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univers parallèle (mariage arrangé)

–par le point de vue de Claire

Je me suis réveillé à 7 heure 30 du matin et le soleil n’était pas encore levé, alors ne me demandez pas ce que je fais debout au beau milieu de mon couloir…

Je marche à travers le long couloir devant ma chambre, en direction des bruits qui m’ont sorti de mes rêves, et ma petite voix dit que c’est cette « personne »….

Je m’arrête devant la porte ouverte d’en face et pose mon regard méprisant sur les hommes en question : Romario et Dino, mon père chérit…

  • Je peux savoir ce que vous faites ? je leur balance.
  • C- Claire ! qu’est-ce que tu fais là à cette heure-ci ? me demanda le blond [Dino, je précise ; p].
  • …. Je peux très bien vous retourner la question, je dis en soupirant. Il n’est même pas 8 heure et vous, vous vous amusez à jouer qui cri le plus fort, mais sérieusement vous avez quel âge ?
  • Euh non, mademoiselle, m’arrête le brun [s’il est bien brun xD], nous ne nous amusons pas…
  • Je me fiche de ce que vous faîtes, je reprends, mais baissez au moins le ton, ça ne va pas vous tuer, je marmonne la dernière partie de la phrase.
  • Si elle savait ce qu’il lui attendait, chuchote mon père, mais j’ignore le commentaire.
  • … enfin, bref. Merci de ne plus me déranger pour si peu, je lâche, bonne nuit ! je leur souhaite en me retournant sans voir dans quoi je m’entraine.
  • Euh… attendez, mademoiselle… ! (je tombe des escaliers) …. Vous vous êtes trompé de directions…

Mais avant que je puisse entendre le fin mot de l’histoire, je me retrouve dès cette belle matinée sous les escaliers, et en pyjama… [Honte à moi T^T].

                Un peu plus tard [si j’ose dire, deux heures se sont sûrement écoulés xD], je me réveille sur mon lit, les cheveux ébouriffés, le regard à moitié ouvert et le teint pâle. [Je n’imagine même pas la tronche xD]

 Je me relève de mon lit et marche en direction du rez-de-chaussée, je me dirige à présent vers la salle à manger.

Mais étrangement, il n’y a personne. Et au lieu du déjeuner sur la table, c’est une lettre qui s’y trouve.

                Je me rends chez Clara, comme me le demande dans la lettre. Et j’entre par la porte arrière, par crainte de rencontrer les étranges compères de mon amie, la rebelle.

Mais bizarrement, le silence règne, aucune trace et voix de la Varia… mais je ne me suis pas préoccupée… [Quelle insouciante, je suis ! xp]

Je marche dans les couloirs et vois une ombre devant moi. J’essaie de la rattraper, mais soudainement la personne se retourne vivement et m’attaque en me plaquant contre le mur et en me révélant le couteau sous mon nez…. Ouah ! Génial l’accueil ! On se sent toujours en sécurité, ici !

Sérieusement, je ferai peut-être mieux d’arrêter ces mauvaises fréquentations ! Je risque ma vie !

Je reconnu mon agresseur, ce qui n’est malheureusement pas le cas pour elle.

  • C- Clara… c’est moi, je lui souffle.

Elle parait un moment étonner et me lâche.

  • Qu’est-ce que tu fiches ici ? me lance-t-elle.

Je la regarde comme je regarde mon père se faire gamelle. Je lui réponds avec un ton ironique :

  • Bonjour Clara, comment vas-tu ? Moi, bien ! Merci de t’en soucier ! Non, mais franchement, ça te tuerai d’être polie ?
  • Qu’est-ce que tu fiches ici ? répète-t-elle avec indifférence.

Eh ben, oui, ça va lui tuer d’être un minimum formel avec une de ses meilleurs potes. Je soupire et lui réponds :

  • Mon père est partit en voyage d’affaire et me demande de venir ici, et toi, pourquoi est-ce qu’il n’y a personne ?
  • Aucune idée, mais je trouve ça louche.

Louche… ? Pourquoi ? Mais avant que je puisse lui poser la question, une voix nous demande :

  • Clara ? Claire ? Qu’est-ce que vous faites ici ?

On se retourne vers la voix, Alice nous fixe avec un air interrogatif et la blonde lui répond :

  • Euh, tu m’excuseras Alice, mais c’est à moi de poser cette question, contredit-elle, tu es ici chez moi.
  • Ah oui, c’est vrai…, admit Alice.

Et j’en reviens sur ma question. Pourquoi est-ce louche ? Elle m’explique donc que son père ne la laissera jamais seule, soit disant qu’ils sont très protecteur envers elle. Un peu sur les bords des nerfs, Alice propose de descendre pour continuer la conversation autour d’un bon déjeuner.

Nous descendons et nous dirigeons vers la cuisine et une fois de plus dans la journée je vois des lettres…. Trois d’un coup et chacun portant notre nom.

J’ouvre la mienne et la lit intérieurement :

« Bonjour, très chère Cavallone,

…. Mais c’est qui ça ? [En fait, je ne vois franchement pas qui, qui pourrait m’écrire ! xD]

Je me vois dans l’obligeance de vous écrire, car voyez-vous…

Non, en fait je ne vais rien vous dire, vous le découvrez de vous-même…

Sur ce, je vous souhaite une bonne journée ! »

…. Alors là, c’est se moquer du monde.... mais le pire dans tout ça, c’est que mon amie, la blonde a très mal prit sa lettre.

Je cours me réfugier sous la table pour éviter que sa flamme ne m’atteigne. Elle se défoule sur un de ses gardes, qui est vraiment terroriser. Je me marre sous le spectacle qui se déroule sous mes yeux, mais je suis tout de même inquiète de ce qui va m’arriver…. C’est quoi cette histoire ?

Elle se calme après qu’Alice lui propose une biscotte et qu’on se mette à discuter. Puis elle tombe sur le sujet sensible, du moins ça le paraitrait pour moi. Apparemment la belle blonde s’est fait plaquer… au téléphone, qui plus est. Je guette son expression et finis par sourire.

D’un coup on ouvre la porte, sept hommes se dressent devant nous. Quatre gardes et trois jeunes hommes. D’un coup d’œil, je distingue la différence des trois mecs, par rapport au quatre autres et compris ce qui va m’arriver. La scène de ce matin me parait soudainement un peu plus clair…

  • Alors c’est vous les trois filles qu’on doit épouser ?

…. Mais c’est quoi ce bin’s ??

Alice approuve, comme si elle est au courant, alors on le lui a expliqué dans sa lettre ? Et pas moi ? Puis elle lui demande son prénom.

Jason qu’il s’appelle. Il est un peu plus âgé que nous trois et possède des cheveux grenat avec un regard obscur, sa tenue vestimentaire se compose d’un t-shirt rouge, veste en cuir et d’un jean, décontracter, quoi.

Je dois avouer que je n’ai pas tout saisit… mais je prends la parole.

  • De toute façon, vous pouvez rentrer.
  • Et pourquoi donc ? demande le blond.
  • Tout simplement parce que nous n’allons ne pas vous épouser, répondit fièrement Clara. [ouais, bien dit ! xD]
  • Pardon ? lâche le brun.
  • Tant mieux, balance le roux [est-ce que je pourrai l’appeler comme ça ?]

Sa réponse ne me déplait pas, mais sa façon de parler m’a un peu chauffé les nerfs.

  • Et si vous vous présentez? je leur demande.

Le brun me répond : « Jack », il possède les yeux vairons, trop cool.

Suivit du blond : « Alexis », celui-ci a le regard d’un ange. Beurk !

Et bah, le roux se prénomme Jason.

  • Bon, puisqu’on ne peut pas vous virer, on a qu’à vous héberger, suggère Alice.

Houai-… Hein ? Quoi ??

  • ouais, suivez-moi…

Hein ? Mais… quoi ? Pourquoi ce soudain changement ?!

Je ne reçois ma réponse que Clara leur propose de les amené dans une chambre. Pourquoi les avoir laisser rester ?

Et nous nous mettons, entre filles, à discuter. Jusqu’à ce que l’autre intervient et me provoque. Quand je dis « l’autre », j’entends par là le mec arborant un air indifférent, Jason. Avec sa grande bouche, il réussit même à me m’énerver [alors que d’habitude je suis froide…. 8P]. Je ne l’aime pas. Et pour ne rien arranger, Clara est de son côté.

Mais heureusement qu’Alice est là. Elle nous annonce que tous les instruments sont placés dans le sous-sol. Mon amie la blonde souhaite qu’on joue un morceau, et a proposé aux garçons de nous écouter.

Et évidemment, Monsieur le borné ne se retient pas pour se moquer un coup, mais Clara le cloue le bec ! [Bien fait pour lui ! xD] Nous descendons au sous-sol où tous les instruments de rock y entreposent. Je me suis m’y à ma Basse, Clara à son guitare et Alice à la batterie. Les garçons restent debout, adossés au mur ou dans un coin [Là, je parle pour Jack].

On joue RED. [Et je passe le détail -ce n’est pas mon truc… x)]

Une fois le chant achevé, on se retourne pour voir la réaction des mecs. Pas très beau, faut l’avouer… Jason s’étonne discrètement, Jack ferme les yeux et Alexis affiche une mine contrariée. [Tu m’étonnes…, monsieur la douceur… --‘]

  • Alors, vous avez trouvé ça comment ? demande Clara.
  • Vous faites un bon son, qu’il dit.

Et je vois Clara sourire… Là, ça me parait suspect. Deux choix : 1) elle s’en réjouit vraiment OU 2) elle est hypocrite…

Je ne me casse pas la tête et opte pour le second choix : Elle n’est pas sincère. [Eh ben, l’amitié avec moi…, c’est se douter entre nous… xD] Je lui fais quitter de ses pensées et elle nous nargue carrément, puis remonte dans la demeure en nous avertissant de ne pas toucher à sa guitare.

Après son départ, aucune conversation ne débute. Alice la rejoint en haut. Et me voilà seule avec trois mecs. [Ouah, ce n’est pas saint, ça ! xD]

On entend le cri de Clara qui nous demande si une pizza nous tente, ils acceptent [tout comme moi, oui, faut pas m’oublier !] et d’un coup Alexis claque de la langue.

  • Tsf…. Vous êtes des folles.

Je me redresse et le toise du regard, j’hausse les sourcils.

  • Ah ouais et qu’est-ce qui te fait dire ça ? je lui lance.
  • Eh bien, premièrement, commence-t-il; la blonde est une mal élevée de première ! Elle vit avec des pXtain de barge [excusez la vulgarité xD] Secundo, toi, tu as l’air d’une vrai dégonflé, avec tes bases ringard (je sourcil), tu n’arrives pas à la cheville d’un débutant ! Et tertio, la brune ressemble grave à un mec, l’air de rien elle s’habille décontracter avec ses long cheveux qui pendent ! Et dernièrement… z’êtes ouf…. [Bienvenue au point de départ ! xD]

Une veine de colère palpite sur ma tempe, je tente de me calmer, sans succès. Je relève ma tête et lui adresse un regard froid, mais pas comme ceux d’habitude, un vrai regard à la mafieuse, meurtrière, capable de vous glacer le sang. Je m’avance vers lui, tandis que Jack et Jason reculent.

  • Qu’est-ce tu… (je lui écrase le pied) Aïe !
  • Et toi, t’es un débile, je lui souffle dans les creux de son oreilles.

Je remonte à mon tour là-haut en ignorant les garçons. Ma colère reste très évidente et n’est prêt à se dissiper que quand Clara me force à tout lui déballer.

Et évidemment, ça finit en flambeau [On ne s’étonne même plus à force].

Quelques un de ses mèches virent au noir [c’était ça, non ?] et son poing s’enflamme [Elle va l’éclater ! xD].

  • Le cXnnXrd !

Comme on se le doute, la blonde court se jeter sur le fameux ‘cxnnxrd’ [Et oui, il n’y aura pas de grossièreté…. xP]. Elle ouvre la porte de sa chambre avec un tel fracas qu’à mon avis le pauvre bout de bois a cédé [je le plains… --‘].

Elle lui crache au nez de bien bel vulgarité -que je ne citerai pas afin de ne pas choquer les âmes sensibles =P- et s’apprête à lui sauter dessus. Le mec, lui sent que la situation a dégénéré, se cache derrière un fauteuil.

Moi, je reste un moment sans bouger en pensant à : « Je l’arrête ou pas ? Le mec peut très bien se faire flanquer une raclé, je me ficherai bien de sa face… mais, il y a un dilemme, si Clara lui donne un coup, elle finira bien par en recevoir une à son tour… [De son père, je veux dire, quoique…ça m’étonne]. Bon, allé pas le choix faut aider l’autre blond… Tch…

Je le retiens par les bras, elle se débat [Et a failli arracher les miens ~o~]. Et c’est le tour d’Alice de l’arrêter, elle est beaucoup plus expérimentée que moi. Derrière, les deux mecs observent la scène avec ahuri… [Avec leurs têtes ! XD ‘O.o’ ou encore ‘OxO’]

Alice finit par s’interposer, franchement je ne la reconnais plus, qu’est-ce qui lui arrive ?

  • Ce type a insulté Claire et ma famille, et tu veux que je le laisse tranquille ? T’as perdue la tête ?
  • Je m’en fiche ! Tu n’as pas intérêt à le toucher ou tu auras affaire à moi.

Mais…Alice… !! Et puis finalement, Clara se calme… Mais franchement là, les filles… je ne vous suis plus du tout….

Clara se tire et Alice aide Alexis à se relever et moi, je… reste planter sur place comme une idiote…

  • Tch, naze, j’ai pensé qu’il y avait vraiment d’la baston, ‘déçu, raille Jason, à part.

Je l’examine de la tête au pied, les sourcils arquer. Je finis par quitter le couloir, trop lasse de voir la scène de mon amie en compagnie d’un mec qui me déplait.

Je m’arrête sur la terrasse du château et m’accoude sur la rambarde de métal en fermant les yeux pour ressentir la brise qui souffle sur ma peau. J’entends un bruit derrière et moi et virevolte. Jack vient me rejoindre à mes côté sans parler. Je l’ignore et continue de sentir la fraicheur de l’air.

  • Dis-moi, ça fait longtemps que tu joues de la basse ?me demande-t-il.
  • , je le regarde, Ça t’intéresse vraiment ? je lui demande, suspicieuse.

Il me sourit, ce qui me fait chavirer le cœur. Je me retourne de mon côté et lui répond doucement :

  • Oui, depuis un moment déjà.
  • Ah, je vois…. C’est pour ça que tu t’es senti vexée qu’Alexis t’ait ainsi critiqué… ?

Je baisse ma tête et rougi. Il tombe dans le mille. Il ne dit plus rien et reste ainsi pendant un moment. L’air nous souffle dessus, mais je trouve ça agréable que je souri gaiement.

 

  • C’est pour ça que tu t’es senti vexée qu’Alexis t’ait ainsi critiqué… ?

Je baisse ma tête et rougi. Il tombe dans le mille. Il ne dit plus rien et reste ainsi pendant un moment. L’air nous souffle dessus, mais je trouve ça agréable que je souri gaiement.

-Ellipse d’une semaine-

Je me réveille avec difficulté et je baille en ouvrant ma bouche le plus grand possible [mal polie…--‘]

On frappe à ma porte, je frotte mes yeux et demande qui est-ce.

  • C’est moi, ouvre ! m’ordonne-t-il.

…. Qui ? Je baille une seconde fois et décide d’ignore cette personne.

  • Eh oh, Claire, t’ouvre, ouais ??me râle Clara.
  • Oui, oui…, je cède, mais si tu aurais été un peu plus polie, je t’aurais ouvert à bras ouvert [<- un peu de répétage, là ! xD].
  • Ah non, je ne veux pas d’actes d’affection, très peu pour moi !

Ah la la… ce qu’elle est difficile… je m’avance vers la porte et touche le poignet, mais elle s’ouvre toute seule.

  • Tu pourrais te grouiller, déjà que je suis gentille d’avoir attendu ta réponse.
  • Sauf que c’est toi, qui l’a ouverte…
  • …ouais, enfin bref, dépêches-toi de te préparer.
  • Pourquoi ? Y aura une fête ?
  • Nan, t’as tout faux.

Je la regarde, elle me regard et on reste planter là sans parler.

  • Bon, tu te changes, ouais ?!

Une fois que tu m’aurais expliqué, OK… mais là…

                Un peu plus tard, on se regroupe dans le salon et attendons « l’évènement ». Clara arrive et nous passe des feuilles, des lettres. Elles nous demandent de faire… du rangement ?

C’est quoi ce bin’s ? [De puis quand on range nous-même le manoir ? Qui fait 1000m2 –à un détail près xD]

On forme des équipes pour aller chacun dans notre coin. Je suis avec Jack et nous nous dirigeons au grenier.

  • Je ne savais même pas qu’il y’en avait un, je m’exclame avec étonnement.
  • Maintenant tu le sais, me lance Jack d’une voix monocorde.

Je le regard d’un mauvais œil avant de me mettre au travail. La pièce est d’un désordre [Tu m’étonnes qu’on doit l’arranger], je crois bien qu’elle a vécu un siècle sans être nettoyer [Ou plus, qui sait]. De nombreux feuilles et vêtements jonchaient au sol, il y a des morceaux de verre un peu partout et la lumière reste à peine stable, il y a même des lianes ! Mais c’est quoi cette porcherie ?!

Quand j’y repense, j’espère que ça va allait pour Clara, elle n’a pas arrêté de se plaindre quand on a décidé qu’elle se mettra avec Jason. Alice a plutôt bien pris la chose… [Mais pourquoi ? T.T]

Je ramasse les vieux vêtements tous froissé et Jack s’occupe de balayer [Sérieux, vous le voyez faire ça ? XD]. J’ai rangé le tas dans le panier en osier poser par-là [Je me demande d’où il vient] et ensuite je réunis tous les papiers en une poignée de main sans regarder le contenue.

Je termine pour le ramassage et me lance dans le… réassemblage des pièces de… l’orchestre détaché ? Rassembler le bout de bois est beaucoup plus difficile à réaliser. Le bois est long et pèse parfois une tonne, je me débrouille pour les deux premier et finis par perdre tout l’énergie pour le troisième. Voyant que je galère, Jack se prit d’un bref rire.

  • Ça te dérangerai de m’aider, je m’écrie.
  • …. Et si tu me le demandais plus gentiment ?

Je ne dis rien et détourne le regard avant de me mordre la lèvre inferieur et claquer de la langue.

  • … Aurais-tu amabilité de m’aider, s’il te plait, je le demande à contrecœur.
  • Hm, oui je veux bien, accepte-t-il en pouffant légèrement.

Il s’approche de moi et soulève d’une main le bois coincé sous un tas de débris.

  • Tiens, voilà pour toi, mademoiselle-je-n’ai-pas-de-force, se moque-t-il.

Je rougis légèrement et me met dos à lui sans le remercier. Je dépose le bois -que je m’étais longtemps acharnée dessus- sur les deux autres et quand je me retourne pour me baisser et prendre la suite de mon devoir, mon regard tombe sur une chose de très peu appréciable.

De patte velu jusqu’aux orteils bougent dans tous les sens en tentant de sortir de sa prison. Le petit corps poilus gigote en espérant s’échapper du trou qu’il est coincé. Je tremble un coup et recule en titubant. La bestiole sort de sa tanière et se gratte rapidement le haut de sa tête avant de tourner son regard sur moi. Je me déplace encore en arrière et flanche après avoir écraser le bois.

  • Eh ben, tu perds l’équilibre comme ça, toi ? me nargue Jack, avec une teinte d’étonnement.
  • P- pas du tout ! C- c’est juste ce… truc, qui m’a surpris, je me défends.
  • Oui, oui, c’est ça. Allé, lèves-toi.
  • … tu pourrais me débarrasser de cet animal avant ? je le demande, presque suppliante.

Il jette un regard vif à la souris et celle-ci s’enfuit. Il m’aide à me relever en souriant.

  • Merci, je dis, tout doucement.

Il ne répond rien et on continue de ranger. De toute l’après-midi, nous l’avons passé à ranger cette salle de grenier. Je tousse de temps à autre à cause de la poussière, Jack reste silencieux durant le reste de la journée. Nous descendons pour diner. Clara a commandé une pizza [Ouais, encore xp].

  • Vous avez été long, qu’est-ce que vous avez foutu ? nous demande Clara.
  • On a été retardé, parce que mademoiselle a eu peur d’une pauvre petite bête, dit Jack.
  • Non, mais vas-y racontes tout tant que t-y es ! j’ironise méprisamment.
  • Ha ah ! C’est trop laid d’avoir peur de ça ! me ridiculise Jason.
  • Tu t’es pas encore débarrasser de cette phobie ?s’étonne Clara.
  • Quelle phobie ? demande Alexis, quelque peu intéresser.
  • La zoophobie, admet Alice.

Hé mais oh ! Vous n’allez pas bien de leur dire tout ça ? Et surtout toi, Alice ! Tu me trahis ?? Alexis avec sa tête de choqué, mais qu’est-ce qu’est choquant ?! Il change subitement d’expression.

  • Ah ça tombe bien, j’ai deux chats sous mon aile, je vais les ramener qu’on s’amuse.

Que Quoi ?!?! Il… se fiche de moi ? [Ça donne vachement envie de lui en coller une! ╬]

  • Tiens, c’est drôle, moi aussi j’ai un chat et un lapin ! s’y met Alice.
  • Ça sent mauvais, là, fait remarquer mon amie la blonde. Enfin pour toi, ajoute-t-elle.

Je le sais, merci ! Mais le pire, c’est que ces deux-là ne veulent pas changer de sujet !

  • Ah, mais au fait y a encore un truc à faire ! s’exclame Clara.
  • Ah ? Encore ? Et c’est quoi ? s’extase Jason.
  • T’inquiète, ça sera rapide.

Je soupire et on sort du manoir, mais où va-t-on ? On avance et on s’enfonce dans la forêt qui entoure le château. Après quelque minute de marche on s’arrête devant une serre, un peu délabré, mais les plantes de l’intérieur sont encore très  « vivantes » !

  • Il faut qu’on arrache les mauvaises herbes et arroser ceux qui sont encore ‘beau’, nous commande-t-elle.
  • Mais c’est quoi ce plans ? je gémis.

Clara me regard avec un large sourire qui me fait frissonner.

  • Et c’est toi, qui va-t’en occuper, déclare-t-elle.
  • Ah, tant mieux et qu’est-ce qu’on fait là ?
  • On observe le spectacle.
  • Pourquoi j’ai comme l’impression qu’elle panique pas mal ?
  • Ha, ça c’est parce qu’en réalité elle craint tout ce qui n’est pas être humain.
  • …donc ?
  • Ah ! Tu es en train de dire que…, commence Alexis.
  • Et oui, elle a même peur des plantes !

  L’arrosoir à la main, celle-ci tremble comme pas possible. Mes pieds se clouent à la terre sèche et je sue. Je déglutit difficilement et essaye de bouger. Mission impossible. Je regarde à travers la vitre opaque que représente la serre et vois le visage souriant de Clara en train de « m’encourager ».

Elle ne paie rien pour attendre ! ╬

J’avance d’un pas, mais m’arrête à la suivante. Mes tremblements se font tellement fort que l’eau coule tout seul du récipient. [Ça m’arrange ! ;)]

                Je pivote sur moi-même, cherchant une présence d’aide, mais rien, mes amies m’ont laissé finir la tâche en prétextant que je suis long. [Ce n’est pas de ma faute si j’ai peur ! >.<]

Je suis terrorisée…. J’avais nourris déjà la moitié des plantes présente, mais négligé l’autre moitié, qui sont des plantes carnivores et elles bougent d’elle-même ! [Au secours ! TToTT]

Le bruit des feuillages s’approche et le mouvement se fait plus vif. Je recule mais m’arrête de suite, je suis contre le mur de verre. Je ne peux plus bouger, je tremble de plus belle. Je tente de retenir mon souffle pour dissimuler ma présence mais ça ne marche pas. Ça se rapproche, je vois un ombre apparaître sur la terre sécher, mais la silhouette n’est pas encore en vue. J’entends des bourdonnements dans mes oreilles et m’accroupi sur la terre.

Tant pis s’il me saute dessus…. Je n’aurais qu’à l’envoyer valser avec mon coup de pied « spécial Cavallone ! » que je nomme « le kick de Claire ». [Ouais, ringard, je sais ! xp]

Et il apparait.

                Je marche à pas trainant vers le manoir qui nous sert de résidence. J’ouvre la porte arrière et entre non sans me faire remarquer mais avec un boucan pas possible. Et j’entends des voix provenant de la cuisine.

  • Ah, te voilà de retour ! s’exclame Alice, toute enjouée.
  • Tant mieux, tiens on a pensé à toi, manges, m’ordonne Clara.
  • Non, c’est faux tu n’as pas pensé à moi ! Si tu l’auras vraiment fait, je serai libéré il y a belle lurette ! Tu m’as salement laissé tomber, je lui râle dessus.
  • Oui, bon calme, t’es libre là, non ? me test-elle.
  • Oui, mais pas grâce à toi ! je lui contredis, en lui criant dessus de tous mes poumons.
  • C’est bon, calmes tes nerfs, tente Alexis de me calmer.
  • Ouais et tout ça, tu peux remercier Jack, qui t’ait venu en aide, me rappelle Jason.
  • Je le sais bien !
  • Ha bah, c’était là, qu’il se trouvait ? murmure Alice.
  • Je l’avais oublié, lui, commente Clara d’un ton détaché.
  • C’est pas vrai, vous n’avez même pas remarqué son absence? s’estomaque Jason.
  • Nan et puis c’est qu’un détail, lance Clara.
  • Sérieux, mais vous êtes pas bien, vous, maugrée Alexis.

Je lui jette un regard intransigeant.

  • Bon, pour commencer va te changer, tu es dans un état… affreux, remarque Clara.
  • Merci, j’avais remarqué, je lui balance, mécontente.

                Je les quitte pour me changer. Je redescends un peu après et je mange le reste de part de pizza qu’ils m’ont laissé avant de regarder un film d’horreur pour le fun.

Le film me laisse baba. Il y a du sang à chaque scène et l’histoire m’a carrément donner envie de gerber ! En gros, ça raconte l’histoire d’un couple qui passe leur Saint-Valentin dans un manoir hantée, [D’abord le film commence mal… --‘] puis au fil du temps, ils se rendent compte que c’en est un [Franchement, des idiots =.=] et après il y a l’apparition des monstres inhumains, mais ce n’est pas ça le pire, la fin se termine dans un bain de sang. Le mec avait mangé sa copine après s’être fait mordu par un zombie ET il se fait à son tour manger par un vampire.

…. Non, mais franchement, c’est du n’importe quoi !! [Mais j’hallucine, beurk !] Je me dresse un peu pour faire le topo des comportements qu’on a, Jason est ennuyé par l’excitation de Clara, qui se défoule sur l’air, Jack a les yeux semi-ouvert, Alexis reste dans son coin et regarde comment se comporte Alice, mal, elle est sur le point de vomir.

L’heure des extinctions des feux arrive. Les mecs retournent dans leur chambre dormir et nous, les filles, on se met en commun de faire une soirée pyjama. [Genre se raconter des choses, quoi!]

  • Haa… j’en peux plus, je soupire.
  • De quoi ? me demande Alice, surpris.
  • De cette situation !je lui réponds. Combien de temps va-t-elle encore durée ?
  • Ah, tu veux parler des mecs, là ?
  • Oui, c’est bien d’eux que je cause.
  • Bah, pour un certain temps, me répond-elle.

Et ben, dis donc, vachement précis ! =o=

  • Moi, personnellement, ça ne me dérange pas, nous avoue Alice, les joues légèrement rose.

Moi et Clara nous tournons vers elle, j’ai un doute sur sa relation avec Alexis, ils sont allés jusqu’où là ?

  • Tu m’étonnes, lâche Clara dans un souffle.
  • Ah ah, toi au moins tu es de mon côté, je lui chuchote.
  • Mais les filles, nous interrompt Alice, vous ne ressentez sérieusement rien pour eux ? Ils ne vous font aucun effet ?
  • Ah si ! je m’exclame, (les filles soudainement intrigué) Jason me rend sérieusement en colère.

Elle me fixe, tous deux avec un drôle de tête.

  • Et toi Clara ? m’ignore Alice.
  • Oh bah, moi cool, je peux pas le parler deux secondes sans gueuler mais on arrive encore à communiquer… [Va comprendre la logique –‘]
  • Et si non, pour Jack ? Il ne vous fait rien ? tente mon amie encore une fois.
  • Ni chaud ni froid, déclare Clara.

Et moi, je ne réponds rien, honnêtement je ne sais pas ce qu’il me fait. Du moins, Je l’ignore encore. Je ne pense pas qu’un homme a eu de l’effet sur moi, le seul qui en a, c’est mon père. [Bah oui, à force de le voir tomber dans les escaliers, j’ai un pincement au cœur…]

                Le soleil se lève et frappe à travers le rideau bleu-abysse. Dehors, des  oiseaux commencent leur chant de midi. …. Attends, quoi ?? Midi ??

  • Réveilles-toi, Claire ! T’es la dernière ! me crie Alice dans les oreilles.

Oh, mince, j’ai dormis si longtemps ??

  • Ça va, pas trop faim ? T’as tout de même raté le petit-déj’.
  • Non, ça va, je lui réponds d’une voix faible, bizarrement je ne ressens rien.
  • OK, alors lève-toi, on va faire un jogging.

Je me lève d’un coup sec du lit et la fixe.

  • T’as dit quoi ? o
  • On va faire un tour dehors, me répond Alice.
  • Ah OK, je me rassure, j’ai cru que tu avais dit qu’on va faire un jogging.
  • C’est ce que j’ai dit.

Je la louche de la tête au pied, les yeux globuleux.

  • Arrête de me zieuter comme ça, ‘suis pas un extraterrestre !
  • Si, t’en es une ! Et tu as usurpé l’identité de mon amie, pas vrai Alice !
  • Mais non, qu’est-ce que tu racontes ? me nie Alice. C’est bien notre Clara à nous.
  • Mais… la nôtre ne nous proposerai jamais de faire un… jogging ! je m’emporte.
  • C’est vrai que c’est étrange, mais regard la façon dont elle ouvre la porte, violemment !
  • L’aliène a peut-être copié son comportement, je lui suggère.
  • Ah la la, franchement t’as de ces idées, des fois, soupire mon amie.
  • Mais… mais c’est vrai, non ? Elle n’est pas normale !
  • En même temps, elle a jamais été normale…
  • Eh ! Vous avez pas bientôt finis de bavasser ? J’entends tout, je vous signale !
  • Désolée Clara, s’excuse Alice.

Et moi, je reste planter dans cette chambre, la bouche grande ouverte. Et elles me quittent en demandant « gentiment » de me préparer.

Après m’être changer, je m’apprête à descendre, mais avant je reçois un message.

                Du rez-de-chaussée on entend un grand bruit retentir de l’étage. Et ce bruit provient de moi, [enfin pas de mon corps, hein ! xD] je viens de donner un coup de pied au meuble qui se trouve devant moi, l’armoire est dans un sal état. Je descends des escaliers en faisant un fracas pas possible et m’avance à la salle à manger. Je vois les garçons assis autour d’une table et je leur crache :

  • Vous êtes des nazes les mecs !
  • …. Merci, moi aussi je t’aime, me répond Jack, sous le choc, le verre sous ses lèvres.
  • Bonjour à toi aussi, miss, tu as bien dormi la nuit dernière? ironise Alexis.
  • Ouais, que trop bien, mais elle a été gâché par une certaine chose !
  • Laisse-moi deviner, tu t’es réveillé du pied gauche ? me nargue Jason.
  • … je me réveille toujours du pied gauche.

Alors là, ils tirent une tête de choquer. [XD je les imagine trop bien !]

  • Ah alors c’est pour ça, que t’es aussi débile et maladroite ?

Alexis pouffe discrètement et Jason éclate carrément de rire. [De sa propre blague !] Jack se tait.

  • Eh ben, c’est animé ici, fait remarquer Alice. Que se passe-t-il ?
  • Ton amie joue la grande, mais elle reste une gamine.

Et je me retourne lentement vers mes amies qui arrivent.

  • Vous savez ce qui lui arrive de si bon matin ? demande Jack aux filles.
  • …. Non, aucune idée, nie Alice, catégoriquement en prenant place à côté d’Alexis.
  • Qu’est-ce qui t’arrive encore ? me demande Clara, désintéresser.
  • …. Tsf…, je l’ignore.
  • Laissez-la tomber, c’est pas ça saint là-dedans, explique-t-elle en désignant sa tempe du doigt et en s’asseyant à côté d’Alice.
  • Pf, se retient Alexis de rire.
  • Parce que la tienne est saint, peut-être ? je le balance sèchement.
  • Eh, tu me cause autrement gamine !

Je prends place en m’asseyant sur une chaise isolée des autres en faisant un boucan pas possible pour les tympans.

  • C’est quoi ton problème, gamine ? me questionne Clara, un peu plus intéressé qu’à l’instant.
  • … dites-moi, les garçons…, je commence.
  • Eh, je te cause, m’arrête Clara.
  • Et moi, c’est à eux que je cause ! je lui rengaine.
  • OK, calme… [+ une petite tête de OxO xD]
  • Vas-y pose ta question qu’on se marre un coup, me provoque Jason.
  • OK, comme tu veux, de toute façon je paris tu auras du mal à répondre, je lui cède, pareille provoquante.
  • Ah ouais ?
  • Hm, alors dis-moi ce que vous faites dans la vie.

Plus aucun ne répondent. Ils ferment leur bouche. Le blond déglutit péniblement, le brun boit une gorgée de sa boisson énergisante et le roux se racle la gorge.

C’est vraiment louche comme réponse.  Tss… je m’en douter.

  • Pourquoi tu leur pose cette question ? m’agresse Alice.
  • Tu n’as as envie de le savoir toi ?

Alice ne répond pas et Clara jette des regards accusateur sur les garçons, je soupire.

  • Vous n’étiez même pas des étudiants.
  • Et je peux savoir d’où tu tiens tous ces information, me coupe Jason.
  • De mon portable, j’ai reçu un mail où toutes ces informations y sont inscrites.
  • Je peux voir ? me demande Jack.

Je le passe en le glissant sur la table. Il le saisit et lit le message le plus récent.

  • Il y est tout écrit, nos informations personnel comme public, décrit Jack.
  • Et il vient de qui ce message ? demande Alexis.
  • Je l’ignore, je leur réponds en reprenant mon portable, le numéro n’est pas aff-… ah bah, si, il vient de mon père…
  • Dino ? précise Clara.
  • Oui, mon père ! Surtout ne te gènes pas, appelle par son prénom !
  • Dino Cavallone, dit Clara.
  • Tu n’étais pas obliger de le faire, marmonne Alice.
  • Enfin bref, ce n’était pas notre sujet, je les reprends.
  • Ouais, une petite explication doit s’imposer, demande Clara.

Les garçons nous raconte qu’ils étaient à une salle arcade, mais d’un coup des mafieux arrivent et leur demande certaines informations et ont été choisie pour… leur apparence ?

Bref, tout ça pour dire que finalement nous en sommes toujours restés là [En plus, on est même pas aller faire ce tour ! xD]. On continue de vivre sous le même toit [celle de Clara surtout ! ;p] jusqu’à ce qu’un mois s’écoule.

En franchement une surprise vraiment inattendu nous arrive…

 

2.

…. J’en suis où déjà ?

Ah oui ! Le premier mois s’écoule à une allure fascinant, je ne vois le temps passé, il file si vite.

Je me suis un peu rapprocher de Jack après que nous découvrons leur condition.

Mais ensuite, la situation tourne au vinaigre… On commence à se détendre, oubliant presque le mariage, et Clara organise un « fête », après que je lui en ai proposé un.  Alcool et bouffe en scène, je me saoul rapidement après un ou deux verre et la suite, je n’en ai plus aucun souvenir.

Le lendemain matin, je me réveille… assise par terre [hou ! Joyeux le réveil !]. J’ai des crampes et migraine, mon estomac se noue et mes yeux s’ouvrent à peine. Et on sent l’odeur repoussant de l’alcool à plein nez.

Et bien sûr, on doit ranger le manoir après le champ de bataille qu’on a « foutu »… [Si j’ose dire]

Alice reste endormie après avoir avalé environ une bonne vingtaine de verre la veille, les garçons se sont déjà changer et laver, mais ne prennent pas la peine de nous aider moi et Clara dans le rangement.

Je me charge de la salle à manger et Clara le couloir –et j’ajoute que c’est le pire de tout- je termine à ramasser tous les ordures jonchant au sol et me redresse pour bailler. Je perçois des pas de pieds dans l’entrebâille de la porte.

  • Bonjour Claire, me saluent-ils.
  • Bonjour ‘man, bonjour papa, je leur réponds.

…. Attends… Quoi ??!

  • Maman ? Papa ? Mais qu’est-ce que…, je commence.
  • Ah non, c’est nous qui posons des questions, m’arrête mon père.

Zut, je suis fichue…. Et Clara l’est encore plus…

Mon père me guide dans le couloir, il me pousse devant lui et j’affronte le regard perçant de Xanxus… Clara déglutit.

Mais étrangement, ils n’ont encore rien dit. Monsieur Sawada demande sa fille, je leur indique l’étage et le couple, qui se présente être les parents d’Alice, ainsi que le prétendu fiancé de celle-ci grimpent les escaliers. Je reste silencieuse et mon père me demande à moi et mon futur [et j’insiste sur le mot !] mari d’aller dans la salle de séjour, qui est encore propre [Et oui, on n’a pas utilisé toute les salles –encore heureux --‘].

Entrer à l’intérieur, mon père ferme la porte juste derrière lui, je ne sais pas pourquoi mais je sens que quelque part, ça va chauffer. Ma mère nous demande de nous assoir sur un double fauteuil, on obtempère et mes parents s’assoient en face.

Le silence règne, je joue avec mes doigts discrètement et d’un côté, je sens le regard de Jack se poser sur moi, ça me rend mal à l’aise.

  • Eh bien, ma puce, commence ma mère, qu’as-tu à dire pour ta défense ?
  • …Je ne suis plus au courant de rien après avoir bu deux verres, je lui réponds avec un sourire.
  • Et je l’approuve, confirme Jack, me soutenant.

Mon père soupire et j’en déduis que ce n’est pas la réponse qu’il attend.

  • En réalité, ce n’est pas pour entendre ça, que nous sommes ici, m’avoue Dino.
  • Alors… c’est pour quoi ? je tente de changer l’atmosphère.
  • Nous sommes ici pour connaitre ce que tu en penses, finit ma mère.

Je me dis intérieurement sur quel sujet, mais je me retiens et soupire.

  • Ai-je vraiment un mot à dire dans tout ça ?
  • Pour être honnête, non, me tranche la dame.

Eh ben, elle ne va pas par quatre chemins cette femme… =.= mon père tire une grimace dans son coin [Genre : -_-] et Jack tousse légèrement. Je souris doucement.

  • Ecoutes chérie, m’interpelle papa, je sais que ça a dû te surprend [Non, plus que ça… =o=] mais moi, le dixième boss Vongola et celui de la Varia avons longtemps discuté là-dessus [tu parles, cinq minutes pas plus -.-‘] et nous n’allons pas revenir en arrière.
  • …D’accord, je vois, je murmure lentement, mais qu’une chose soit clair, si jamais ce mariage n’est pas réussi, ce ne sera pas de ma faute.

Aucun de mes parents ne répond et calmement, mon père se met à rigoler. Je rougis sous l’effet de surprise et ma mère me fait un sourire. Je ne vois pas l’expression de Jack, vu qu’il le dissimule sous ses cheveux.

L’instant d’après se passe sans tournement, une porte se claque en entrainant une autre. Tellement fort et bruyant que mes tympans manquent de se déchirer.

On sort tous de notre salle et rejoint les parents de Clara ainsi que de Jason –ne l’oublions pas- dans le couloir. Et la seule chose, qui me titille est le fait que Clara n’est plus là.

***

Je crois qu’il y a maintenant trois heures que Clara est… comment dire ça ?... ah oui ! « Porter disparue » ! Elle n’est pas possible ! Toujours à nous donner des frissons ! Il y’en a plus que marre à la fin ! Mais je ne dirai rien, surtout pas devant ses parents.

Un peu après mes parent et ceux d’Alice sont partis, leurs travails les appellent, comme le dit-on.

  • Bon, je te dis au revoir ma puce, sois sage, d’accord ? me demande ma mère.
  • D’accord… [Promesse en l’air xD]
  • Addio chérie.

Papa Dino m’embrasse sur le front, je lui souris et ils partent.

Alice et moi retournons dans la pièce où se trouvent les autres. Plus personne ne parle.

  • Euh, je… quand aura lieu le jour de notre mariage ? demande Alice, en craignant un peu la réponse.
  • Dans deux semaines, nous répond la mère à Clara. Enfin, pour toi, celui de Clara aura lieu deux semaines plus tard et le tien (me désignant) sera dans six semaines.
  • Pardon ?? nous nous exclamons, sauf Jason. [Ouais, il est déjà au courant, ce n’est pas nouveau pour lui xp]
  • Y a un problème, bande de déchet ? nous demande Xanxus.
  • Non, pas du tout, de toute façon, ça m’arrange, admet Alice.
  • Oui, il n’y a pas de problème, nous sommes déjà assez proche, il n’y a pas de raison de s’inquiéter, approuve Alexis.
  • Beuh, arrêtez ça, vous me donnez envie de gerber, je leur souffle.
  • J’ai carrément la chair de poule, ajoute Jason en levant sa manche pour le prouver.
  • , les parents de Clara se jettent des regards douteux.

Je m’assois à côté de Jack en silence et laisse le jeune couple à se peloter, si j’ose dire…

***

Cinq heures s’écoulent, et Xanxus perd patience, il pète un câble.

  • Mais ce n’est pas vrai, que fiche-t-elle ? demande la mère.
  • Euh, si vous êtes si inquiet, pourquoi ne pas l’appeler ? je leur propose.
  • C’est une super idée, ironise le père, mais le problème c’est que je n’ai pas son numéro.
  • Vous êtes sérieux ? Vous êtes son père et vous ne connaissez pas son numéro ?
  • Ouais et un problème, déchet ? rugit-il.
  • Non, aucunement, je le nie ardemment, pour éviter sa colère.
  • Est-ce que l’un de vous à son numéro ? nous demande la dame.
  • On vient de la connaitre alors, non. [catégorique ces mecs… -.-‘]
  • J’ai oublié mon portable chez moi, je m’excuse.
  • Aha, encore une de tes maladresses, se moque Jason.

Une veine impulsive palpite sur mon front, mais je ne la laisse pas éclater, je le repousse. Alice fouille dans ses poches et sort son portable, elle pianote rapidement des touches et passe le portable à Xanxus.

  • Si elle ne répond pas, je la bute.

On déglutit difficilement et prie qu’elle réponde.

De l’autre bout, on décroche. Mais personne d’entre nous n’entend la conversation, sauf Xanxus qui tient fermement l’appareil.

Il n’arrête pas de traiter l’interlocuteur de déchet, à force y’en a marre (--‘), puis il se met à s’énerver et au final il raccroche un peu fou de rage. Il s’en va du manoir sans rien dire.

  • Veuillez l’excusez, demande la mère en sortant à son tour.

On reste muet un moment. Alice soupire en reprenant son portable jeté violemment sur le sofa.

  • Je pense que c’était un mec à l’autre bout, se dit-elle.
  • Qu’est-ce qui te fiat dire ça ? je m’étonne.
  • Clara a beaucoup d’ex, tu le sais, répond-elle, et certains d’entre eux sont coriace et veulent pas la lâcher, il en vient carrément à la harceler.
  • Peuh, elle n’avait qu’à pas être belle, grinche Jason.
  • …T’es jaloux ? demande Alice.
  • T’as dit quoi, sale meuf ?
  • Oui, d’accord, je vois où tu veux en venir, je change de sujet, mais qui en serait capable.
  • D’après ce que j’en sais, elle en a déjà eu deux ou trois cas dans le genre.

Ouah, et ben, ça en fait… il n’y a vraiment qu’elle pour attirer autant d’embrouilles. =.=

  • Je crois que c’était l’œuvre de… Méson, Joe… et…, hésite-t-elle.
  • Euh, et Vincent ? je tente.
  • Non, pas du tout, là, c’est lui qui l’a plaqué.
  • Aha, c’est possible, ça ? raille Jason.
  • Oui, bon, son prénom m’est sorti de la bouchej’ignore le roux et son « charme ».

Ensuite je me tais durant toute la conversation et je sens encore une fois le regard de Jack se poser sur moi. >///<

***

On apprend par la suite que Clara est retrouvé et qu’on l’a transporté jusqu’à l’hôpital. Apparemment elle a de grosse séquelle. Tout de suite après, qu’on autorise les visites je me jette sur ma blonde adorée, et ce après le départ du père évidemment.

On rigole un peu et une infirmerie arrive pour nous annoncer la fin des visites, on la quitte.

Alice et Alexis nous devance pour rentrer avant nous, Jason marche à ralentit mais un peu plus vite que Jack et moi [C’est-à-dire que nous étions encore plus long]. Sur le chemin, aucun de nous deux ne parle, on ne dit rien et ne se regarde pas [En même temps, on ne pouvait pas xD].

Mais au bout d’un moment, sa main frôle la mienne, puis elle le prend entièrement, je ne le rejette pas, ça ne me déplait pas. >////>

On arrive, le jeune couple entrent à toute vitesse, Jason traîne le pas et nous « demande » de fermer la porte derrière nous. [En fait, il nous l’ordonne –‘] Je m’apprête à traverser le pas de la porte, mais une main me retient, je remarque que je le tiens encore, Jack  s’arrête au pas de la porte.

  • Viens, dépêchons-nous d’entrer, il commence à faire froid.

Il ne répond et me sourit, je détourne en rougissant et veux me défaire de son emprise.

Et sans prévenir, il resserre son étreinte et me tire carrément vers lui, ce qui fait que je lui tombe dessus. Et là, au dernier moment, il m’embrasse.

…Il me relâche, et me touche la joue avant de me susurrer mon prénom au creux de mes oreilles, il finit par rentrer dans la demeure de Clara en me laissant derrière.

A son départ, je relâche un souffle et rougit jusqu’aux oreilles.

Mon premier baisé a été pris par mon futur mari… [D’ailleurs, même pas sûr qu’il le serait…]

Et sans comprendre pourquoi, c’est le visage haineux de Vincent qui apparaît…

 

3.

Après que Jack m’embrasse, je reste un moment dehors et le visage de Vincent m’apparait.

Vincent est dans ma classe, il a un ou deux ans de plus que nous. C’est le pitre de notre classe, il répond aux profs et joue l’intéressant, mais à cause de lui, le cours s’attarde et on n’apprend pas du tout. Il est énervant, et je ne peux le supporter.

Pourtant, il a fait ça, pour une bonne raison, que je serai la seule à connaitre.

Flash-Back : Trois mois, avant aujourd’hui.

A la première heure, en cours de physique Chimie, je sens un regard lourd posé sur moi, je me relève la tête pour le défier. Personne.

A l’heure suivante, en cours de math, j’entends mon prénom, mais je pense que c’est imagination.

A la dernière heure, en cours de science humaine, je reçois une boulette de papier, dessus est inscrit mon nom et prénom, d’une écriture un peu menaçante, encore une fois, je me tourne, je ne vois personne de suspect. [En fait, non, ils l’étaient tous xD]

A la fin des cours, Clara se fait ramener par un de ses subordonnés, et Alice se fait escortée par Gokudera, toujours aussi classe ! Quand je dis qu’aucun mec n’a de l’effet sur moi –sauf mon père- c’est un peu faux, Hayato-kun me fait un peu rêver.

Moi, je rentre seule, mon père ou autre ne peut m’accompagnait. Si tout ce surmenage se met en place est pour une raison des plus palpable, un violeur ou pervers rode autour du quartier, mais moi, j’ai toujours réussit à me défendre seule, j’ignore donc tous les avertissements me concernant.

Sur le chemin du retour, la rue est vide, désert et silencieux. Je traverse la route sans attendre le feu vert [Tout façon, il y a rien] mais au moment de le faire, je trébuche [Ouais, ça ne me rate pas XP].

Avant que mon visage atteigne le sol, on me retient par le bras. Je me tourne vers mon sauveur, le visage ne m’est pas visible, j’incline un peu ma tête et je le reconnais.

Vincent m’aide à me relever et sourit.

Sur un sujet inattendu, il m’explique que c’est lui qui me regarde, qui m’hèle et qui me jette des bouts de papier. Je me mets à douter en attendant qu’il m’explique. En réalité il fait tout ça pour attirer mon attention, pour que je le voie, que je le regarde, que je le remarque… Tout ça parce que je lui plais….

Je baisse ma tête et lui sort une excuse pour le rejeter.

Depuis, il m’harcelle, jour et nuit.

***

Tomber des escaliers ne m’est pas inconnu, mais cette fois-ci, c’est différent, on me pousse volontairement.

                Quand j’ouvre mes yeux, je rencontre le rayon de lumière qui illumine toute la pièce, ensuite je les fais balader un peu partout, ils rencontrent le tissu blanc qui sépare la salle en deux, je les baisse encore et croise le regard améthyste de mon amie la blonde. [C’est cette couleur, non ?]

Je tente de me relever, sans succès, je souffre le martyr…

  • Attends, je t’aide, me propose Clara.
  • Ça va ? me demande Alice, qui arrive.
  • Voulez-vous un baiser pour vous redonner de l’énergie ? me suggère Dr Shamall.
  • Non merci, sans façon, je le rejette. [D’ailleurs, je pense que c’est tout ce que je peux faire]

Je me dresse et m’assoit sur le lit. Je me tourne vers mes amies, Alice est inquiète et Clara, saugrenu.

Je ne peux rien leur dire, pas encore.

                A la fin des cours [encore], je me lance dans ma course pour rentrer fissa chez moi, mais la douleur au dos m’empêche d’accéléré davantage le pas. Je rentre chez moi, essoufflée, c’est bien la première fois que courir m’est si difficile… [Ouais, je suis endurante =p]

Je m’avance dans ma chambre, pour monter dans les escaliers, je dois maintenant me tenir aux barreaux protecteur [C’te honte ! ><].

Je marche avec difficulté dans la direction de ma chambre et une fois à l’intérieure, je m’affale sur lit et m’assoupi.

Mon sommeil est tellement profond que je n’entends pas le réveille sonner, tellement intense que pas même un moment je n’ai pensé au cours que je vais rater.

Au moment où le soleil se lève au plus haut point, je me réveille, le regard perdu. Je cherche mon portable des mains baladeuses sans regarder où je les pose.

Elles l’atteignent, je la saisit et ouvre le clapet pour consulté la nouveauté, l’actualité m’affiche :

  • 35 appels manqués
  • 16 messages vocaux
  • Et 1 texto

J’ignore les autres et ouvre le message, le contenue me laisse perplexe.

Je réfléchie et regard l’heure affiché sur mon mur en noir ténèbres, il est déjà 13h03, je regard mon message et soupire. Je me relève de mon lit et me dirige vers la salle de bain qui jouxte ma penderie. J’entre et me fais un soin. Je ressors peu après et me vêts d’une chemise noir et blanc à rayure verticale les bords en froufrou, d’un pantalon léger noir, de converse noir et blanc. J’attache mes cheveux en queue de cheval avec un ruban bleu marine, je descends et mets ma veste gris, elle tient chaud, mais pas trop pour l’hiver [Vu que j’ignore la période qu’on est : p].

Je sors de chez moi et marche dans la direction du lieu de rendez-vous. J’arrive avec cinq minutes de retard, je soupire et m’avance vers « cette » personne.

  • Ah, tu arrives enfin, s’exclame Vincent, tout content.

Je me suis demandé s’il l’est sincèrement ou c’est juste un sourire purement hypocrite.

  • Tu veux bien m’excuser du retard ? je lui demande sans connaitre la conséquence.
  • …Tu souhaites être punis ? Comme bon te le sembles, [il s’approche de moi et me serre l’épaule] c’est pas bien de faire attendre quelqu’un.

Il m’écrase l’épaule et je grimace, la douleur entre même dans mes os, dont la colonne vertébral où je suis déjà blessée. Il remarque mon mal.

  • Ah oui, c’est vrai que tu t’es fracturé le dos, me souffle-t-il, est-ce que le petit tour dans les escaliers t’a plu ?

Je le regard avec mépris, sans rien dire, je détourne.

  • Ne me fais pas ce coup, ne m’ignore pas, j’ai fait ça pour que tu réagisses, tu es toujours si froide, tu souris jamais [pas devant toi en tout cas =p] et tu parles peu. Là, encore, j’ai l’impression de m’adresser à un mur, se plaint-il.
  • Tu n’es pas obligé de me parler, rien ne t’oblige à le faire, c’est toi-même qui te le force.
  • Et tu es blessante, ajoute-t-il en me regardant dans les yeux.

Je tente de détourner encore une fois, il m’en empêche. Il me prend par le menton et maintient le regard, mal à l’aise, je baisse les yeux.

  • Ah, c’est comme ça ? Tu cherches vraiment à être détestable… C’est comme tu veux.

Il me relâche, je lève mes yeux et essaye de le regarder, je n’aurai pas dû. Ses iris marron me transperce, je retiens ma respiration et manque de perdre une pulsation.

  • Si tu agis toujours ainsi, je souhaite que tu ne te trouves jamais de mec. Idiote, me crache-t-il.

Je le regarde partir et mon cœur se serre, quel haine il a. j’ai du mal à respirer.

Fin du Flash-Back : retour au présent.

J’entre dans la demeure de Clara sans elle et soupire.

Je souris tristement en repensant à ce souvenir, mais quand mon regard croise celui de Jack, qui m’attends juste sous les escaliers, lentement mon sourire revient et mon cœur se desserre.

Je m’approche de lui et ensemble, on grimpe les marches.

 

Deux semaines se sont écoulé, le mariage d’Alice s’achève avec un beau baiser [c’est ça, non ?]

 Et dans une semaine sera celui de Clara.

  • Franchement, je n’arrive toujours pas à le réaliser, je soupire.
  • Quoi donc ? me demande Jack, montant les escaliers à mes côtés.
  • Du mariage, tiens !

…. Hein ? Je me tourne sur le côté et vois Jack, oui le beau brun (Mais qu’est-ce que je raconte ?!)

  • Que… ! Depuis quand tu es là ?!
  • Depuis le début, c’est seulement toi, qui étais dans les nuages, m’explique-t-il.
  • Ah…bon ? (je m’arrête dans ma marche, il en fait de même et me sourit)
  • Dis-moi, pourquoi tu es contre cette situation ?
  • …. Mon instinct féminin ne me prédit rien de bon…
  • Ah oui ? Et que dit ton instinct sur notre mariage ? me demande-t-il en approchant son visage du mien, je recule.
  • J-… je n’en sais rien, moi ! pourquoi tu me poses la question ?! je l’agresse.
  • Ben… où est passé ton instinct féminin ? me demande-t-il avec un air naïf.
  • N-nulle part ! Et puis, elle n’a jamais existé ! je lui crache avant de m’enfuir. [Alors là, on y pige que dalle xD]

***

De toute la matinée, j’ai pioncé, dans ma chambre, dans la cuisine, dans la salle de séjour, presque dans toutes les pièces de la demeure et rien ne se passe [Bon, sauf le moment où on sort].

Mais soudain Clara sort d’une salle à toute allure et part en courant pour entrer dans sa chambre et la claquer, pendant ce temps, je me trouve près d’Alice, qui a suivi toute la scène, on se jette des regards.

  • Clara, c’est nous, ouvre, je demande de l’autre côté de la porte.

Elle nous envoie balader, non mais ! Quel comportement enfantin ! Alice lui fait chanter et Clara cède. Je n’y vais pas par quatre chemins pour lui demander :

  • Il t’a embrassé ?

Elle me répond oui et je jette un coup d’œil à Alice avant de lui lancer : « Aller, envoies les 10 euros »

Et sur un petit passage incompréhensible, mon amie la brune dû également donner 10 euros à mon amie la blonde. [Et les prénoms sont passé où ? –‘] c’est alors que Clara nous propose d’aller nager. Elle se pointe en prenant plus de dix minutes avec une robe noire, pour ensuite l’ôter et sauter dans ma piscine. Ce qui nous a très salement tué les yeux. Alice et moi avons la merveilleuse idée de la noyer. [Dans sa propre résidence, c’est du joli]

Une voix nous arrête dans notre délire et on voit, sur le rebord, les trois mecs qui vont de venir (enfin Alexis l’est déjà) nos mari… Clara défi Jason du regard, Alice tombe éperdument sous le charme et moi, je rougis violemment. On finit tous à l’eau.

            Clara remonte à la surface et Jason le suit. J’ai voulu faire de même, mais la main agrippant à la mienne m’en dissuade. Bien dissimuler sous l’eau, Jack me dévisage en souriant. Je détourne et détache de son emprise, je sors de la piscine. Je pars me changer et descend en croisant la guilde d’assassin que se compose la Varia, ils se mettent en route à une nouvelle mission. [Juste avant le mariage ?] Je m’assoie sur le canapé et me mets à lire un livre fantastique et romantique. Au milieu de l’ouvrage, Clara redescend et nous propose d’aller voir un cinéma avec les garçons.

On se met en chemin et nous dirigeons au centre-ville. Et devant le guichet du cinéma, on se met en accord sur le film à visionner. Notre groupe se sépare et chacun dans son film, on a un thème différent.

Le nôtre [Moi et jack] impose l’histoire d’une famille espagnole parlant l’italien, ils se mettent en accord et font un voyage sur nos terres. Les péripéties sont composées de gag, bref, une comédie romantique, quoi.

            A la fin de la séance, je ressors bredouille de la salle de cinéma, Jack a tenté de m’embrasser une seconde fois. [Cette fois-ci, par contre, je me suis défendu !] Bon, un peu plus de détail ; j’étais en train d’enfourché pop-corn sur pop-corn [je m’en suis achetée et jack, non –dépensière va ! xD] et laisse une miette près de mes lèvres. Jack ne rate pas cette occasion et s’approche de ma joue pour lécher la partie émietter. Il ajoute : « Bon, puisqu’on en est là, pourquoi pas nous embrasser une deuxième fois ? ». Après avoir entendu ça, le choc est plus fort, je le repousse violemment.

Et au lieu de rentrer, comme l’a proposé Alice, on entre dans une boite de nuit interdit au mineur, nous avons (enfin Clara surtout) truqué notre âge. [Je suis passée de 16 ans à 19 ans 8)-ah, la jeunesse…]

Nous (les filles) sommes allées danser, tandis que les garçons se dirigent au bar, pour boire et trinquer. De mon point de vue, je n’avais pas remarqué qu’Alice se faisait « draguer » et qu’Alexis n’osait pas aller faire le premier pas. Jack finit par me rejoindre sur la piste de danse, il me demande de l’accompagner pour faire un tour dehors. Je perçois Alice près d’Alexis, ça me rassure, sans voir qu’en fait, il se disputait un peu plus loin avec une autre fille blonde, Ambre.

            Je suis assise sur un banc, qui contrait une statue d’un carrefour. Le vent souffle sur ma peau et je frissonne.  Doucement, je bascule ma tête en arrière sur le dossier.

  • Ça ne va pas ? me demande Jack en me tendant un verre de chocolat chaud.

Je me redresse et pivote ma tête sur un côté et voit un vendeur nous faire coucou de la main derrière la vitre de son bar. Je saisis le verre et souffle dans le contenu chaud.

  • Je vais bien, juste un peu fatiguée…, je lui réponds dans un souffle.
  • … (il boit une gorgée de sa boisson) Tu es en désaccord pour notre situation, n’est-ce-pas ?
  • … (je me tourne vers lui) Bien sûr, mais comme l’a dit ma mère, je n’ai pas mon mot…. Et toi, tu l’es pas ?
  • Non, ce n’est pas une condition si difficile à respecter, et puis savoir que c’est toi qui m’est destinée me rassure, se confit-il.

Hou là, je ne sais pas comment le prendre. C’est peut-être un compliment à mon égard, mais on vient juste de se rencontrer (enfin, ça fait déjà un moment mais bon…). Ensuite, je ne sais pas comment ça s’est arrivé mais je demande :

  • Raconte-moi un peu ta vie, histoire que je te connaisse mieux…

…. Je ne vais pas bien ou quoi ? Là, ça prouve clairement que je viens d’approuver notre mariage. Mince ! En plus, il va me prendre pour une contradictoire. Et avant qu’il ne me réponde, j’éternue. Rouge de honte, lui et moi restons silencieux durant une minute environ.

  • Et si on rentrer avant que tu n’attrapes froid, me propose-t-il.

J’acquiesce légèrement. Mais un souvenir me revient.

  • Euh, non ! (Jack me dévisage) Enfin, je veux dire qu’à cette heure-là, les chiens de gardes sont relâcher chez Clara, alors…
  • Et ? Comment voulez-vous faire ? Peut-être préférez-vous passer la nuit dans cet hôtel ? me nargue-t-il en désignant un hôtel au pif.

Je lève ma tête pour voir la direction de son pouce et aperçois un love-hôtel. Il ne s’en est sûrement pas rendu compte puisqu’il ne me montre aucun signe particulier sur son visage. Et en plissant les yeux, je lis les mots sur l’écran éclairer par un néon [Ouais, j’ai une bonne vue xD]. « Venez passer une nuit d’enfer dans notre hôtel, prix réduit pour les moins de 18 ans », et c’est la dernière partie de la phrase qui me choque le plus.

  • Tout compte fait, affronter les chiens enragés n’est pas une si mauvaise idée que ça, je pourrai surement surmonter ma phobie, qui sait ?

Jack m’observe ébahi. Tellement étonné de ma réponse, qu’il reste planté sur le banc avec sa position sans bouger. Je le laisse ici et tourne les talons pour me mettre en chemin. Tandis que lui s’est retourné, il contemple un bon instant l’hôtel pour les couples et esquisse un sourire. Il me retient par le poignet et me dit :

  • Tout bien réfléchit, l’idée de l’hôtel n’est pas si mal, tu ne trouves pas ?

Si,  trop mauvaise.

            On marche en direction de l’accueil du love-hôtel. Je marche à l’avant, car Jack me pousse de derrière, il me lâche et va demander une chambre à la demoiselle du comptoir. Je reste ne retraite et attends qu’il termine, j’examine tous les recoins de l’immeuble avec méfiance, mais en réalité ce qui me met dans cet état, c’est le fait que Jack a l’air de bien se marrer avec la femme. Il finit de converser avec la dame [Oui, je la vieilli sous le coup de la jalousie x)] et me fait signe de le suivre.

On monte au deuxième, je me fais toute petite et Jack saisit ma main dans l’ascenseur. Je ne dis rien, et on ressort de la cage métallique pour nous diriger tout au fond du long couloir qui s’offre à nous, tout de suite on la trouve [C’est le mec, qui guide]. Il ouvre la porte, qui est fermer à double-tour, le moment où il fait tourner la clé dans la serrure me stresse, je commence à paniquer.

Il me prit d’entrer, je sursaute à l’appellation de mon nom et tressaille quand il pose sa main sur mon épaule. J’entre en première et scrute le moindre recoin de la pièce. Elle se compose d’une autre porte, la salle de bain équiper d’une douche et des toilettes, d’une armoire, d’un bureau et d’un lit double. Je glousse à sa vue. Jack rit brièvement.

  • Excuse-moi, je te voyais si tendu que ça m’a rendu moqueur, murmure-t-il en reprenant ses esprits, tu sais, tu n’as pas besoin d’être sur tes gardes, je ne vais pas te sauter dessus (Je glousse à nouveau). Quoique rien n’est sûr.

Son ton incertain m’incite à ne pas baisser ma garde, il est trop suspect à mon gout. Mais bon, il n’est sûrement pas méchant, enfin jusqu’à preuve du contraire…

  • Bon, je te suggère d’écouter mon histoire pour te détendre, d’accord ?

Je n’émets un son et il s’assoit sur un fauteuil velu. Il s’apprête à débuter son récit.

  • …Je ne suis pas du genre à parler sur moi, comme ça, à n’importe qui (il me regarde)…. Mais pour toi, je veux bien faire une exception, histoire que tu me fais plus confiance et me mieux me connaitre que quiconque ne peut… (je détourne le regard). Je suis devenu orphelin quand j’ai eu mes 10 ans, à ce moment je ne comprenais pas encore mes conditions. J’ai été adopté par mes grands-parents, ils sont décédés il y a peu. Je suis devenu barman, livreur, j’ai même postulé dans la mafia, ils ne m’ont pris [Me demandez pas pourquoi xD]… ensuite pour gagner dans ma vie, j’ai…parié.
  • …quoi ?... Attends, tu es en train de me dire que si on t’a retrouvé dans une salle d’arcade, c’est parce que tu…étais en train de…

Je ne termine pas ma phrase qu’il me pousse dans la salle de bain en insistant sur le fait que je devrai me laver, il me balance un ensemble de pyjama et referme la porte à son dos.

            D’accord, si je comprends bien, nous sommes tous les deux seuls dans cette chambre d’hôtel et devrons y passer la nuit. Mais ce n’est pas ça le pire ! Ce qui retient mon attention est son histoire ! Elle est tragique de premier abord, mais entrant dans les détails, elle fait carrément douter ! Ça veut dire, qu’en fait, il devient mon époux juste pour mon argent ? Donc, je ne l’intéresse pas vraiment ? Et zut ! Ça veut dire quoi tout ça ?! Ça m’énerve et ça m’embrouille les idées ! Je n’arrive pas à y croire … Ce n’est vraiment pas juste, et dire que j’ai failli lui accorder ma tolérance… Je suis un peu déçu.

…. Mais d’un autre côté, il a quand même dit qu’il que si c’est moi, il dira la vérité, il l’a vraiment fait. Et puis, il n’est pas si mauvais, il est plutôt attentionné et il… est assez séduisant…. Bon sang, mais qu’est-ce que je raconte ? Ce n’est pas possible ça, je suis devenu… Raah, il va me rendre folle !

L’eau chaude me tombe de la tête, je me mouille les cheveux et me rince de tout mon être, je voudrai effacer tous les idées qui hante, tout de suite même [Comme ci, c’est possible].

Je ressors de la douche, barbouillé, je me sèche et enfile le pyjama que jack m’a passer. Je me regarde dans le miroir, je soupire, je suis décidément trop lamentable, mes joue s’enflamment.

J’ouvre la porte et la refermer doucement derrière moi, je m’avance dans la direction que se trouve le lit double. Je ne distingue pas clairement les meubles posé dans la chambre, mais la lumière de la lune éclair légèrement mon chemin et le lit. Je m’approche du lit et remarque que Jack s’est déjà assoupi. Je m’assois sur le fauteuil et rapproche mon visage du sien et le contemple dans son sommeil [Perverse x)]. Lentement je rougis et pense que je peux le laisser une chance, il n’est pas si mal, pas du tout même.

Après coup, le sommeil m’emporte également, je pose mon visage sur le drap avec mes bras plié entre eux et ferme les yeux pour sombrer dans le monde des songes.

Durant la nuit, j’ai senti une douce chaleur m’envelopper, je me sens, par la suite, transporter sur le lit moelleux et ma sieste se passa de toute la nuit dans le lit double.

 

…. Et dire que dans bientôt trois jour, c’est à mon tour d’y passer…

Je ne veux pas me marier ! T^T

Chapitre huit : Mon mariage…

Je marche dans les couloirs silencieux de ma demeure, je ne croise personne et n’entend du bruit. C’est bizarre comment c’est calme…. Je me dirige dans ma chambre et consulte mes messageries sur mon portable [C’est qu’il date lui xD].

Alors, voyons voir… Waouh, okay… durant mon absence, j’ai eu… attendez que je compte… 30 appels manqués, 16 messageries, 8 messages…. Franchement, je suis prisée... –‘

J’ouvre ma boite de réception pour lire mes 8 texto. Et là, choc. Il n’y a que des messages blancs, ensuite je passe une demi-heure à écouter [Devinez quoi ?] des messages vocaux blancs. Je me suis donc demander, qu’est-ce que ça pouvait être ? Ils sont drôlement bizarres pour des messages.

***

            Je bats mes paupières et comprend que je ne suis pas une invitée d’honneur, sinon comment expliquer les menottes qui me lient mes mains. Quoiqu’il y ait autre chose que je ne m’explique pas, que veut dire cette posture sur un lit baldaquin ?

Je lève mes yeux et essaie de rattraper mes souvenirs de la veille ou des derniers souvenirs. Je me souviens que j’étais à trois jours de mon mariage, je jette un coup d’œil sur mon portable et… j’ai reçus beaucoup d’appel en absence et des messages blancs. Ensuite ? …Je ne m’en souviens plus, le trou noir, à moins que ce soit un gros blanc ?

…Mystère, et franchement je ne pense comprendre la réponse. J’entends des pas résonner dans le couloir, ça se rapproche, je me demande alors : Faut-il continuer à somnoler ou rester éveiller ?

On ouvre la porte et je garde mes yeux ouvert, un homme maigre barbu avec une coiffe se dresse devant la porte, il traverse le pas de la porte et fait un roulé boulé en écrasant ses lacets.

…. Je vais m’abstenir de commentaire.

  • Euh, excusez-moi monsieur…je commence.
  • Non mais, où tu vois que je suis un homme ?! Tu vois biens que j’ai une coiffure de femme ! il/elle m’arrête en gueulant.
  • … Ok, je la refais … (je tousse) excusez-moi, madame…
  • Mais en même temps je suis en homme-là, alors…
  • Oui, bon, tu te décides sur ta nature, oui ?? je lui crache, impatiente.

J’essaie en même temps de me libérer, l’autre m’observe avec indifférence. Je tire fortement sur mes menottes à m’arracher le poignet et à faire un boucan pas possible.

  • Vous savez mademoiselle…
  • Oui, je vous écoute m…je m’arrête en hésitant sur le pronom à utiliser, avec précaution.
  • Nous sommes au deuxième étage d’une demeure très spacieux, les couloirs sont construites avec beaucoup de dispositifs les uns plus tranchant que les autres, le hall est cerné de dix gardes de quatrième dan de karaté et le jardin se trouvant en dehors et un champ de mine, alors un conseil : si vous parvenez à vous libérer des menottes, vous n’échapperez cependant pas à notre meute, et donc, tout ça pour vous dire qu’il est inutile de vous enfuir, me menace-t-il/elle.

Je reste silencieuse après une telle révélation sur le mécanisme de cette « demeure » (si j’ose dire), je glousse difficilement.

  • Dans ce cas, une explication s’impose : Pourquoi m’avoir posée sur un lit baldaquin si c’est uniquement pour me faire… je ne sais même pas ce que vous me voulez… !
  • , il réfléchit, en fait moi aussi j’ignore votre présence dans les lieux. (Je manque de m’étouffer) Tout ce que je sais c’est que mon boss m’a demandé de t’amener ici, sur ce lit.

« Boss » ? Il fait partie de la mafia ? Avec sa dégaine ?? Hallucinant… Franchement, ce monde n’est pas clair, il faut vraiment que je me renseigne un peu mieux dans ce milieu peu fréquentable. Et puis, ce n’est pas ça le plus choquant ! Le problème est que je suis sur ce lit ! Tout moelleux !

Mince… ça me fait rappeler la nuit où j’ai passé seule avec Jack dans un love hôtel… Pourquoi ce souvenir me revient ? Suis-je une perverse ? Je ne peux même pas cacher ma gêne dans mes mains.

Et sans que je remarque, la personne sort une feuille de sa poche, il me la montre sans pour autant le rapprocher pour que je puisse mieux distinguer. La lumière du jour se reflète sur la photo, elle me flash les yeux, ce qui m’aveugle légèrement ! Il lui fait changer de position et j’aperçois… heu…

  • Le boss m’a demandé de t’amener ici, tu es bien la personne sur cette image, n’est-ce pas ?

Alors là, je dis NON catégorique ! Mais ce n’est pas vrai, le mec/la meuf n’a pas les yeux en face des trous ! D’où il voit que je ressemble à la personne de la photo ? Qui n’est autre que mon amie, la garçonne, Alice ! Pas possible ça ! En plus d’être androgyne, il/elle est bigleux/se !!

J’enfouis ma tête dans l’oreiller et gémis de colère, franchement toute cette séquestration pour s’être au final gourer de personne, sérieusement il faut que les gens aillent voir un psy !

L’autre ressort de la chambre, il ferme la porte derrière lui. Je relève ma tête avec mes cheveux toute ébouriffé. Et me met à réfléchir sur une stratégie pour m’enfuir de là… D’ailleurs, je me demande, je suis ici depuis combien de temps ? Le soleil brille fortement, il devrait être dans les environs de midi. En d’autre terme, j’ai maintenant disparue depuis 24heures ? Pff… et quand je disais qu’il n’y avait que Clara pour s’attirer ce genre d’ennuis, et où je me retrouve là ? Dans un désert !

‘M’énerve… j’ai trop envie de me défouler, là ! Je ne supporte pas d’être cloitré quelque part sans avoir aucun mouvement brusque… On croirait entendre Clara, non mais je te jure, à force de trainer avec ce genre de personne, on se fait vite influencer…. Quoique je n’étais surement pas mieux avant.

Derechef, je tente de me délibérer de ces liens métalliques, je m’arrache pour une dernière tentative les bras et les menottes cèdent. Je me lève du lit et me recoiffe rapidement, je pivote ma tête dans toute les sens et ouvre la fenêtre, je jette un regard par-dessus le bord et siffle.

D’un seul coup, la porte s’ouvre au volet, je n’ai le temps de réagir que je saute pardessus bord sans voir leur expression. J’atterris violemment dans les buissons, et me remets sur mes pieds aussitôt j’observe les alentours en m’avançant. Je ne vois rien d’autre que des arbres, des haies, des buissons et même des rochers. Je me retourne et contemple la demeure. Mauvaise idée, j’ai eu droit un spectacle époustouflant, je me tiens face à un manoir hanté. « Demeure » ? Tu parles ! Que des foutaises ! Bon, ce n’est pas le moment de pester, il faut que je fuie cet endroit. Oui, mais j’emprunte quel chemin… ? Par où commencer et où finir ? Flûte…

***

            Je marche sur la route, toute déboussolée, je me tiens au pied d’un mur pour reprendre le souffle, je cache mon visage sous ma frange, mon souffle s’halète, mon regard se perd, je m’agenouille pour finalement m’assoir. J’inspire un coup, j’expire de l’autre, je continue ce rituel jusqu’à ce que mes poumons reprennent leur état normal. Mais je tousse, farouchement et presque en perdre haleine. Je me penche en avant, mon front prend contacte de l’avant-bras posé au sol, j’essaie de respirer, je n’arrive pas.

Des larmes me montent aux yeux, je veux me retenir mais c’est plus fort, je pleure dans cette ruelle.

Je suis arrivée en ville après le long trajet que j’ai parcouru et tout ce que j’obtiens, c’est ça, mon pitre état, ma honte, mon désarroi de m’être fait avoir, de m’être fait kidnapper… j’essaie d’articler, sans succès, je  ne parviens pas à formuler un mot correcte… J’ai peur

« A…l’ai…de. »

***

La première chose que j’entends est un « elle se réveille ? ».

La première chose que je sens est l’odeur répugnant des médicaments que produise l’hôpital.

La première chose que je ressens au bout de mes doigts est le toucher du drap frais.

La première chose que je goute est une liqueur dont le contenu ne me dit rien qui vaille.

Et La première chose que je vois est le visage de Clara d’un côté et Alice de l’autre suspendu au-dessus de la mienne.

            On discute pendant toute l’heure des visites, elles me racontent les évènements passés durant mon absence, leur pensée, Alice a beaucoup paniqué et Clara s’est contentée de pester. Je souris en sachant que je suis à leur côté. Tout le moment où j’ai passé loin d’elles, dans un manoir reculé, ont été rattrapé d’un seul coup avec toute cette joie.

  • Bon, ce n’est pas tout ça, mais il faut quand même qu’on prépare pour son mariage, me déclare Alice en consultant sa montre.
  • Déjà ? Alors qu’elle vint de s’en remettre ? T’es rude, fait Clara.
  • Oui, bon pas trop le choix, c’est quand même pour demain, insiste la brune.
  • Ouais, je veux bien comprendre mais…, commence Clara.
  • Attendez ! C’est demain mon mariage ? ça n’a pas été avancé par hasard ? je m’interroge.
  • Non, pas du tout, me nie Alice.
  • …. Ça veut dire que j’ai erré combien de jour dans la nature ?
  • Deux jours, me répond la blonde, tu as souffert de mal nutrition, c’est pour ça que tu te retrouves ici.

Après qu’elle ait dit « deux jours », je n’écoute plus la suite, mon dieu ! Mais qu’est-ce que j’ai bien pu faire durant ces deux jours ? J’ai clamsé pendant tout ce temps? Ah, en plus j’ai faim… ce n’est pas croyable ça, il/elle m’a kidnappé en me confondant avec Alice, mais en plus il ne l’a nourri pas ? Il voulait en faire quoi d’elle au juste ?

  • Et puis, je te signale qu’elle s’est faite séquestrée, qui dit qu’elle ne se refera pas une seconde fois ? argumente Clara.

Oh ne T’inquiète pas pour ça, ça risque pas, ce n’est pas moi la vraie cible, je suis juste un sosie du garçon manqué qui se trouve juste à tes côtés et avec qui on m’a confondu.

Je soupire et une infirmière vient nous informer la fin des visites, les filles me quitte et ajoute qu’elles vont venir me chercher demain matin. Je reste seule dans la pénombre en me remémorant de tous les mésaventures que j’ai vécues dans ce manoir hanté. Je ferme mes yeux et soupire lourdement à en faire sortir mes poumons. J’ai un poids dans le cœur, ça fait vraiment mal. Je déteste souffrir.

            Sans que je me rende compte, je me suis assoupi et c’est avec le souffle du vent sur les feuillages du chêne qui me le fait comprendre. Je m’allonge dans le lit de couleur pâle et me couvre toute la surface nu, je me serre contre le drap, maintenant chaud à cause de la chaleur de mon corps, et me met en boule, je dors sur le côté, dos à la fenêtre.

Cependant même au dos, je sais qu’il y a quelque chose de l’autre côté de la vitre, la preuve les ombres sur le sol me le prouvent entièrement. Serait-ce un chat ? Faites qu’il s’en aille! J’entends du bruit à mon arrière est sursaute, sans pour autant me redresser, on frappe contre la vitre de la fenêtre. Mais c’est qu’il veut entrer en plus, je me tourne pour le faire déguerpir. [De toute façon je suis à l’intérieur, je n’ai rien à craindre =p]

Et saperlipopette, je vois autre chose qu’un chat ou animal de la nuit, juste un être humain. Je distingue la silhouette dans l’obscurité de la nuit. J’ouvre l’entrée à Jack.

  • Eh ben, tu en aurais pris du temps pour m’ouvrir, me dit-il en souriant.
  • Tu sais que c’est mauvais de voir l’épouse en avance, je plaisante.

Son sourire me fait chavirer le cœur et mes joues s’empourprent. Néanmoins, il remarque je ne suis pas très en forme et me demande :

  • Tu as bien ? Tu es très pâle et…faible. (je ne réponds pas) Viens, allons-nous assoir, me conduit-il en me tenant par les épaules.

On se marche côte à côte, direction le lit, ses bras me soutenant aux épaules me paraisse si rassurant, je me sens apaisé. Je monte sur le lit et lui laisse une place, il s’assoit à mes côtés. Je m’adosse au mur, il voit mon air désintéressé et me caresse la joue gauche et me le dirige dans son sens. Je le regarde dans les yeux et on reste ainsi pendant au moins une minute [Ce qui m’a paru une éternité], je détourne sous le coup de la gêne. Il me demande alors :

  • Qu’est-ce qui s’est passé ?

Je réfléchis pour la réponse la plus tolérable à fournir, je n’en trouve point et me met à l’épreuve de lui dire la vérité ou non. Je finis par lui murmurer au creux de son oreille :

  • Rien…de bien grave…. Reste juste près de moi…

Il ne dit rien et m’enlace, on reste comme ça pendant un instant et il me susurre que les extinctions de feux sont déjà passés, je dois me coucher, il restera près de moi, il me la promis.

***

Aujourd’hui, c’est le jour de mon mariage… Je ne pourrai rien faire pour m’échapper et je ne le ferai pas. J’irai à cette soirée sans faire marche arrière.

Je me vêts d’une robe de soirée, du blanc avec de petite rayure rouge à paillette, il y’a des roses rouge un peu partout dessus. Elle n’est pas très long, je n’ai pas à le trainer par terre [ça m’arrange : p]. On m’a mis une broche d’une rose blanche pour attacher un peu de mes cheveux. Je mets des boucles d’oreilles tombantes, un collier d’une moitié de cœur et des mitaines beige. Je ne mets pas d’escarpin, mais des ballerines discrètes.

Je m’avance lentement vers la double porte et m’apprête à l’ouvrir, on me devance. Clara me l’ouvre en me souriant.

  • Ben, alors ? Tu flippes ?
  • …Nan, moi comparé à une certaine personne, je ne suis pas impulsive et je sais garder mon sang froid dans ce genre de moment.
  • Ah, vraiment ? Franchement, t’as de la chance qu’aujourd’hui c’est ton mariage sinon je ne t’aurais pas laissé libre de la soirée…
  • Oui, oui, je sais, et je dois te remercier de cette gentillesse ?
  • Nan, pas la peine, aller amuses-toi bien, ce soir.

…. Mais je ne sais pas pourquoi, je sens que ça ne va pas être de la tarte… [Normal, c’est du gâteau xD] J’entre dans la salle de réception.

Contrairement au mariage d’Alice ou encore celle de Clara, la mienne ne se passe pas dans une église avec une cérémonie et tout le tralala… Pour ce soir, on a simplement organisé une soirée de banquet, tout le monde s’amuse, boit, trinque, bouffe et au milieu de la soirée -juste avant qu’ils se soûlent ou s’en lasse- on va leur annoncer que nous sommes marié et femme, tout aussi simple !

Rien de bien compliqué, il suffit que je maintienne mon rôle de la gentille mariée et le tour est joué.

Je traverse le pas de la porte et, comme j’aurai dû le douter, ça vire au vinaigre…. Les vitres de fenêtre –placé en hauteur- se brisent, la musique calme de l’orchestre cesse et les gens sur l’estrade –au micro- ouvrent leur bouche au maximum, les invités de la soirée s’exclament et moi, je reste planté devant l’entrée à observer la scène en retraite.

Des gens en tenue noir entrent en sautant de la balustrade, ils recherchent quelqu’un en particulier. Parmi eux, je reconnais l’androgyne et me met en garde. Il chercher surement Alice, il faut vite que je le prévienne et lui demande de s’enfuir d’ici avant de se faire chopper par cette bande de… kidnappeur.

J’accoure dans la foule, qui se met à présent à fuir, et recherche mon amie du regard. Dans tout le tas, j’aperçois juste Clara en train de gifler un des hommes en noir, Clara en train d’hurler gare, Clara en train de sauter pour faire je ne sais quoi… bon sang, mais elle apparait de partout ou quoi ? Et pourquoi je ne pourrai pas trouver la brune au lieu de la blonde ! Monde cruel !!

Je fini par la trouver, je m’apprête à la saisir par le bras, mais on m’arrête, l’androgyne se met devant moi pour me barrer le chemin, génial.

  • Tiens donc, on se revoit mademoiselle… je vois que vous êtes habillé avec grâce, puis-je vous prendre la main ?

Là, j’ai comme un doute, et avec ma robe, je n’ai aucune arme pour me défendre… shit, je suis dans la mouise. Du moins, c’est ce que j’ai cru, on m’attrape par derrière et je vois Jack se mettre devant moi pour faire face à l’autre.

Je me penche un peu la tête et regarde par-dessus l’épaule de l’androgyne, la scène où un mec robuste se met à genoux devant Alice en lui prenant la main me scotch l’expression, comme pour les autres d’ailleurs. Je vois un peu plus loin Clara aux côtés de Jason, tout aussi étonné l’un que l’autre, Alexis qui s’approche d’Alice et qui s’arrête au milieu du chemin le regard soupçonneux. Je n’entends pas toute la conversation de mon emplacement, mais j’ai clairement entendu les bribes de phrase qu’à prononcer mon amie.

  • Désolée, je suis déjà mariée alors…, s’excuse-t-elle.

Et là, je vois le mec se brise en mille morceau, l’androgyne nous quitte pour rejoindre son « boss ». Après une longue discussion dont je n’ai pas compris le sujet, ils nous déclarent leur départ.

Ouais, OK, je vois, ils viennent en flagrant délit et se déclare la flamme pour au final se faire jeter, et tout ça en moins d’une demi-heure, c’est du jolie…

  • Mais le pire de tout ça, ils ont saccagé notre mariage, je soupire.
  • A t’entendre, on croirait que tu voulais vraiment qu’on s’unisse.

…. Oups ? Je viens de le penser à haute voix, là…?

  • Non, je veux dire que… (il me sourit) Je vais prendre l’air, je détourne.
  • Bonne idée, il en manque ici, fait remarquer un personnel du lieu en se bouchant le nez.

Je regard tout autour de la grande salle, sal et puante, elle dégage l’odeur repoussant de l’alcool et les bris de verre, de plat, et des miettes jonchent sur le sol. Il y avait même des mégots de cigarettes.

  • Ce n’était pas ce que je visais, mais bon… l’excuse est tout aussi bonne.

Et je ne traine pas pour m’échapper au balcon, je referme la porte derrière moi. Je m’assois sur une chaise en bois et contemple le ciel, le soleil s’est couché et une merveilleuse vue s’offre à moi, bientôt les étoiles vont se montrer.

Je continue dans ma contemplation stellaire et la porte s’ouvre pour laisser sortir un Jack tout calme.

  • Que fais-tu ? me demande-t-il avec le même sourire habituel.
  • J’observe les étoiles, tu veux te joindre à moi je lui suggère.
  • Avec grand plaisir, accepte-t-il en me rejoignant sur le banc.

Je lui fais part de ma connaissance sur l’horoscope, je me trompe quelque fois, qui devient bien vite une habitude.

  • Aha, tu es drôle en fait, remarque-t-il.
  • …. Depuis quand suis-je devenu le clown de service ?
  • Je n’ai pas dit ça, me reprend-il.
  • Te moquerais-tu de moi, par hasard ? je le questionne en lui tournant le dos.
  • Non, jamais je n’oserai, m’assure-t-il.

Je ne lui laisse pas m’avoir et lui montre le dos, il essaie de se rattraper.

  • Et puis, même si tu en deviens une, je t’aimerai quand même, me chuchote-t-il dans les oreilles.

Cela m’a beaucoup émue, que je me retourne vers lui avec un sourire aux lèvres. Mais au moment où je pivote ma tête, il approche la sienne vers la mienne et nos lèvres s’effleurent. On ne s’embrasse pas, on n’a pas eu le temps que la porte s’ouvre et une Clara, moitié étonnée moitié désintéresser, se dresse devant la porte.

  • Eh, les amoureux, si vous voulez vous embrasser attendez au moins jusqu’à ce soir. (je rougis)
  • Hum, et qu’est-tu venu faire ici ? demande Jack pour changer de sujet.
  • Venez terminer le reste de bouffe encore mangeable, histoire de ne pas gâcher.
  • Bonne idée, je meurs de faim, j’approuve cette idée.

Je me lève de ma place et me dirige vers la porte pour suivre Clara, je me retourne pour le voir et lui fais signe de garder ce qui vient se passer entre nous, ce sera notre secret.

Je rentre dans la salle de réception en laissant mon « mari » derrière moi, je souri de plus belle en trouvant que c’était une drôle de soirée.

 

  • Je vous déclare officiellement mari et femme, vous pouvez vous échanger vos bagues de mariage, nous annonce un homme vêtu de noir.

Alors voilà, nous sommes là, dans le salon de ma résidence, moi et Jack sur l’estrade devant la cheminée et les autres devant, assis sur des chaises en bois, une scène tout à fait normal. Pourtant je suis sûre d’avoir déjà vu cette scène…

  • Finalement, tu avais raison, le mariage avait été avancé d’une journée pour je ne sais quoi, et comme la veille ça a été un désastre, on le refait une seconde fois « à la normal », m’explique Alice à la fin de la cérémonie.

…. Franchement, je ne sais pas quoi ajouter là-dessus.

Chapitre Neuf: Jalousie

                Quelque jour plus tard, moi et Jack vivons ensemble, tout comme le couple de Clara-Jason et Alice-Alexis. Je marche dans les couloirs et m’apprête à descendre des escaliers, juste en bas je vois une fille au tenue vestimentaire léger, rose et surtout très provoquante. Je tombe.

                Je ne comprends pas ce qu’une fille pareille fiche sous mon toit, et puis d’abord qui est-elle ? Qui l’a permis d’entrer ? Qui s’est autorisé à laisser un inconnu visiter ma demeure ?

  • Voyons, mademoiselle, m’interpelle Romario, vous pouvez bien passer ces détails et accueillir votre invité comme il se le doit, ne croyez-vous pas ?
  • Non, je ne crois pas, ici c’est chez moi, je fais ce que je veux des gens qui entrent sans permission et les sanctionne si je veux, je fais ma dominatrice.
  • Mademoiselle, vous redevenez capricieuse comme vous l’étiez il y a trois ans, je croyais que vous aviez l’intention de changer de comportement et ne plus remémorer le passé, me rappelle le brun.

Je glousse et sourcil, il a raison, je me suis laissé emporter parce que cette fille est habillée de façon pas très catholique (même si je n’en suis pas une xD) et qu’elle pouvait…dans un certain sens séduire… Jack… Oh mon dieu mais qu’est-ce que je raconte ?? >//o//<

Juste après, Jack intervient en nous surprenant moi et le subordonné en train de négocier dans la cuisine. Il sue à grosse goutte.

  • Euh, Claire, me hèle-t-il, …désolé pour cet interruption Romario, et euh pour la venue de Juliette… En fait…, bégaye-t-il.
  • …Tu sais, tu peux tout simplement me la présenter qu’on soit d’accord, je propose avec mépris, légèrement sur les nerfs.
  • Euh, oui, hésite-t-il.

Il me guide vers la porte qui mène à l’entrée, là où je pourrai revoir cette « X*X%X #X » de fille. Mais pendant un court instant, je perçois l’air inquiet de mon mari.

  • Bonjour, je suis Juliette Chasseras, enchantée de faire ta connaissance, se présente-t-elle.

Là, il y a un hic, ce n’est pas possible autrement. On ne peut pas être aussi polie et mignonne, si on débarque au quart de tour dans la résidence d’un inconnu, surtout si on se présente avec une tenue si… **X@!! (Elle porte un bustier rose à froufrou, un short rouge pâle, de longue botte en verni rouge, et de petite accessoires sur la tête, au cou et basta !) Je ne peux déjà plus la supporter.

  • Et donc, Juliette, je te présente Claire Cavallone, ma femme…
  • … (elle me fixe) J’espère qu’on s’entendra bien, me sourit-elle en tendant la main.

Je me tourne vers Jack pour qu’il confirme qu’il n’y a aucun danger si je serre sa main, il hoche la tête, j’avance lentement ma main, et finis par serrer la sienne à contre cœur.

                Je me réveille en sursaut, je regarde autour de moi s’il n’y a rien d’original dans ma chambre. Rien, sauf l’ombre des feuillages qui se redessine sur le sol. Je me tourne à droite, je vois Jack endormi à mes côtés, je me tourne encore et guette longuement la porte, rien de spécial. Je me lève et marchant à la pointe des pieds vers la porte, je reste immobile un moment avant d’ouvrir la porte et passer de l’autre côté.

                Doucement, calmement, je trotte sur mes pas à la recherche d’un quelconque mouvement suspect. Je descends des escaliers, fais le tour des grands salons, effleure quelque meuble, le tout dans un silence complet, puis je m’aventure dans la pièce réserver aux invités. La porte est à moitié ouverte, je me poste juste devant en m’appuyant contre le poteau. Je vois Juliette, assise sur son lit, le portable à la main, poster de dos à la porte, j’écoute toute la moitié de sa conversation.

  • Ne t’inquiète pas, j’aurais terminée bien vite, elle prend un pause avant de continuer : Il va me revenir et me donner des bricoles, fais-moi confiance.

…. Je ne connais pas le sujet de la conversation, mais ça ne semble pas net. Elle raccroche, je m’avance à l’intérieur et l’a surprend.

  • Bou… (je lui bouche les lèvres pour l’empêcher de crier) Ne fais pas de bruit, si tu as l’idée de faire réveiller tout le monde, je te fiche le camp d’ici, je lui menace (elle se détend, je ne relâche pas)…. J’ignore pourquoi tu te retrouves ici et quels sont tes liens avec Jack, mais sache que… je ne laisserais pas faire, tes idées, tu peux te les mettre là où je pense, je t’empêcherai de mener à bien ton plan, sois en sûre.

Et sur ce, je lui quitte en prenant bien soin de fermer la porte derrière moi, je reste un moment adosser contre la porte avant de pousser un soupir et me diriger dans ma chambre. Je monte silencieusement dans les escaliers et jette, en passant, un coup d’œil à l’horloge entreposé sur le  palier. Il m’indique une heure bien tardive, et qua à ce moment je devrai être dans mon lit à ronfler comme une enfant, mais au lieu de ça, je suis débout en train de mettre en garde une fille dont je n’ai aucune connaissance.

J’entame la dernière marche et une porte s’ouvre, je surprends ma mère ressortant des toilettes, surprise de ma présence à cet horaire, elle me demande :

  • Pourquoi es-tu levée à cette heure-ci, Claire ?me questionne-t-elle. Vas te coucher, tu ne seras pas belle demain… Enfin non, aujourd’hui puisqu’il est 2heure du matin… bref, bonne sieste.
  • Oui, maman, j’y vais, bonne sieste à toi aussi, je lui réponds calmement et avec sagesse. [Moi ? Naan… >.>]

J’ouvre doucement ma porte et m’avance du lit dans la pénombre de la nuit. J’approche ma main des cheveux de Jack, je les caresse au sens de ses cheveux, vers le bas, et esquisse un sourire avant de m’endormir à ses côtés comme si de rien n’était.

                Je change de position et me met sur le côté, encore moins confortable. C’est bizarre, mais je n’arrive pas à retrouver mon sommeil, bon, certes il fait déjà jour, mais j’ai comme une impression de ne pas avoir assez dormi…. Ça m’énerve….

Je fais ma toilette et me change, je redescends des escaliers et me lance dans la salle à manger. Il n’y a plus personne, comme d’habitude, je perçois le dos de Jack à travers la fenêtre exposée, je m’y avance pour l’appeler, mais je vois une scène qui me coupe les mots.

Il est là, debout au milieu du jardin qui entoure ma demeure, son dos vouté, sa silhouette élancé, son style unique à lui, mais un bras, fine et blanc, enlace tout le tour de son haut.

Je ne bouge pas de mon emplacement, Jack repousse les bras de la personne, dont Juliette. Celle-ci me voit et marche à reculons, jouant la petite fille innocente. Jack virevolte, il sourcil et veut s’expliquer, je ne lui laisse pas le temps et tourne les talons.

Toute cette scène m’a coupé l’appétit, je ne mange pas de se bon matin et rate des heures de sommeils, elle est génial cette journée. Je sens que je vais me la faire. Je sors de ma résidence et passe devant Jack sans le regarder, je m’arrête au niveau de cette demoiselle et lui fiche et une gifle.

  • Tu sais que chez moi, c’est un terrible crime de piquer les affaires des autres ? Tu n’as pas pris en compte de ma menace, tu ne me prends pas au sérieux et tu veux tout de même me mettre à défis ? Si tu veux, mais saches que toute les façons, tu perdras, je lui déclare la guerre.

Elle ne dit rien au début, mais elle réagit avec jouissance en ôtant sa main de sa joue gonflée [Faut dire que j’y ai mis de toutes mes forces xD]. Elle acquiesce un sourire en m’annonçant :

  • Tu ne sais même pas quelle relation, lui et moi entretenons, et tu viens, décharges toute ta colère sur moi sans savoir qu’on a déjà eu une aventure. (je la toise) Nous sommes sortis ensemble, je suis son ex.

Elle me fait un sourire méprisant, je lui réplique avec indifférence.

  • Et ? (tous les deux s’étonnent) « Vous êtes sortis ensemble », c’est du passé maintenant, il est avec moi aujourd’hui, et puis tu sais quoi ? On est allée beaucoup plus loin que tu ne le croies, je lui murmure dans un souffle. [C’est faux, mais bon…x)]
  • Que… Quoi ? s’exclame-t-elle, alarmé.

Je lui fais un sourire des plus narquois, son sang bouille et elle me pousse violemment sur le côté et s’enfuis en cavalant à toute allure. J’observe sa fuite avec intérêt.

Et on reste, tous les deux dans la sérénité, jusqu’à ce qu’il tousse. Je frémis et joue avec mes doigts, je glousse difficilement et ne tourne mon regard vers, trop honte de l’affronter.

  • Je… je vais aller déjeuner, je déclare tout rouge.

       De toute cette après-midi, je la passe en dehors de ma demeure, hors du foyer, hors du regard de mon mari, de Jack. Je m’assois sur un banc, affalée au dossier, les yeux rivé au ciel, la bouche entrouverte et perdue dans mes pensées. J’attends que Clara vienne.

             Tout à l’heure avant d’arriver au parc me promener, j’ai appelé mon amie la blonde pour  avoir de ses nouvelles et de son point de vue.

  • Qu’est-ce t’as ? me lance-t-elle.
  • Il y a une fille qui squatte chez moi, j’ignore c’est qui cette gonzesse, mais une chose est sûre : elle n’est pas venue jusqu’ici pour me féliciter de mon mariage, je crois qu’elle veut même reprendre ce qui lui « appartenait », à savoir Jack, je déballe tout.
  • …. T’es sûre que ce n’est pas juste toi, qu’es jalouse ?me tranche-t-elle.
  • Quoi ??! Mais non, je n’ai pas à être jalouse, Jack et moi sommes déjà ensemble, je n’ai rien à craindre, il est à moi, je lui rétorque.
  • Ouah, ce que t’es possessive, remarque Clara.
  • Non, je ne suis pas possessive et encore moins jalouse!
  • Ouais, bon tu te décides ? Tu m’as bien appelé pour demander mon avis, non ? Voilà, je te l’ai passé, contente ?
  • Bon, tu sais quoi ? Tu ne m’aies vraiment pas d’une grande aide !
  • OK, ravi de t’avoir aidé, ciao, ironise-t-elle, déjà lasse.
  • Oui, c’est ça, raccroche ! Laisse-moi seule !

J’appuie sèchement sur le bouton rouge et jette mon portable au fin fond de mon sac, je me penche en avant et pose ma tête sur la paume de mes mains. Non, mais, franchement c’est du n’importe quoi ! Je ne suis pas jalouse, bon sang ! C’est juste cette meuf, qui n’a pas sa place, avec sa tête de *XX¤ et sa tenue de @#¤**!! …. Ah ben, mince…. En fait, je croie bien que je suis jalouse… ‘Tain.. !!

Je reprends mon phone, balancer violemment dans le sac, et pianote des touches, j’attends qu’on répond.

  • Quoi encore ?! râle Clara de l’autre bout de l’appareil.
  • T’as raison, je suis bien jalouse…, je lui avoue timidement.
  • …. Attends, t’es où que je te rejoins, pour mettre tes idées en place.
  • Dans le parc, où on a l’habitude de s’y rendre.
  • OK, j’arrive dans 5 minutes, patientes tranquillement d’ici là, m’ordonne-t-elle.

Et on raccroche en même temps. Je me remets à penser mes émotions, je suis jalouse, je n’arrive pas à me le mettre à l’intérieur, mais ce n’est pas croyable, ça !

Pendant que je songe en plein délire, je sens mes joues s’empourprer, ça craint, j’ai l’air soupçonneux à rougir comme ça en plein jour, on va croire que je pense à des choses perverses. [Bie que je n’en suis pas loin xD]

Et sans que je ne prenne en compte, une personne à la vois reconnaissable entre mille, me réclame.

  • Ne m’ignore pas, Claire Cavallone, cite Juliette mon nom en entier [Dis donc, elle a du temps à perdre xD] Je n’ai pas encore digérer ce que tu m’as fait !

Je me tourne lentement vers elle en lui adressant un regard las et méprisant.

  • C’est quoi ce regard ? Retire cette grimace ! tu oublies notre conversation de ce matin ?
  • Ben oui, vu que c’était le matin, je n’ai que très peu de souvenir.
  • Ne te fiche pas de moi ! me crie-t-elle.
  • Je ne me fiche pas de toi, je suis très sérieuse voir même studieuse.
  • Dans ce cas, sois le avec moi ! Et ne rejoue plus avec les mots !
  • Sinon quoi ? Que vas-tu me faire ? je questionne impassiblement.

Elle ne me répond pas et je lui tourne le regard. Mon regard se balade dans tous les recoins du parcage, ensuite elle croise ceux d’un autre, un homme à peu près du même âge que moi, il me voit et me sourit. …Hein ? Mais c’est qui lui ?

  • Arrête de m’ignorer ! me cil Juliette.
  • T’es encore là, toi ? je m’étonne.
  • Oui, rien que pour gâcher ton plaisir !
  • Oh non, ça va, tu me sers de parasol, tu savais que tu me fais de l’ombre ? mais ne t’attends pas à ce que je te remercie.
  • Arf, espèce de… !!
  • Quoi ? Tu veux lever la main sur moi ? Essaie donc pour voir, je lui provoque.

Elle le fait, elle lève haut sa main et s’apprête à le rebaisser au niveau de mon visage. Je ne cille pas, ne bouge point, je baille juste. Une main vient intercepter la sienne. Je relève mon visage et discerne la silhouette du mec de l’instant.

  • La violence ne résout en rien votre problème mademoiselle, vous devez apprendre à contrôler vos émotions et réfléchir sur vos actes, réprimande celui-ci, avec un gentil sourire.

Je reste assise, mode décontracter sur le banc et attends que le pot de peinture s’en aille. Juliette s’en va en feeling. Il ne reste plus que le jeune homme et moi. Je l’observe avant de dire :

  • Merci pour ton aide, mais j’aurais pu me débrouiller.
  • Hé, tu ne changes pas, toi, me dit-il amusé. Toujours aussi inexpressive et ignorante.

Sa description me fait réagir, je lève mes yeux et le dévisage. Je distingue que la couleur de ses cheveux sont bleus-violets, ceux de ses iris sont rose, son teint légèrement pâle, son accent français. Tiens, il me rappelle quelqu’un, mais qui déjà ?

 

  • Ah ! Jo ! je me remémore.
  • Bingo ! tu as juste ! me félicite-t-il.
  • Mais qu’est-ce que tu fais ici ?

Avant qu’il ne puisse me répondre, on est interrompu par l’arrivé de Clara, elle toussote.

  • Hum, Claire tu m’explique c’est qui ce gus ?
  • Qui est-ce ? me demande Jo, tout aussi surpris.
  • Mon amie, Clara Castiglione. Et Clara, je te présente Jonathan Dolerions Avallon, il est français avec un tout peu du sang italien. Et c’est mon journal vivant, j’ajoute avec un petit sourire.
  • Ah, ‘lut, salut Clara désintéressée. Bon et tu m’expliques sur ta situation ?
  • Hm ? Tu veux parler de Juliette, c’est bon, ça a été réglé.
  • …. Tu te fous de moi ? j’ai fait tout ce chemin pour que dalle ?
  • Ben… tu as au moins fait la connaissance de Jo.
  • Hm… je me demande comment va réagir ton mari.
  • T’es marié ? s’étonne Jo.
  • Oui, c’est une longue histoire.
  • Bon, bah moi, j’me casse, m’informe Clara en tournant les talons.
  • OK, et au fait Clara, merci de ton écoute.

Elle lève la main en signe de reconnaissance et elle disparait de ma vue. Une fois encore, Jo se retrouve seul en ma compagnie.

  • Alors, tu me développe sur l’histoire de ton mariage ?
  • Hum, une fois qu’on aurait changé de lieu, l’endroit n’est pas très approprié pour discuter de ça.

Il se tourne et voit des attroupements de jeune se regrouper et qui passe l’air de rien dans le parc. Je me dresse et le guide dans mon secteur.

                Sur le trajet du retour Jo et moi avons beaucoup parlé, ce qu’on a fait durant ces trois ans de séparation, ce qu’on est devenu et à quel point avions-nous changé. Faut dire qu’il m’a aussi manqué.

J’ouvre la porte d’entrée, et me met à déchaussée qu’il m’interroge sur Jack.

  • Au fait, il est où ton pseudo mari ?
  • Au lycée, à suivre le cours.
  • …Et pourquoi toi, tu n’y es pas ?
  • Je me suis fait exclu pour un mois, jusqu’à la semaine à venir.
  • Visiblement, niveau comportement scolaire, tu ne changes pas.
  • Si j’ai changé, je suis en cours des fois, juste que dans certain moment je me laisse entrainer par les délires de Clara.
  • Pour résumé, tu traines avec des gens peu recommandable c’est ça ?
  • …Montons à l’étage, ce sera plus confortable pour en parler.

Il déchausse à son tour et me suis à l’étage. Je lui fais visiter la résidence au passage. Et après on reste sagement dans ma chambre, on discute, on parle de tout et de rien sur mon lit.

  • Alors, tu as vraiment décidé de changer ?
  • Non, j’ai changé, nuance.
  • Ah, oui, c’est vrai, tu parais moins agressive et excessive, mais plus méprisante.
  • J’y peux rien, s’il y a encore des gens qui mérite d’être ignoré. Ils sont pathétiques.
  • Et les profs ? Ils le sont encore à tes yeux ?
  • …. Ça dépend. Franchement certains mérite pas de l’être, tandis que d’autre on peut laisser passer.
  • Tu ne fais plus de bêtise ? Tu énerves plus tes parents ?
  • Je n’ai jamais énervé mes parents, et puis ma crise s’est cessée il y a longtemps.
  • Donc, tu es devenu une gentille fille ? Une élève studieuse et tout ?
  • Oui, c’est ça. Bon, arrête de parler sur moi, raconte-moi un peu ta vie.
  • Moi ? il n’y a rien d’intéressant, je suis resté seul depuis que tu as emménagé ici et te trouver de nouveaux amies. Je suis resté solitaire et isolé des autres, parce que tu n’as pas voulu de moi.
  • Serais-tu en train de rejeter tout la faute sur moi ?
  • Je n’ai pas dit ça, mais si tu te sens vaguement visé…
  • Je t’interdis d’aller plus loin que tu ne l’es déjà.

Jo obtempère, il s’approche de moi et dépose sa tête sur mes genoux, il s’allonge tout au long de lit et fixe le plafond. De mon côté, je joue avec ses cheveux.

  • Qu’as-tu l’intention de faire pour ton futur ?
  • Rien de bien extraordinaire, je vais prendre la place de mon père et protéger « ma famille ».
  • …Oui, c’est certainement la seule solution, d’ailleurs tu ferais une très bonne parraine…pour une fille.
  • C’est vraiment ce que tu penses ? (il acquiesce) Merci, c’est encourageant.
  • Tu devras faire de grand effort, braver tous les défis et arriver au sommet… tu te sens capable ?
  • Parfaitement, je me sens prête à tout pour défendre ma patrie. Je serai un très bon exemple pour les autres futur parraine, fais-moi confiance, je lui assure avec autorité.
  • J’attends de voir ça.

Nous nous sourions tous les deux. Ensuite, je lui demande de se lever pour essayer un truc.

  • Euh, Claire ? (je le regarde) Tu es sûre de ce que tu fais ?
  • Certaine, tu vas voir, ça t’irais à merveille.
  • Oui, mais non, je n’ai pas pour habitude de m’attacher avec des rubans –pour ne pas dire jamais- et puis pourquoi tu ne t’attache pas toi-même.
  • Parce que je suis persuadé que ça te va mieux qu’a moi. Tiens, regard-toi, n’es-tu pas adorable avec ? [Voir image de Jon]
  • Pas plus que tu ne le croies, j’ai surtout l’impression d’être empailler de rubans rose-rouge, d’une couleur transi, ce n’est pas pour me déplaire mais…
  • Arrête de t’en plaindre, tu devrais t’estimer heureux d’être né mignon. Voir adorable.
  • Oui, ben ça, croies moi ce n’est pas une partie de plaisir, allé aides moi à enlever tout ça.
  • Je ne vois pas où est le problème, tu mignon comme une fille, la peau douce comme un bébé, ça ne te plait pas ?
  • Mais je suis un mec, bon sang ! Tiens-tu compte de ça ? ça ne fera pas plaisir à n’importe quel mec de se faire comparer à une fille, c’est même une insulte.
  • Jack ne s’en plaint pas quand je lui dis ça.
  • Il doit vraiment t’aimer, lui. Vous en êtes à où ?me demande-t-il en s’acharnant sur les rubans.
  • Comment ça ?je m’interroge, incompréhensif.
  • …Qu’est-ce que vous avez fait jusqu’ici ?
  • Rien…, enfin il m’a juste embrassé la veille de notre mariage et… rien d’autre.
  • C’est tout ? Et tu ne trouves pas ça surprenant ? Qui te dit, qu’il ne te trompe derrière ton dos.
  • Il ne ferait pas ça, enfin je l’espère pour lui.
  • Rien ne sert d’espérer, t’a-t-il déjà montré un quelconque attachement ? Il a été jaloux ?
  • …non, c’est seulement moi, qui me suis montré trop possessive avec la fille.
  • De l’instant ? C’était qui pour lui ? me questionne Jo, soupçonneux.
  • Son ex, et à ce qui parait, ils sont allés bien loin… J’ai d’un coup envie de savoir jusqu’où…
  • Tu veux que je te dise ? (je me redresse) Il a une longueur d’avance sur toi, question amour.
  • Je suis au courant, merci. Que devrai-je faire à ton avis ?

Pendant qu’on discutait, je n’entends plus rien d’autre juste les paroles de mon interlocuteur. La porte d’entrée s’ouvre, Jack revient du lycée, il s’apprête à monter.

  • La meilleur des choses serait de lui demander directement ce qu’il pense de toi, pour premièrement : ce sera lui montrer que tu lui accorde ta confiance et que deuxièmement : tu passerais pour une personne qui n’use pas des plans à deux balles, m’explique mon ami en ayant ôté tous les rubans l’entourant.
  • Je veux bien comprendre que c’est la meilleure solution, mais rien ne prouve qu’il n’aille pas me cacher des choses.
  • Tu penses qu’il peut te mentir ? La confiance avec toi, c’est vraiment rude de te le prouver…, soupire-t-il, il saisit des pas de marche.
  • …Ben, je n’y peux rien, après ce que j’ai vécu, je peux bien me mettre à douter…
  • …. Bon, d’accord, tu veux que je te passe un coup de main ? (j’hoche vivement, il sourit) …Du coup, ce sera un coup d’épaule.

Je ne comprends pas sa dernière phrase qu’il me saisit pas l’épaule et me fait basculer en arrière. Je m’étale sur le lit, Jo au-dessus de moi, les mains plaquant mon torse, il penche sa tête pour approcher à la mienne.

  • Euh, Jo… qu’est-ce que tu…, je commence.
  • Chut, tu veux qu’il soit jaloux? C’est l’occasion ou jamais, j’ai entendu des bruits de pas, s’approcher, ce doit être lui, non ?
  • Oui, c’est bien le seul qui rentre à cette heure-ci, mais bon, ça m’étonnerai qu’il s’énerve ou un autre truc dans le genre, il est très posé.
  • On verra ça. (je grimace) Je suis sûre que tu n’as pas envie d’être agressive avec moi et moi, je n’ai pas envie d’être blessé mais pense à peu à votre couple.
  • Ça n’a rien à voir, je lui chuchote, allé lève-toi.
  • Dans ce cas, tu m’explique pourquoi tu chuchotes ?
  • Raah, tu m’énerve, n’argument pas !
  • J’ai une bouche, c’est pour dire tout ce que je pense… et peut-être pour embrasser…
  • Ça va trop loin, là, relève-toi et fissa !
  • Je croie que je ne te l’ai encore jamais dit, mais j’aime bien te voir en colère, ça prouve que j’ai un rôle spécial dans ton cœur.
  • Bon, t’arrête tout de suite ou tu reçois mon poing dans la face, je lui menace.
  • Tu ne me feras pas ça, me teste-t-il.
  • Moi, peut-être pas, mais Jack, si!

Il ne répond pas, et me sourit avant d’approcher ses lèvres aux miens. Je tente de détourner, mais avant que je ne le fasse, je sens Jo se faire soulever. J’ouvre les yeux et observe la scène interloquée.

Jack empoigne brutalement le col de Jo et le foudroie du regard, si bien que Jo ne fait plus aucun mouvement. Mon mec aux yeux vairon relâche mon ami d’enfance et claque de la langue. Jo n’apprécie pas ce geste et le provoque.

  • C’est tout ? Tu ne me fais rien et ne met pas en garde ? En es-tu conscient que je peux recommencer à tout moment ?
  • Mais t’es qui toi ? agresse Jack, avec rancune.
  • Une personne qui l’a connais (il me désigne du menton) plus que toi. Et ce, dans tous les sens du mot, ajoute-t-il avec un faux sourire.

« Mais arrête ! Tu cherches à te faire tabasser ou quoi ? » Je crie intérieurement.

Jack réagi impitoyable et sans pouvoir se contrôlé sûrement, il donna un coup de poing à Jon. Je considère cette réaction comme un acte agi sous le coup de la colère, rien de plus, rien de moins. Immédiatement, il s’empresse de m’agripper le bras et m’incite à le suivre.

Alors qu’il me tire derrière lui, je me tourne vers mon ami et joins mes deux mains devant mon visage en articulant le « Désolée » sans le prononcer à voix haute. Je le vois sourire aussitôt avoir reçu mon message, et au dernier moment je le perçois s’affaler sur notre lit.

Jack m’emmène jusqu’à notre terrasse, il referme brutalement la porte derrière lui et s’adosse au mur et maintenant nos regards.

  • Dis-moi, ce ne serait pas toi, qui a mis en scène tout ça, par hasard ?

Oups ? Démasqué ?! [La vache, il est doué ! o.o]

  • Tu voulais juste me voir jaloux, n’est-ce pas ?

Hem… que répondre à ça… -_-

Aitakute tada aitakute

Afuredashita gogatsu umare no

Kataomoi ame ni utarete

Aitakute tada-…  [Parole de la chanson: “Aitakute” de ayabie]

Ouf, sauvé par le gong! Je sors mon portable et acquiesce un sourire forcé à Jack. J’ouvre le clapet et sélectionne la touche « boite de réception », je lis le nouveau message qui s’affiche.

De : Jon

Sujet : Et ?

« Alors ? Comment réagit-il ? »

Hum, réponse encore inconnu… Je n’en sais rien, vu qu’il m’a déjà démasqué…. Je relève ma tête et affronte son regard, il se masse le poing.

  • Dis, m’interpelle-t-il (je sursaute), ta sonnerie… tu n’écoutes que des chansons chanter par des hommes ?
  • Hein ? Tu veux parler d’ayabie ? Eh bien, oui, ses chansons me plaisent beaucoup.

A peine j’ai dit ça, je le voie faire la moue…. Attendez, il est jaloux de la voix d’un autre ou quoi ? Je le vois farfouiller dans sa poche, il m’en sort un petit bout de papier et me le tend.

  • Tiens, mets ça pour ta sonnerie, c’est… une chanson que j’ai écrit avec Jason.
  • …Tu es jaloux ?

Il porte sa main jusqu’à ses lèvres et détourne le regard, je le voie rougir doucement. Oui, il est bien jaloux…. C’est trop mignon. <3

Il se reprend et me contemple sous la lumière du jour, il pose sa main froide sur ma joue et me susurre, d’une douce voix :

  • Tu as de beaux yeux…. Je te trouve magnifique…

Moi ? Des beaux yeux ? C’est exactement ce que je trouve pour les tiens, je sens mes joues s’enflammer et brusquement une phrase me vient à l’esprit.

  • « J’aime…tes yeux, mais je préfère les miennes, car sans eux, je ne pourrai voir les tiennes»…

Lentement, je sens sa main se décoller de ma chair. Je lui fais un sourire timide et tourne les talons.

  • Où… as-tu trouvé ça ?
  • Je ne sais plus… sur le net, je pense, j’y surf beaucoup dessus, on y trouve des tas de chose, souvent romantique… comme cette expression.

Je me tourne pour l’attendre, mais il vient vers moi, me saisit le menton et presse ses lèvres contre les miennes. Faut bien que je me l’avoue, il embrasse trop bien…

  • Merci, tu m’as donné un avant-gout, pour ma prochaine chanson, me murmure-t-il au creux des oreilles.

Là-dessus, il m’enlace chaleureusement. Son souffle réchauffe ma nuque, j’enfouie ma tête contre son torse et souri en rougissant.

 

Reborn 2 

 Chapitre « entre temps »-POV Claire 

 

  • Au fait, je ne te savais pas si violent, je remarque. 
  • Moi non plus…, fait Jack amusé. 

On se tait un moment avant de nous décider et redescendre à l’étage en nous esclaffant. On entre dans ma chambre et Jo n’y est plus, il s’approche du lit et défait tout. 

  • Euh, Jack ? je le hèle en me penchant la tête sur le côté, interrogative. 
  • Je veux enlever toute trace de ce bonhomme. 

Ah. PF, c’est trop mignon les garçons jaloux… (x3) je reste en retraite tandis que mon amoureux enlève le protège lit, il m’entend pouffer. 

  • Arrête de rire et viens m’aider. 

J’obtempère et le rejoins dans sa tâche. A ses côtés tous mes mauvais souvenirs s’en vont, mais à la place de joli souvenir j’aille de ma tête. 

Chapitre 9.5 : Souvenir 

Avant que j’emménage ici, dans le même quartier que Clara et Alice, je vivais à notre résidence secondaire [Se trouvant quelque part dans le vaste pays qu’est l’Italie xD]. Mes parents et les subordonnés de mon père avons vécu des jours paisible… Enfin façon de parler puisque je ne faisais que des bêtises, et pas des petites. 

Aussi loin que je me souvienne, je n’ai jamais apprécié les profs qui m’enseignaient, je ne sais plus d’où venait le problème, mais rien qu’à leur vue, une idée précis me traversait la tête : leur en foutre une. [Quel langage… 0x0] 

Je me souvienne qu’à mes dix ans, Je n’étais pas studieuse [comparé à aujourd’hui x)], je répondais aux profs [ça, par contre ce n’est pas nouveau xD], je jouais la grosse tête, je dérangeais le cours et cerise sur le gâteau : j’ai même faillit lever la main sur un adulte. [Parce que d’habitude, je ne fais que les menacer avec le statut de mon père, parrain d’une famille mafieuse] 

Un jour, alors que le matin le cours se passait normalement –c’est-à-dire dans le bazar, avec moi en tête- un des élèves –que je croyais mes amis- entra en trombe dans la classe en annonçant au groupe d’emmerdeur que la directrice se dirigeais vers notre classe. Tout le monde dans la classe se regarda avant de « ranger » la salle en vitesse de la lumière et nous mettre en place pour suivre le cours comme si de rien n’était.  

La directrice entra et nous vit, élèves et l’enseignant, étudier silencieusement. Elle s’aperçut de la comédie et soupira, je l’ai ignoré et elle me convoque à son bureau. …Quelqu’un aurait tout dévoilé sans mon accord ?  

…Oh, après tout, je m’en fiche, qu’est-ce qu’elle va bien me faire, elle ? Juste me mettre en garde, rien de plus. 

Je parvins à son bureau en prenant trois plombs. J’ouvre la porte sans frapper et avec nonchalance. La dame sursauta de son bureau et reposa brutalement son tampon sur la table en bois vernis. Je lui souris « affectueusement » et pénétrai dans la pièce sans sa permission, je ne l’aurais pas écouté de toute façon. Je m’assis en face d’elle. Et lui tourne le regard. 

  • Mademoiselle, commença-t-elle, (je lève ma tête) savez-vous pourquoi vous ai-je invité dans mon bureau en si belle matinée ? 
  • Pour me rappeler que je n’aurais plus à venir cette après-midi j’ironisai en souriant. 
  • …Non, à votre grand dam (j’hausse les épaules en m’adossant), si vous vous retrouvez ici, c’est pour une seule et unique raison. 
  • Et qu’en est-il ? je lui demandai, lasse. 
  • Hier soir, dans ma forêt où mes précieuses coquelicots y poussaient, on m’a prévenue qu’une personne s’y est infiltré à l’intérieur malgré le fait que j’ai interdit l’accès. 

Je me tins le menton, l’air de vouloir réfléchir et je marmonnai entre mes dents : 

  • Je vois, cette histoire est d’une extrême importance…, je joue le jeu d’être moyennement intéressée, et que voulez-vous que ça me fasse ?je lui balance, tout de suite désintéresser. 
  • …Je soupçonne une personne en être le coupable. (je lui toisais du regard) Et elle se trouve ici présente dans la pièce. 
  • …. Oh. Et où ça ? je n’y vois personne, moi. Si vous savez qui est fautif, il faut vite le mettre en garde à vue, je lui suggère en bougeant dans tous les sens, à la recherche d’une « personne ». 
  • C’est le cas, me lança-t-elle, sans ciller. (je lui jetai un coup d’œil froid) C’est de vous que je suspecte, vous êtes la seule à ne pas respecter le règlement à la lettre. 
  • …. Mais que voulez-vous que je vous dise ? Ce n’est pas moi qui ai fait le coup… du moins, je n’en ai pas le souvenir de l’avoir fait… 

Sur ces paroles, la vieille perdit patience et donna une tape sur son bureau en se levant bruyamment et me maintenant le regard férocement. Elle me crache à la face : 

  • Je sais très bien que c’est vous, alors arrêtez de jouer les innocentes ! Je vous ai assez supporté comme ça, alors soyez pour une fois, une gentille fille et avouer toute la vérité avant qu’elle ne s’éclate d’elle-même ! 
  • Puisque je vous dis que ce n’est pas moi, pourquoi m’accusez-vous de la sorte? Je lui rétorque en me levant à mon tour. Et puis vous voulez que je vous dise ? C’est petit pour moi de faire un coup comme l’a fait la personne, c’est ridiculement idiot. 

Elle ne trouvait d’argument sur mes propos et serra sa mâchoire, ainsi que les poings. Et mâchouilla des mots incompréhensible entre ses dents [Et entre nous, je ne voulais pas savoir ce qu’elle disait]. 

On ne se quittait du regard jusqu’à ce qu’elle décida enfin de me lâcher en se rasseyant sur sa chaise d’épuisement. Elle se toucha le front et marmotta : 

  • Je vois, tu ne veux pas me dire la vérité, ce n’est pas grave [Mais elle force –en plus c’est finit la courtoisie avec elle…]… Je vais te faire avouer autrement. Tu vas faire un petit tour dans cette forêt que tu t’es longtemps questionné pour retrouver des bribes de souvenirs que tu as enfouie dans ton être, et ensuite tu vas revenir en me disant toute la vérité sans me cacher ne serait-ce qu’un passage. 

Je ne la contredis pas, je n’en avais pas envie et l’occasion ne s’y ai pas présenté. Elle me jeta hors de son bureau et râlant à tue-tête: 

  • Mes coquelicots chéris sont fichu par ta faute ! 

M’enfin, elle est vraiment sourd ou elle le fait exprès cette vieille XX*@#…. 

Je me suis donc fait accompagner par deux filles de ma classe jusqu’à l’entrée de la forêt, mais juste avant que j’entrai, elles ont décidé de m’y accompagner jusqu’à ce qu’elles en auront vraiment peur. J’ai trouvé ça bizarre qu’elles soient si initiative, mais comme j’étais ignorante, je n’ai pas cherché à comprendre. Bien que j’aurai dû… 

Plus le temps s’écoulait, plus on s’enfonçait. Sans s’arrêter sur notre chemin qui se dévalisait en pente, une des deux filles m’interpela d’un côté et l’autre restait derrière en retraite à observer la scène en silence.  

Je suis du regard celle qui m’interpela, je m’approchai d’elle, tandis qu’elle reculait, je passe devant elle en regardant la chose qu’elle désignait du doigt, ensuite je sens une pression dans mon dos et je me sentis propulser à l’avant pour chuter dans le vide.[On me pousse toujours dans le dos ! Bande de lâche xD] 

Et oui, j’aurais dû être plus méfiante de leur « gentillesse », de leur sympathie, parce que je pense que ça n’existe pas, du moins pas avec le comportement que j’ai… [Je méprise le monde entier x)] 

Quand j’ai rouverts mes yeux, je me suis retrouvé dans un drôle de pièce. Mur et plafond en bois, peu de meuble et encore moins de fenêtre… à croire qu’on voulait m’emprisonner. [C’est peut-être le cas, qui sait on voulait me châtier encore plus…] 

Une porte s’ouvrit [il y’en avait trois dans l’assistance], un garçon d’à peu près mon âge entra, il s’étonna de mon réveille. 

  • Hé, toi, tu peux me renseigner de l’endroit où je me trouve, s’te plait ? 
  • Euh…, hésita-t-il en faisant de grand geste un peu inutile. 
  • …Tu sais parler italien au moins ? 
  • N- non… f- francese ? 
  • …Tu es français ? je m’étonnais moi-même. [Je connais beaucoup de langue grâce à papa Dino] 

Il hocha de la tête, je ne dis plus rien et examinai la pièce dans tous les recoins. Le garçon restait éloigné de moi, je voudrai bien lui soutirer des informations mais nous ne communiquions pas d’une même langue. [J’ai dit que je connaissais des langues pas les parler xD et ni les comprenais…] Une des trois portes s’ouvrit et je tournai irrémédiablement ma tête vers celle-ci, au point de me faire un torticolis. Un vieil homme ridé entra avec une lenteur pas possible. Il me dit avec un très bon italien. 

  • Oh, dis-moi, tu t’es réveillé petite. [N’est-ce pas assez clairvoyant ?] (je me redressai de ce qui me semblait être un lit…de bois) ne fais pas de mouvement brusque, tu t’es déboitée l’épaule en trébuchant juste devant notre cabane. 

Je levai ma tête pour réexaminer mon lieu de refuge. Attends, si ma mémoire ne me jouait pas de tour, je me suis bien fait éjecter du haut d’une falaise de la forêt de mon école, non ? Dans ce cas, pourquoi y aurait-il une chaumière juste là ?... C’est louche. -_-‘ 

  • Dites m’sieur vous êtes italien, non ? Et pourquoi ce jeune garçon est français ? 
  • Et toi, petite, de quel arrogance m’adresse-tu si impoliment ? 
  • …Celle du mépris envers les adultes ? j’hasardai en gesticulant sur le rebord du lit. 
  • Tu hais les adultes, conclu-t-il, même tes parents ? 

Et voilà, ils sont tous pareils ces adultes, on emploie le mot « mépris » et tout de suite, il penche sur l’idée qu’on les déteste, quoique dans mon cas c’est bien vrai… [XP] 

  • Qu’une chose soit claire entre nous, hormis mes parents, je déteste tous les adultes de la société, je lui balance en soupirant. 
  • Même ceux que tu ne connaisses ? 
  • Mais ça vous regarde, mon opinion ? je m’impatientais. [J’ai détourné la conversation xD] 
  • Calme tes nerfs, petite. Tout d’abord Comment t’appelles-tu ? expliques-nous pourquoi tu t’es retrouvé sur le sol sec de notre terre, toute amoché. 
  • N’est-ce pas évident ? On m’a poussé d’une longue pente pour j’atterrisse ici, incognito. Ou peut-être qu’on voulait simplement se débarrasser de moi. Et puis, je m’appelle Claire [mon nom ne vous regard pas] je ne suis qu’une simple écolière. 
  • Innocente ? m’interrogea l’homme, méfiant. 

Pour toute réponse, je lui souris malicieusement. Cela lui déplu, il ouvrit la porte en essayant de me faire peur, j’imagine, et dit au garçon. 

  • Jo, ne reste pas trop près de cette fille. 

J’haussai un sourcil en me penchant la tête sur le côté superflu, pourquoi lui parle-t-il avec une telle hostilité ? Bon, au moins je sais comment s’appelait le gosse, Jo [Enfin, je croie, puisque c’était du français], il me jeta un regard avant de me quitter tous les deux et je reçus un appel téléphonique. 

  • Ah, mademoiselle, vous répondez enfin ! s’exclama Romario à l’autre bout, rassuré. ( ?) 
  • Qu’y a-t-il ? je lui demandai, peu curieuse. 
  • Rien…rien de bien grave, enfin… où vous trouvez-vous ? 
  • Euh…encore à l’école ? Pourquoi ? 
  • Sortez vite de là ! Vous ne devez pas rester une minute de plus à l’intérieur ! 
  • Mais qu’est-ce que te prend Romario ? Depuis quand tu me demandes de sécher ? [Même si c’est déjà à moitié fait xD] 
  • Ne vous posez pas de question et ne restez pas sur les lieux… ! 

Et d’un seul coup, j’entendis un bruit sourd retentir un peu plus loin de cette cabane de bois. Je me tournai lentement, et me questionnai. Le fil se coupa et je raccrochai précipitamment en me remettant sur pieds pour prendre la route. Juste au moment où je m’apprêtai à ouvrir la première porte, on la tira de l’autre côté, Jo se trouva en face de moi en bégayant des mots français. 

  • Arrête de parler français, je n’y comprends rien ! je lui ai lancé en plein fouet, alors qu’il ne saisissait pas toute la situation. 
  • Euh… n- no salen… ? [ne sors pas –source : Google translate xD] 
  • Je crois que c’est de l’espagnol, là, non ? 

Il s’étonna de ma réponse et je le laissai planter sur place. Je cours à travers la forêt en suivant la fumée qui ressortait de mon bâtiment scolaire. Je me rapprochai pas à pas du lieu de l’incident, mais il avait fallu qu’un bruissement des buissons m’arrête net, ce n’était qu’un lapin, mais il m’a bien retardé… J’étais paralysé à sa rencontre, Jo m’y libéra de cette peur en me tirant derrière lui. 

  • Pourquoi… tu m’aides? W-why you help me? 

Pour la première fois de ma vie, j’ai essayé de parler anglais… j’espère qu’il comprendra [Non, en fait il a intérêt xD] … il se tourna de trois quart, pour que je puisse voir au moins le quart de son visage, rayonnant d’un sourire timide. 

  • Because I feel like, just… [Parce que j’ai envie, tout simplement] 

…Ouah, son anglais est à la perfection… suis jalouse. >///> Il me saisit par le bras et me tire derrière lui. On court jusqu’au sommet de la pente que j’ai dégringolé. 

  • Is here you fell? [C’est ici que tu es tombée ?] me demanda-t-il. 

Je lui hochai simplement de la tête, nous remontâmes jusqu’à la fin tout en nous tenant par la main, pivota notre tête de droite à gauche, à la recherche du portail par lequel j’y suis entré. [Mais ça ne va être du gâteau, avec mon orientation =p] 

Elément aperçu qu’après de bonne minutes perdu [le temps, c’est sacré], je m’apprêtai à pousser le portail, mais juste avant j’entendis un coup de feu retentir de l’autre côté de la grille. Je jetai un coup d’œil furtif entre le grillage et entrevis la moitié du corps d’un homme en noir qu’il me fusilla, en sens propre du terme. Bon, une chose est au moins sûre, je me suis fait repérer et ce n’était pas pour arranger, vu qu’ils en voulaient à ma vie… 

Il avait tout d’abord de cesse à nous tirer dessus, il s’arrêta un moment pour recharger ses munitions, Jo et moi en avions profiter pour nous faufiler dans l’enceinte de l’établissement. Nous nous sommes glissés derrière les bruissons se trouvant juste à côté de la porte métallique, on rampe à quatre pattes à toute allure en dehors des feuillages et cavalions comme des cheveux jusqu’à l’abri, dans le bâtiment. [Évidemment, on en a profité pour me sermonner] 

J’ai ignoré toutes les avertissements qu’on m’avisait et me remis aussitôt en chemin pour défendre mon honneur. [Parce que c’est bien moi, qu’on visait] Je marchai assurément vers l’homme qui me pointait de son fusil, il maintenu l’arme à mon niveau. Je déglutis difficilement et ouvris la bouche pour essayer de parler, négocier au moins. [N’est-ce pas le rôle des mafieux ? xD] 

Un autre homme vint nous interrompre, il semblait même régner sur les autres, serait-ce lui qui les commandait ? Si c’est le cas, je ferai mieux de m’adresser à lui, plutôt que de perdre mon temps avec l’autre, qui ne sait rien que me braqué dessus. 

Il lui ordonna de baisser son arme, l’autre s’exécuta. L’objectif se fit lentement descendre et je gloussai intérieurement. Je m’apprêtai à lui parler, que le « patron » s’avança vers moi. Il me tint par le menton et m’obligea à le relever. [C’est parce qu’il était grand le monsieur xD] 

  • C’est toi la fille du chevalier ailé ? (j’acquiesce lentement) Hum, tant mieux, je n’aurai plus à perdre plus de temps… 

Je ne compris pas ce qu’il voulut dire par là, mais je n’allais pas tarder à le savoir. Je reçu une lame fine qui me traversa le ventre et la pointe y ressortit de mon dos. Je blêmis et tomba au sol. Le sang jaillissait de ma blessure et coulait en abondance, tandis que je me questionné encore sur la situation.  

Que s’était-il passé au juste ? Pourquoi m’a-t-il transpercé au ventre ? Pourquoi en voulait-il à ma vie ? Et comment connait-il mon père… ? Non, tout ça à avoir un rapport avec papa ? Il voulait me blesser pour mieux l’atteindre ? Mais…c’est horrible, je ne devrais pas lui laisser faire… 

Sauf que mes forces me perdaient à chaque minutes qui s’écoulait. Je m’écroulais au sol en même temps que le sang qui me perdait. 

Mes paupières devinrent lourdes et pesant, je les battais, de sorte à ce qu’ils ne perdaient pas d’énergie, mais cela me prenait trop de volonté… je finirai tôt ou tard par les fermer, surtout avec ma blessure au ventre. [En plus j’ai faim xD] 

Dans mon dernier souffle, je battis une dernière fois mes paupières et vit une ombre se dressait devant moi, un fouet à la main, une chevelure blonde [Dino est blond ? xD] à la crinière. Et il me semblait avoir entendu ces paroles : 

  • Honte à toi de lever la main sur une petite fille inoffensive. Tu as touché à ma fille chérie, tu en subiras les pires conséquences qui existent au monde. (il prit une pause avant d’enchaîner) Ignores-tu que chez nous, il est vraiment risquer de toucher à un seul cheveu de notre famille ? Le rôle d’un parrain se définit en les protégeant, alors prépare-toi à te faire châtier. 

Ces paroles mon profondément émue. Oui, papa avait raison [Oui, j’ai deviné que c’est lui ! I’m the boss~ xD] notre rôle, représentant d’une famille mafieuse, est de défendre notre honneur et notre entourage qui nous sert de foyer… 

Et ce fut à partir de ce moment-là que j’ai décidé de changer mon comportement irrespectueux envers les autres, agirait en tant digne future parraine et protègerai ma famille jusqu’à ma dernière goutte de sang et dernier souffle… quoique je pense j’en ai déjà perdu une moitié, là… Je ne sens plus mon bas… T^T aïe~… 

A mon réveil, je me suis retrouvé dans un lit d’hôpital. Il faisait nuit, quand j’ai jeté un regard pardessus le bord de la fenêtre, je pouvais même voir le scintillement des étoiles dans le ciel assombrit. Je me touchai le visage pour la forme. 

Un masque en plastique s’est retrouvé sur les parties où je respire [C’est-à-dire le nez et la bouche], j’avais quand même le souffle qui haletait [Allez savoir pourquoi] la température élevé. Tout autour de moi dégageait un air chaleureux. Je m’incline la tête et juste à côté de mon lit, je vis la chevelure blonde de mon père adoré, endormi dans le canapé. Je l’observe pendant plusieurs minute et finis par me détacher en esquissant un petit sourie faible, mais gai. 

Le lendemain matin, je reçu la visite de la famille Cavallone durant mon sommeil, et la venue de Jo à mon réveil. Je lui ai parlé en anglais : 

  • You are good in school? Je lui demande en me redressant sur mon lit convalescent. Could you help me study? 

Il accepta en me souriant. A partir de cet instant, il est devenu la personne à laquelle je me suis attaché, à laquelle je me confie énormément et celui qui sera mon meilleur ami. 

Pendant que je suivais les cours qu’il me faisait appliqué, j’apprenais un peu de sa langue, le français, et lui le mien. C’était donnant-donnant. J’ai réussi à rattraper beaucoup de cours que j’ai toujours évité de suivre en classe et appris de nombreux chose qui n’était pas dans le programme de mon niveau, en dernier année de l’école primaire. 

Je suis resté trois semaines hospitalisé sur le lit de couleur fade, et à mon retour sur terre, c’était le jour où tous les élèves devaient passer un examen de passage au collège. [Je ne sais pas si c’est comme ça en Italie, mais ça l’est au Japon alors…] 

Mais ce jour-là, un incident se produisit… J’ai failli battre un élève qui passait l’examen. 

 OK, j’avoue, je n’aurai peut-être pas dû lui donner autant de coup avec tant de puissance, mais en même temps s’il ne s’était pas mis à insulter la situation de ma famille, il n’en serait pas à là ! Et puis ce n’est pas tout ! Il s’est même moquer de Jo, oui, c’est vrai il ne parlait pas bien italiens et alors ? Ce n’était pas une raison de le traiter de demeuré ou encore d’immigré ! Il est ouf ou quoi ?! Quand j’y repense, j’ai trop envie de broyer ses os… !! 

Bien sûr, cette histoire ne s’est pas conclue facilement. D’abord, j’ai eu une grosse dispute avec le principal du collège, ensuite il m’annonça pour fin de mot que je ne serai accepter dans nul collège avec cet attitude. 

 J’ai pensé que je me ferai disputer par mes parents, mais ils n’en ont rien fait. Ils ne m’ont même pas adressé un regard de toute l’après-midi, je me suis alors sentie mal. Mon cœur se serra et des larmes me menaçaient de couler. Et dire que je les avais promis de me plus faire de dégâts.  Et là ? Il se passe le contraire de ce qu’ j’ai dit. Ils ne me pardonneront jamais. 

Mon père me tournait de dos et se postait en marbre devant la fenêtre du salon, ma mère s’asseyait sur le sofa et gardait le silence, moi j’étais au bord des larmes. 

Papa Dino finit par soupirer après sa contemplation des gouttes de pluies qui tombaient du ciel nuageux. Il se tourna, mais je gardais ma tête baissée, par crainte de croiser son regard… déçu… ( ?) Il s’avança dans ma direction, je tremble des mains, je ne les contrôlais presque plus, tout comme la larme qui roula tout au long de ma joue droite. 

Je sentis une pression sur mon épaule, je sursautai et relevai ma tête sans prendre compte d’essuyer les traces qu’avait laissé la petite larme, je vis mon père me sourire. Je me questionnai et ma mère me dit avec le même sourire: 

  • Ne sois pas si dépressive, ne t’inquiètes pas, tu seras accepté dans un collège mais pas d’ici. 

Je m’inclinais la tête sur le côté, interrogative. 

  • Demain, on déménage, poursuivit mon père,  on va réinstaller dans notre résidence principal, on t’inscrira dans un collège où personne ne te connaitra, tu seras inconnu aux yeux de tous, pour refaire ta vie, d’accord ? 
  • A- alors, vous ne m’en voulez pas ? je m’étonnai en bégayant légèrement. 
  • Non, tu as défendu ton honneur et celui de ton ami, tu peux être fière de toi, me rassura mon père en nettoyant mon visage mouillé de larme. [Entre temps, ils n’ont cessé de couler xD] 

Je lui souris à mon tour et versant encore une larme sans être consciente. 

Le lendemain, on a pris le départ de bonne heure, juste avant que la limousine ne démarra, Jo m’interpela de son vélo. Je descendis du véhicule pour lui faire mes adieux et mes excuses. Il m’offrit un cadeau d’adieu en me promettant qu’on se reverra, je l’acceptai et lui fit une accolade amical avant de lui jurer que j’aurai largement changé à notre prochaine rencontre. 

Pendant que la voiture roulait, j’ouvris le cadeau que m’avait offert mon ami. 

  [Voici, la très jolie amulette que m’a offerte Jon] 

Je considérai le talisman durant tout le trajet, et à l’arrivé je me suis assoupi. [Ah, bah ça, c’est c**] 

Je sortis du véhicule en m’essuyant vite-fait le visage et examine ma nouvelle demeure, notre manoir. J’aspire un coup et me lançai dans la marche. En ouvrant la double porte pour l’entrée, on voyait en premier un escalier qui nous menait à l’étage, une porte arrondie nous menait dans la cuisine, qui était vraiment grande, et une porte en bois vernis, qui celui-ci nous donner à la salle de séjour. Je restai ébahi devant cette grande espace. [Oui, c’est la première fois que je viens ici, j’ai toujours habité à la seconde résidence alors…] 

Bref, j’ai passé un examen pour me faire accepter dans un collège. Mais quelque jours plus tard, on m’annonça que je ne suis pas accepter car je n’avais pas envoyé ma candidature [Ils me font le coup après que j’ai passé le test d’examen, « foutage de gueule »]. J’ai du coup attendu pendant au moins un trimestre entier avant de me faire à nouveau passer un test pour évaluer mon niveau et m’accepter en tant qu’élève dans mon nouvel établissement. 

Le collège que j’ai intégré était vraiment barbant, les cours qu’ils apprennent, je les avais déjà étudiés pendant ma période convalescent et j’en connais un rayon. J’étais un peu considéré comme « intello », je dois avouer que ça m’a bien fait plaisir… 

Un jour du dernier trimestre, je me suis sérieusement emmerdé en cours, je soupirais à tout bout de champ et manquer de m’assoupir. Et j’avais fort l’impression de redevenir comme avant, ce qui était bien le dernier de tous mes souhaits. J’avais donc commencé à apprendre des cours niveau lycée pour ne pas m’ennuyer, fort heureusement que j’ai plutôt bonne mémoire pour me souvenir de tous les mots que j’étudiais en cours. 

Un autre jour, banaliser de toute la journée, je me suis de nouveau ennuyer ferme [Non, n’allez pas croire que j’aime aller en cours, c’est juste que je n’avais rien à faire de mes journées, sauf à aller en cours, oui je ne connaissais personne et je ne voulais faire la connaissance de personne]. Je trainai dans les rues pour trouver de quoi m’occuper. Et là, miracle, des gens m’accostèrent et me barrèrent la route…. D’accord, j’ai dit que je cherchai de quoi m’occuper mais là, c’est… un peu trop ? 

L’autre m’obligeait à l’écouter dans son charabia, alors que j’étais sur le point de pioncer. Et sans prévenir, une fille déboula au quart de tour. Elle intervient dans mon embrouille pour avoir eu pitié de moi…. 

  • Eh, vous êtes sur mon chemin, dégagez. 

Ou pour chercher des ennuis, contrairement à moi. 

  • C’est quoi ton problème minette. [ça, c’est la pire des insultes] 
  • T’as dit quoi, gros tas ? lui provoqua-t-elle. 

Ou peut-être, tout simplement pour les faire chier…. –‘ 

  • Bon, ça suffit, Clara, changeons de trottoir tout simplement, proposa la courte brune à ses côtés, trop peu courageuse à mon gout.  
  • Pas question, ils ont qu’à le faire eux, moi je ne bouge pas, ronchonna la blonde. 

Clara… tenace, cette fille ; et surtout courageuse. Je poussai un soupire en attendant la conclusion de cette histoire ridicule. Le mec, fou de rage, s’apprête à lever la main sur la blonde.  

Il n’abuse pas un peu, là ? Lui en coller une, juste parce qu’elle les gênait ? Bon, en tout cas elle s’est débrouillée pour s’en sortir indemne. Elle lui asséner un coup là où je pense. [Oui, c’est bien dans l’entre-jambe xD] 

Le second profita de notre manque d’attention pour reprendre son ami avec et s’enfuir [Un peu simple comme fin, non ?] Les deux filles me toisaient. La brune me demanda : 

  • Ça va ? 
  • Oui, pourquoi ça n’irait pas ?  
  • Dis donc, tu pourrais avoir un minimum de politesse et remercier Clara, qui a pris la peine de te secourir. 

J’entendis un : « Ça va pas, où tu as vu que je l’ai secouru ? » 

  • Je n’ai pas demandé de l’aide, c’est vous-même qui vous êtes amené, et puis après tout, même ton amie dit qu’elle n’est pas venu pour ça, alors je ne vois honnêtement pas où est l’intérêt de vous remercier. 
  • Ignorante, me dit la brune. 
  • C’est quoi ton nom, me lança Clara. 
  • Claire et puis-je connaître le vôtre ? je leur demande, mais peu intéressée. 
  • Clara Castaglione et Alice Sawada. 
  • Enchanté de faire votre connaissance, au plaisir de vous revoir, je leur déclarai avant de leur quitter, sans demander mon reste. 

Je repris mon chemin et au milieu du parcourt, me décida de retourner chez moi, il n’y avait rien à faire. Je fis un petit footing au retour, mais ça avait pris beaucoup plus de temps qu’allée. Bizarre. [J’avais, au court du temps, prit un mauvais chemin xD] 

De retour dans ma demeure, j’accédais à la cuisine que j’entendis des voix familières. J’entre un peu plus et vis les deux filles de l’instant. Clara sur le bord de la fenêtre, Alice sur une chaise, en face d’elle. 

Mais que font-elles ici ? Surprenant pour notre seconde rencontre. Elles se tournèrent et me virent. 

  • Ah, je me disais bien que ton prénom ne m’était pas inconnu, Clara, c’est la fille de Dino ! s’exclama Alice, toute excité. 
  • Oui, ça va, j’ai compris, me prend pas pour une idiote, lança la blonde, lasse des cris de joie de son amie. 

Je n’avais pas compris ce qu’elles avaient saisi, puis mon père entra à son tour dans la cuisine en me tenant par l’épaule. 

  • Tu tombes bien, Claire, je te présente ces deux jeunes filles, elles aussi prochainement marraines. 
  • Oh, dis-je tout simplement. Bon, alors re’ et j’espère qu’on va bien s’entendre. 
  • Oui, moi aussi, souhaita Alice, souriante. 

Je ne l’avais pas remarqué, mais en fait elle était très mignonne. Et Clara a un certain charme qui lui dégageait. Elles sont surprenante pour de future parraine. 

A compter de ce jour, je n’ai cessé de vivre des tas et des tas de moments aussi tragique que comique, des évènements excitant, voir même frustrant. [Comme le mariage xp] 

Aujourd’hui je vis heureuse avec Jack à mes côtés, et les filles elles-mêmes doivent passer des moments reposant.   Enfin, je le croyais. 

  • Merd*, tu bouges ton c*l, oui ? On doit y aller dans vingt minutes, là ! me pressa Clara. 

Je me prépare vite fait et descends  de l’étage que je rate la dernière marche pour m’étaler au sol comme  une crétine. [La dernière marche Oxo]  

J’ai complètement loupé l’information où Clara et moi devons aller étudier en France, faut dire qu’il s’en est passé des choses durant ces courtes semaines. Je me mets à courir avec ma valise à travers tout le jardin devant ma demeure et la déposer dans le coffre de la voiture. Avant que je n’entre, Jo me serre dans ces bras en soupirant. 

  • Dire que je viens à peine d’arriver que toi, tu dois partir en France, la vie est injuste. 
  • Oui, d’accord, j’ai compris, lâche-moi, tu commences à m’étouffer. 

Et dire qu’il y a trois ans, on avait la même taille, là il me dépasse largement. [Mais je suis tout de même grande] du coin de l’œil, je vois Jack, légèrement en rogne, qui me dit de son regard de relâcher ce mec immédiatement. Je me libère de Jo et lui fais un sourire avant de me coller à Jack, qui m’embrasse langoureusement avant de me libérer en souriant. 

Quand je pénètre dans la voiture, à travers la vitre, j’aperçois les autres me faire des signes. La voiture démarre et en route pour la France. [[Symbole] Exclamation d’extase] 

-Fin du chapitre entre temps (3ième) Par Claire 

+ Comment Vincent a eu des vues sur moi xD: 

UN matin, en cours de physique Chimie, Clara et Alice se sont assise côte à côte et moi, je me suis assise seule dans mon coin en faisant les exercices. Jusqu’à son arrivé. 

Le prof a mis Vincent à mes côté, celui-ci très mécontent a les sourcils énormément froncé. Je ne fis pas grande attention et continuai mon exercice. Jusqu’alors il me dit : 

  • Dans le deuxième exercice, tu t’es trompé. 

Je levai ma tête, surprise. Il me désigne l’erreur du doigt et en regardant mieux, il n’a pas tort… Comment a-t-il fait pour l’avoir repérer, ce serait en fait un intello en vrai ? Alors dans ce cas, pourquoi jouer le pitre ? 

  • Hm, fis-je discrètement.  

Il posa son menton sur la paume de sa main en suivant l’exercice sur mon livre. Son regard parcourait à vire allure les lignes et signes. Ensuite il me donnait des réponses, ou on les faisait ensemble. C’est étonnant, je n’aurai jamais cru voir ça un jour, mais en fait, c’était une tête enfin juste pour la scientifique, si non…. Je vais m’abstenir de commentaire pour le reste… -_- 

A  la fin de l’heure, juste avant que je quittai la salle, il retint pour me redonner le critérium que je lui ai prêté peu avant. Je lui souris, pour l’avoir oublié. [Je ne retiens pas pour des choses…pareille><] 

Le lendemain en allant en cours, je le rencontre et lui fit un sourire.  

Mais après ça, on a plus eu de très importants contacts… Sauf le moment où il s’est déclaré à moi et là où il m’a poussé… 

-fin du bonus

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