Chapitre 11
Fin Mars
C’était un tableau de ce qu’il y avait de plus normal.
De paysage, encadré et avec des mouvements prouvant son origine magique.
Ce qui clochait était le sujet représenté. Il n’y avait que du bleu et rien d’autre. En approchant un peu plus, on pouvait voir des ondulations qui rappelaient des vagues. Ce qui était justement déconseillé, car c’était apparemment en s’approchant qu’ils pourraient se faire aspirer et volatiliser des souvenirs des gens, voire de la réalité.
« Une réalité seulement entre les protections de Poudlard, non ? Je crois qu’Emil a dit quelque chose laissant sous-entendre qu’il a connaissance de ceux qui ont disparus », releva Alice.
Albus nota l’information, mais commençait à déplorer qu’il ne fût pas présent lorsque leur ancien camarade passait à l’improviste.
« Ne ferait-on pas mieux de le contacter pour avoir des infos sur les victimes ? »
Adrian secoua la tête.
« Ionise dit qu’il n’arrive pas à le contacter. »
Et lui-même ne semble pas vouloir faire le nécessaire. Malgré l’urgence de son assistance, et si on partait du principe qu’Emil Stewart acceptait de les aider.
« Peut-être qu’on pourrait contacter Wyatt ? »
« Je ne sais pas si c’est une bonne idée de le déranger. »
Albus fut surpris de la réponse d’Alfred. Wyatt ne dirait pas non de les aider, mais peut-être qu’il n'était en effet pas sympa de lui rappeler une vie dont il n’a plus rien à voir.
« Pour l’heure, j’ai demandé au Next Lucas Dixon de nous fournir ses pierres runiques afin de nous protéger de futur enlèvement. Des fois que d’autres personnes s’approchent trop près du tableau et disparaissent encore », termina Alice.
C’était déjà un début.
Albus en parla immédiatement à son père, car il s’agissait quand même du directeur de l’école, l’endroit dont il en avait la protection. Le reste de la promotion fut mis au courant, et ils en avaient peut-être touché quelque mot à des étudiants étrangers vu que ces derniers bougeaient aussi pas mal dans le château. Il s’agissait d’une mise en garde de ne pas s’approcher de ce salon en particulier, au risque d’avoir la mémoire modifiée.
Ce qui n’était pas faux, voyez.
Bien sûr, le problème reste dans les murs de Poudlard, car de toute façon, les étrangers même ne sauraient quoi faire vu que personne ne remarquait les disparitions. Et même les sorciers ne pouvaient enquêter sur des choses inexistants.
Même si, techniquement, les élèves avaient existé et existaient encore, bien que pas dans leur mémoire.
Et bizarrement, sa mère tenait à être présente. Au début, Albus avait pensé qu’elle connaissait les identités des élèves disparus, puisqu’elle n’était pas vraiment de Poudlard et ayant donc une réalité de l’extérieur, mais elle avait paru aussi surprise que son père et Albus était à nouveau sans indice.
Ginny souhaitait rester dans l’enceinte du château parce qu’elle sentait que son mari, le fameux Harry Potter, allait faire quelque de drastique si elle n’intervenait pas. Les deux ayant eu leur lot de mauvaise surprise à Poudlard, ils savaient ce qu’il en était d’être victime, mais après six ans de mésaventure, elle ne souhaitait pas perdre à nouveau un être cher dans des magouilles pernicieuses.
« Harry, pour la dernière fois, ne va pas seul dans cette pièce sans avoir un plan de secours autre que tu es l'élu ! Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, cela n'a rien à voir avec Voldemort ou ses Mangemorts, mais une nouvelle menace qui a une forte ressemblance aux attaques du Nouvel Ordre ! »
Ah, voilà l'accusation qu'Albus attendait.
Il devait avouer que ces disparitions rappelaient fortement les attaques en série d'il y a trois ans, où nombre d'élève apprenaient que leur parent ont été victime de l'organisation criminelle qui sévit depuis une quinzaine d'année. Seulement, là, personne ne se souvenait des disparitions.
« Et surtout, que va-t-il se passer si tu te fais aspirer aussi ? Qui va être en charge ? »
« Neville, il y a bien une raison si Poudlard a un directeur adjoint en plus du directeur. »
Professeur Londubat, tout comme Ginny Potter, lâcha un halètement horrifié en comprenant le sous-entendu de son supérieur.
« Oh non, tu ne me sors pas ce discours de sacrifice ! L'école a besoin de son directeur, les élèves ont besoin de la présence de leur directeur, j'ai besoin de mon mari ! »
« Et surtout, si tu disparais, ça ne va rien résoudre », s'incrusta Albus.
« Mais dans le cas il disparaît vraiment et que supposons que professeur Londubat sera à charge, qui sera ton père ? »
Albus jeta un regard incrédule à sa cousine, qui, bien qu'ayant voulu se faire discrète en ne chuchotant qu'à lui, fut le centre d'attention parce que la contribution d'Albus a fait taire les adultes.
« Non mais, je veux dire... euh, bah, les gens disparaissent, on est d'accord ? Tu m'as dit que j'agissais comme si j'avais toujours été la seule élève féminine des Serdaigle de mon année quand Alice a reçu le même sort, mais via Alfred. Ça veut dire que tu ne sauras pas que tu es fils du directeur aussi, non ? Alors que devient ton père ? »
« Je vois, supposons que Harry disparaisse de notre mémoire, je ne saurais non plus que le mari de Ginny est mon ami proche ! On ne saurait non plus qu'il a été le survivant et qu'il a défait Voldemort, et ce, par deux fois ! » S'exclama alors Neville, enfin professeur Londubat.
« Est-ce qu'on se souviendrait aussi de Voldemort ? Vu que c'est quand même un fait passé », continua Rose.
« Et est-ce que je m'appellerai toujours Potter ? » Albus commençait aussi à un avoir un doute.
« Attendez, stop ! Qu'est-ce que vous faites, là ? On était en train de dissuader mon borné de mari de ne pas faire quelque chose d'inconsidérée, pourquoi est-ce qu'on construit des théories où il disparaît ? »
La voix de Ginny, qui a toujours eu le don d'être autoritaire et forte, eut pour effet de calmer les esprits imaginatives des trois autres. Qui, embarrassés, se redressèrent en cachant du mieux leur rougeur. Ils se sont un peu excités.
« À part cette écart, Albus a raison, ton impulsivité qui te dit d'aller vérifier ce tableau de toi-même ne va pas faire avancer les choses, surtout si tu finis par disparaître comme les victimes précédentes ! »
« Je ne peux tout de même pas rester les bras croisés sans rien faire ! C'est comme si on était retourné à ma première année, des élèves disparaissent et personne ne fait rien ! »
Son auditoire voyait où il voulait en venir. Il y a deux ans, c'était un groupe d'étudiant du nom de Jeunesse Purs qui semaient la panique, car agissant sous les ordres du Nouvel Ordre, apparemment. Maintenant, bien que n'ayant pas de nom du malfaiteur, ils avaient tous l'impression qu'une des deux organisations était derrière tout ça.
Après tout, Poudlard ne comptait pratiquement plus aucun élève sang-mêlé. Voire de Next non plus.
« Aller sans connaître l'identité de notre adversaire n'est pas mieux, il faut qu'on puisse avoir tous les informations de notre côté avant de bouger. »
Le mieux encore c'était de laisser un Next aller en éclaireur, mais vu comment Adrian fut berné quand Alfred a utilisé son propre pouvoir sur Alice, une Next, ce n'était pas rassurant. Peut-être un Next qui pouvait avoir lien avec un autre ? Diane Atwell en sixième année pouvait créer des clones, ils pouvaient envoyer un et communiquer avec. Enfin, si encore la Next savait comment communiquer avec ses clones.
Sinon, il y avait les jumelles Chow en deuxième année. Carina et Helena partageaient leur corps et esprit, c'était peut-être meilleur.
Clara sifflotait.
Pas vraiment gaiement mais Harley ne pouvait associer le verbe siffloter avec autre chose que gai, surtout avec la blonde. Sauf que, être allègre alors qu'elles s'aventuraient au fin fond de la forêt interdite, il fallait vraiment être taré.
Et Clara l'était.
« Tu peux arrêter de soupirer pour deux minutes ? Je sais que ta conscience de préfète te dit que ce qu'on fait est loin d'être une bonne idée, mais que veux-tu ? »
Harley jeta un regard vénéneux à son autre amie, celle qu'elle partageait avec Clara mais qui semblait beaucoup plus semblable à celle-ci qu'elle parce que Chloé enjambait les racines d'arbre comme si elle marchait dans le couloir. Avec grâce. Harley se demandait comment elles en étaient venus à se lier d'amitié, parce qu'elle n'arrivait juste pas à suivre la mentalité de ces deux-là.
De un, elles aiment le Quidditch comme pas possible, de deux, elles sont provocatrices un point infernal et de trois, elles lui donnaient mal à la tête dans tous les sens du terme.
Clara venait de lâcher un branche d'arbre sur le visage d'Harley qui était juste derrière, sans prendre soin de lui prévenir de l'éviter. C'était la goutte de trop.
« Ça n'a rien à voir que j'ai été préfète ! Mais vous n'avez aucun sens de vie social ou quoi ? Un humain normal n'irait pas se balader dans un environnement pareil et encore moins appeler ça 'une promenade de santé' ! »
Chloé eut le culot de se moquer de son emploie 'normal', parce qu'apparemment, mademoiselle était bien trop supérieure pour être normale. Clara se tourna vers elle avec un large sourire et Harley se demanda encore pourquoi elles étaient amies et pourquoi elle était la seule à en faire les frais.
« Détends-toi, Harley ! T'es trop grognon ! »
« Peut-être parce qu'on est encerclée par des troncs d'arbre plus grand que des géants ? Qu'on ne voit pas où on pose les pieds et que la seule lumière qu'on a provient de notre baguette ? Que je ne sais pas où tu nous- m'emmène ? Et que ces putains de branches basses commencent à me les taper à me rentrer dedans ? »
« Ah, tu te les prenais ? Fallait me le dire ! »
« Tu te fiches de moi ? » S'éria la Gryffondor encore plus fort.
« Absolument pas ! Et puis, calmos, on arrive bientôt ! »
« Où ça ?! »
Chloé se contenta de se boucher les oreilles alors que ses deux amies se criaient dessus, parce que Clara n'était certainement pas quelqu'un qui va se laisser hurler sans rendre la pareille.
L'arrivée, donc, se trouvait être l'autre côté de la forêt. Elles avaient quitté les dites troncs immenses avec leurs racines proéminentes ainsi que hauts et basses feuillages pour un terrain plat et feuillu. Devant, cependant, s'apparentait à une palissade en pierre peint bien qu'aucune n'était dupe.
Clara, d'ailleurs, posa sa main dessus et elles virent la surface ondoyer avant que cela ne reprenne sa forme originale. Ce qu'elle venait de toucher était la barrière protectrice de Poudlard, lisse et trompeur pour les yeux externes.
Et quelque part, il y avait un trou pour avoir permit la présence de ce tableau de malheur au sein de l'école.
Adrian observait le salon du tableau depuis un moment déjà.
Le tableau en lui-même n'avait pas changé depuis la dernière fois, toujours aussi bleu et profond et insondable.
Remarque, la dernière fois datait peut-être un moment vu que sa mémoire a probablement été altérée.
Toujours était-il qu'il se souvenait très bien qu'il n'y avait personne d'autre que lui dans le salon. alors que faisait cette fillette dans le coin en train de toussoter ?
« Eh, ça va ? Qu'est-ce que tu fais ici et qui es-tu ? »
La fille semblait aussi perdu que lui une fois avoir repris son souffle mais devint triste à la dernière question. Elle ouvrit la bouche mais ne recracha de l'eau et pointa quelque chose du doigt. Adrian se tourna vers le tableau.
Il fit doucement les connections quand la porte s'ouvrit brusquement sur une fille qui ressemblait comme deux gouttes d'eau à celle dans ses bras. Les jumelles Chow. Il avait et venait juste de se souvenir qu'elles étaient deux et qu'il y avait un moyen de ramener les autres.
Il fallait se souvenir d'eux.
Retour à la case départ puisque personne ne savait qui était concerné.
« Ça fait pouf et ça fait fiouh. »
Chloé jeta un regard vers Clara qui ne réagit pas.
Cela faisait depuis un moment que la capitaine de leur dream team était en pleine réflexion sans faire attention au match d'entraînement que l'équipe de Beaux Bâtons a bien voulu leur accorder. Car comme d'habitude, c'était sur un coup de tête de Clara, qui sur un coup de tête ne veut plus pratiquer aussi.
Sauf que les joueurs qu'elle rassemblait n'étaient pas de cette avis et voulaient jouer à ce sport national et mondial des sorciers, alors ils continuèrent leur match amical, ce qui a amené des spectateurs, dont des élèves de Beaux Bâtons pour soutenir leur équipe.
Si tout le monde se crachait un peu dessus parce que les gagnants étaient évidents vu le résultat du premier match, les élèves de Poudlard répliquaient que Beaux Bâtons avait aussi perdu et violemment contre Durmstrang.
Puis, pour une raison ou une autre, cela en était venu à clasher les maisons, parce qu'apparemment s'ils ont fait piètre, c'était dû à leur capitaine. Scorpius, bien évidemment, alla défendre l'honneur de sa petite-amie, qui avait soudainement les pensées ailleurs.
Chloe porta son attention sur le match en cours où Beaux Bâtons avait le souaffle. Danielle Joubet, leur capitaine, envoya la balle à sa coéquipière, Heidi Lyle, qui envoya aussitôt à leur dernière équipière, Josephine Lopes, dû à l'acharnement que leur batteuse Elise leur portait. Malheureusement, cela ne suffit pas à Poudlard pour avoir le souaffle et les poursuiveurs volaient sur tout le terrain dans l'espoir de leur voler l'occasion de crier à nouveau victoire. Sauf que comme vu lors des deux match officiels, Maria Delacroix était aussi une batteuse d'exception et protégeait ses poursuiveuses avec autant de hargne, si ce n'était plus, éclipsant par là son propre compère Ewen Muller. Au moins, cela facilitait pas mal leur gardien Martin de Navarre, qui n'était tout de même pas un gardien de pacotille.
Chloe trouvait qu'il y avait pas mal de Martin. Et si l'autre était connu pour être champion du tournoi, celui-ci pouvait champion de gardien tellement il gardait bien les buts. Après, avoir une école avec plus de mille élève et plusieurs nationalité, il était sûr d'avoir des gens au même prénom, ou même racine.
Eux, par exemple...
Le cours de ses pensées se coupèrent brusquement sans qu'elle ne sut pourquoi.
Un éclat auprès du public ramena son attention sur le matche et elle vit son compère attrapeur, Lysander Scamander, voler derrière le vif d'or, vite pourchasser par l'attrapeuse adverse, Vanessa Seymour.
Clara n'avait toujours pas reporté son attention sur le match.
« Puis, Gryffondor ? Alors que c'est clairement un lion ? »
Chloé fut heureuse de savoir qu'ils ne pouvaient pas dire grand chose de Serpentard, car les serpents peuvent serpenter tard. Quant à Serdaigle, c'est dans le nom.
Rose était sans voix.
Pendant tout ce temps où elle avait pensé qu'elle avait été la seule fille de Serdaigle alors qu'Alfred avait caché Alice auprès de lui, elle se sentait déjà mal, mais maintenant...
Avec Hugo, ils regardaient les Potter se réunir chaudement et humidement.
Autant parce que tante Ginny pleurait sans honte et parce que Lily était mouillée comme si elle ressortait du lac à l'instar des champion de Poudlard et Beaux Bâtons à la fin de la première épreuve du tournoi. Oncle Harry les prenait toutes les deux dans ses bras tremblants, alors qu'Albus faisait de son mieux pour le supporter, bien que lui-même bouleversé.
Ils avaient tous oublié l'existence de Lily.
Lily qui était aussi préfète, membre officiel de la dream team de Quidditch, dont elle allait assurément faire une pause, parole d'une maman inquiète, et meilleure amie de Louise Minden, une next.
La Poufsouffle observait aussi la famille de loin avec un tendre sourire. Toutefois, cela ne cacha pas le regret de l'avoir elle aussi oublié, et ce, pendant un long moment.
« Je crois que c'est depuis la reprise des cours, non ? » Dit doucement Hugo. « Je suis sûr qu'elle était présente pour le bal de Yule. »
« Ça ne change pas du fait qu'on ne savait pas son existence depuis deux mois », répondit Louise.
« Non, tu ne vois pas où je veux en venir. Je me souviens maintenant qu'elle était présente et dansait avec Lorcan pendant le bal, mais avant ça, ce souvenir, je l'ai assimilé avec tante Ginny et oncle Harry. »
« Oui, on n'a pas conscience qu'on ne souvient pas d'eux, c'est pas nouveau. »
« Mais il a suffit que Louise se souvienne qu'elle avait une amie avant Poudlard pour Lily lui revienne. Il faut donc quelque chose, rien qu'un lien, qui provient de l'extérieur pour briser l'effet du tableau. »
Alice saisit cette chance et ramena un élève enrobé de troisième année. C'était un Next et il a été prise avec plusieurs de ses amis.
Aussitôt, trois autres gamins sortirent du tableau trempés. Ils étaient tous d'une maison différente.
Rose savait que cela devait lui faire penser à quelque chose, mais elle ne savait pas quoi.
Et cela lui frustrait.
Le miroir était significatif.
Clara le savait. C'était un peu comme le miroir que Lux avait et qui reflétait leur double d'un autre univers. Sauf que depuis que Peeves a découvert leur affaire ici, il leur refusait l'accès.
Et ça ne collait pas, elle était sûre qu'il avait dit oui.. Elle l'avait demandé spécialement.
Mais c'était trop tard parce que tous les miroirs avaient disparus, même celui de l'original.
Bref, Clara savait que le miroir qu'elle avait en main ne montrait pas son double demi-dieu mais cela montrait autre chose, aussi magique et extra-ordinaire.
« Montre-moi ton possesseur. »
La surface n'apparut que du bleu.
Et ça en disait beaucoup. Clara connaissait donc quelqu'un de l'autre côté du tableau.
Sauf que bien sûr, elle ne se souvenait pas de son identité.
Une personne très importante pour lui avoir offert un miroir à double sens. Un miroir qui aurait pu servir si seulement l'autre pouvait mouvoir.
Mais d'après le témoignage des victimes, ils étaient inconscients. Ce qui était une bonne chose, tout compte fait, comme ils ressortaient trempés jusqu'aux os comme si on les avait noyés. Ils étaient peut-être dans un bulle qui protégeait leur respiration comme lors de l'épreuve de l'indice hydrophobe.
Clara n'arrivait pas à réfléchir correctement.
C'était attendu, c'était sûr même. L'effet du tableau pesait sur elle et tous les résidents de Poudlard, mais elle sentait qu'elle avait la réponse sous la main. Elle avait le miroir à double sens, bon sang !
Peut-être que si elle revoyait tous ceux qui étaient revenus, elle trouverait un indice. Est-ce que tous les victimes connaissaient les autres victimes, même ?
Rose disait que les dernières victimes étaient une bande d'ami des quatre maisons. Ils en sont sortis grâce à Alice. Et cette dernière disait qu'elle connaissait une des victimes, Jake Sparts, dû à la relation que leur famille moldu entretenait. En gros, un lien extérieur à Poudlard.
Ça, ils l'avaient déjà déterminé. Mais le reste de la promo ne voulait pas mettre Wyatt au courant pour leur faciliter la tâche et personne ne parvenait à contacter Emil, pour rendre les choses plus compliqués.
Clara se voyait mal de demander conseil à son père, des fois qu'il lui gueulait dessus en disant qu'elle était responsable de leur disparition comme il l'a blâmé pour avoir séquestré Toby. Ce qui était vraiment mal formulé parce qu'elle ne pouvait pas enlever une personne s'ils étaient déjà tous les deux gardés dans un même lieu. Elle ne pouvait pas être criminelle et victime à la fois. Eh bien, Cielo Castaglione ne pensait pas pareil.
Des fois, elle se demandait s'ils étaient vraiment du même sang. Son père était tellement coincé par moment. C'est vrai que c'est un immigré mais quand même... Pas comme sa tante maternelle, elle est partie devenir trader à New York, elle, et vit comme un boss. Tellement qu'elle lui a procuré des billets d'un concert de rock pour cet été.
Ce qui était d'enfer.
Bon, c'était à l'autre bout du monde mais c'était pas comme si ça l'avait arrêté. Elle pouvait toujours demandé à Alice de lui changer du métal en or qu'elle allait convertir en monnaie moldu avec les filles. Parce que vu qu'elles y étaient allées ensemble l'an dernier pour trouver tantine, celle-ci a pensé qu'elle voudrait y aller avec ses potos.
Au nombre de 3.
Oh bah, il semblerait qu'elle avait aussi un lien extérieur. Il lui fallait juste échanger avec tata pour glaner des infos sur le quatrième membre de sa bande amie à elle.
Et voila comment elle allait ramener son amie.
Lux lâcha un soupir.
Elle ne saurait dire si c'était de soulagement ou de fatigue.
Les deux, peut-être.
À côté, Ani marmonnait tout en tournant et retournant les pages de sorcière hebdo, quelque chose en rapport avec l'astrologue Lavender qui se relâchait.
Elle trouvait que c'était sa partenaire qui se relâchait.
Elle n'était pas particulièrement proche de Claire, mais de toutes les filles qu'elle côtoyait, c'était celle qui avait le plus mal pris sa perte de mémoire et qui croyait le plus en ses capacités magiques. Aussi, savoir que la dite magique n'avait pas pu détecter sa disparition était le plus perturbant.
Mais aussi parce qu'elle avait cru comprendre que la magie émérite pouvait contrer ce genre de piège. Ou alors Claire n'avait pas contrôle de sa magie émérite comme elle avait perdu sa magie élémentaire ?
Elle ne l'espérait pas.
Tout cette effusion causait beaucoup de problème et peine au sein des victimes et des élèves qui leur étaient proches. Une étudiante de Durmstrang avait failli porter plainte contre Poudlard même parce qu'elle avait oublié l'existence de sa sœur, étudiante ici. Qui s'avérait en plus être préfète des Serdaigle. Grâce à ça, ils avaient au moins pu ramener les autres préfets pris dans le piège du tableau mais ce n'était en effet pas rassurant de savoir que le système de préfet et tout le reste ont pu être affecté par un simple tableau.
Dont on ignorait la provenance si ce n'était de son accession via un trou dans les protections magiques de l'école.
Et c'était terrible de savoir que cela a pu être possible grâce à quelqu'un qui se trouvait à Poudlard.
Certains diraient que cela rappelle l'attaque d'il y a trois ans, d'autres pensaient aux manigances internes d'il y a deux ans. Tous au moins étaient d'accord pour dire que ça ne pouvait durer et qu'il fallait trouver le responsable.
Et la seule suspecte n'était autre que cette élève déjà concernée par les magouilles antérieures, Mathilde Warrington.
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