Chapitre 4.
Les filles arrivèrent dans l'état de New York le 24 décembre à 7 h du matin.
Ce n'était pas qu'elles étaient matinales, mais elles étaient ensemble depuis 9 h du matin à Londres et avaient pris le portkey pour l'Amérique à midi. Le décalage horaire a fait qu'elles étaient retournées de cinq heures en arrière dû aux fuseaux horaires existants dans le monde.
Fort heureusement, elles étaient apparues dans un endroit désert et plusieurs hectares de champ vert même par temps frais comme maintenant. Si cela conservait le secret magique, elles furent prises à court de se trouver dans un endroit si vide, qui était pourtant le lieu de rendez-vous que Wyatt leur avait donné.
Puis, au bout de vingt minutes d'attente et toujours aucun signe de leur camarade, avec la faim qui les tenaillait, Clara explosa.
« Il se fiche du monde ? Il se croit drôle à nous avoir comme ça ? Eh bien, je ne vais pas me laisser abattre ! Heureusement qu'on n'est non plus venues sans se préparer ! Passe-moi ta tente, Chloe ! »
« Qu'est-ce que tu comptes faire ? Camper ici ? »
« Nan ! J'ai pas ramené de sac mais tous mes affaires sont dans la tente. »
Une tente magique bien évidemment. Clara en sortit son balai et une autre manche qu'elle tendit à Chloe.
« Quoi ? Si on est bien seule, autant qu'on se trouve un endroit pour manger, j'ai faim et il est censé être midi que me dit mon corps ! Sauf que perdues au milieu de nul part, je ne compte pas marcher alors on va voler ! En transportant nos deux amies derrière nous qui n'ont pas daigné ramener leur balai ! »
« Parce qu'on n'en possède pas », répliqua Harley.
« Et je ne veux pas être ta passagère », dit aussitôt Clare en se postant derrière Chloe.
Celle-ci soupira mais la prit sur son balai derrière elle.
Car elles n'avaient pas d'autre moyen de transport ou choix pour voir les environs. Elles ne pouvaient pas se créer de portkey sur l'immédiat sinon d'être blâmées de faire de la magie en dehors de Hogwarts, elles n'avaient pas encore appris le transplanage et elles doutaient qu'il y avait des cheminées dans les environs connecté à l'international ou non.
Elles volèrent une dizaine de minute avant de voir des habitations et un peu de commerce. Elles atterrirent dans un coin pour ne pas attirer l'attention et rangèrent les balais dans le sachet comportant la tente et tous leurs affaires.
« Bon, sors la carte, Clare. Parce que crois-moi qu'on va se remplir la panse. »
« Calme-toi, il n'est pas encore 8 h. »
« Ouais, mais bibiche, mon bide me dit que c'est midi passé et mon corps a besoin de se nourrir. »
Clare ne fit que suivre sagement ses amies alors qu'elles entraient dans un pub, qui a l'air d'être le seul du coin. Elle prépara la carte de crédit de la néo-banque Thomas pendant que les filles s'installaient et commandaient ce qu'elles voulaient manger. Un peu comme la Black Card que ses parents possédaient à son nom, la carte Thomas servait de lien entre les deux mondes. Les sorciers déposaient leur monnaie dans la banque et cela se convertissaient en tout monnaie muggle. Cela existait depuis 5 ans au moins, mais rares étaient ceux qui utilisaient le système, car rares étaient les sorciers qui vivaient constamment dans les deux mondes, sauf le créateur Dean Thomas qui pensait que cela pourrait servir à sa fille sang-mêlé.
Pour dire, même David ne l'avait pas parce que madame Rivers ne croyait pas à un tel système. Cela aurait pourtant servit aux filles pour leur achat en commun, surtout quand il fallait commander sur des sites muggle. Mais David n'avait qu'un compte bancaire muggle et les autres devaient convertir leur Galleon en livres sterling avant de déposer dans son compte pour lui passer de l'argent.
Les filles n'en entendirent parler qu'après avoir demandé à leur camarade Alice de changer du métaux en or. Mais alors qu'elles comptaient sur Clare pour convertir tous ces lingots d'or à Gringotts lors de ses sorties dans le monde muggle, lui faisant faire un détour qu'elle n'était pas certaine de faire, ALbus intervint en leur parlant de la néo-banque car son frère James lui en avait parler pour faire de la pub au père de sa petite-amie Abigail. Si les filles ne firent pas attention au corrélation, elles purent demander à Clare de leur créer un compte commun lors de sa sortie au mois de novembre sur sa tablette, car ce n'était possible que par application.
« C'est bizarre cette histoire, quand même. Wyatt ne t'a rien donné comme info ? Comment on va se contacter alors ? »
Clara haussa sèchement les épaules tout en avalant d'un coup son verre de jus d'abricot. Avant de se figer.
« Ah si ! Snap ! Attendez, je demande la Wi-Fi. »
Alors qu'elle quitter la table pour poser la question à un serveur, elle revint aussitôt pour prendre la carte et payer leur consommation. Une fois son second départ sûr, les filles s'échangèrent un regard, se retenant vraiment fort de ne pas rire dans le dos de leur amie.
Il était 9 h quand Wyatt arriva comme promis.
Clara rangea le vieux portable de sa mère qu'elle gardait toujours sur elle une fois dans le côté muggle. Même sans carte sim et de forfait cellulaire, cela pouvait toujours servir à contacter via réseau social.
Alors que les filles quittaient le pub sans affaire autre que leur tente magique, Clare fit attention de serrer les lanières de son sac à dos vintage après avoir quitté le petit coin. Elle ralentit ses pas une fois sur le perron de l'établissement pour se montrer aussi surprise que ses amies qui dévisageait le moyen de transport de Wyatt.
« Tu as une jeep ? »
« Tu conduis ? »
Les questions de Clara et Chloe furent ignorées alors que la porte arrière s'ouvrait en coulissant sur Rose qui les faisait signe de monter. Albus, sur le côté passager, eut un sourire crispé alors que la tête d'Alfred apparaissait derrière le dossier de Rose pour les saluer.
« Les questions après. Montez d'abord », leur dit Wyatt.
En plus de tous les questions, elles s'étonnèrent de voir le nombre de siège qui existait dans le véhicule. Juste assez pour eux tous. Une fois assuré qu'ils étaient tous installés, Wyatt démarra avant que les nouvelles passagères aient pu attacher leur ceinture.
« Vous embêtez pas, on ne se fera pas blâmer pour des ceintures non-attachés. »
« C'est une question de sécurité ! » S'exclama Rose alors que Clara s'écriait joyeusement.
« Est-ce que tu te plains de ma conduite ? »
« Nan, ça va ! » Fit Clara en même temps que Rose essayait de se justifier.
« Elle n'est certainement pas la meilleure pour quelqu'un de non-habitué aux voitures », dit Albus pour terminer le débat.
Sur le siège conducteur, Wyatt ne fit que rire de la voix tremblante de son ami.
« OK, OK, avant tout, pourquoi est-ce que tu nous a donné rdv ici si tu ne te trouvais pas toi-même sur place ? » Demanda Harley.
« Faut les comprendre », fit Rose « ça fait deux jours qu'on est en route et même si Alfred échangeait avec Wyatt, il y a tout de même 21 heures de route depuis Miami. En plus qu'Alfred était plus habitué à conduire à gauche... »
« Vous venez de Miami avec juste une jeep ? Vous avez fait comment pour vous payer l'essence ? Enfin, si c'est bien une voiture muggle. »
« C'en est une. Ma mère a juste modifié de sorte qu'on peut encore l'allonger derrière pour ressembler à un pick-up. Si jamais on aurait des affaires volumineux à transporter. Ensuite, vous n'êtes pas les seules qui possèdent la carte Thomas et avez l'alchimiste Alice comme amie. »
Certes, surtout qu'Albus était le seul qui leur a présenté la néo-banque hybride.
« Mais du coup, pourquoi on se retrouve quelque part dans l'état de New York mais pas dans la ville ou encore directement chez toi ? » Redemanda Harley.
« Oh, c'est simple. Je ne me sentais pas de vous inviter chez moi juste une nuit pour qu'on fasse le reste des nuits dans une jeep, nous ne sommes pas assez proche pour ça. Ensuite, je voulais tout de même que vous voyez où se trouve la place où se tient tous les ans le festival de Woodstock même si c'est actuellement vide, car pas en bonne saison. »
Ils firent alors le tour de la plaine que les filles avaient quitté un peu plus tôt pour voir tout l'étendue de la place avant qu'il ne roule en direction de la ville de la Grosse Pomme.
« Le programme se déroule ainsi : on arrive à la ville de New York et on va directement dans le quartier de Broadway pour voir le ballet de Casse-noisette, on mange dans un restaurant bien new yorkais mais dans notre budget, puis on fera les lèche-vitrine dans la 5ème avenue avant d'aller voir un match de football américain dans le stade de Manhattan. Le soir arrivé, on fera les boutiques au marché de Noël à Union Square pour des cadeaux tardives ou une seconde partie de lèche-vitrine. Enfin, on se prend un motel parce que je doute qu'il est correct de dépenser tout notre budget dès le premier jour. »
« Et le lendemain, on ouvre nos cadeaux dans notre chambre de motel ! »
« Content de voir qu'une partage mon enthousiasme ! » Répondit Wyatt à son consœur blond et sang-mêlé.
Puis, leur conducteur rit en voyant Chloe rouler des yeux dans le rétroviseur intérieur.
« Ensuite, pour demain, je vais nous trouver un concert ou juste un truc musical. »
« Alors qu'on aura vu un ballet aujourd'hui ? »
« Vous préférez que je nous procure des faux-papiers pour qu'on entre dans un club ? Enfin, sauf pour Alfred, vu qu'il a l'âge. »
Ce qui expliquait pourquoi Alfred pouvait aussi conduire, alors que Wyatt le faisait maintenant qu'il avait 16 ans. Clara voulait vraiment être américain à cet instant.
« Nan, bah, au pire, Alfred peut nous acheter de l'alcool. »
« Que tu veux consommer au beau milieu de la journée ? »
« Non, pour ce soir ! »
C'était pas mieux.
« Impossible. Nous sommes aux states, il n'est possible d'en acheter et d'en consommer qu'une fois 21 ans. »
La voiture fut soudainement plongée dans un lourd silence. Encore plus gênant quand ils étaient arrêtés au feu rouge.
« Bah, on ira visiter, des musées ou des lieux de spectacle ou historiques. Ou un truc panoramique », proposa doucement Clare.
« Ouais, au pire, on verra. »
« Tu n'as pas des amis ici, Wyatt ? »
« Déjà, je suis originaire de Miami, Floride, comme on a conduit plus de 20 h jusqu'à New York, on comprend que c'est bien éloigné d'ici. Donc non, je n'ai pas d'ami ici. »
« Pas encore », marmonna Albus.
« Ah bah, on pourra visiter Ilvermorny ? »
« Je ne sais même pas où c'est. »
« Bah, on cherche, on trouvera sûrement, on est des sorciers, non ? »
« Je ne crois pas qu'ils sont ouverts pendant les vacances, mais on peut essayer. On a bien des connaissances, hein, Alby ? »
Celui-ci ne fit que répondre en maugréant, voulant quitter la voiture rapidement.
« Et on fera quoi, jusqu'au nouvel an ? »
« Attends, déjà, on passe cette première journée, tu veux ? »
Alors ils passèrent une heure et demi à profiter d'un ballet muggle, donnant envie à Harley et Clare d'essayer la danse classique. Rose leur proposa de faire une séance avec elle, qui en faisait depuis un moment en autodidacte. Parce que son père, Ron Weasley, disait qu'elle avait besoin de se défouler avec son envie de toujours être meilleure en plus de ses devoirs de préfète.
Ils s'achetèrent quelques snacking ou repas chaud à des vendeurs ambulants car ils préféraient se restaurer vite et légèrement pour profiter aussitôt des magasins de la cinquième avenue. Ils passèrent aussi par l'union square car le marché de Noël était déjà sur place et autant en faire une pierre deux coups, surtout que le match ne commençait pas avant 7 h du soir. Si dans l'ensemble, ils faisaient leur course dans un même établissement, ils étaient assez séparés pour ne pas voir les achats de chacun. Le truc qu'ils ne s'attendaient pas à voir, ou du moins n'étant pas prévu avant quelque heure, était de croiser la tante de Clara qui quittait son travail. Stella Moreno, trader près de l'Empire State Building, la tantine brune à l'accent américain et qui était assez bien payée pour acheter des marchandises customisés à sa nièce qu'elle a vu au moins deux fois en 16 ans et vivre dans un duplex dans le Queens.
Et qui avait aussi refusé de prendre un rendez-vous avez un tatoueur pour sa nièce qui venait d'avoir 16 ans.
Et si tata Moreno n'était pas très présente dans sa vie, elle a toujours été très familière et chaleureuse, sûrement un trait latine, et insista à ce que les jeunes passent la nuit chez elle plutôt que se trouver un hôtel ou motel de dernière minute qui allait leur coûter les yeux de la tête. Ainsi, les 8 adolescents purent assurer leur gît dans un gratte-ciel au 53ème étage sur 77.
C'était la seule appartement disponible dans le secteur le moins dangereux et plus près de son lieu de travail.
Perspective de personne aisée sûrement.
Bref, ils conservèrent un double des clés pour ne pas déranger lorsqu'ils rentreront vers minuit et quittèrent le logement pour aller voir le match de football américain dans le Metlife stadium qui se trouvait de l'autre côté de Manhattan. Ils se dégotèrent aussi de quoi se mettre sous la dent, car faire partie du public d'un match était aussi fatiguant qu'être le sportif même, d'après Wyatt qui était un connaisseur.
Clara nota cependant que Clare n'y toucha à rien.
Quand on lui fit la remarque, elle dit seulement qu'elle n'avait pas faim.
« Ah bon, ce n'est pas parce que tu n'as pas assez d'argent ? »
Clara fut aussi choquée que Chloe d'entendre Harley manquer autant de tact. Clare balbutia sans trouver quoi dire dans un premier temps, avant de dire qu'elle avait assez pour se rassasier la journée et qu'elle avait juste un petit estomac.
Car si elles avaient la carte Thomas pour se payer tous les activités comme les billes d'entrée du ballet ou encore du match, elles payaient de leur poche les dépenses comme nourritures et souvenirs.
« Ce n'est pas normal d'avoir un estomac aussi petit et quand on voit ta taille, voire même en calculant ta masse corporelle avec ce que tu manges, on voit que tu ne te nourris pas. Je ne sais pas si c'est ton cousin qui n'a pas voulu te passer de l'argent de poche ou quoi, mais si tu as faim, tu dois manger. »
Et Harley en savait pour avoir fait des recherches sur la nutrition et le corps depuis qu'elle a commencé la gymnastique sous les suggestions de David Rivers. Chloe trouvait d'ailleurs amusant que son frère passait plus de temps à conseiller son amie plutôt qu'elle quand elle a commencé à faire des exercices aussi.
« Jin Hao m'a passé tout ce qu'il faut, je n'ai juste pas faim. »
« Tu n'as aussi pratiquement rien mangé ni ce matin ni ce midi. Ce n'est pas possible que tu n'ais pas faim », commenta aussi Chloe.
Clare haussa lentement les épaules, comme leur disant qu'elle ne s'expliquait pas non plus sur comment son corps fonctionnait.
« Mange quand même ce hot-dog. Il est tout chaud et il ne comporte rien que tu ne peux pas en consommer. »
Et puis, même si cela comportait bien d'aliment qu'elle avait pour principe de ne pas en manger car suivant le régime alimentaire de sa mère lui imposait, elle pouvait bien en consommer sans crainte maintenant que Lyu Lys n'avait plus aucun souvenir.
Clare déclina poliment avant de faire mine de retourner au match dont elle ne comprenait même pas les règles du jeu.
« Pour l'amour de Noël, mange quelque chose, Clare ! » Clara lui cria dessus.
Elles furent tellement bruyantes que Rose, qui était de l'autre côté de Clare, leur jeta un regard. Clare fit fi de la curiosité de sa camarade pour grimacer à ses amies.
« Mais je n'ai pas faim. »
« Ce n'est pas de la charité, Clare. On s'inquiète pour ta santé », lui dit Harley en étant plus délicate que tout à l'heure.
« Il n'y a pas à s'inquiéter, je suis en parfaite santé, vous le voyez bien. »
« On ne fait que voir, en effet », lâcha Chloe. « Mais tu ne fais que montrer un côté en dissimulant bien l'autre. Ça se trouve tu t'affames en secret et tu le caches avec ta magie sans baguette. »
« Est-ce qu'il faut qu'on le découvre comme on a découvert pour tes parents ? »
Clare se tourna vers Rose qui ne les avait pas quitté du regard. Bien qu'on n'entendit rien de leur conversation, les deux filles se levèrent et s'échangèrent de place, surprenant tous les membres de leur groupe. Rose parla avant que les filles ne purent dire quoi que ce soit.
« Ne l'obligez pas à faire quelque chose si elle n'en a pas envie. Surtout si c'est pour dire des choses aussi insensibles. »
Les filles furent sur le point de répliquer avant de voir que le nouveau voisin de Clare, Albus, a proposé une bouteille d'eau à leur amie qui accepta et bu même un longue gorgée. Voyant que c'était la seule chose encore bien, elles laissèrent le sujet là. Juste à ce moment, la mi-temps fut annoncé et les grand écrans du stade commencèrent à montrer des couples du public pour un kiss cam. Cela attira l'attention de Clara qui détourna aussi l'attention des filles pour qu'elles traquent ensemble les couples en question.
Une caméra filma leur groupe. Elle passa du voisin du haut d'Alfred à Wyatt et Albus, avant de s'arrêter après. Rose commença à se troubler en voyant son cousin et sa camarade chinoise apparaître sur l'écran. Encore un peu et c'était elle et son cousin.
Alors qu'autour commençait une charivari, encourageant le duo de s'embrasser, les deux concernés montraient soit une ignorance de la situation, car ne comprenant vraiment pas, ou une demande de secours à leur voisin. Wyatt, alors, sortit un papier et le brandit pour se faire capter par la caméra. Alfred s'esclaffa après avoir lu l'inscription.
Ils sont cousins, essayez l'autre côté.
Autant il était hilarant de savoir que Wyatt avait un tel pancarte de près, autant il était incongru maintenant que Clare et Rose avait échangé de place. Cependant, ce n'était pas improbable puisque Rose était rousse et Albus brun, alors un caucasien pouvait bien être lié à une asiatique. Le comique de la situation atteignit son pic pour Alfred quand Wyatt baissa sa pancarte pour se pencher dans l'espace personnel de son ami et lui piquer un baiser. Car il était bien de l'autre côté d'Albus, qui était la cible de la caméra.
Alors que Clara et Rose s'exclamait bruyamment, Clare se couvrit les yeux, n'osant regarder une telle scène diffuser sur les grands écrans pour tout le monde. Chloe cacha seulement son sourire amusé alors qu'elle se rappelait qu'elle a été aussi proche du puîné Potter il y'a deux ans de cela.
L'épisode fut tellement marquante qu'ils restèrent dans un état d'extase une fois dans l'appartement luxueux de tantine Stella, bien qu'ils se sont un peu échauffés dans l'ascenseur quand ils devaient appuyer sur le bouton du cinquante-troisième étage. Car aux États-Unis, il n'y avait pas de rez-de-chaussé car celui-ci se faisait appeler premier étage. Faisant qu'ils ne montaient pas au 53, au final, mais au 52, du coup.
« Bah, heureusement que Tobias ne pouvait pas venir. Un truc pareil l'aurait énervé », commenta Albus.
Clara grommela en quittant l'ascenseur.
« Ouais, mais ça n'a pas de sens. Le premier consiste à l'étage au-dessus de l'étage de base, c'est logique. »
« Écoutez, vous êtes sur les terres américaines, alors vous suivez le protocole même si cela vous parait insensé. »
« Surtout qu'on a quand même plus de sens que vous britanniques. »
« Tu es de leur côté, tata Stella ? »
« Ecoute-moi bien, jeune fille. De toute ma vie, je ne suis allée qu'une poignée de fois au Royaume-Unis, beaucoup trop à mon goût. J'ai dû suivre un système de titre de transport bien trop compliqué pour seulement prendre un train et les automobilistes conduisaient à gauche. À gauche ! Qui fait ça ? »
« Les britanniques », vanna Wyatt.
« Et les japonais. Bon, j'avoue, ce n'est pas très intelligent, ça, mais les brit sont meilleures que les ricains ! »
« On a plus de marchandises manga. »
« La ferme, tu ne lis même pas de manga ! »
« Je regarde de vrai comics, moi. »
Clara se mit alors à argumenter que les bande dessinés de super-héros ne valaient pas ceux japonaises, même si on lisait à l'envers, car les dessinateurs occidentaux ne faisaient pas attention aux fonds ni au décors de perspective. Et non, l'argument que ce sont dans des univers fantastiques n'était pas justifiable. Et puis, les animations occidentaux n'étaient pas du même niveaux que les animés japonais, même si les films Disney étaient super bien. Mais quand Chloe intervint en disant que les séries américaines étaient meilleures que les drama japonaises, même Clara ne sut quoi dire. Avant de répliquer qu'elle ne regardait juste pas d'adaptation quand son amie se mit à parler de Once Upon A Time, qui s'inspirait des contes de fées et Disney.
Stella Moreno coupa court en disant qu'elle avait besoin de repos et qu'ils feraient mieux de se coucher tôt s'ils disaient avoir une journée chargée pour demain avant de leur proposer la chambre d'ami avec seulement un lit Queen size. Les sorciers la choquèrent en sortant une tente d'un petit sac pour le déployer et disparaître à l'intérieur. Elle chercha pas à comprendre comment ni si c'était bien espacé à l'intérieur, la magie n'était juste pas sa vie.
Bref, les huit adolescents dormirent dans la tente que monsieur Rivers a prêté à sa fille avec les filles tirant au sort qui allait dormir sur le lit superposé ou sur le hamac ou la méridienne, pendant que les quatre autres dépliaient leur sac de couchage qu'ils avaient prévu dans le cas ils ne prenaient qu'une seule chambre d'hôtel avec un seul lit.
Ainsi, s'ils voulaient faire leur échange de cadeau jusque tard dans la nuit, quand minuit sonna, c'était leur problème et ils ne risquaient certainement pas de réveiller leur hôte.
Ils décidèrent de passer la journée du 25 décembre à chercher Ilvermorny.
Situé quelque part au Massachusetts, pour quatre heures de route, Wyatt et Alfred se sont accordés de séparer la conduite entre l'allée et le retour au lieu d'échanger au bout de deux heures comme conseillé par le code de la route européenne.
« Pourquoi est-ce que les gens klaxonne sans arrêt ? J'ai bien respecté les signalisations, non ? »
Wyatt passa sa tête dans l'espace entre le siège conducteur et le siège passager occupée par Clara.
« Est-ce que tu as mis le clignoteur ? »
« Le quoi ? » Réagit Clara à la place alors qu'Alfred se faisait dépasser par un conducteur bien vulgaire.
Clara lui rendit la pareille en levant deux doigts, faisant que l'autre conducteur sortit encore d'autre noms d'oiseau.
« Le clignoteur, tu sais, le dispositif lumineux pour indiquer quand tu changes de voie. »
« Ah, le clignotant ! » Lui corrigea Clara. « Et bien sûr qu'il l'a mis, comment veux-tu qu'on dépasse ces enfoirés ? »
« Vous avez dépassé par quel côté ? »
Ah bah oui, si Alfred dépassait par la gauche comme il lui a été enseigné au Royaume-Unis, ça n'allait pas le faire.
« Ouais, mais y'en a, ils respectent pas non plus. »
« Bah, c'est pas grave, claironne en retour. »
« Claironne ? Tu veux dire klaxonner ? »
« Non, claironne parce qu'on est aux États-Unis », répliqua sèchement Wyatt.
Il se réinstalla dans son siège sous les rires de ses amis Albus et Rose pour piquer une somme pendant que ces british cherchaient la voie jusqu'à l'école de magie américaine. Car il avait besoin de réunir des forces pour le retour.
Qui arriva aussitôt qu'ils étaient sur place.
Le château se trouvait au sommet du mont Greylock d'après les renseignements donnés par madame Devon, qui a visité les lieux et s'est renseignée sur l'école avant de décider de ne pas y envoyer son fils. C'était caché par de puissant sortilège de protection et de dissimulation qui trompa même les jeunes sorciers. Il leur fallu toiser dans l'épais brouillard longtemps avant d'y déceler la silhouette haute et imposante de Ilvermorny. Il leur avait fallu abandonner la jeep au pied du mont et continuer la route à pied. Et alors qu'ils admiraient les murs de pierres agrémentés de petites tours et des deux immenses statues représentant un couple, Chloe fut celle qui frappa au portail fermé. Une voix désincarnée leur répondit à travers les armoiries de l'école entouré d'un nœud gordien et leur demande de visiter l'école pendant la période de fête fut recalé sans considération aucune.
Il fallait s'y attendre, mais le rejet fut bien cuisante et Harley se plaignit encore plus bruyamment que Clara pendant leur descente afin de rejoindre la jeep et rentrer bredouille. Clara, de son côté, avait sortit une pierre où une inscription runique y était inscrit et la jeta juste devant le portail. Ainsi, celui qui viendrait la ramasser se verrait ses habits ruinée par de la peinture rouge sang comme ils ont ruiné leur humeur.
Et dire qu'ils n'ont même pas pris le repas de midi tellement ils étaient énervés.
Cependant, au bout de deux heures de route, la faim commença à se sentir et Clare sortit les pains d'épice qu'elle a ramené sous l'insistance de tata Stella qui était allé leur en acheté spécialement de bon matin, comme elle ne travaillait pas en jour de fête. En dégustant les douceurs et buvant les boissons chaudes conservés dans des thermos magiques, Clara décida qu'ils allaient passer le reste de la journée avec sa tante puisqu'elle était aussi libre. Elle emprunta le portable de Wyatt pour échanger avec tantine et se donnèrent rendez-vous à Brooklyn, dans le quartier résidentiel de Dyker Height afin de contempler les décorations excessives des maisons.
Après ça, Stella les emmena à Manhattan pour qu'ils puissent voir encore le sapin de Rockefeller Center pour émerveillement avant de les inviter dans un bon restaurant, un peu hors de prix fallait avouer, et gaver d'un copieux buffet avec des plats traditionnelles de la fête. Dinde rôtie, patate douce et sauce canneberge avec un eggnog maison et pas trop alcoolisé. Au moment du dessert, avec chacun sa part de tarte, ils étaient déjà bien remplis et déploraient presque car il était encore tôt. Stella avait de plus le lendemain de repos.
Aussi, il n'était que logique qu'elle les permit de rester encore un peu dehors et les faire découvrir les plaisirs des activités nocturnes comme des mini concerts spécialement pour la soirée.
« Stella ? » Fit Wyatt au milieu d'inconnus dansant fiévreusement à une chanson bien électro « la définition même de la tante cool. »
Clara fut exaltée à ça, comme si le compliment lui était adressé, pendant que Rose s'offusquer de voir Albus et Alfred approuver. Avant d'opiner à son tour. Il était vrai que ni Harmione Granger-Weasley ni Ginny Potter pouvait vraiment être considérée comme cool. Les filles ne faisaient que s'ambiancer avec le mouvement.
Ils dansèrent jusqu'à tard dans la nuit et ne prirent même pas conscience d'être retournés dans l'appart du 52ème étage. Surtout qu'ils avaient l'air éméchés, même sans avoir bu, cassant avec le décor ostentatoire du gratte-ciel qui pouvait facilement passé pour un hôtel pompeux dont ils n'avaient pas les moyens de se payer.