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Chapitre 5

Chapitre 5

Novembre

« Je n’ai pas mis mon nom dans la coupe », répéta Harley pour la énième fois depuis qu’elle a été dirigé dans la pièce annexe de la grande salle.

Tous les regards présents dans la salle privée étaient rivés sur elle, la grande majorité incrédule.

Le pire venait du directeur des départements de la coopération magique international, Ignacio Crawford, et de ses concurrents, Martin Dupré et Niels Didrikson, puis il y’avait ceux qui étaient moyennement ennuyés, mais ennuyés quand même, du directeur des départements des Jeux et sports magiques, Bryce Jackson, ainsi que des directeurs des deux autres écoles, monsieur Longfidus et madame Krakovich. Ou plutôt, monsieur longue-jambe et madame-qui-va-te-craquer-avec-son-corps-musclé.

Son directeur à elle était déjà plus un soutien en ne la jugeant pas, mais sa femme avait un regard compréhensif, comme si cette scène lui rappelait quelque chose.

« Écoutez, mademoiselle Dubois, peu importe ce que vous dites, le fait est que c’est votre prénom qui en est ressorti de la coupe, alors maintenant vous assumez et vous endossez votre rôle de champion », somma Ignacio Crawford.

Harley n'apprécia pas du tout le ton employé. Ce n'était pas parce qu'il usait une voix grave et forte qu'elle allait se laisser intimider. Cela ne l'avait jamais fait et ce n'était pas maintenant que ça va le faire.

« Vous êtes gonflé de rejeter toute la faute sur moi ! Vous n’aurez pas pu mieux vous organiser ? Comment ça se fait que d’autre personne puisse mettre des noms qui ne sont pas le sien dans la coupe ? Pourquoi n’y a-t-il eu aucune mesure de sécurité depuis 1994 ? Vous n’apprenez pas de vos erreurs ou quoi ? » Harley rétorqua aussi violemment.

« Alors certes, votre directeur a été victime d’une conspiration durant sa jeunesse, mais toute polémique étant justement qu’il n’avait pas l’âge requis… » Commença Bryce Jackson.

« Et alors ? C’est parce que j’ai 17 ans, vous allez m’envoyer dans l’arène et me voir lutter comme une bête de foire ? Eh bien, désolée de vous décevoir, mais je ne compte pas agir pour vous faire plaisir ! J’ai 17 ans, je suis majeure, je suis libre de faire ce que je veux et actuellement, je ne veux pas être un pion pour un de vos loisirs ! »

« …et qu’à cette époque, ils étaient actuellement 4 champions au lieu de 3 », continua Bryce Jackson, interloqué par l’éclat.

« Même argument que plus tôt. Vous aurez pu jeter un sort de reconnaissance pour que la coupe puisse au moins s’assurer que la personne qui met le prénom soit bien celle-ci. Ou mieux, vous n’aurez jamais dû exposer la coupe de feu au milieu de nulle part, laissant le loisir de tout potentiel trouble-fête s’en approcher et troubler le bon entendement. Et puis, c’est quoi le critère de cette coupe, je suis sûre qu’on lui a encore jeté un sort de confusion, vous devez l’examiner ! »

« Et après, nous laissons d'autres élèves tenter leur chance ? » Ironisa Ignacio Crawford.

Harley n'en pouvait plus de son ton supérieur juste parce que c'était un adulte qui croyait tout savoir.

« Parfaitement ! » Cracha-t-elle, hargneuse.

Son interlocuteur fut sur le point de répliquer vertement mais prit le temps de considérer sa réponse.

Après tout, si la coupe avait vraiment reçu un sort de confusion comme il y a trente ans de cela, ils feraient mieux de le vérifier tout de suite et autant laisser l'opportunité à d'autres élèves si la championne actuelle ne voulait pas. Les trois hommes britanniques s'échangèrent un regard alors que les autres occupants de la salle considéraient cette championne qui ne voulait pas en être une.

Quelle gâchis se disaient-ils, elle ne savait pas ce qu'elle ratait.

Mais Harley en était consciente, elle ne voulait pas se trimbaler d'un poids pour l'une des épreuves et se faire ridiculiser si elle n'était pas victorieuse. Elle avait une image à préserver.

Un silence régna brièvement dans la salle pendant que Ginny commençait déjà la rédaction de son article. Harley Dubois refusait son rôle, mais ce n'était pas le cas des deux autres, duquel elle en profita pour leur donner rendez-vous afin de les interviewer.

Les trois directeurs anglais finirent par arriver à une conclusion satisfaisante et le partagèrent aux autres. Un autre tour sera permis pour les candidats de Poudlard après qu'ils auraient appelé un technicien magique pour vérifier l'état de la coupe de feu.

Cicerus Longfidus renifla et croisa ses longs bras contre sa poitrine et regarda l’élève trouble-fête de haut, ce qui n’était pas difficile merci à ses gènes. Simone Krakovich ne fit qu'hocher la tête, puisque cela ne concernait plus son école. Harry soupira avant d'inviter les deux autres écoles à rejoindre la grande salle pour finir la soirée. Et dire qu'il avait écourté le repas en pensant que le reste ne serait que célébration.

Eh bien, Poudlard serait-il condamné à ne pas avoir un Tournoi des Trois Sorciers sans imprévu ?

 

Comme on ne voulait pas faire perdre image à la journaliste présente, il a fallu faire vérifier rapidement la coupe de feu pour avoir un nom avant la nuit tombée.

Un sort d'illusion fut détecté, ce qui était très surprenant. Parce que si les élèves de Poudlard avaient connaissance et usage du sort, elle provenait en réalité de Mahoutokoro. Ce qui voulait dire que la coupe de feu fut leurrée par de la magie asiatique.

Le technicien jeta ensuite un sort d'effacement sur tous les noms mis au cours des derniers 48 heures pour remettre le compte à zéro.

Enfin, le directeur fit convoquer tous les élèves voulant se prétendre champion de Poudlard et qui étaient en âge.

Les septièmes années furent les plus grands absents, Clara incluse, et n'ayant que Ionise présent parmi les élèves de sixièmes années. Harry Potter dût aussi prendre en compte la date d'anniversaire de ces élèves pour s'assurer qu'ils étaient bien en âge.

Sept élèves se présentèrent pour mettre leur nom dans la coupe, nom que le directeur vérifia avant d'approuver.

La décision fut assez rapide, n'ayant pas un large éventail de choix.

Seule un petit comité découvrit le vrai champion de Poudlard, les autres résidents de Poudlard étant tous congédiés pour éviter de perturber la coupe de feu. Les directeurs des deux départements, le directeur de l'école et sa femme journaliste, ainsi que les sept candidats.

 

Le lendemain matin, tout le monde ne parlait plus que de l’article de Ginny Potter concernant la nomination des trois champions.

Mais une personne n’appréciait pas du tout les regards qui se posaient sur elle. Qu’elle rendait d’ailleurs par d’hostiles coups d’œil, qui dissuadaient alors ces dits regards de rester trop longtemps sur elle, même si ça revenait parce que la curiosité ne tue pas. Du moins, plus à Poudlard.

« Arrêtes de t'occuper de ces curieux. Ils savent que tu n'es pas la championne », lui dit Ruben, tentant de la calmer.

« Plus », rectifia Adrian en esquissant un large sourire.

Harley l'ignora pour jeter un regard à l'arrivée des courriers, qui serait le seul à actuellement dévoiler aux autres qui est l'actuel champion de Poudlard.

Championne en l'occurrence.

Katrina Domon de la table des Serpentard se pomponna à l'attention de ses congénères. Des baguettes jetèrent des étincelles verts et d'autres gris pour représenter leur maison. Une célébration tardive due au contretemps de la veille. Cela dura tout le petit-déjeuner.

« Oh, c'est bon, on a compris », maugréa une élève de Beaux Bâtons, de mauvaise humeur car elle n'était pas championne.

Harley crut se souvenir que son prénom était Aimée.

« Faut les excuser, ce n'est pas toujours que leur maison est bien vue. » Leur expliqua Elise.

L'étudiante de l'école française lui jeta un regard circonspect mais ce fut un de ses camarades qui parla :

« Comment ça, maison ? »

C'était le châtain aux yeux gris, Doug. Il avait une expression bougonne mais sa question montrait sa curiosité. Elise lui répondit, parce qu'elle avait bon fond et parce qu'elle était un peu celle qui avait tendu la perche.

« Bah, les élèves de Poudlard sont séparés en quatre maisons, Gryffondor, que nous sommes, Poufsouffle, en jaune et noir, Serdaigle, en bleu et bronze, et Serpentard, où se trouve la championne. »

« C'est donc pour ça, les couleurs de votre cravate ? » Intervint l'amie auburn, Maria.

« Et les quatre sabliers à l'entrée ? » Poursuivit Aimée.

« Bah oui, qu'est-ce que vous avez cru ? Même les tables sont séparés comme ça », leur dit Ruben.

« Déjà, même si les tables sont séparés comme ça, personne ne les respecte. On a remarqué ceux d'autre couleur s'installer où ils veulent et on a pensé que vous aimez être divisés en couleur et vénéraient les sabliers de taille conséquents avec des pierres précieuses au lieu de sable parce que vous voulez vous vanter. Et après, on dit que les français ont le goût du luxe. »

« En même temps, Doug, on ne peut pas vraiment dire le contraire quand notre académie est un palais », lui fit remarquer Aimée.

« L'académie de Beaux Bâtons est un palais ? » Répéta Julius.

« Poudlard est un château. »

De toute évidence, Doug était un grincheux qui n'aimait pas quand on lui pose des questions. Pourtant, il ne se gênait pas d'en poser.

« Beaux Bâtons a été construit sur un modèle de palais », répondit Maria qui était la plus affable des trois étudiants étrangers, en plus d’être altruiste. « Il a la forme d'un U, où les ailes droites et gauches sont aménagés les dortoirs des élèves, et l'aile principal est pour les cours et l'administration. »

« Ce palais m'a l'air mieux organisé que Poudlard », nota Ruben.

« Je t'en prie, quand tu regardes l'agencement de Poudlard, tout a l'air mieux organisé », lui dit Adrian en se servant d'autre toast.

Sauf qu'il tendit la main en même temps que Julius, qui lui laissa la priorité en roulant des yeux quand il reçut un large sourire.

« Et pour les repas, chacun a son propre plateau, ce qui évite que tout le monde se batte pour un même plat », dit Aimée en jetant un regard repoussé de ce qu'elle venait d'assister. Après réflexion, elle ajouta : « Sauf le pichet d'eau qui est collectif pour chaque table. »

« Le service de Poudlard est plus facile, tu te sers ce que tu veux », répondit Harley en faisant exprès d'ignorer la partie où tout le monde pouvait se servir en même temps d'un même plat.

« Pourquoi il y a deux ailes pour élèves ? » Demanda Julius pour changer de sujet.

« Une pour les collégiens et l'autre pour les lycéens. »

Autrement dit, premier et deuxième cycles sont séparés, ce qui était logique quand on voyait la différence d'âge des premières et septièmes années.

« Donc, vous n'avez pas de maison ? »

« La seule maison qu'on a, c'est celle où l'on vit avec nos parents en dehors de l'académie. Celle-ci n'est qu'un lieu de résidence temporaire, le temps qu'on obtient nos diplômes », répondit Aimée.

« Mais si vous parlez des scissions entre élèves, la plupart ne se regroupe qu'entre nation. »

« Tu oublies entre statut de sang, Maria », émit Doug en roulant des yeux.

Maria n'eut qu'un sourire indulgent, très patiente envers l'attitude de ses amis.

Les Gryffondor s'échangèrent un regard. Apparemment, il y a du racisme même à Beaux Bâtons.

« Et pourquoi il y a des "maisons", à Poudlard ? » Reprit Doug.

« Bah, en fait, l'école a été fondé par quatre sorciers et chacun avait une vision propre à l'enseignement. Du coup, les élèves sont séparés par caractère d'après ce que les fondateurs jugeaient meilleur, qui ont aussi donné leur nom aux maisons. »

« Donc, il y avait des gars qui s'appelaient Gryffondor ou Serdaigle ? »

« Deux gars seulement, Gryffondor et Serpentard, Poufsouffle et Serdaigle étaient des femmes. »

« OK. »

Maria ne sembla pas apprécier le ton de son ami et le reprit :

« On ne juge pas les noms des gens. »

« Je ne juge pas. Je ne faisais qu'intégrer l'information. »

« Moi, je juge. J'ai toujours pensé que les quatre maisons de Poudlard étaient équivalentes au système des maisons des internats britanniques. Chaque nouvel élève intègre une pour faire partie d'un groupe, duquel certaines responsabilités lui sont confiées, il lui sert de second maison car le pensionnaire est loin de sa famille. »

Ils se tournèrent tous vers une nouvelle voix, qui avait beaucoup plus d'accent que ceux de Beaux Bâtons. C'était une étudiante de Durmstrang, blonde aux yeux bleus. Encore.

« Bah, c'est le cas, c'est juste que les maisons à Poudlard servent aussi de notation, dont le score est gardé via les sabliers. »

« C'est ce genre d'école que tu voulais intégrer, Marjie ? » Marmonna l'élève de Durmstrang à son partenaire.

Les Gryffondor remarquèrent que c'était une élève de Poudlard, à l'écusson de Serdaigle et qu'elle avait l'insigne de préfet. Ils s'étonnèrent de cette combinaison.

« Je t'ai déjà dit la raison, Leksa. »

« Mais oui, parce que leur uniforme est bien ? »

Les Poudlarien eurent un sourire de dérision en entendant la raison. Certes, les uniformes britanniques étaient une chose, mais pour que cela justifie son choix au lieu de Durmstrang qui était l'équivalent d'école privée chez les sorciers ? C'était superficiel.

« Bah, c'est quoi ce rassemblement d'élève étranger ? » S'incrusta une nouvelle voix.

« Dit la française », répliqua Elise.

Lolie fit la moue, vexée qu'on la vanne de si bon matin.

Aimée, Maria et Doug lui jetèrent un regard perplexe.

« Tu es française ? Pourquoi tu as décidé d'étudier à Poudlard ? »

« Ne me dis pas que c'est pour l'uniforme aussi ? » S'exclama Leksa.

« Excusez ma sœur, elle ne digère juste pas le fait que l'uniforme de Poudlard est définitivement meilleur que celle de Durmstrang », coupa la préfète Marjorie.

Lolie eut un sourire confus mais répondit en s'installant :

« Non, mes parents m'ont envoyé loin d'eux en pensant que ça allait retarder les lettres de l'administration si jamais je faisais des bêtises. »

« T'en as jamais reçu », grimaça Julius à l'explication.

« Ouais, je suis une élève exemplaire ! »

Ses camarades de Gryffondor ne purent s'empêcher d'avoir un doute à cette affirmation.

Soudain, de l’agitation à la grande porte attira toute l’attention. Apparemment, un élève de Durmstrang est entré en collision avec un de Poudlard. À moins que ce ne fut le contraire, en voyant l'identité du Poudlarien. Celia se confondit en excuse auprès du jeune homme à la chevelure brune.

« Fait attention », entendirent-ils de là où ils sont attablés.

« Tu es le seul qui lui ait foncé dedans », Kenneth défendit calmement son condisciple.

Celia était maladroite, mais cette fois-ci elle n'avait rien fait.

« Oui, mais elle pouvait regarder où elle allait. Moi, j’ai l’excuse de ne pas connaitre les lieux. »

« Quoi ? Mais tu es juste irraisonnable… »

« Laisse tomber, Kennie. Je m’excuse, je ferai attention, mais ça vaut pour toi aussi, tu n’es pas inapte, tu peux aussi faire un effort », dit Celia avec détermination.

Avant qu'elle ne lâche prestance sous le regard inébranlable de son interlocuteur et s'attacha à John par sécurité. Ça lui apprendra à vouloir jouer aussi juste que son amie Luxchana l'avait fait.

Harley, ayant vu toute la scène, soupira :

« Je sens que cette cohabitation va bien se passer. »

« Tu l’as dit, bibiche ! J’ai une putain de nouvelle à vous annoncer », déclara Clara, toute joyeuse.

Les résidents de la table Gryffondor sursautèrent à cette brusque apparition alors que Chloé arrivait de manière plus aisée.

« Eh ben, tout le monde se rejoint à cette table ? » Fit Aimée avec sarcasme.

Elle s'essuya les mains parce qu'elle avait lâché sa cuillère dans son bol de céréale sous la surprise. Bol rempli de lait, dont le contenu l'éclaboussa.

« Je suis juste là pour féliciter mon amie qui a failli être championne mais qui ne l'a pas voulu ! »

« Très drôle », répliqua froidement Harley. « Toi aussi, tu as voulu désister, je te rappelle. »

« Ah bon, quand ça ? » Nia Clara.

Bah, elle ne les avait jamais rien demandé au final, alors elle ne voyait pas où cette accusation venait. Chloé secoua la tête en soupirant et intervint avant que ça ne s'envenime :

« Bref, dis leur ce que tu as à dire, même si je doute que cela leur intéresse. »

« Ah oui ! Alors, cette année on aura bien un tournoi de Quidditch en plus du Tournoi des Trois Sorciers, ce sera une édition spéciale, j’ai nommé le Tournoi de Quidditch des Trois Écoles ! »

Comme prévu, ce groupe ne sembla pas très enthousiaste.

« Oh, il a finalement lieu », dit finalement Ruben.

Il avait joué au poste de poursuiveur en troisième année, pour remplacer Adrian, mais il n'avait pas accroché et James a dû recruter un autre joueur l'année suivante.

« Le titre mixé qui ne vaut pas une noise », poursuivit Harley.

« La ferme. Bon, je vais mettre les annonces pour recruter les meilleurs joueurs pour notre équipe. Parce qu’évidemment, je vais former une Dream Team ! »

« Courage », dit-on à Chloé qui suivit la blonde d'un air blasé.

« C’est cool, ça veut dire que tout le monde a ses chances, mais surtout que les quatre maisons vont travailler ensemble pour montrer qu’ils peuvent coopérer contre un adversaire commun », commenta Adrian.

« Oui, j’espère juste qu’il n’y aurait pas trop de tumulte », souffla Julius.

« Je pense que tu peux toujours rêver, mon petit père, parce qu’avec Clara comme capitaine… »

Ils jetèrent un regard vers les deux qui venaient de quitter et se rendirent compte qu'elle était à présent à la table des Serpentard pour l'annoncer à Scorpius, qui fut content de l'apprendre. Et si cela attira des regards curieux de la part de Poudlarien, les élèves d’autre écoles qui sont moins habitués désapprouvaient plutôt tant de tapage si tôt.

« Du bruit pour rien », renifla Aimée.

Ni son amie Maria, ni Leksa de Dursmstrang ne pensaient pareil, cependant.

« Allons, pourquoi tant de mépris ? Le Quidditch est le sport des sorciers européens ! Voire du monde entier. Et il était en effet dommage d'avoir annulé votre saison annuelle juste parce que le Tournoi des Trois Sorciers avait lieu. Surtout que le tournoi ne concernait qu'une personne de chaque école, le reste risque fortement de s'ennuyer sans une activité à côté. »

« Je suppose que tu vas intégrer ta propre équipe ? » Lui demanda Marjorie.

Alors que les deux sœurs s'éloignaient, Maria approuvait ses paroles.

« Elle a raison. Ne sois pas aigrie, laisses donc les gens vivre de leur passion. »

« Ma voix est magnifique, ils doivent se sentir honorés de l’entendre. »

Ses amis ne prirent même pas la peine de répondre. Doug se tourna vers Maria.

« Tu vas aussi participer ? »

« Assurément. »

« Ouais, moi aussi, je crois », dit Elise sans certitude.

« C'est comme tu le sens, l'amie », répondit Adrian.

 

« Ouais, la cohabitation va être super », bailla Julius après le cours de de bulgare avec Wonder.

C'était le seul cours, en plus du cours de français, où toute la promotion se retrouvait ensemble, étant tous au même niveau : novice. Ici, ils le partageaient avec les Beaux Bâtons, mais pour le français c'était avec Durmstrang.

Si l'homme était toujours aussi maladroit, manquant de désespérer les élèves qui n'avaient plus eu cours avec depuis les buses, il fallait avouer qu'il avait vraiment des connaissances de la langue. C'était en tout cas ce que disaient les étudiants de Beaux Bâtons car certains avaient étudié bulgare en langue vivante 2 dans leur académie.

« Certains ? Qu'est-ce que les autres étudient pendant ce temps ? » Demanda Clara.

« Oh, on a le choix avec espagnol, italien et allemand », lui répondit Danielle Joubet.

« J'aurai compris pour ces trois-là, mais pourquoi le bulgare aussi ? » S'étonna Lolie.

Les trois langues étant les plus parlés dans l'Europe continental en plus du français, le bulgare était, par contre, une langue plus locale.

« Pour le Tournoi, tiens », répondit alors Jeremy Antoine de Saint-Guillaume Bonnefoy III.

« Vous mettez une langue locale comme matière principale juste pour un tournoi qui n'arrive que tous les décennies ? » S'ahurit Celia.

« C'est aussi par curiosité intellectuelle. Il est bon de connaître d'autre langue au lieu de se contenter d'une seule. »

C'était un coup bas. Il était vrai que les anglophones n'avaient jamais cherché à étendre leur connaissance sur les autres langues, s'attendant à ce que tout le monde sache parler anglais.

Là, par exemple, même s'ils essayaient d'apprendre les langues des deux autres écoles, ils parlaient et faisaient parler les étudiants étrangers en anglais.

« Vous avez quoi d'autre comme matière, à Beaux Bâtons ? » Les interrogea Rose. « J'ai remarqué que vous ne suivaient pas le cours d'arithmancie ni de sortilèges. »

« Nous avons dix matières principaux », commença Maria, toujours serviable avec un sourire chaleureux. « Les formules, qui combinent les sortilèges et la défense de chez vous ; Les potions, qui incluent la connaissance en herbologie et la chimie des moldu ; La divination qui inclue l'astronomie ; Les métamorphoses qui sont reliés à la magizoologie ; Les mathématiques, dont l'arithmancie fait partie ; L'Histoire qui couvrent la partie moldu comme la partie sorcière ; Le sport qui va de pair avec la géographie ; L'alchimie, bien sûr, et enfin les langues vivantes. »

« C'est... large. »

« Il le faut bien, l'académie accueille 9 nationalités, mélangeant différent statut, chaque étudiant doit pouvoir y retrouver son compte à sa sortie », clama Aimée d'un ton suffisant. « Ceux qui ne trouvent pas de métier chez les sorciers pourront travailler chez les moldu car les diplômes obtenus couvrent aussi les connaissances moldu. »

« C'est bien, ça », commenta Elise.

Car elle songeait à retourner vivre dans le monde moldu après Poudlard.

« En quoi les activités physiques vont de pair avec la géographie ? » Demanda Alice.

« Dès que tu bouges, tu passes d'un pays à l'autre. »

« Ah bon ? »

« Ça se voit que vous ne vous bougez pas. »

Eh bien, ce n'était pas comme s'ils pouvaient les contredire mais leur explication n'en était vraiment pas une.

 

La cohabitation s'avéra mouvementé quand, après le cours de métamorphose qu'ils partageaient avec la délégation de Durmstrang, Celia se mit un autre étudiant à dos.

Cette fois-ci, elle était quelque peu en tort. Avec Lolie, elles cherchaient d'autre idée pour les robes des filles en faisant des suggestions ci et là pour Lux et Clara, qui entraient dans la conversation, tout en voulant aussi intégrer Chloé, qui faisait tout pour les ignorer. Elles laissèrent néanmoins Laura et Elise pour quelque raison que ce soit.

Inspirée par le cours qui venait de s'achever, où ils devaient lancer avis, Celia commença à énumérer tous les apparitions d'animaux qui pourraient impressionner une fois mis en tenue, un peu comme avec Ani. Mais, passionnée comme elle l'était, elle s'excita un peu trop et fit apparaître des oiseaux en masse. Cela empêcha la vingtaine d'étudiant de Durmstrang de quitter la salle de métamorphose alors que les volatiles volaient autour d'eux, entrant et ressortant par la porte.

Les plus vifs sortirent leur baguette pour viser les créatures vicieuses qui s'échappaient facilement à leur sort d'immobilisation, tandis que Clara se fendait la poire sous le chaos. Lux, qui était habituée à pratiquer de la magie sans baguette, tenta d'en saisir quelques-uns par la force de son esprit. Ce ne fut pas très concluant et Tyler lui incita de battre en retraite pour ne pas se faire emporter plus que nécessaire. Professeure Kurt fut alertée par le boucan et dégaina sa baguette mais les élèves de Durmstrang furent plus rapide et usèrent des informulés pour faire disparaître le bazar.

Un silence médusé s'installa, animé seulement par le rire étouffé de Clara qui essayait de reprendre son souffle sans succès.

Lolie relâcha Laura, sur qui elle avait sauté dans les bras. Soi-disant l'ayant confondu avec Elise, qui rangea sa baguette, déçue de ne pas avoir agi plus efficacement. Le reste de leur camarade avait longtemps disparu. Ce que le groupe restant fit aussi en voyant l'air furibond de la prof, prétextant de se presser pour le cours suivant.

Ce ne fut qu'une fois hors de vue qu'ils réalisèrent que c'était la pause.

« Au moins, on n'aurait pas à entendre un sermon de Kurt », lâcha Lolie en soufflant.

Maintenant que les Beaux Bâtons le disaient, ils ne bougeaient vraiment pas pour être essoufflés sur une courte distance.

« La faute à qui ? » commenta seulement Tyler.

« Oh, ça va, hein ! Vous me connaissez, à force ! » Grommela Celia en sortant un miroir de poche pour voir à quel point elle s'est fatiguée.

Clara ricana avant de commenter qu'elle n'avait pas de quoi vérifier, ayant des dreadlocks, mais Lux regardait l'accessoire avec un regard curieux.

« Où tu as eu ça ? »

« Hm ? Oh, j'ai pris dans ta, enfin notre chambre. Ça ne te dérange pas, j'espère ? »

« Oh non, non, je ne me souvenais pas avoir eu ça en possession. »

Tyler jeta un regard dans leur direction pour contempler la dite accessoire. Il était à clapet et possédait une anse pour le saisir pour facilement, mais il avait un air de déjà-vu.

« On peut dire qu'on s'est fait une image chez Durmstrang », conclut Laura en regardant les membres du groupe qui restaient.

En même temps, ce n'était pas vraiment loquace, chez Durmstrang.

 

Autre part, l'intérieur d'un salon brillait d'une lumière aveuglante. Les curieux qui s'en approchaient se faisaient radier sans qu'ils puissent faire quoique ce soit. Les Next qui sentaient le phénomène ne se l'expliquaient pas, voire se taisaient pour d’autres.

Juste comme ça, la première épreuve du tournoi arriva.

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