateur lui-même ", répliqua Harley. 

" Ou ceux qui sont en possession d'un artéfact qui en connaît tellement ", marmonna Clara.

" Qui sait ? Par ailleurs, je l'ai déjà dit mais celui-ci est de ma conception alors il est évident que je le connaisse mieux que n'importe qui. "

" Comment peux-tu créer ta propre salle alors que tu n'es qu'un quatrième ? "

" Tu as oublié à qui tu t'adressais ? " 

En effet, c'était un quatrième mais pas n'importe lequel, enfin toute leur promotion n'était pas n'importe qui mais bon bref, car il s'agissait du septième fils. L'élu, le sorcier le plus puissant. Après Harry Potter ? Pas sûr.

" Et donc, dans ce dit passage secret, tu as appris à cuisiner en autodidacte ? "

" En clandestin ? "

" Illégalité ? "

" Il n'est pas illégale de cuisiner. Il y avait un pro qui m'assistait et même si c'était clandestin personne ne le saura tant qu'on ne dit rien, n'est-ce pas ? "

" Ce ne serait pas une menace sous-jacente ? "

" Je n'oserai jamais. "

" C'est dommage, ça veut dire qu'on n'aurait jamais l'occasion de te voir à l'œuvre ", comprit Ani.

" Ça veut surtout dire qu'on ne saura jamais ce qu'il met à l'intérieur. " Renifla Chloé.

" Oh, arrêtes d'être si vexante comme si tu l'accusais de faire de telle bassesse, ils étaient bons, ses sandwichs. " Le défendit Claire.

" Merci, Caramel, toi au moins tu ne juges pas. "

" Caramel ? " Répétèrent les autres avec ébahissement. 

Le blond eut un bug en comprenant ce qu'il venait de dire.

" Non, mince, je voulais dire Claire ! Pardon, je..."

" Attends, je te défends et c'est comme ça que tu me remercie ? En me confondant avec ton familier ? Je ressemble à ton chien peut-être ? " S'outra la chinoise.

" Si je peux me permettre, tu es aussi excitée qu'une..." Commença Ani.

" Eh ben, non, je ne te permets pas ! Vous ne pouvez pas me comparaître avec un canin ! " 

" Oh, arrête de réagir avec autant de drame comme si c'était la fin du monde, il s'était juste trompé, ok ? " Parodia Lolie.

Elle reçut en tout et pour tout un regard noir brillant avant que cela ne soit recouvert par l'épaule d'Emil. La gryffondor ricana avant de se tourner à nouveau vers son condisciple.

" Mais sinon, tu nous feras une démonstration à l'occasion. " 

" Bien sûr, Loa, à l'occasion. "

" Loa, maintenant ? "

" Attends, laisse-moi deviner, tu as mélangé son prénom et son premier nom, c'est ça ? " Rit Clara.

" Forcément, Lolie et Boa, quoi. "

" Il y a quelqu'un qui a du mal avec la reprise ", taquina Celia.

Pas de réponse, l'autre s'était déjà terré dans ses bras, ruminant.

Le lendemain ils eurent la surprise de voir de la neige dans la cours de métamorphose. Et juste dans cette cour. La raison en était que, déçus de ne pas avoir eu de Noël blanc, Alice et Alfred et Adrian avaient décidé de s'en faire un eux-mêmes. Profitant qu'il y eut une averse plus tôt dans la matinée, Adrian usa de son nouveau don et gela les fines gouttes d'eau, créant par là un vrai phénomène climatique. Comme il n'avait pas plu dru, les deux autres ont sorti leur baguette pour lui donner plus d'eau avec le sort aguamentis, cependant cela n'eut pas que du bon, puisque nouvellement acquis le septième fils ne contrôlait pas encore très bien sa cryokinésie et ils durent reprendre plusieurs fois pour avoir de la neige et non des sculptures de glaces. Bref, le résultat est qu'ils ont quand même eu une cour entièrement enneigée. Assez pour faire une bataille de neige. Mais pas pour tout de suite.

" Le septième fils a encore frappé ? " Commença Chloé en les rejoignant avec les filles.

" Tu ne vas pas te plaindre ? " Commença Adrian à bouder.

" Mais non, tu sais bien qu'elle fait tout ça pour te taquiner ", plaisanta Clara en s'affalant sur un emplacement où la neige était bien volumineux et intacte.

Chloé se dirigea vers la statue pour enlever la neige incrustée et ainsi faire sa propre sculpture tandis que Claire ne se cassait pas plus la tête et ôtait tas par tas à l'aide de sortilège magique. Harley resta à la limite de la cour et du couloir découvert, rassembla la neige aux simples mouvements de ses pieds. Adrian finit par rire. 

" Tu as un comportement tellement masculine. Je me demande si tu ne serais vraiment pas un gars derrière cette attitude ? " 

" Ah non, vous n'allez pas commencé non plus. J'en ai assez avec Rei. "

" Mais je trouve que tu serais très bien en gars. " S'exprima Claire en commençant une énorme boule de neige.

" Ouais, sportif comme tu es, tu aurais un corps magnifique ! " Approuva Clara.

" Plus que Zabini ? " Railla Alice.

Un éclair traversa les yeux de la blonde. 

" Beaucoup plus ! " Affirma-T-elle.

Son amie rit sans rien dire, n'arrivant probablement pas à se l'imaginer. 

" Tu dis ça parce qu'elle est élancée ? " 

" Pas seulement, mademoiselle a aussi du muscle. Je parie que t'as même des abdos. "

" Tout le monde a des abdominaux, c'est juste que certains sont plus cachés que d'autre ", la reprit Chloé. « par de la graisse, par exemple. »

" Oh, c'est bon, hein ! Joues pas avec les mots, vous m'avez compris ! "

" C'est parce qu'Harley pratique un sport ", fit Alfred... Avec un ton d'évidence.

" Qu'est-ce que tu veux dire par là ? Je fais aussi du Quidditch. "

" Oui, mais non...! Le Quidditch, c'est... C'est différent, tu ne peux pas dire que tu peux te muscler ! À la limite te briser des os et prendre le poussos pour les faire pousser plus long, mais il n'y a pas de génération musculaire. " Dédit Adrian. 

" C'est là que tu te trompes ! Dernièrement, une potion de renforcement musculaire a été créée parce qu'il y avait beaucoup de déchirement, pire que les moldus, je dis ! " Se moqua Clara. " Remarque, je comprends ce que tu veux dire, Al. À part voler sur un balai, on ne fait pas grands chose. Sauf pour les batteurs, grâce à ce poste j'ai des biceps à rendre jaloux les garçons fainéants ! "

" Et non sportifs ", ajouta Alice en regardant son ami. 

" Oh, c'est bon, heureusement que je ne suis pas du genre à prêter attention à ces détails ", répliqua Alfred. 

" Je suis sûr que si Clara était un gars, elle aurait été le pire de tous les farceurs réunis ! " S'exclama Claire en terminant son bonhomme de neige, très fantaisiste pour une simple sculpture d'eau glacé. 

Intéressée, son amie se leva et se dirigea vers elle pour voir de plus près le résultat.

" Et toi, tu aurais été Emi-chou version chinois. " Dit Clara au bout d'un moment alors que son amie essayait d'animer sa création.

" Oh, merci, ça me fait très plaisir. "

" M'est avis que tu te réjouis surtout parce que tu te penses être mignon ", interpréta Alice.

" Bah, quoi, ce n'est pas le cas ? " 

" Hum, si, si ! Et qui pensez-vous qui sera le plus sexy ? " Approuva Clara sans quitter le spectacle des yeux.

" Bah, Chloé, non ? " Fit Harley avec évidence. Ce qui conforta les autres à l'idée qu'elle faisait très garçon. 

" Hum, je pense que Chloé serait plus beau que sexy en gars. Je le vois bien, cheveux brun bouclés, yeux bleus, avec son délicieux sourire, tu ferais des ravages ! "

" Oui, je vois le genre. " Sourit Clara. " Perso, je pense que Lux correspond plus à la description de sexy. "

" C'est vrai, il aurait les cheveux demi-long et un peu courbé au bout, ses yeux marrons ne paraîtront même pas banals car connecté à son sourire ils brilleront à chaque instant et il aura un piercing à l'oreille droit, pourquoi pas ! "

" Il aura un corps divin, parce qu'il pratique la danse indienne pour faire tomber encore plus de femme à ses pieds, le saligaud ! " S'emporta brusquement la jaune en piétinant la neige avec rage.

" ... Je ne sais pas comment il faut comprendre ? Et surtout comment réagir, dois-je m'exaspérer du fait que tu ne connais que ça comme activité de cette civilisation ou être désespérée que tu confonds encore l'origine de ta camarade de chambre ? " Soupira Chloé.

Voyant l'air sceptique de l'italienne, l'asiatique rit avant de lui expliquer :

" Luxchana est sri lankaise et même si on confond souvent les deux pays, c'est bien différent, surtout à l'échelle de leur pays. "

" C'est comme si tu confondais la France et la Belgique, juste parce que les deux pays parlent français, enfin une partie pour la deuxième, quoique la première n'est non plus très homogène. " S'embrouilla finalement Harley. 

" D'ailleurs, ce pays n'est plus ce qu'il est. Je croyais que sa population était blonde, pourquoi est-ce que Lolie -dont le prénom ne fait pas plus français, soit dit en passant- est d'un mélange d'auburn et violet ? " Grimaça Claire. Jalouse.

" C'est quoi ce préjugé ? On dit que tous les italiens sont châtains et bronzés parce que le pays est au sud et au milieu de la Méditerranée, Clara est une nordique, peut-être ? " Cingla Alice.

" Non mais cette description première ne concerne que la plèbe, ma famille est beaucoup plus aisé que ça. " Balaya Clara. Autant la remarque d'Alice que son regard noir. " Et puis la blondeur est synonyme de richesse, pureté et élection. "

" C'est moi, ou tu ne corresponds à aucun de ces caractéristiques ? " Nargua Chloé. 

" C'est ça, moque-stoi, mais sache que les bruns sont tous considérés comme des êtres ténébreuse, voués à faire le mal. " Elle ajouta rapidement en jetant un coup d'œil à sa voisine. " Sauf les chinoises, tout le monde sait que ce sont des sages. Et ce, dans tous les sens du terme. "

" Ça tombe bien, ça correspond bien à l'image des serpentards ", railla Harley en parlant des bruns, bien sûr. " Du coup, Malefoy et Tobi sont écartés. "

" Bien sûr, les blonds sont considérés comme l'essence même du canon de beauté. " 

" Surtout les blonds aux yeux bleus ", dit distraitement Claire, abandonnant l'idée d'animer sa créature. 

" Merci. " Résonna une voix masculine.

Soudainement, les filles remarquèrent qu’elles n’étaient pas uniquement entre elles et que deux garçons laissés pour compte avaient décidé de faire connaître leur présence, ou rappeler. Enfin, seulement le blond aux yeux bleus en question, car le roux semblait trop gêné d'avoir 'surpris' une conversation féminine. 

" Mais d'où tu t'incrustes ? On discute sérieusement entre filles ! "

" Oui, bah qui vous a permis ? On était posé tranquillement et d'un coup, vous faites comme si les gars n'existaient plus et piaillez comme des oiselles. On était embarrassé, nous ! "

" Bah, t'avais qu'à rester dans ta gêne, imbécile ! " Rétorqua violemment Clara en lui balançant une boule de neige sur la bouche. Provenant du bonhomme.

" Non, mais c'est bon, pas la peine de réagir comme ça ! T’es susceptible ! " Recracha Adrian du peu qu'il en a avalé par mégarde.

" En plus tes cheveux blond ne sont même pas beaux. Quand on a des cheveux aussi rares que les tiens, on les chérit et ce n'est pas tes frisotis qui montrent que tu les soignes ! " S'y mît aussi Chloé en visant bien la tête. 

" Mais, mais... " Balbutia le pauvre homme à terre, sous l'impact impressionnante.

" Aller, tous sur le frisé blond qui dérange les conversations des filles ! " Cria Alice en bombardant son ami de projectile glacé.

C'est ainsi que le créateur de neige artificiel fut attaqué par sa propre création, même par Alfred qui suivit le mouvement, de même que Claire, qui avait aussi détruit sa création. À la fin, ils tombèrent tous épuisés, mais amusés, à terre encore bien enneigé. Le roux jeta un regard désolé sur ce qui restait de la sculpture. Ne restait que le bas, enfin si encore c’était bien lui et non pas un tas de neige comme ça.

" R.I.P, Olaf. "

" C'est qui Olaf ? " Demanda la chinoise en se redressant, qui avait l'impression que son condisciple avait parlé d'une autre langue.

" C'est un personnage d'un dessin animé, dont je ne soupçonnais pas Al regardé. " Répondit Clara en roulant sur elle-même, entraînant un sillon sur la neige derrière elle.

" La vraie surprise est de savoir que toi, tu as regardé ", releva Alice en défendant son ami.

Sans trouver de réplique satisfaisante, Clara dévia la conversation en demandant à la chinoise :

" Je croyais que ton canon de beauté était Wyatt ? Pourquoi tu dis que les blonds aux yeux bleus sont les tops ? "

" Pourquoi tu t'en plains ? Je te rappelle que tu correspond tout à fait à cette description ", remarqua Chloé.

" Du tout, c'est juste que ça ne correspond pas à ce qu'elle préfère, elle. Qui me semble-t-il s'avère plus être un brun aux yeux d'une couleur si spécial à cette famille. "

L'autre rougit sous cette insinuation devant les garçons mais encore plus quand elle les entendit en rire, montrant qu'ils ne sont pas surpris d'apprendre ce fait. Elle paniqua.

" Tu n'as rien à craindre, on ne dira rien. "

" Non, en fait, je suis plutôt inquiète de savoir que vous... Soyez au courant. "

" Eh bien, nous ne sommes peut-être pas des devins, mais il faut pas être une flèche pour savoir que tu as un fort béguin pour un de nos camarades. Bien sûr, avec ton attitude il nous arrive d'avoir des hésitations quant à savoir qui, parce que souvent tu changes de comportement à la présence de deux garçons. Mais avec cette insinuation on peut facilement confondre avec un autre brun. "

" Oh là, la, c'est si embarrassant ! " Elle se couvrit le visage de ses mains trempés de neige, histoire de se rafraîchir les idées. 

Seulement quelque morceau s’échappa pour voler sur les autres. 

" Oh, ça suffit avec la neige ", râla Adrian, un petit traumatisé. 

" Oh, pardon, j'ai pas fait exprès. "

Un silence réconfortant s'ensuivit alors que le petit groupe savourait la fraîcheur hivernale.

" Atchoum ! "

Avant qu'un signe n'annonce un début de rhume. 

" Bon, il serait peut-être temps de retourner au chaud. "

" En même temps rester dans la neige en ce temps froid, ce n'était pas très malin de notre part. "

Ils quittèrent la cour de métamorphose enneigée, qui deviendra le champ de bataille de neige pour d'autres élèves qui allaient venir après leur passage mais ça c'était une autre histoire. Ils se dirigèrent à l'intérieur du château pour se réchauffer un petit peu -car il n'est pas dit que Poudlard est équipé de radiateur sorcière ou moldu-.

" Ah, je mangerai bien quelque chose de chaud, moi ! " S'exclama Clara en se dirigeant vers les cuisines. 

" Attends, j'ai meilleurs à te proposer ! "

Il les emmena dans un de ces salons, un peu spécial car il se trouvait derrière une tapisserie et pas prêt à être découvert par quelqu'un de non observateur ni méticuleux. Il n'y avait au début pas grand-chose, mais dès son entré un comptoir apparut ainsi qu'une mini coffre qu'il agrandit rien qu'en le touchant. Il en sortit quelque sachet et pot qui s'agrandissaient à mesure qu'il entrait en contact et se mît enfin au travail. Les autres attendirent qu'il termine ce qu'il avait à faire pour eux -et avaient de rare exclamation quand il utilisait ses pouvoirs pour déclarer une étincelle de flamme-, parce qu'il était bien en train de les cuisiner de quoi mettre sous la dent, n'est-ce pas ? Sinon, il ne les ferait pas attendre inutilement. Tout du moins il n'avait pas intérêt.

" Voilà, c'est prêt ! Bonne dégustation ! "

Il disposa un plat devant chacun d'eux et les invita à se servir. 

" Oui, et c'est quoi ? Ne crois pas pouvoir nous entuber avec de la nourriture. " Commença Chloé.

" Ce n'est absolument pas mon genre, arrêtes de voir le mal partout ! Surtout quand ça me concerne. C'est juste du riz au chocolat. "

" Quoi ? " Réagit mal Claire. 

" Enfin, tu voix il y'a du riz au lait, j'ai juste mis du lait au chocolat. "

" Jamais entendu parler. " lâcha durement la chinoise. Faut pas se moquer du riz devant un chinois.

" Mais si, ça se vend dans les grandes surfaces moldu, et c'est super bon ! " S'exclama Clara.

" Quant à savoir si monsieur est au niveau ", dit Harley avant d'enfourcher une bouchée. 

" Parce que tu t'y connais ? " Demanda Chloé. 

La châtain termina de mâcher avant de se tourner vers l'auburn. " Non, mais je sais reconnais les bons aliments, quand c'est comestible ou non. " 

" Mademoiselle a le palais fin ? "

" Et alors, ton avis ? " S'enthousiasma le blond.

" C'est pas mal. "

" C'est trop bon ! On dirait ces brioches au curry dans Black Butler ! " S’exclama d’un coup Clara, après avoir pris une bouchée.

" Parce que tu en as déjà goûté en vrai ? " S'étonna à moitié Alice.

" Mais oui, et c'est délicieux ! Tu as mes congratulations, vieux ! "

" Merci ! " Rit-il. " Et vous, qu'en pensez-vous ? " 

" C'est bon, comme d'hab. " Répondirent ses congénères. 

Chloé resta plus sur la réserve, mais l'avis dont il attendait impatiemment était celle qui restait étrangement silencieuse.

" Oui, bah, c'est bon, arrête de me regarder comme ça ! " Lâcha la brune après avoir terminé son bol. Ne laissant même pas un grain de riz, voire un coulis de chocolat. Ou comment manger proprement avec Claire Lyu, edition Gallimard.

" Non mais je veux savoir si je n'ai pas mal cuit le riz ou trop fait fondre le chocolat, si ce n'est pas trop collant. "

" Et nous, tu nous le demandes pas ? Parce que d'après toi, elle paraît plus gourmette que nous tous ? " L’embêta Clara en voulant aussi imiter son amie en ne gâchant rien.

" Je l'ai déjà entendu, ton avis, et les autres préfèrent le silence, qui en soi veut tout dire. "

" Eh bien, je trouve ça très bon. La douceur du chocolat au lait se mari étonnement bien avec le riz, probablement parce que c'est un poacée et qu'il n'y a donc aucun goût. Bref, je ne m'y attendais pas mais tu viens de me faire découvrir de nouvelle saveur dont je pourrai facilement en devenir additionné, merci ! "

Heureux d'avoir été complimenté, il ne s'attendait pas à ce qu'il y ait une suite. 

" Sinon, il est bientôt l'heure du tea Time, voulez-vous accepter une party en ma compagnie ? "

Le trio de né-de-moldu vit avec surprise les trois autres amies grimacer. Ils ne le savent pas mais la chinoise était vraiment rude lorsqu'il s'agissait de son tea party, le moindre petit faute et elle pétait une crise où s'ensuivait une demi-heure, si ce n'est plus, de sermon sur le respect du matériel et de bonne séance. La fin de journée risque d'être bien mouvementé. 

Les jours passèrent dans la routine habituelle, avec des cours toujours aussi intéressants que le prof d'histoire de magie leur dispensait en variant les travaux de groupe, de même qu'en botanique où ils ont commencé à s'aventurer aux abords de la forêt interdite sans y accéder -faut pas abuser- ; des cours moins intéressant avec les profs de sortilège, qui se trompe une fois sur deux ce qui rendait la progression vraiment dérisoire, et de défense contre les forces du mal, qui elle rendait les cours absolument désastreux, dégoûtant les élèves ; des cours beaucoup plus stressants avec le prof de métamorphose et de potion -on ne change pas une équipe qui gagne... À jouer les nerfs des étudiants- et le reste qui a ses hauts et ses bas, en astronomie et option qui sont neutres.

Tout se bouscula au mois de février. Il y avait parmi les élèves qui aimaient bien croire en ces légendes avec pour symbole la magie de l'amour. Ce n'était pas un mal, mais il faudrait savoir que selon la loi de Gamp, il est impossible d'obtenir un sentiment amoureux via la magie. Or, c'était un concept que les sorciers même avaient encore du mal à digérer. Cela devient d'autant plus problématique quand on arrive au 14 février, considéré comme le jour propice à l'amour. Les hormones ne sont en ébullition pas uniquement pour les excités, il y a les refoulés qui sont aussi compris dans le lot. Manque de peau pour ces filles qui doivent avoir leur dérèglement juste à cette période. Mais il semblait aussi que les élèves n’étaient pas les seuls à devoir subir leur sentiment, surtout si ça déborde.

" Bonjour, chers élèves ! » Commença Midgen alors que les élèves s’attablaient à peine. « J'ai entendu dire que vous n'avez pas d'événement particulier pour ce jour qu'il faut fêter. Or même à notre époque, qui précédait la deuxième guerre, avons eu un moment de détente grâce à un de mes célèbres prédécesseurs : Gilderoy Lockhart ! "

Plusieurs élèves grimacèrent à ce nom, surtout les Serdaigles et les enfants des anciens élèves de cet incapable, mais visiblement ce n'était pas l'avis de Midgen. Mais à vrai dire, même les nés de moldu doivent en avoir entendu parler, après tout, on en vend encore de ses critiques qui le traitait de fou. Enfin, bref, sachant que l'événement du jour a été organisé par un fan de cet escroc, ils pouvaient s'attendre au pire, surtout si ça a été validé par la directrice, car faut bien l'avouer et en excuser le terme, mais elle est bien atteint de ce que tout homme craint et qui ne peut s'en échapper : la vieillesse. Parfois accompagnée de sénilité. C’était généralement le cas avec les personnes enjouées durant leur jeunesse, encore plus quand ils l'ont conservé. 

" Donc, en ce journée mondiale -oui, même pour les moldus- des couples ou futurs couples amoureux, vous allez vous déclarer aux êtres qui vous sont chers ! "

Et musique macabre : enclenchée. Et regard horrifié : dégagée. Et petit commentaire de protestation : défilée.

On aurait pu croire qu'ils assistaient plus à une journée Halloween en retard que le prétendu jour annoncé. Mais visiblement c'était loin d'être fini.

" Pour ce faire, vous allez vous munir de cette fleur magique dont les pétales se fanera soit en rose quand vos sentiments seront exprimé avec sincérité, soit en violet quand c'est une fraude ou qui ne se fane tout simplement pas quand vous ne vous êtes pas déclaré. "

" Sachez qu'à la fin de la journée la maison qui aura le plus de pétale rose sera récompensé d'un gros lot. "

Une vague de commentaire s'éleva dans la foule d'élève, excité de savoir quel serait le prix. 

" Silence ", demanda la directrice, imperturbable.

" Sachez que si vous participez avec enthousiasme, vous aurez une part de la récompense ce midi. " Poursuivit Wonder.

" J'ai une question. " Une main se leva à la surprise de tous et le choc fut plus grand en reconnaissant le propriétaire, James Potter, deuxième du nom. La directrice lui donna la parole en considérant qu'il n'avait étrangement pas fait de bruit. " Quand vous dites qu'il faut nous déclarer aux personnes qui nous sont chers, il faut que le nombre de destinataire soit égal au nombre de pétale ou on peut se déclarer le nombre de fois qu'il y a de pétale à une seule et même personne ? "

Question inattendue, mais pas insensée. Après tout, il valait mieux faire ce qu'on leur demandait plutôt de se plaindre indéfiniment et inutilement, pour certain. 

" Question pertinente, monsieur Potter, voilà qui m'étonne de votre part ", commenta le professeur Malone. 

Des ricanements fusèrent mais le principal concerné ne cilla même pas, attendant une vraie réponse du corps professoral. 

" Vous faites bien de poser la question, en effet chaque pétale est destinée pour une personne, vous n'avez le droit de vous déclarer qu'à cinq personnes différents. "

Le jeune homme ne faisait déjà plus attention au reste du monde pour se tourner vers sa petite-amie et lui déclamer la plus terrible des déclarations que l'école de magie n'a jamais entendu. Dont il en reçu en retour aussitôt.

" Ah oui, c'est sûr que c'était plus facile pour ceux qui sont déjà en couple ", grinça soudainement Luxchana. 

Elle écrasa ensuite son petit-déjeuner de sa fourchette, comme s'il s'agissait du visage de quelqu'un en particulier dont elle aurait bousillé avec autant de hargne.

Quelque place plus loin, installé en face, Aster Cross sentit un fort frisson lui parcourir la colonne vertébrale et il déglutît péniblement en sentant un regard tendu sur sa nuque. À l'arrière, ce qui veut dire qu'il y a quelqu'un soit de la table des bleus, soit des verts qui doit lui en vouloir extrêmement. Et pourquoi pas les deux, tiens.

La journée se déroula donc ainsi, les élèves devaient donc se déclarer aux personnes qui leur était cher, entre les cours ou en cours pour ceux qui en avait de la chance ou pas d'ailleurs, car les grandes effusions de sentiment n'était apprécié dans aucun cours. Surtout lorsque les élèves avaient dans l'idée de se déclarer aux professeurs. Ils eurent une réponse des plus affligeantes venant du professeur Londubat quand on râla du fait que ce concept était totalement stupide.

" Au contraire, je trouve que c'est une très bonne initiative à prendre pour certains d'entre vous qui êtes de trop de mauvaise foi. Ainsi vous pouvez déballer ce que vous avez sur le cœur. "

Cela donna un coup dans leur amour-propre aux trop fiers, et d'autre dans l'estime qu'ils avaient du professeur. Leur faire un coup en traître comme ça ! Inadmissible ! Cependant les plus calmes, surtout ceux qui veulent trouver tous les failles de ce système absurdes relevèrent une chose des sages paroles de l'adulte.

" Déballer ce qu'on a sur le cœur ", tourna et retourna la phrase un élève. " Ce qui veut dire qu'on peut aussi dire ce qui est autre que des sentiments amoureux ou d'affection ? "

Le silence du directeur des blaireaux leur furent plus qu'éloquent. Ce dernier songea de son côté que ses élèves avaient des idées qui lui faisaient de plus en plus peur.

Aussi, dès que la rumeur tourna dans tout le château, des sentiments haineux et venimeux infestèrent dans tous les coins. Voyant que la situation dégénérait, alors même que midi n'était pas arrivé, le professeur Wonder ensorcela les fleurs magiques afin que les messages de haine ne fanent pour qu’une seule pétale. Certains avaient déjà plus de la moitié fanée en noire mais au moins il leur restait assez pour montrer des sentiments plus doux. Heureusement pour eux, ceux-là ne sont pas sanctionné de 10 points, car personne ne leur avait informé. Donc, Luxchana revint satisfaite vers les autres avec un pétale bien noir. Albus cependant a été traumatisé par une déclaration de son frère avant de se faire ranimer par celle d'Abigaël qui le considérait déjà comme son beau-frère. Il lui sourit en répondant qu'il ressentait pareille. De ce fait, il avait déjà trois pétales fanés en rose. James le remarqua et se tanna qu'il n'avait plus aucun blanc.

" Par contre, je voulais savoir, c'est toi que Lily s'est déclaré en premier ? " En lui posant la question, il fit une grimace qui montrait à quel point il était dégoûté de ne pas l'être de son adorable sœur. Même si de son côté lui-même ne l'avait pas fait à elle en première. Mais il s'était dit que comme il s'entendait le mieux avec leur adorable sœur, il aurait été le premier de la rousse. Son dégoût se transforma bientôt en horreur quand il comprit enfin la réponse de son frère cadet, secouement de la tête de gauche à droite. 

" Quoi ?! Mais, mais, mais... À qui elle s'est déclarée alors ? " 

Le brun aux yeux verts haussa les épaules, n'étant pas très surpris. Après tout, la petite lionne avait sa propre vie, et il l'avait bien compris durant la scolarité de l'an dernier. 

" M'est avis qu'il doit s'agir d'un certain blond à Serdaigle ", chantonna Rose, qui avait également toutes les pétales en roses. 

Brusquement, James se tourna vers Wyatt.

" Est-ce que c'est toi ? "

Alors que l'américain s'étonnait, la rousse rougit soudainement pour une raison inconnue mais surtout le plus discrètement possible. Albus, écarté, comprit soudainement et tenta de minimiser la situation.

" Calme-toi, James, elle s'est peut-être juste déclarée à Louise, tu sais comme elles s'entendent bien. "

En parlant du loup -quoique ce serai plus la lionne ici-, celle-ci les rejoignit alors que ses frères se tendirent en voyant une silhouette la suivre et s'approcher d'eux. Rose et Abby adoptèrent des positions fermes sans être totalement hostiles, elles étaient juste sur leur garde en prévenant ce qui pourrait avoir de pire.

" Eh bien, nous veux-tu quelque chose, Ludvian ? "

Mark Ludvian, septième année de son état, regarda sa préfète avant de tourner un regard blasé vers les deux frères "protecteurs", pour finalement déposer sur la plus petite.

" À vous, rien, mais j'ai quelque chose à dire à benjamine Potter. " Il esquissa un sourire intérieur en voyant les muscles se crisper. " Lily Potter, saches que je te haie profondément. " Déclara-t-il alors que la fleur accrochée à son écusson avait un pétale qui se teintait de noire.

La jeune Potter ne cilla même pas, elle le regarda droit dans les yeux et lui répliqua avec une voix égale : " C'est réciproque. Je te déteste aussi de tout mon cœur. "

Constatant que le pétale noircissait, le plus vieux lui gratifia d'un rictus narquois et les quitta en rejoignant son acolyte, Corentin Williams.

Jugeant que la situation n'avait plus rien d'alarmant, la fratrie décida d'avoir une discussion un peu plus privée. 

" Je peux savoir à qui t'es-tu déclarée en première ? "

" Euh... "

Le fait qu'elle hésitait à répondre une question simple comme celle-ci, renforça à James de l'idée que ce soit un gars, surtout qu'elle n'avait même pas eu le déclic à l'approche de Louise Minden, sa meilleure amie, prétendue être la plus proche d'elle. 

" C'est un garçon ? " Sembla l'accuser son grand-frère. 

Albus décida de venir à son secours. " C'est Prince, non ? "

Lily était prête à fondre dans les bras de son Messie de frère. 

" Prince ? Ta grenouille ? " 

" Eh bien, oui, tu as cru que c'était une femelle ? "

L'air décontenancé de son aîné lui permit de s'échapper de cette situation embarrassante. Cependant ce n'était pas le cas pour d'autre. À l'heure de la pause midi, les élèves qui ne s'étaient pas encore empressé de déclarer leur sentiment, s'étaient trouvés dans la même situation que tantôt, ils eurent encore une condition à remplir. 

" Je m'adresse aux élèves qui n'ont pas suivi le protocole et qui ont cru pouvoir passer à travers les mailles du filet, sachez que chaque élève qui se retrouve avec une fleurs de cinq pétales blanches, ou violets ou noires -même si grâce à mon collègue ce ne sera plus un problème-, fera sanctionné sa maison en lui enlevé 10 points. " Déclara Midgen.

Aussitôt que la bombe fut jetée, les protestations s'élevèrent. Certains se levèrent même de leur table pour objecter plus fortement ou martelait celle-ci avec tout sorte de couvert pour faire le plus de bruit possible. La directrice de sentit bien obligé de ramener à nouveau l'ordre.

" Silence. Il s'agissait d'un événement crée par l'unanimité des enseignants, il est de votre tort de ne pas avoir coopérer. Cependant, vous avez encore la fin de la journée pour y remédier et je suis sûr que vous n'attendez que le moment propice, néanmoins ne tardez pas trop. "

Sur ces paroles conseillères de la directrice, le repas commença. Mais au bout d'un moment il eut une surprise à la table des rouges, certains élèves avaient des carrés de chocolat en plus.

" Voilà donc la récompense. Eh bien, il n'y a pas de quoi faire de la concurrence. Du chocolat, ça s'en achète partout. " Commenta dédaigneusement Adelia Flint, méprisant toujours autant ce qui est extra-scolaire. 

" Ah mais, ce sont des chocolats importés de Suisse. " Releva Mathilde en se contorsionnant pour voir l'emballage. " Et de l'édition limité, car c'est juste pour aujourd'hui ! " Elle ajouta de plus en plus en excitée alors que son amie, au contraire, s'y intéressait de moins en moins.

" Cependant l'idée de t'enlever 10 points n'est pas plus séduisant, n'est-ce pas ? " les nargua Jeffrey Link. 

Bien évidemment, la Serdaigle grimaça. 

" Je t'adore beaucoup Link, mais si seulement tu pouvais la fermer des fois. " Lui claqua-t-elle.

Contre toute attente, surtout la sienne, un pétale s'affaissa en rose. 

" J'ignorais que tu éprouvais de tel sentiment à mon égard. J'en suis fort touché ", continua le jeune homme de la railler. 

À la sang-pur de grimacer, d'humeur encore plus noire. Elle ne fut pas la seule de sa maison à ne pas être enchanté par la perspective de faire perdre des points bêtement à sa maison. D'autant plus que dernièrement, elle n'a fait que ça. Du moins elle en a plus fait perdre que gagner, parce que Claire n'est assurément pas une élève exemplaire, pour ça faudrait se tourner vers Rose ou Luxchana. Bref, elle était un peu embêtée parce qu'elle ne savait plus à qui se déclarer. L'ayant déjà fait, même dès l'annonce de l'activité -avec plus de discrétion que James, bien sûr-, à son meilleur ami Emil, elle ne savait pas à qui le faire après qu'elle ait accidentellement avoué son affection à Lysander. Que celui-ci répondit d'un " je t'aime aussi beaucoup " avec un de ses fameux sourires rêveurs. Évidemment, on lui répliquera de tout simplement laisser les trois autres à ses meilleures amies, seulement quelque part en elle voulait aussi profiter pour se déclarer à une autre personne. À la chevelure brune et aux yeux d'une rare couleur émeraude. Et de sexe masculin. L'image d'un de ses camarades s'imposa à elle, elle rougit confusément en pensant à ce qui se passerait par la suite si elle le faisait avant de secouer la tête en s'obligeant de revenir sur terre. 

" Arrête de penser à des choses perverses ", l'interpella Chloé.

" Je ne pense à rien de pervers. Je fantasme tout simplement ! " S’indigna Claire.

" Dans ce cas, arrête de fantasmer en plein jour et marche correctement avant de te prendre un mur ", rétorqua Harley. 

" Je ne peux pas me prendre un mur puisque je suis au milieu, sinon vous l'aurez prise avec moi ! "

" Ouh là, mais c'est qu'elle est surexcitée, la naine ", se marra Clara qui brandissait fièrement sa fleur rose. Dont les pétales sont flétris, bien sûr, ce n'est pas parce que mademoiselle est en couple qu'elle commencera à voir les choses niaisement. On parle de Clara, membre éminent des Fantômes, siouplé

" Je ne suis pas surexcitée et arrête de m'appeler comme ça ! " 

Au vue de ses réponses plus aiguë les unes que les autres, ses amies s'échangèrent un regard en se disant que si, elle était bien surexcitée et le refoulait à sa manière. Ah, la névrose, toute une histoire psychologique. 

Sur le chemin hors du château pour se diriger vers les serres, elles rencontrèrent un groupe assez surprenant. Lucas Dixon, meilleur ami de James et Abby et accessoirement préfet depuis l'an dernier, discutait non pas avec ces derniers mais avec deux Poufsouffles de son année, Clément Godage et Loïc AFNOR, également préfet de sa maison, ce qui expliquait pas mal de chose. 

" Tu as toujours ta fleur intacte ? Dépêche ! Les gryffy ne vont pas apprécié que leur joueur de préfet leur fasse perdre 10 points pour un truc aussi ridicule ! " Se moqua gentiment Clément.

" Parce que tu vas me faire croire que toi, tu t'es déjà déclaré à tous les personnes qu'il te faut ? "

" Ah, maintenant que tu me rappelles ", s'exclama Clem, il sortit sa fleur et mît le seul pétale intacte près de ses lèvres et dit d'une voix voluptueuse. " Je t'aime comme j'aime les fleurs. " 

Le pétale se colora de rose sous les yeux des spectateurs présents. Dont les quatre amies qui, le concevaient à présent, ne devaient pas se trouver sur les lieux. Une scène assez intime venait se déroulait et leur oreille pas encore habitué venait d'entendre quelque chose de si doux dans ce bas monde. Cependant la réponse gâcha un peu tout.

" Tu aimes les fleurs, toi ? "

" Pff, c'est tout ce que tu retiens ? " Ricana Loïc. 

Quelque rougeur apparue sur les joues pâle du préfet avant qu'il ne déclara doucement : 

" Je vous aime comme des meilleurs potes. "

Deux pétales rosirent dans un bel ensemble. 

" Comme tu es mignon. J'ignorais qu'un lion pouvait paraître si adorable. " Commenta Loïc.

" Oui, t'es le plus mignon de tous ! " Ajouta Clément, faisant rougir plus le châtain. 

Ce qui ne l'empêcha pas de relever : " En même temps, nous ne sommes que deux lions de la promotion et James n'est pas vraiment le genre à se qualifier de mignon. "

" D'ailleurs, tu ne lui dis rien ? "

" Il est occupé avec Abby, je préfère ne pas les déranger. "

" T'es trop sympas, mais du coup, tu restes sur la touche. "

" Pas la peine de me le rappeler Clem, je ne suis pas aveugle. " 

" Ah, je sais ! On va faire le jeu de Un sur deux ! " 

Surprise, les filles ralentirent un peu leur marche -en même temps, elles ne se pressaient pas des masses- pour connaître les règles du jeu. 

" C'est simple, il te suffit de choisir une des deux options que je te propose et dire celui que tu aimes et avec un peu de chance la fleur considérera que c'est une déclaration. "

" Ce n'est pas aussi simple ", objecta son ami noir. 

" On ne peut savoir si on n'a pas essayé ! Prêt Luc ? Alors qui entre James Potter et Abigail Thomas ? "

" Eh... C'est lâche. "

" Aller, dépêche ! "

" ... J'aime James. "

Silence, les filles semblaient être aussi concernées que le concerné lui-même, soudain un éclat retentit. 

" Hourra, ça fonctionne ! Alors, suivant : qui entre Ulysse et Abigail ? "

" ... T’abuse là. "

" Réponds simplement ! "

" J'aime Abby. "

" Dernier maintenant : préfères-tu les garçons ou les filles ? "

La voix les surprit tous car elle n'appartenait à aucun des garçons. Elle était fluette et féminine et absolument pas muée. Les quatre amies la reconnurent immédiatement et songèrent qu'il était temps d'aller en cours. Elles n'entendirent du coup pas la réponse de Lucas pour la question plus qu'incongrue de Rei, mais qui la correspondait tellement, par contre elles entendirent bien la surprise qui saisit les garçons. Par ailleurs, elles se demandaient si cette question pouvait fonctionner. Après tout, il ne se déclare pas vraiment mais ça n'allaient pas être elles qui vont tenter de savoir. Un pétale violet juste pour ça, non merci. 

" Ah bah, c'est cool, du coup, on n'a qu'à te faire ça. " s'illumina Clara en se tournant vers Claire. 

Parce que Chloé, il ne valait mieux pas la chercher et Harley avait, elles ne savaient comment, réussit à remplir tous ses déclarations, dont une de haine. 

" Hum, oui... "

" T'inquiète, on t'en laissera une pour que tu puisses faire tout ce que tu veux. " ajouta Chloé avec espièglerie. Elle ricana en la voyant rougir. 

" Je commence ! " Cria presque Clara, quoique non, elle dut l'avoir fait puisque tous leur camarades se tournèrent vers elles, même si elles n'y firent pas attention, continuant d'attendre le début du cours de botanique, et donc l'arrivé de Neville Londubat.

" Qui entre... Sean et Kenneth ? "

Les deux nominés relevèrent leur tête, non en vrai, ils les ont baissés à la recherche de celle qui les a appelés, car toutes les filles, qui leur viendraient en tête de les citer, sont petites. 'Voient mal Élise ou Ani parler d'eux. Quoique pour la deuxième...est un peu imprévisible. Bref, ils les trouvèrent et attendirent la sentence. Étrangement, ils devinrent même un peu fébriles en découvrant que c'était Claire qui allait répondre. Probablement que comme elle arrivait à déclencher le ragnarok rien qu'avec ses fausses larmes ou tout du moins début de larme, ils se préparaient à tout éventualité.

" Je préfère Sean, parce qu'il est brun aux yeux bleu. "

Silence radio. Les autres, parce qu'ils ne s'attendaient probablement pas à une telle raison et les filles, parce qu'elles n'étaient pas sûres qu'une telle réponse soit accepté. Finalement ils purent tous réagir quand ils virent un pétale devenir rose. Un sourire naquit sur les lèvres des quatre amies.

" Merci. " 

D'un coup, on parla, faisant sursauter les filles, les renforçant dans l'idée qu'elles n'avaient vraiment pas fait attention à eux.

" Pourquoi tu les remercie ? " Haussa un sourcil John en réconfortant son meilleur ami, un peu sous le choc qu'on ait préféré un autre que lui.

" On vient de dire que mon physique était un des caractéristiques qui m'avantageait, j'ai de quoi m'enorgueillir. "

" Évidemment que t'es beau, tu peux le dire. Tous les bruns aux yeux bleus sont magnifiques. Parce que déjà avoir des yeux bleus est super rare alors si c'est associé à une chevelure sombre, c'est juste sublime. "

Ils restèrent sans voix au discours vaniteux de Chloé parce que oui, mademoiselle devait se décrire, hein sale brune aux yeux bleus !

" Mais je pense que si tu avais posé ta question sur un autre point, notre petite-amie se serait retrouvé bien embarrassée. "

Comprenant le sous-entendu mais préférant s'attarder sur un autre petit détail, Claire répliqua un peu avec rancune : " Et toi, tu préfères Dave-Dave ou Sean ? "

Mais qui ne sembla pas du tout atteindre la déesse qui lui répondit hautainement. " J'aime David. "

Un pétale rose pure tomba de la fleur cachée de la serpentard. Claire la suivit du regard, ébahie. 

" Elle était stupide ton choix ", lui dit sincèrement Harley.

Sean fit la moue : " Je peux savoir qui est ce David ? "

" C'est le grand-frère cracmol de Rivers, mais aimé des midinettes comme les révolutionnaires. "

" Quand c'est Malefoy qui le dit, ça sonne comme une insulte. " Renifla Harley.

" Oh, vois pas le mal partout. Après tout, on adore Dave-Dave ! Il t’est impossible de comparer avec One-One, déclare forfait ! " Rit Lolie, qui ne connaissait pas forcément le dit Dave-Dave.

Alors, le nouvellement désigné beau s'en alla broyer du noir, autant pour s'être rabrouer que pour le surnom ridicule. 

" Et puis il est musclé et intelligent et altruisme, la totale pour le mec parfait ", rajouta Scorpius en citant ce que lui avait dit sa compagne avant qu’il ne se mettent ensemble. 

Sa petite-amie prit un moment pour réagir. 

" Oh, t'es jaloux ? C'est trop chou ! " Roucoula Clara en pinçant les joues de son homme.

" Lâche-moi, je ne suis pas jaloux ! "

" Bah non, il ne faut pas rougir ! Tu sais bien que je n'aime que toi ! "

" Je ne rougis pas ! "

Pourtant si, il rougissait et bien fortement. Mais cela était sûrement dû au fait de s'être fait pincer, un Malefoy ne montre des sentiments qui le rendraient si faible !

" Et moi, je peux savoir en quoi je ne suis pas beau ? " Se réveilla enfin Ninie 1.

La chinoise leva la tête à moitié effrayée, il n'était jamais rassurant d'expliquer l'esthétique à quelqu'un qui n'était pas premier dans la liste et qui faisait plus d'un mètre quatre-vingt-dix. Vu comme ça, on aurait dit avoir Rubeus Hagrid et Harry Potter durant son entrée dans le monde de magie. 

" Non, ce n'est pas que tu n'es pas beau, tu l'es assurément, c'est juste que question préférence, un brun aux yeux bleus et plus charmant qu'un blond aux yeux marron. Parce que les yeux bleus, ça fait le tout. " Répondit Harley.

" Bah, non, Wyatt est blond cendré aux yeux hazel et il est plus beau qu'un blond aux yeux bleus lambda. " Argumenta Claire en oubliant totalement Kennie qui alla pleurer à côté de son ami, parce qu'on ne le trouvait pas attirant. 

" Wow, est-ce que tu viens de dire que Wyatt est un canon de beauté juste parce qu'il a une apparence qui réunit tous les points élitistes ? "

" C'est évident, non ? Par ailleurs, faut savoir que les physiques rares sont aussi attirants que les canons. John, par exemple, n'est pas en reste ", exposa Ani.

Le gris aux yeux presque améthyste rougit sous le compliment mais un autre rosissait encore plus fortement. 

" Enfin, ne classez pas les gens selon vos goûts personnel, tout le monde n'es pas du même avis ", tenta Wyatt de les détromper. 

" Oh, c'est bon, joues pas au modeste. Tu sais bien que t'es beau, même le plus beau de tout le château, en déclassant les plus âgés. " Lui balança Lolie.

" B- bah, non, je ne savais pas... " Bafouilla le blond. 

Les filles restèrent affligées de voir une telle naïveté et innocence chez une telle beauté et gloussèrent en se disant qu'il méritait bien sa première place du beau gosse. Ayant mal interpréter le rire des filles, il rejoignit le coin de lamentation. 

" Je vous jure que je ne savais pas... "

" Mais oui, c'est cela ", se moqua Ruben en lui tapotant le dos.

Julius, pas intéressé, resta dans son coin. Toutefois, on n'échappe pas au regard traqueur des filles. 

" En tout cas, il n'y a pas pire que les châtains, ces cheveux bizarres qui ne sont ni blond ni brun, mais entre deux. " Fit Clara.

Julius en fut tellement choqué qu'il en lâcha son sac faisant échapper un bruit de pauvre. 

" C'est pour ça qu'on les appelle châtain. Ils ont une pilosité qui ne sont ni clairs, ni sombres, problème de mélanine. " Ricana Ani. Brune aux yeux bleus.

" Perso, je pense que les châtains sont des faux blonds, ou plutôt des blonds totalement délavés. " Renchérit impitoyablement Clara. 

" Non mais c'est quoi ça, les filles ? Vous cherchez à clasher tous les gars ? " interrompit Adrian en ayant pitié de son ami, au bord du gouffre avec les trois autres, mais préférant rester dans son coin. 

" Oh, mais il n'y a pas que Julius qui a les cheveux châtains ", chantonna Celia.

Les filles se tournèrent toutes vers Harley qui affichait une mine blasée mais aussi légèrement vexée. 

" Désolée d'être une blonde délavée ", dit-elle en se tournant vers Clara. 

Celle-ci eut le culot de sourire.

" Tout le monde n'a pas la chance de naître blond et beau. "

Des cris hurlant au respect mort s'élevèrent, tandis que Lolie, ne pouvant plus se retenir, éclata de rire en s'étalant sur la pelouse. Bientôt suivi par Celia qui s'esclaffant avec autant de force.

" Arrêtez de rire, bande d'irrespectueuse ! " Claqua Élise. 

" Tu dis ça mais tu as le sourire aux lèvres ", lâcha Ruben. 

Quand la rousse tourna un regard désolé vers sa camarade de chambre, celle-ci ne retint que le sourire qui mangeait la moitié de son visage alors qu'un petit rire s'échappait de temps en temps.

" Excuse... Mais c'est tellement hilarant... " Pouffa-t-elle finalement rire.

" Ben, je suppose que je devrai vous remercier de la vision que vous avez de moi ! " Craqua Harley.

" Ne le prends pas mal, c'est juste que Clara a une certaine façon suffisante de montrer son narcissisme ", consola Chloé. Elle fusilla du regard la petite voix qui lui disait « toi aussi ». " Tu sais bien qu'on t'aime tous. "

Il eut de petit son de confirmation et plusieurs pétales devinrent roses. Dont celle de Chloé.

" Bon, je suis bien content de vous voir si joyeux et que vous suivez plutôt bien cette nouvelle activité, mais me ferez-vous le plaisir d'entrer de vous installer qu'on commence le cours ? À moins que vous préférez faire une autre prestation pour vous faire comprendre encore plus ? "

" Quoi ?! Tout le monde a entendu ? " S'égosilla brusquement Claire.

" Bah, tu t'en doutes. Pourquoi on serait intervenu dans la conversation alors ? " Répliqua Tobias. N'arrangeant absolument pas la situation. " En plus, les filles, vous êtes pas croyable, vous arrivez à discuter des choses qui paraissent intime n'importe où tant qu'on ne vous dérange pas. "

" Belle analyse de l'esprit féminin, Finnigan, tu mérites ta réputation de beau blond lunetteux. "

" Moi ? Nan... " Fit Tobias avec une fausse modestie, ayant le nez qui s’allonge.

" Eh bien, un rien suffit à te contenter ", se moqua Ionise. 

" Rien qu'un peu ", approuva le beau blond lunetteux en riant. 

De petit rire fusait çà et là, mais juste une petite voix suffit à retenir leur attention.

" Quand je parlais de brun aux yeux bleus, je désignai Emil. "

" Laisse tombé, tu n'y trompe personne, on sait tous que tu craques pour... " Rabroua gentiment Tobias. Il fut interrompu par un coup de coude au bras.

" C'est vraiment Emil que je parlais, il est le plus beau. " Insista la chinoise en recouvrant le bas de son visage, permettant aux autres de voir les larmes qui se formaient aux coins de yeux, et donc le début du formatage. 

" B- bien évidemment, d'ailleurs on ne sait même pas de quoi tu parles, on n'a absolument rien entendu ! " Adrian fut le premier à craquer. 

Ensuite, les autres cédèrent tous, ne voulant pas causer un incident diplomatique. Par contre, d'autre qui n'arrivait pas à dissimuler ne pût s'empêcher d'avouer. 

" Pardon, mais je trouve ça super embarrassant d'avoir entendu la conversation. " S'apitoya misérablement Alfred, les joues rouges. 

Déstabilisés par l'honnêteté du blond-roux, les autres attendirent l'explosion. Claire se tourna dans un premier temps vers un brun en particulier, mais Albus détourna juste à ce moment le regard car n'arrivant pas à faire face au regard larmoyant, sans savoir que c'est ce qui allait causer la suite d'enchaînements. Les grosses gouttes salées menaçaient de couler d'un instant à l'autre, il fallait qu'ils trouvent une issue. Et vite ! 

" Annonce du ragnarok, dans trois... " Commença Io.

" Je... Je parlais vraiment de... "

" Deux... "

" La ferme, arrête le compte à rebours ! " Grinça Harley.

" Un. "

" Emil..." Sanglota-t-elle. 

" Oui. " Agit enfin celui-ci. Même le prof poussa un soupir de soulagement en voyant que les larmes n'allaient pas couler. " Je suis là. "

" C'est de toi que je parlais. " Couina Claire.

" Je sais. "

" T'es le plus beau. "

" Oui, après tout je suis le premier que tu t'es déclarée. "

" C'est toi... "

" C'est moi, et tu sais aussi à quel point je t'aime, alors ne pleure pas. " un pétale rose tomba sur le sol mais brilla pendant encore longtemps. 

Doucement calmée, elle se laissa accompagnée dans la serre où ils allaient avoir cours, alors que les autres se décalaient pour les laisser passer sous l'œil reconnaissant du danois.

" Elle par contre on le respect bien ", ne pût s'empêcher de lâcher Alice.

" Sinon c'est la ragnarok ", répliqua Luxchana en mimant Ionise avec un mauvais jeu d'actrice. 

Néanmoins cette scène fit réfléchir à l'une d'entre elle. 

Alors que le prof eut enfin tout ce beau monde rassemblé autour du parterre du jour, il vit bien que personne n'était plus d'humeur, semblant sur le qui-vive et guettant les moindres réactions du bombe à retardement qui les tenait compagnie. Et aussi d'Ani qui voulait se déclarer à son favori, qui préférait au contraire prendre de la distance. 

" Bon, vu l'ambiance, je crois que je vais abandonner l'idée de vous faire travailler en groupe. Prenez tous vos sécateurs et gants en peau de dragon, on va récolter des Tentacula vénéneuse pour ces deux heures. "

Cela rassura une grande partie des élèves qui s'affairèrent rapidement. 

Luxchana comme toujours remarqua cependant un fait. Clara était étrangement silencieuse. 

" Qu'est-ce qui te rend si songeuse ? Ça fait un peu peur de te voir comme ça. "

Ne faisant pas attention au ton moqueur, la blonde prit quelque instant avant de lui répondre. 

" C'est juste que je trouve... Bizarre qu'elle réagit excessivement comme ça. Personne ne la juge, elle n'avait pas à se justifier, alors pourquoi elle fait tout un drame juste pour démentir. Du coup-là, c'est Al qui souffre. "

La sri ne demanda pas de qui elle parlait, il était évident, avant de pousser un soupir.

" Je comprends ton point de vue, mais tu devrais toi aussi te mettre à sa place. " Finit-elle par lui souffler tout doucement pour ne pas se faire remarquer des autres. " Par exemple, qu'est-ce que tu ferais si une fille s'approchait de Malefoy ? "

" Je la battrai avec un batte de Baseball en fer jusqu'à la défigurer, ensuite je l'enfermerai dans un placard pour qu'elle agonise doucement et aussi qu'elle médite son erreur si elle n'est pas partie avant. "

Cette fois-ci la mâchoire manqua de s'écraser au sol, dans les plantes si précieuse de leur professeur.

On pouffa à côté. " Dans ce cas, je vais dire à Sco de ne jamais laisser une autre fille l'approcher à plus d'un mètre de lui, au risque d'être responsable d'un meurtre ", plaisanta Stefan.

Ce qui ramena au moins Lux, elle chuchota à l’adresse de son amie en envoyant un regard d’avertissement à son condisciple pour lui faire comprendre l’intimité de la conversation : " Bref, voilà, tu imagines bien que Claire ne réagirait pas comme ça à ta place. "

" Ah ça non, elle serait du genre à pleurer jusqu'à la fin de sa vie en regrettant de ne pas avoir fait le premier pas. "

" N'est-ce pas ? Alors il serait un peu déplacé de vous comparer. Vous êtes tellement dissociables. "

" Comme les deux faces d'une pièce. Je sais, les filles nous le disent tout le temps. "

" En plus, comme elle n'est jamais sûre d'elle-même, sauf en sortilège, elle ne pourra jamais être assez confiante et attendre sa réponse tout en sachant peut-être qu'elle n'a aucune chance. "

" Il n'y a vraiment que les idiots pour penser ça. Aie un peu confiance en toi, ce serait faire l'affront de ceux qui en ont pour toi. "

En disant ça, elle s'était tournée vers son amie qui faisait son travail tant bien que mal alors qu'elle levait quelque fois la tête pour jeter un regard à la dérobé à celui qui lui faisait tant d'effet. Mais jamais leur regard ne s’est encore rencontré. Quelle ironie se dit-elle alors que lui aussi lui rendait bien ses coups d'œil, mais jamais en même temps. Pourtant ils avaient découvert bien des points en commun en première année. 

Vers la fin du cours, Neville dut encore écouter une conversation de jeune sorcier. Même si elle fut moins cataclysmique que celui du début. 

" Alors dis-moi qui tu préfères entre Claire et moi ! "

Et Merlin, merci, l'autre moitié de la classe était déjà sorti, n'ayant pas assisté la confusion du siècle d'Alfred Jeskar. 

" Je ne te demande pas qui est mignonne, mais qui préfères-tu de nous deux ! "

Le pauvre ne savait même plus où se mettre. De la fumée en sortait de son crâne tellement ça usait en turbine. 

" Tu peux dire que tu l'aimes plus que moi, à partir du moment que tu veux bien admettre que je suis plus mignonne qu'elle ", lui sortit finalement Claire de son dilemme. 

Alors soulagé de pouvoir garder pour encore quelque temps sa chevelure rousse, il se déclara à Lolie. Un pétale –rose- confirma ses sentiments. 

Ayant vingt minutes avant le dernier cours de la journée de soin aux créatures magiques, tout le monde s'était séparé pour vaquer à leur activité, c'est pourquoi Claire s'étonna de voir que Chloé ne l'avait pas attendu avec les filles, mais tenta d'occulter la présence de la bande d'Albus. Néanmoins ce n'était pas facile, quand elle remarqua le sourire de Wyatt et qui semblait pousser son meilleur ami à faire quelque chose sous l'œil blasé de Rose. Clara semblait pourtant aussi un peu préoccupée et s'agitait à côté d'Harley, qui était la seule à l'attendre patiemment. Alors que finalement le brun semblait décider à agir et s'approcha d'elle, une fusée fonça sur Wyatt, manquant de le désarçonné au passage. 

" Bonjour, bonne saint Valentin ! " S'adressa-t-elle au blond en lui fourrant un paquet dans les mains.

Elle s'en alla aussitôt, mais Rose la reconnu à sa cravate verte et son visage fin et froid, même s'il y avait présence de quelque rougeur, qu'il devait d'agir d'Eloise Cornfoot. Une camarade de promotion de Lily, dont les deux filles ne s'appréciaient absolument pas. 

Par ailleurs, dans sa vision périphérique, elle vit deux gryffondors courir dans la direction du château, dont l'une d'elle était sa petite cousine. L'autre s'avérait être le garçon qui la harcelait depuis l'an dernier : Peter O'Neill. 

" Oh, lui ! Il n'a toujours pas compris ? Je vais lui faire entendre, moi ! " Gronda-t-elle en les quittant. 

Elle remonta les manches de son uniforme et tâta sa baguette avant de se mettre à courir après les deux cadets. Clara en profita pour se carapater aussi. 

" Tiens, je vais me faire une farce à la blonditude, moi ! "

Du coup, ne restait plus qu'eux quatre. 

" Qu'est-ce qu'elle t'a foutu, la gamine ? " Demanda Harley pour meubler. 

Le blond jeta alors un œil sur la boîte emballé avec sophisme. 

" Je ne sais pas, du chocolat, probablement. "

" Alors, maintenant tu ne sais pas que tu es beau ? " Taquina Claire.

" Oui, ça va... Vous en voulez ? " Les leur tendit-il.

" On te les a donné, pourquoi est-ce qu'on en voudrait ? " Répliqua Albus, exaspéré d'avoir été déranger dans son... Quoi ?

" Eh bien, je n'en veux pas forcément. "

" Quoi donc ? Les chocolats ou ses sentiments ? " Railla Harley. 

À ce moment, Claire se sentait reconnaissante envers son amie pour détendre l'atmosphère. 

" Bah si tu n'en veux pas, je veux bien en prendre quelques un ", se proposa-t-elle. Ne la jugez pas, il ne faut pas gâcher de la nourriture. Surtout que le côté gourmand fait partie du charme féminin. Et puis, Albus trouvait ça mignon, même si elle l'ignore. 

Quand son ami ouvrit la boîte cependant, il sentit quelque chose qui n'allait pas avec celle-ci. D'étrange vapeur s'en dégageait. 

" Hum, dis-moi, tu penses que c'est une bonne idée de manger ce qu'une sorcière à concocter pour ce jour ? " 

Les trois autres le regardèrent étrangement, y compris la chinoise dont il lui prit d'en rougir.

" Hein ? Tu penses qu'elle aurait fait quelque chose de magique à l'intérieur ? Mais elle n'est qu'en deuxième année, et je ne pense pas qu'elle puisse jeter un sort de charme. " S’étonna-t-elle.

" Sauf que tu oublies que la cuisine équivaut les potions et ça tout le monde y a accès quand on s'en donne les moyens ", releva son amie. 

" Tant pis, je vérifierai pour toi. " Dit-elle Wyatt en avalant un carré dans sa petite bouche.

Les autres n'eurent même pas le temps d'objecter encore qu'elle avait déjà croqué la sucrerie. Chocolat blanc avec un glaçage rouge cœur, saveur cerise. On voit l'imagination des jeunes. 

Au fur et à mesure qu'elle avalait le coulis de cacao liquide, la couleur lumineux de ses iris marrons/chocolat/noisette -car ils étaient toujours impossible à déterminer- s'assombrit à une telle vitesse qu'ils crurent que cela devint noir. Ils attendirent les effets, qui ne tardèrent pas. Elle leva lentement son regard vide, sonda rapidement les garçons mais ne voyant pas la personne cherchée elle se tourna, brisant le cœur d'un. Quand ses yeux s'attardèrent plus longuement sur la gryffondor, un sentiment de s'être fait avoir saisi les garçons. Ce sentiment leur tomba comme une chape de plomb dans le ventre quand ils les virent dans les bras l'une de l'autre. Même si c'était plus l'ensorcelée qui se laissa choir. 

" Harley, j'ai toujours voulu te le dire, mais dès notre première rencontre, j'ai senti que nos destins étaient liés, que je te serais redevable pour tout le chemin qu'on aura traversé ensemble. "

" Ça, ça m'étonnerait. Tu m'as dit que la première qu'on s'est vu, tu me trouvais comme tout le monde ch..."

" Je te suis reconnaissante pour tout ce que tu as fait, je t'aime ", lui coupa l'autre. Et avant que personne ne puisse dire quoi que ce soit, leurs lèvres se scellèrent. 

Albus sentit l'orage gronder derrière lui et il aurait voulu qu'un de ses éclairs l'atteigne pour l'achever sur place. Alors il ne...n’avait…

" Là, maintenant, c'est sûr. Tu n'as plus aucune chance. " Lui chuchota son ami, le rire dans la voix.

Mais le jeune Potter ne le décela pas, il était trop accablé.

" Peut-être vous viendrait-il l'idée de les séparer ", intervint Emil en prenant son amie par la taille afin de l'éloigner du châtain traumatisée. 

Wyatt releva la jeune fille en riant, mais c'était bien le seul qui s'amusait. 

" Avant d'avoir des conclusions hâtives, non, Harley, Claire n'est pas amoureuse de toi. "

Albus se sentit à nouveau respirer, mais il n'en était pas moins rassuré. Après tout elles s'étaient embrassées et le pétale avait bien rosit sous la déclaration. 

" Si vous avez bien fait attention à son discours, vous aurez remarqué que ce qu'elle disait ne correspondait pas à une déclaration d'amour mais de... "

Il fut interrompu par la poupée dans ses bras qui se tourna vers lui en tendant ses lèvres. 

" Emil, merci pour tout ce que tu fais pour moi... "

Rien n'eut lieu car une main couvrit la bouche baladeuse juste à temps. 

" Des sentiments de reconnaissance ? " Termina Albus, à la fois soulagé de comprendre et d'avoir empêché un malheur (pour lui, quoique ce l'aurait aussi été pour d'autre) et gêné de se permettre de la toucher avec autant de familiarité. Mais bon, la situation l'exigeait et ça l'arrangeait aussi. 

" Tout à fait, donc la personne qui avait offert ces chocolats s'attendait à ce que Devon se sente ému d'être ainsi adulé et cherchera à répondre cette reconnaissance en... Faisant ce que notre amie a démontré. "

" Oh, la petite garce ! "

" Et si tu veux tout savoir, la coupable doit encore être sur les lieux, car elle n'attendait que le moment à ce que son plan fonctionne pour monter sur scène. " Belle analyse de l’esprit humaine, surtout des malfaiteurs, hein enquêteur ?

Il eut des bruits de course " Mais qui vient maintenant de s'enfuir. " Ajouta-t-il.

" Pas si je l'attrape avant ! " Grogna Harley en poursuivant la seconde avec rage, à cause d'elle on venait de lui voler son premier baiser ! 

" Je te suis ! Après tout, j'étais la cible ! " Wyatt les courut après.

Emil les suivit quelque instant des yeux avant de se tourner vers les tourtereaux perdus, dont on ignore encore le statu. 

" Je pense que tu peux enlever ta main. "

Le brun l'ôta vivement comme s'il s'était brûlé. Ce qui n'était pas loin, quand il sentit encore la chaleur des deux mains qui se sont agrippées à la sienne. Il resta néanmoins assez proche d'elle pour qu'elle ne tente rien d'extraordinaire.

" N'en profites pas non plus. "

" Bien sûr que non ! " Rougit-il furieusement en s'éloignant brutalement de la jeune fille, brisant tout contact.

Il fut le premier étonné quand il sentit deux bras entourer sa taille. Claire revint elle-même à la charge pour garder un contact physique entre eux. 

" N'oublie pas que lorsque les sentiments nous submergent, on ne contrôle plus rien. Ne laisse pas ta sagesse se faire vaincre par tes émotions ", lui avisa doucement le danois en ébouriffant les cheveux de son amie avant de lui aussi partir à la recherche de la petite sotte si douée en potion. 

Une fois seuls, il songea qu'il devait leur rester encore 10 minutes sur les 20 de recrée –du moins pour la brune, parce qu’il ne suivait pas les cours de scm- et qu'il avait donc un peu de temps. Alors lentement, il leva la main et caressa la volumineuse chevelure soyeuse de la même couleur que la sienne. Il la sentit se lover encore plus contre lui, déposant sa tête dans le creux de son épaule, contre son cou et c'était comme si leurs deux corps avaient été dessiné pour former un ensemble. Il se sentait tellement entier à cet instant. Mais encore plus quand il entendit sa voix et ce qu'y disait. 

" Je te suis si reconnaissante. "

Il attendit en pensant qu'elle allait lui donner la raison –ou un baiser, qui sait-, mais finalement la voix s'était tu –et il n’eut rien-. 

" À quel propos ? " Lui retourna-t-il doucement. Non, il n’était pas déçu.

" Des sentiments de ce que tu me fais ressentir. Parfois ça fait mal, parce que c'est fort et je n'arrive pas à tout contenir alors je désespère et les larmes me viennent quand je pense que je n'aurai aucune chance. Mais...d'autre fois, c'est beaucoup plus calme et c'est si agréable que je suis toute heureuse d'être amoureuse. "

Sa bouche s'assécha et il ne trouva aucun mot à faire sortir. Est-ce...vraiment ce qu'il a entendu ? Attends, attends... Ne pas se laisser envahir par ses sentiments.

" De qui es-tu amoureuse ? " parvint-il à demander en le tenant de sorte à ce que leurs yeux se croisent bien. 

Son souffle se coupa quand il remarqua que les siennes étaient toujours vides. Il se sentit coupable de profiter de la situation alors qu'il venait à l'instant de promettre le contraire. Cependant elle ne le laissa pas s'admonester plus longtemps.

" De toi, bien sûr. " Et il sentit une pression sur son menton, car il ne savait pas pourquoi mais elle arrivait moins à atteindre ses lèvres que celles de son amie. Et pourtant tout le monde sait qu'Harley Dubois comptaient parmi les grandes filles, après Ani et Élise. 

Il expira sous la surprise et se retint aux bras de la jeune fille en se sentant ridicule d'avoir les jambes qui voulaient flancher juste à ce moment. La vision du pétale rose brillant sur la pelouse le convainquit d'agir. Ses bras remontèrent dans une caresse vers le visage et il la prit en coupe. 

Il savait que ce n'était pas bien de faire ça alors que l'autre est dans l'incapacité de le repousser, mais il venait tout de même de recevoir la déclaration qu'il n'aurait jamais cru avoir, et pourtant Circé sait qu'il l'a tant désiré. 

Respirant profondément, il laissa son message à voix basse s'infiltrer lentement en elle. 

" Moi aussi, je t'aime. " 

Avant de lui déposer un baiser... Sur le nez. Car le front étant trop recouvert par la frange trop longue. Eh bien oui, il ne profiterait pas d'une fille, du moins pas plus que ce qu'il en a fait.

Il se sentait de plus en plus nerveux et les rougeurs apparurent, seule preuve de son geste. Peut-être plus. La couleur revint peu à peu dans les prunelles de la chinoise en même temps que sur ses joues alors qu'elle remarquait leur position. Puis, elle réalisa ce qui s'est passé à mesure que les couleurs s'accentuaient et que son regard tomba sur les deux pétales roses étincelants. 

"Au moins, on peut être assuré d'être récompensé ce soir ", Souffla-t-il doucement pour ne pas la brusquer. Ils étaient encore collé-serré.

Un sourire naquit sur les lèvres rouges, suivi d'un rire, puis d'un deuxième et sans qu'ils puissent désigner qui, ils se retrouvèrent dans une étreinte rien qu'à eux.

" C'est bon, on sait comment rompre la potion, il suffit qu'on lui rende les sentiments que... Et je crois que je ne vais pas vous déranger. "

L'aller-retour sans interruption d'Harley ne perturba même pas leur moment adorable et celle-ci les laissa avec un sourire. Elle se dirigea alors vers la cabane de Hagrid, ne voyant pas ce qu'elle pourrait faire d'autre et surtout qu'elle ne savait pas comment rejoindre les filles -à part par journal Messenger dont l'écriture n'est pas ce qu'elle préférait. En chemin, elle croisa Kurt qui se dirigeait dans le sens inverse. Jamais elle n'aurait cru que ce geste allait provoquer une calamité pareille. 

Claire n'était pas retournée en cours, elle a été convoquée par le professeur Kurt, dans le bureau de la directrice. Personne ne savait ce qu'elle avait fait. Certainement parce qu'elle n'avait rien fait. Alors quand ils la revirent, accompagnée de la dite enseignante avec l'air grave, ils voulurent savoir quel était le sujet. 

Parce que de leur côté il s'est passait quelque chose de bien intriguant avec Lolie. Quand ce n'est pas la bleu, c'est la rouge folle qui crée l'ambiance et là, ça concernait aussi une verte, Laura. 

Toutefois l’attitude singulière de la directrice des aigles les surprit.

" Reposez-vous, mademoiselle Lyu. La journée de demain risque d'être longue. " Conseilla adulte en déposant l'élève au pas de la porte.

Déjà, plus aucun rire ne retentit. La salle commune devint brusquement silencieuse, comme s'ils avaient deviné que la situation ne permettait aucune plaisanterie. Dès que la porte de la salle commune se referma sur leur directrice, Emil s'avança instinctivement vers l'esseulée. Aussitôt suivi du reste de la promotion. 

Doucement, il lui saisit le bras pour la ramener à eux mais le regretta aussitôt en constant le regard brisé. Que s'est-il donc passé dans le bureau de la directrice ? N'avaient-ils pas déjà régler l'histoire du chocolat magique et son regard vide ? Il leur fallu l'appeler et lui toucher la joue pour qu’elle prenne compte de leur présence. La première personne que son regard tomba fut son ami. 

" Mon père s'est fait attaquer. Il est hospitalisé à Saint Mangouste, situation indéterminable. "

La phrase prononcée à demi-mot annihila pourtant tout son possible. Emil sentit une goutte couler sur sa main, puis une seconde. Le visage baigné de larme de son amie fut la pire image qu'il n'ait jamais vue de toute la scolarité. 

D'un coup, plus personne n'eut envie de parler l'histoire de Loa, on oublia même la récompense ou la punition prévue pour plus tard.

Il y avait beaucoup plus important. Le Nouvel Ordre a encore frappé, et ils ont fait forts cette fois-ci.

Leur cible : les fonctionnaires du ministère.

 

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