Année 2039-2040 : Le descendant de Louis Weasley
Septembre – Avril 2040
Nathaniel Weasley est, peu importe ce qu'il en dit, un bel et intelligent jeune homme.
Peu importait son avis, car il dénigrait toujours ces deux qualificatifs pour le décrire. Alors certes, il avait les cheveux blonds et yeux bleus, soit le canon de beauté, et une compréhension des faits beaucoup plus rapide que les autres, mais jamais il n'avait voulu être vu comme quelqu'un d'exceptionnel. Parce qu'il ne l'était assurément pas.
Il n'était pas un métamorphomage comme ses cousins les Lupin ni n'avait leur charme de Vélane, il n'avait pas l'intelligence et l'érudisme de son cousin Loan, ni l'attrait inné qui se trouvait chez les autres, il se trouvait fade et sans intellect détonnant.
Son père Louis, malgré les réprimandes silencieuses de sa femme Gio, lui disait que peu importait ce que pensaient les autres, il était fier de son fils et lui souhaitait juste un bel épanouissement. Seulement, il ne se rendait pas compte que c'était justement ça qui tourmentait son enfant. Bien que l'amour paternel primait toujours sur celui maternel, Nathaniel ne pouvait s'empêchait d'être blessé à chaque fois qu'il voyait la déception ou la désapprobation sur le visage de sa mère Giovanni, alors même s'il avait le soutien de son père, le fait que sa mère n'approuvait pas le déprimait de tout initiative qu'il voudrait prendre. Cela s'était empiré depuis la naissance de Heather, la nouvelle née du 6 octobre 2037.
Si Nath était tout à fait honnête avec lui, il dirait qu'il est jaloux de sa sœur. Ses parents ne font plus attention qu'à elle et malgré ses 14 ans depuis le 12 novembre, ce qui signifie par extension indépendance, il se sent rejeté et abandonné. Parce que... pourquoi ils en remettent une couche 13 ans après les faits ?! L'union sacré s'était conclu depuis un bail, leur fils avait bien déjà entamé la crise d'adolescent -qui consistait pour sa part à se laisser aller- et ils n'étaient pas particulièrement en froid, alors ...pourquoi cette sauterie ?
- Arrête de faire la tête, lui souffla Tristan alors qu'ils étaient en train de faire leur devoir dans un coin de leur salle commune.
Rectification : alors que Tristan était en train de galérer pour faire son devoir de potion à la dernière minute. Il était une heure du matin et le parchemin de trente centimètres est à rendre pour dans moins de sept heures. Oui, c'était des cinquièmes années, il ne faut pas trop leur en demander.
- Il te reste encore cinq lignes et je crois que tu as déjà écrit l'avant dernière phrase, répondit simplement Nath en pointant la dite phrase.
Il était facile d'éluder les remarques franchement déplacées de Potter quand ce dernier avait une corvée de dernière minute à faire. Alors, certes, ce mec était de sa famille, ils traînent ensemble à longueur de journée parce que c'était plus simple que de se faire de nouveaux amis –voyez jusqu’où sa crise de flemme le pousse?- mais ce n'était pas une raison pour qu'ils commencent à parler des problèmes personnels, même si ça entache l'attitude. Non, en fait, si, c'est totalement une raison pour s'en mêler. Mais après avoir terminé ce fichu devoir, se dit Tristan.
Evidemment, Nathaniel n'a pas à s'inquiéter parce que monsieur-je-ne-suis-pas-une-tête a déjà fait ce devoir parce que moi-au-moins-j'écoute-en-cours n'a eu aucun mal pour la rédaction. Eh non, ce n'était pas dû à son intelligence surfait. Parce que le commun des mortels peut très bien le faire, alors si on trébuche pour seulement un petit DM, c'est qu'on ne vaut pas mieux qu'un veracrasse. Et, ça va, Tristan ne le prenait pas trop mal, c'était ça que de traîner avec un intello refoulé, surtout que ce dernier est bien resté éveillé pour rester avec lui.
- Redressez-vous, monsieur Weasley ! Tonne le professeur Wonder en passant à côté de sa table alors que le blond avait la tête posée sur son bras replié.
En plein leçon, s'il vous plait. Ah, les jeunes de nos jours.
Nath fait une grimace alors qu'il entendait des gloussements derrière ou à côté de lui, il ne savait pas trop, et étouffa un bâillement. Oui, lui-même sentait qu'il allait un peu trop loin. Il fait donc mine de prendre entièrement la leçon du jour en connaissance, arrachant un soupir affligé de l'enseignant lorsqu’il est interrogé pour traduire une phrase en bulgare et des soupirs énamourés -brrr, ce mot lui hérissait les poils- de ses congénères. Mais il le regrette aussitôt, car l'ennui l'assaillit rapidement alors qu'il regarde ses camarades batailler parfois avec la prononciation, parfois avec le sens.
Au bout d'un moment de regard dans le vide, il remarque que l'élève en face de lui avait davantage du mal à cause de ce qu'il croyait être son regard rivé sur lui plutôt la réelle difficulté de la langue. Comprenant son impolitesse mais surtout de l'avoir mis à l'aise et dérangé dans son apprentissage -comme aurait pu le blâmer le prof, sauf que celui-ci était beaucoup plus occupé à se tenir sur ses deux jambes, Nath devait donc se reprendre de lui-même-, il décide de venir en aide à son camarade en lui indiquant ce qu’il a besoin.
Une fois le processus réalisé, l'autre lui sourit de toutes ses dents, tandis qu'il répond d'un hochement de tête, avant de se tourner vers Tristan. Le brun en avait aussi terminé sur les phrases à traduire mais passait son temps à se moquer et s'amusait avec les autres plutôt que distraire son cousin éloigné. Faisant une moue sous ce retournement de veste, il interpella Potter et le provoqua en pointant ses erreurs grammaticales. Celui-ci réagit évidemment au quart de tour comme le surnom qu'il lui a attribué, soit l'impulsif -pas très original, oui-, et répond avec un peu trop d'entrain.
Et c'était tous les jours la même routine, vraiment pas de quoi stimuler son cerveau de surdoué qu'il déni.
Cependant, quelque jour avant qu'il ne rentre pour les vacances d'hiver, il eut beaucoup d'agitation parmi les élèves qui s'inquiétaient d'un rôdeur de nuit. D’après un des discussions bien excités des préfets, cet indiscipliné serait un jeune blond qui se balade dans son plus simple appareil à des heures vraiment indues. Lui ne voyait pas vraiment le problème, tant que personne ne sort se balader dans les couloirs après le couvre-feu, il n'y a aucun besoin de crier à l'acte immoral, sauf évidemment pour les préfets qui font leur ronde. Mais bon, c'était leur boulot, hein.
Le jour du départ, le Gryffondor était beaucoup plus énergique que d'habitude, c'est-à-dire très pressé pour le départ du Poudlard Express. Il a toujours été impatient de retourner chez lui à chaque congé, longue ou courte, pour être auprès des siens, mais surtout d'une personne. C'est pourquoi lorsque le moment fut annoncé, il se rue pratiquement vers la grande porte et si ça ne tient qu'à lui, il aurait sauté dans la première calèche et pousser les sombrals à carburer à une vitesse interdite pour le bien commun, au risque de choquer les autres Poudlariens qui n’auront que rarement l’occasion de le voir si passionné.
- Du calme, Nath, soupire Tristan en progressant à ses côtés.
- Mais accélérez ! Depuis quand il y a des embouteillages avec les piétons ? Grogna le blond en réponse.
- Toujours aussi impatient de retourner chez soi ? Taquine une voix.
Weasley fronce les sourcils en comprenant que c'était à lui qu'on s'adressait, il se tourne vers l'inconnu qui lui sourit, moqueur mais affable. Cependant, lui n'a aucune envie de faire ami-ami, toute sa pensée était tournée vers le bout de ce long tunnel. Il ne répond pas, se disant que la réponse était évidente.
- Passe de bonne vacance, Weasley ! Salue l'autre alors qu'il grimpe dans une calèche tirée par des créatures invisibles.
- Ouais... toi aussi, souhaite-il en retour, ne pouvant que retourner la politesse.
- Encore un fan ? Se marre son compagnon en lui gardant la calèche avant que celui-ci ne se mette en marche.
Petit acquiescement alors qu'il entrait en pleine introspection. En effet, ce n'était pas la première fois qu'on l'aborde avec tout pleine de bon sentiment envers lui, comme lui souhaiter de passer de bonnes fêtes avant les vacances ou encore lui faire une fleur le jour de son anniversaire. Littéralement. Le 12 novembre était un jour où il le passait avec sa famille direct, ou dans le sens extensible avant d'entrer à Poudlard, mais depuis qu'il était en pensionnat, seule la famille présente lui donnait des souhait, or il y a un mois, un fan-club semble avoir surgir de nulle part pour lui donner des bouquet de rose et lui chanter le ridicule chant de 'Joyeux Anniversaire'. Un fan club dont il ne connait aucun membre. Enfin, ce n'était pas important, il allait rentrer à la maison.
Jamais, il n'aurait pu penser que c'était si grave.
- Hey, Loan, sourit-il.
S'il avait eu un miroir sous la main, il aurait pu comparaitre son sourire à celui qu'il a reçu la fois où il avait aidé son camarade en cours de bulgare qu'il n'y aurait pas de différence. Mais il n'avait rien à portée de main alors il n'en saurait rien et préférait accorder tout son attention au petit garçon qui lui faisait face.
Loan E. Potter n'était pas un cousin direct, les seuls considérés comme tel par le sang sont Jimmy et Tony Lupin, le cadet face à lui n'avait de lien avec lui qu'à travers leur père, qui eux sont cousins. Son affection pour le plus petit vient probablement du fait qu'ils sont tous les deux nés le même jour, ce qui rend leur relation quasi complice, se comprenant par un regard appuyé ou un échange de sourire de connivence. Ce que Nath regrettait beaucoup chez le Potter, cousin de Tristan, était le fait que celui-ci n'était pas inscrit à Poudlard et qu'il devait attendre que les congés pour le voir.
Oh, détrompez-vous, Loan n'est pas inscrit dans une autre école de magie, encore moins celle de Russie bien qu'il y soit né et y possède la nationalité. Non, le petit brun aux yeux vairons et aux traits légèrement asiatique n'était tout simplement pas scolarisé, car il n'en avait pas l'utilité d'étudier la magie alors qu'il a grandi avec. Le petit bout de chou qui a seulement 12 ans d'existence sait déjà manier la magie sans baguette et celle hérité par sa mère : la magie Impérial/émérite. Il savait également parler tous les langues des créatures surnaturels en plus du russe, anglais, chinois, danois et du français. Il ne sait honnêtement pas ce qui est passé par la tête de ses parents, mais il doit avouer qu'il appréciait bien sa liberté de ne pas avoir à respecter des horaires et la hiérarchie ennuyante des systèmes scolaires.
Une fois, en toute complicité, Loan lui a confié qu'il pouvait en faire de même, terminer tous les cours du programmes de l'école de magie, car Nathanaël est un surdoué et peut réussir facilement, ne plus avoir à suivre les convenances. Il avait été vraiment tenté et l'idée de passer ses journées à apprendre des choses beaucoup plus utilement et le faire aux côtés de son cousin préféré était une perspective merveilleuse, mais cela revenait à dire qu'il devrait être sérieux et studieux en cours et d'un coup, toute sa motivation retombe. Néanmoins, il ne dit jamais non à passer du temps avec le métis chinois, qui lui rendait le sentiment en relâchant son livre du moment pour lui donner un rare sourire.
Et juste pour être clair, Loan était certes un enfant taciturne mais il n'était pas inexpressif, il était juste un peu avare sur ses sentiments. Les rares expressions qui se dessinaient sur son visage juvénile étaient pour ses parents dont il voue un amour inconditionnel et plus rarement à Crystal, sa jeune sœur. Sans se vanter, il avait l'impression d'avoir la même place que cette dernière, ce qui était beaucoup pour le personnage.
Ils discutèrent en toute tranquillité dans leur coin, près de la cheminée et ce fut ce que Nathaniel appelait meilleur moment du court séjour que représente les deux semaines de vacance. Il en oublia même son irritation d'être relégué au second plan par rapport à Heather.
Tout aurait pu continuer ainsi.
Mais ce n'était pas le cas, car toute chose a une fin. Triste constat.
Au retour de fabuleux instant de bonheur, la réalité le frappa de plein fouet. Des camarades, dont il n'avait toujours aucun souvenir d'un échange, lui lançaient des regards insistants, pour passer à des sourires entendus. Quelques audacieuses l'abordent directement sous ses yeux décontenancés alors que Tristan était tout simplement hébété.
Il s'est passé quoi durant ces deux semaines ?
Ces étranges flirts n'incluent que les élèves de sa promotion et au-delà, ce qui n'était en rien rassurant, mais au moins il n'intéressait pas les plus jeunes sur ce point. Toujours aussi naïf, il pensait que cela n'irait pas plus loin, mais il ne fallait pas compter sur sa chance qui a finalement décidé de l'abandonner après ces années quand son préfet vint le voir.
- Ecoute, Weasley, c'est peut-être à cause de ton génie et que tu te sens pas à ta place parmi nous qui sommes limités mais tu devrais te reprendre, d'accord ?
- Pardon ?
De quoi lui parlait-on ? Il n'a pas été irrespectueux envers un professeur -il ne l'est jamais d'ailleurs-, n'a pas eu de chute de note -parce que c'est un génie, visiblement- et n'a rien fait de répréhensible -ils n’ont pas perdu de point de ce qu'il en savait-. Qu'est-ce qu'on pouvait lui reprocher ?
- C'est bon, pas la peine de jouer à la comédie. Juste, arrête ça, ok ? Ça devient gênant, là.
Sa réplique meurt dans sa gorge. Qu'est-ce que c'était que ces inepties ?
Il décide de mener l'enquête, au début tout seul parce que c'était toujours mieux pour se déplacer, seulement au bout de plusieurs nuit à manquer d'avoir un arrêt cardiaque au moindre bruit manquant de le faire prendre, il demande à emprunter la carte et la cape d'invisibilité à son cousine Jimmy (parce que c’est le plus âgé qui le garde en possession, et comme les Lupin ont autant le droit d’avoir cette carte que les Potter).
Tristan, curieux, décide de l'assister, surtout qu'il voyait bien qu'il y avait aussi d'autres élèves qui traînaient dans les couloirs et chaque soir un différent, et chaque fois qu'il suivait son cousin à la trace, il se demandait ce qui allait se passer si jamais ils se confrontaient, mais à chaque fois l'autre se dérobait à la dernière minutes, comme s'il avait senti son cousin. Bien sûr, tout ça, il le garda pour lui.
Un soir de mars donc, Potter et Weasley se mirent en action et décidèrent de surprendre ces traînards avec la cape d'invisibilité (ça, par contre, c’est un bien que de la famille Potter). Là, aucune chance qu'ils s'en échappent. A moins que ce soit des sorciers expérimentés.
Ils marchaient collés serrés tout en tentant de ne pas faire de bruit, difficile quand vous êtes deux garçons en pleine croissance de se courber afin que le bas ne dépasse pas. La carte dans les mains, ils virent qu'un des rôdeurs nocturne était à un couloir d'eux et dont le nom ne leur disait rien du tout. Peu importait, il fallait juste le croiser pour voir ce qu'il...
Euh...
Quoi ?!
- Qu'est-ce que...? Souffla Tristan en se tournant vers son cousin puis vers l'autre élève qu'ils venaient de percuter, tellement le choc est grand.
C'était le cas de le dire, il y avait quand même deux Nathaniel Weasley dans cette partie du corridor, dont un était à moitié vêtu. Celui-ci, surprit par le chuchotement de Tristan qui était assourdissant dans le silence de la nuit, sursauta avant de prendre la fuite, le corps toujours à moitié à découvert.
Les deux collégiens restèrent sans voix et sans geste pendant un long moment avant que l'intéressé fut pris de tremblement, son compagnon décida de le ramener à leur tour sans plus tarder. Il l'installa dans le canapé le plus moelleux de leur salle commune avant de lui passer un coussin, que le blond serra inconsciemment, mais très fortement.
- Tristan... j'ai bien vu que ce que j'ai vu ?
- Si tu parles d'un autre élève qui avait pris ton apparence au milieu de la nuit avant de s'enfuir dans les couloirs à moitié à poil, alors oui, tu as bien vu.
- Et la raison pour laquelle il serait à moitié à... au milieu de la nuit est....? S’étrangla le concerné, parcouru de frisson.
- Eh ben, au vu de ses joues rouges -enfin les tiennes-, de son air débraillé, mais aussi de la sueur collé à la peau, je pense qu'il se prenait du plaisir.
- Il se prenait du plaisir ? Répéta le blond pour être sûr.
- Du plaisir, affirma le brun.
- Avec mon corps ?
- De toute évidence.
Le silence s'abat entre les deux garçons qui n'osèrent pas se regarder. Enfin, Nathaniel n'ose pas détacher son regard du mur en face de lui, mais Tristan semble avoir du mal à ne pas bouger et il éclate brusquement de rire. Faisant sursauter le traumatisé qui le regarde comme si une deuxième tête lui était poussé. Ce qui n'était pas bien loin.
Mais Potter n'en a que faire puisqu'il riait et riait à en pleurer et à s'éclater la panse, voire jusqu'à réveiller les autres dortoirs mais pas un moment il n'eut de répit pour son corps ou pour Weasley.
- La ferme ! Ce n'est pas drôle ! Lui balança-t-il le coussin dans la face.
Déjà qu'il était bien rouge pour avoir libérer une hilarité incontrôlable, Tristan n'a absolument pas de quoi se défendre et s'effondre minablement sur le sol en tentant de reprendre son souffle. Et son contrôle surtout.
- B- bien sûr que si...! Tu ne te rends pas compte que tu es une sorte de sexe symbole pour eux ? Pouffa-t-il à la fin de sa phrase.
Voyant les signes d’un nouvel esclaffement, le blond chargea à nouveau en se préparant à faire taire la nouvelle explosion qui allait survenir... ou pas, d'ailleurs, il vaut mieux pour lui.
- Et alors en quoi je dois me sentir flatté ?
- Ben oui ! C'est carrément un honneur ! Genre, y a d'autre mec qui préfèrent prendre ton apparence pour faire plaisir à leur partenaire...
- Mais d'où je suis honoré ?! On est en train d'utiliser mon corps pour le seul plaisir de la luxure, à mauvais escient ! Je suis pudique, moi !
- Pu... Bwahahaha ! Tu peux déjà oublier cette réserve, je crois qu'ils ont déjà tout vu !! S'esclaffa Tristan de plus belle.
Le pire, c'est que Nath, le pauvre Nathou, n'avait même plus la force de le corriger parce que c'était vrai.
- Passe-moi ça ! Siffla-t-il à la place en réprimant un sanglot.
Il saisit la carte du Maraudeur que le brun avait gardé en main même dans son moment de perdition et se promit de retrouver ce malotru pour lui faire payer cette... ce... *@$µ§% !! Mais il perdit rapidement toute couleur aux inscriptions sous ses yeux.
- Nath ? Wouhou ! Poudlard appelle Nathou !
- Il n'est pas le seul. Ils sont beaucoup à se balader...!
Surpris, son cousin éloigné se pencha pour voir qu'en effet il y avait encore d'autre étudiant -mâle- qui se baladent dans les couloirs tard la nuit et surement avec l'apparence du blond et même dans leur plus simple appareil.
- Au secours, je veux mourir !!
- Attends, attends, on n'a encore aucune preuve !
- Quel preuve veux-tu encore ? Le préfet est déjà venu me voir en disant d'arrêter tout ça et que c'est une atteinte aux mœurs ! Je me sens sale...
Le reste se noya dans un tas de jérémiade incompréhensible et le brun fut un peu désolé pour lui. C'est vrai que ce n'était pas lui à sa place.
- Il n'empêche comment ils ont fait pour prendre ton apparence ?
Jimmy Lupin discutait tranquillement avec son ami et préfet en chef Neil Urquhart sur le seul sujet qui passionne véritablement le premier : le théâtre. C'est pourquoi Nathaniel le pardonnait de ne pas avoir remarqué sa détresse. Ce qui ne l'empêchait pas de le titiller en lui rentrant dedans avec un air miséreux qui alerta son cousin. Bon, il cacherait volontiers que c'était aussi son émotion actuelle.
- Nath ? Qu'est-ce qu'il y a ? Paniqua le métamorphomage, pas habitué de voir le désarroi sur le visage du blond. Ni autre expression que l'ennui et la joie de voir sa famille, de fait.
- Est-ce que tu aurais connaissance des techniques qui permettent de prendre l'apparence des autres ?
Ses deux aînés s'échangent un regard avant de répondre un à un.
- En se déguisant.
Fichtre comme il est accro à son club.
- En étant métamorphomage, propose Neil.
Le blond le regarde méchamment, était-il en train d'accuser un de ses cousins, là ? Impossible de toute façon, ce n'était pas leur nom qui était indiqué sur la carte.
- En prenant du polynectar ?
Nath pâlit, c'est bien ce qu'il pensait.
- Pourquoi cette question, on a pris ton apparence ou...
Jimmy se coupa dans sa phrase, semblant lui-même comprendre le cheminement des pensées de son cousin. Après avoir jeté un regard vers son ami, le préfet en est venu à la même conclusion. Le blond qui traîne nu tard dans la nuit…
- Oui, mais pour ça, il faudrait avoir un élément de la personne changée et tu n'es pas du genre à te laisser approcher.
Le blond blêmit encore plus si c'était possible. Alors c'est pourquoi les attouchements, ces derniers temps !
Il fut coupé dans ses réflexions par le rire tonitruant de Tristan qui arrivait avec ses cousins-cousines métamorphomages.
- Oh, mon pauvre, j'espère que tu n'as pas été trop traumatisé ! S'exclama Jenny.
- Eh ben, c'est pas cool, commente Tony en grimaçant.
La petite Fanny le regarde avec les yeux écarquillés sans un mot, ne voulant pas enfoncer plus. Bien sûr, Tristan les a mis au courant.
- Evidemment que non, ils me font passer pour ce que je ne suis pas et utilise mon...
Il ne termine pas sa phrase qu'il se sent tirer par l'arrière ou plutôt que sa chevelure est retenu par quelque chose. Quand il se retourne, il constate avec horreur que quelque mèche de cheveux s’est coincée à la boutonnière du costume de son cousin, les lui arrachant par inadvertance.
- Alors c'est comme ça qu'ils prélèvent ton ADN ? Siffle Tristan.
- Mais alors, ça veut dire que tu.... Commence le blond doucement à accuser.
- ...Quoi ? Non, non, jamais je te ferai ça ! Se défend l'amateur de théâtre.
- Et puis, franchement, il peut facilement prendre ta forme, pas la peine de se casser la tête avec du polynectar, soupire Tony en voyant que ça part en vrille.
- Sauf que là, il est trop paniqué pour vous écouter, commente Fanny.
En effet, Nathaniel respire de manière tellement erratique que sa famille craint qu'il va s'étouffer.
- Ouh là, il a besoin d'une potion calmante !
- Je ne pense pas qu'il puisse tenir le trajet jusqu'à l'infirmerie, commente le préfet Neil.
- Une chanson, chante-lui une chanson, Jenny !
Après un morceau de chant elfique, les Lupin (ainsi que le Potter) décident de contre-attaquer pour l'honneur de leur victime de cousin.
- On devrait peut-être recenser tous ceux qui l'ont touché dernièrement.
- Oui et comment tu comptes faire ça ? Demande-lui de se rappeler de tous ces souvenirs traumatisants, tant que tu y es ! Raille son frère aîné en regardant le dit cousin trembler de tous ses membres en entendant ça.
- Oh, ça va, je propose au moins, se renfrogne Tony.
- Ceci est totalement ridicule !
Le groupe, composé des Lupin, du Potter ainsi que du préfet Neil Urquhart (autant qu'il sert, maintenant qu'il est au courant des événements), sursaute en entendant une nouvelle voix. Malheureusement pour eux, il ne s'agit pas d'un autre de leur famille, genre Eileen ou Jessica. Mais de personnes (parce qu’en plus ils sont deux) qui n’ont totalement rien à voir avec eux. Nathaniel a envie de pleurer, et s’il n’a pas autant de fierté ni ne veut s’humilier, il l’aurait fait, mais il ne va pas craquer devant Finnigan blond.
- Parce que tu sais ce qui se passe ? Relève Tony, ses sourcils se changeant en violet en se soulevant haut sur son front.
- Bien sûr, tout le monde le sait, il faut vraiment être bouché pour ne pas avoir suivi les rumeurs qui se propagent dans les couloirs qui disent qu’un blond s’exhibe la nuit, renifle dédaigneusement Cael.
Le concerné fronce les sourcils à ce commentaire, et s’il n’avait juste pas envie d’être un commère en jasant sur un sujet comme de stupide élèves qu’ils sont tous ?
- Surtout quand on est le concerné, ajoute Aiden.
- Je ne savais pas que je l’étais ! Se défend le Weasley faiblement.
- Bien sûr que non, sinon tu ne trouverais pas dans cette situation. Tu sais, celle où on te montre les preuves que c’est bien toi.
- Mais ce n’est pas moi !
- Ah oui ? Pourtant je suis sûr que même l’œil d’un expert ne pourrait dire le contraire, sifflote Cael en montrant les négatifs où l’on voit le corps nu d’un Nathaniel Weasley qui court dans les couloirs du château.
Son public en fait tomber leur mâchoire sans plus de cérémonie. Jenny a quand même eu le réflexe de couvrir les yeux de sa sœur pour ne pas la choquer, alors que ses cheveux et ses joues sont roses sombres.
- … Je…
- Arrête de l’embêter, Cal, il va finir par pleurer, soupire Aiden en saisissant les clichés coupables avant de les déchirer sous les yeux encore plus aberrés de leur spectateurs.
- Eh, pourquoi tu détruis les preuves ?! S’écrit le jumeau blond, les faisant sursauter. Ils assistent à un sketch ou quoi ?
- De toute façon, tout le monde les a déjà vus.
- Comment ça, tout le monde ?
- Et puis, ce n’est pas ce qu’on est venu montrer initialement.
- Bien sûr que si, c’est ça !
- Ce qu’on doit vous montrer, c’est ça.
Le jumeau roux leur montre une séquence sur la tablette M qu’ils ont pris une nuit de pleine lune (car c’est bien la lumière lunaire qui permet de voir le peu qui peut être vu), la silhouette de Nath (mais pas vraiment le sien, hein) se découpe dans le couloir courant dans le sens contraire des jumeaux, qui l’ont suivi à la trace –du moins, une partie du chemin-, ayant ainsi pris la véritable identité du coupable qui reprenait son apparence.
- Ouah, c’est une preuve en or ! S’exclame Tony.
- Bien sûr puisqu’on est des Gryffondor.
- Le jeu de mot était pourri, par contre, commente Fanny.
- Tes commentaires vexants, tu te les gardes.
Sans perdre plus de temps, Nathaniel montre la vidéo au directeur afin qu’il va faire arrêter les coupables. Enfin, celui de la vidéo d’abord, puis ils vont interpeler le reste quand le premier aurait donné les noms (bien sûr, ils se connaissent entre eux, c’était carrément un réseau de contrebande).
Pour faire amender leur comportement, Harry Potter les donne une injonction d’éloignement, des suspensions de sorties, des corvées qu’ils auront jusqu’à la fin de l’année (et qui ont de grande chance de coûter leur année d’étude, ce qui va peut-être la faire rater et ce sera bien fait car ils reviendront leur passer et reprendre le reste de corvée, car à trois mois des vacances, ce n’est rien comparé à ses cinq mois d’humiliation) et bien sûr, il prévient les parents des troublions qui en sont bien accablés.
Pour leur défense, ils ne pensaient pas à mal. Leur copine (ou leur fantasme pour ce que les aveux ont donné) trouvent le seizième de Vélane blond très attirant et se demande ce que ça fait d’avoir... concrètement, des rapports sexuels avec lui et demandent donc leur partenaire d’en faire quelque chose. L’idée est venue un peu par hasard quand un sixième apprend la leçon sur le polynectar, il demande alors à un septième qui fait du commerce dessus (on s’occupe comme on peut, hein, coincé h24-7/7j dans un château magique) de lui en vendre et profite d’être de la même maison que sa cible pour s’approprier de son ADN. Après, certes, ça a un peu dégénéré vu le succès que son apparence a eu autant pour ses performances sexuelles que du quotidien (parce que d’autres voulaient l’entendre parler d’une autre langue ailleurs qu’en cours) et d’autres ont pris la confiance en se baladant dans les couloirs avec le dit physique.
D’ailleurs pour régler ce problème, on a fait détruire tout ce qui lui appartient afin que plus personne ne songe à nouveau de prendre son apparence et on a demandé (conseil) à Loan comment faire pour être protéger de vol d’ADN. Assuré de ses arrières, Nathaniel ne devient que plus inaccessible, à la fois au dam et à l’admiration de ses demoiselles qui soupirent toujours autant dans son dos. Cela ne lui donne qu’un côté ténébreux qui lui donne que plus de charme.
Fin
Bonus :
Le dernier jour de cours, à l’heure du départ du Poudlard Express pour retourner à la gare de King Cross, Nath se voit déjà sur la plateforme 9 ¾ pour prendre la cheminette international et aller saluer Loan. Il a besoin de réconfort, là et seul le métis pouvait lui en donner.
En s’affalant dans un siège du dernier compartiment, il se rappelle d’une chose qui lui donne un sourire. Mais préférant être sûr, il dérange Tristan pour lui demander confirmation :
- Eh, Tristan ! Ta petite cousine, Crystal a bien eu ses 11 ans en mars, non ?
La fin de son calvaire, se rappelle-t-il amèrement.
- Ouais, pourquoi ?
- Pour rien, j’ai hate d’être à la rentrée prochaine.
- Quoi ? Mais c’est à peine le premier jour des vacances, de la liberté, et tu veux déjà retourner à Poudlard ? S’étonne le Potter.
Weasley ne lui répond pas, il ne peut pas comprendre.
Parce que Nathaniel se souvient de ce qui s’est dit à l’été 2037. L’année où Crystal Potter fera sa rentrée à Poudlard, Loan le fera aussi. Enfin, à peu près.
Fin. (La vraie)
Fiche d'Information
Directeur de l’école Poudlard : Professeur H. POTTER
Directeur adjoint : Professeur N. LONDUBAT
Directeur de la maison Gryffondor : Professeure W. HOPKINS
Directeur de la maison Poufsouffle : Professeur N. LONDUBAT
Directeur de la maison Serdaigle : Professeure S. KURT
Directeur de la maison Serpentard : Professeur R. MALONE
Directeur de la maison Caméléide : Professeure H.DUBOIS
Concierge : Arsène HORGS
Documentaliste : Owen CROCKFORD
Infirmières : Hannah LONDUBAT, Victoire WEASLEY
Garde-Animaux : Yu TERADA
Enseignant des matières principales : (Effectif des enseignants : 23)
Professeur de Botanique : Neville LONDUBAT, Harley DUBOIS
Professeur de Défense Contre les Forces du Mal : Teddy LUPIN, Elise CAVACANTI
Professeur d’Histoire de la magie : Wayne HOPKINS
Professeure de Métamorphose : Sylvie KURT
Professeur de Potion : Roger MALONE, Tobias FINNIGAN
Professeur de Sortilège : Prudence ADAMS, Elise CAVACANTI
Professeur de la langue française : Victoire WEASLEY
Professeur de la langue bulgare : Miracle WONDER
Enseignants des matières secondaires :
Professeur d'Alchimie : Camilius FESGONN
Professeur d'Art et Musique sorcier/moldu : Jade DANDELION
Professeur d’Arithmancie : Xénon BLARITUS, Rose GOLDSTEIN
Professeure d’Astronomie : Maxwell DANTON, Penelope JOOM
Professeur(e) s de Divination : Firenze, Blue METERNON
Professeur d’étude de moldu : Sean CARMICHAEL
Professeur de Runes ancien : Ian CORONEL, Rose GOLDSTEIN
Professeur(e) s de Soin aux créatures magiques : Gabija RYLL, Diego PALANTIR
Professeur de vol : Elise CAVACANTI