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R6. C2

Emil la rejeta.

Pas sa déclaration car elle n'en a fait aucune officiellement, mais ses sentiments et preuves d'affections en ne lui accordant pas du temps et refusant les souvenirs qu'elle a lui a ramené de sa sortie du Londres muggle.

Il lui disait d'arrêter d'emmener des choses inutiles.

Clare se demanda si tous ce qu'elle avait ramené des autres sorties étaient aussi inutiles pour lui et s'il s'en est débarrassé. Elle se demanda aussi ce qu'elle était supposée ressentir avant de se rappeler que dernièrement, les seuls sentiments dont elle était vraiment familière était la douleur et la solitude.

Pourtant, en le voyant porter les boucles d'oreille assortis aux siennes qu'elle lui avait offert il y a deux ans suffit à la faire sourire et espérer qu'il n'était pas en colère contre elle ou ne lui en voulait.

 

En sortant de la salle commune des Ravenclaw, elle croisa la jeune Lily Potter qui racontait tout de son vécu dans le Londres muggle à son cousin Hugo qui n'était pas si surpris puisqu'ayant étudié dans une école primaire muggle, là où il avait rencontré son ami Maxime qui a aussi participé à la sortie. Mais Lily n'en avait que faire de leur passé, elle avait passé une superbe journée à découvrir le côté muggle qui vivait sans magie. Hugo répliqua qu'elle allait juste devenir comme leur grand-père Arthur Weasley alors qu'elle côtoyait techniquement la technologie muggle, quoique modifiée. 

Clare se mit à la recherche de ses amies car elles s'étaient données rendez-vous dans la cour de métamorphose après l'entraînement de Quidditch de l'équipe de Clara. Elle ne pensa pas à ramener le Portable Double avec elle, car les filles n'étaient pas du genre à changer de lieu à la dernière minute, surtout après une intense séance de vol en parlant technique de sport. Quand elle arriva, Chloe était en train de taquiner Clara comme à leur habitude alors que leur amie blonde posait et reposait la même question sous les yeux blasées d'Harley. 

« Non mais, sérieusement, ou est-ce que vous vous entraînez ? Mon Pius refuse de me le dire à chaque fois qu'il m'annonce qu'il entraîne son équipe en même temps que la mienne. Dans laquelle tu y es, bien sûr, et c'est pour ça que je te demande. Et c'est pas normal parce qu'il y a que le terrain de Quidditch où tu peux t'entraîner, eh bien, au Quidditch. Logique, vous me direz, mais alors où est-ce que le cerveau de mon blond vous emmène dans le même temps ? »

« Ce n'est pas parce que tu me fais un discours avec des phrases, certes mieux formulés que les autres, que je vais soudainement changer d'avis et te dire tous les secrets de ton chéri. Il n'y aurait plus de surprise, sinon. »

« Pour que ce soit une surprise, il aurait fallu qu'il lui annonce et de ce que je comprend, ce n'est pas dans son plan », intervint Harley. 

« Voilà, exactement ! »

« Eh bien, moi non plus, je ne compte pas te le dire », répliqua Chloe joyeusement. 

Alors que Clara lâchait un cri de frustration, Chloe ajouta :

« Ordre du capitaine. »

« Je t'en donnerai, des ordres du capitaine ! Je suis aussi capitaine et je sais parfaitement diriger mon équipe ! »

« Je n'en suis pas si sûre. Tu as beau être une bonne joueuse, il y a certainement de meilleur joueur de ton équipe pour être capitaine. La directrice ne t'a choisi que parce qu'avoir un membre performant était plus redorant pour l'image de son ancienne maison. »

« Tu es de quel côté, Harley ? » Grogna Clara. 

« Celle qui me paraît raisonnable. Et il serait temps que tu admettes que tu es la pire pour être ordonnée. »

« Jamais de la vie ! »

« Au moins, notre amie est impartiale », lui dit calmement Chloe. « Car elle a une vue d'ensemble de la situation, en faisant aussi attention de considérer les choses à reculons. Ce que tu devrais faire. » 

« Ne me dis pas ce que je dois faire ! »

« C'est une suggestion. Que tu ferais bien de suivre. »

« Ne me menace pas ! »

« Ne sois pas défensive surtout », renchérit Harley en roulant des yeux, ayant plus qu'assez de la conversation. 

À cette occasion, elle remarqua la présence de Clare. Elle arqua un sourcil dans sa direction avant de lui faire signe du menton de les rejoindre d'un air sarcastique. 

« Bah, alors ? Tu t'es perdue dans le château ? » Fit Clara en la voyant arriver. 

Souriant à la taquinerie, car c'était plus le genre de son amie, Clare secoua doucement la tête. 

« Non, j'étais là et vous écoutais débattre. C'était très distrayant. »

« Non mais, j'ai raison, non ? »

« À propos ? »

Clare tourna un regard surpris vers Clara. De ce qu'elle a entendu, Clara ne faisait qu'insister ou se défendre, il n'y avait pas vraiment lieu de se ranger de son côté ou non. 

« Bah, que Chloe devrait me dire où est-ce que ces serpents s'entraînent alors que le terrain de Quidditch est occupé au même moment. »

« Ah, je ne sais pas. C'est un sujet que les joueurs doivent régler entre eux. »

« Absolument », supputa Harley. « Et en tant que capitaine, tu n'as pas le droit de faire de l'intimidation à des joueurs d'autre équipe. »

« Qui dit ? » Rugit Clara en riposte. 

« Simple règle de décence humaine », répliqua Chloe. 

« Et même si tu es un rustre, fais ton intimidation en privée et pas en public. »

« Eh, je ne suis pas une brute ! »

« Non, juste sauvage. Et puis, la ferme, on tourne autour du pot depuis tout à l'heure. C'était bien la sortie, Clare ? » Demanda Chloe pour changer de sujet. 

Sur le point de répliquer, Clara ferma sa bouche pour se tourner vers Clare en même temps que Harley le fit dès la question fut posée. Clare eut un discret mouvement de recul et se sentit mal à cette soudaine attention. Elle se força à se détendre et se refit la journée à Londres.

« Oui, on était à Greenwich pour voir le marché qui est assez connu, puis à Shoreditch pour voir les murs de graffiti. »

Quand il eut un silence un peu trop long, elle se força à se remémorer la journée encore une fois pour trouver quoi dire.

« C'est un banlieue connu notamment pour ses arts de rue. Qu'on soit intéressé par l'art ou non, il est bon d'y faire un tour pour se laisser impressionné au moins quelque instant. Même si on en souffre pas mal en moyen de transport comme c'est en banlieue. »

« Ouais, j'ai entendu parler de Greenwich et Shoreditch, pas ma tasse de thé. »

« Tu n'aimes même pas le thé », fit Harley.

« C'est une expression. C'est pas la première fois que je l'utilise. »

« Je ne sais pas, je ne t'écoutes pas, des fois. »

« Pour ne pas dire tout le temps », ajouta Chloe à demi-voix. « Je vois que vous êtes surtout aller aux extrémités de Londres et pas au centre ? » Ajouta-t-elle immédiatement à voix haute pour reprendre une conversation normale. 

Clare cacha un sourire à ça et répondit en hochant la tête. 

« Oui, Mlle Prue dit qu'il est toujours bon d'élargir son périmètre et de s'éloigner de sa zone de confort car beaucoup d'élèves participants à la sortie vivent dans le centre de Londres. »

Clara perdit son air indigné à la remarque de Chloe pour se concentrer sur la deuxième partie et prit un air sérieux à la réponse de Clare.

« Du coup, vous n'êtes pas allés vers les entrées du monde de la magie ? Genre, pas forcément à Diagon Alley mais à côté des points d'entrée du ministère ? »

Clare secoua doucement la tête, comme réfléchissant.

« Non. Pour dire, on a déjeuné près du parc de Greenwich, à la jonction des districts de Greenwich et Blackheath. Qui est encore plus éloigné du centre de Londres. Sûrement pour cette raison que le coût du transport fut plus élevé que les autres fois. »

« Bah, ce n'est pas un problème, l'école se charge de ce genre de frais et puis, tu ne manques pas d'argent. »

Chloe envoya un regard noir à Clara à ça et Clare se força à sourire en les observant faire. Elle ne pouvait pas leur dire qu'elle n'avait pas amené sa carte à la sortie, parce qu'elle ne se trouvait pas digne de garder une telle chose avec elle maintenant. Harley soupira au comportement de ses amies et se tourna vers Clare, l'expression grave. 

« Comment vont tes parents, Clare ? »

Clare oublia de respirer un moment. 

« Bien. Pourquoi ? »

Clara haussa ses épaules avec nonchalance. 

« Je ne sais pas, peut-être parce que mon père n'a pas réussi à contacter tes parents pendant l'été avant d'apprendre qu'ils étaient victimes du Nouvel Ordre ? »

Cette fois-ci, son cœur oublia de battre. Elle se força de hausser les épaules avec nonchalance aussi.

Clara explosa.

« Pourquoi tu ne dis jamais rien ? Tu te rend compte de ce que ça fait d'apprendre par mon père que les parents d'une de mes meilleures amies ont été victimes de terroristes ? Est-ce que tu réalises le choc et la terreur que ça fait ? J'ai jamais de nouvelle de toi, on a jamais aucun signe venant de toi pendant les vacances d'été et bam, mon père m'annonce que tes parents ont été porté disparu depuis deux ans, deux ans ! Et quand il me dit qu'ils ont été admis à St Mungo parce qu'ils ont reçu le même sort que tous les autres victimes sans être du statu honni, et oui ! Honni, parce que c'est ainsi que les sang-mêlé sont vus et considérés par ces abrutis de fanatiques ! Est-ce que tu sais ce que ça fait ? »

Clare ne savait pas. Elle ne savait non plus comment répondre à ça. Chloe posa une main calmante sur l'épaule de Clara qui était prête à sauter pour une raison ou une autre.

« Ce que Clara n'a pas dit, ou fini de dire parce qu'elle s'est emportée dans son élan et sentiments, c'est que sa mère lui a aussi dit qu'elle les a vu être patients dans l'hôpital muggle où elle travaille, cet été justement. Ils sont déclarés comme des patients amnésiques qui n'ont plus souvenir de rien. »

Chloe laissa une pause pour laisser l'information s'enregistrer, mais Clare ne voyait pas pourquoi. Elle le savait, elles le savaient aussi et devaient savoir qu'elle savait. 

« Quand madame Castaglione est allée les parler, dans l'espoir de les aider car il était de son devoir d'infirmière, ils ne connaissaient même pas leur nom. Ils agissent comme des nouveaux nés perdus dans un monde inconnu et dans des corps d'adulte. Elle comprit qu'ils avaient perdu leur magie aussi dans la stigmatisation. »

Un terme bien tragique pour les victimes du Nouvel Ordre, et du Jeunesse Pur dans un moindre mesure. Car perdre la magie n'était pas bénin, cela équivalait à perdre une partie de soi. En l'occurrence, d'un incapacité de mouvement d'un membre du corps ou d'un dysfonctionnement du cerveau. Un stigmate impossible à soigner.

Ses parents ont eu leur mémoire remise à zéro.

« Madame Castaglione dit que même sans se connaître, ils s'entendent bien », nota Harley.

Il était inutile de le dire, Clare savait aussi ça. Mais la voyant silencieuse, Chloe continua :

« Mon père dit qu'ils ont été retrouvé durant le printemps dernier et qu'ils ont été aussitôt admis à St Mungo. Mais seulement depuis cet été qu'ils étaient en réhabilitation dans un hôpital muggle pour cause de perte de magie et de mémoire, qui n'était malheureusement plus du ressort des soigneurs magiques. »

Eh bien, les filles avaient fait leur recherche. Elle se demanda s'il était correct de les féliciter d'avoir bien fait leur devoir et si cette réponse allait être bien reçu. Mais en la voyant inactive, Harley s'irrita aussi.

« Pourquoi tu ne nous as rien dit, cette fois-ci ? Tu avais honte d'être orpheline comme tu avais honte d'être harcelée ? »

Vexée qu'elle pense ainsi d'elle, qu'elles pensent ainsi, Clare se retint de leur dire que c'était parce qu'elle ne voulait pas les inquiéter.

À chaque fois qu'elle gardait ses problèmes, c'était parce qu'il y avait d'autre chose bien plus importante au même moment. Lily Potter était la principale concernée et victime de harcèlement. Qui était-elle pour voler le spot et déclarer qu'elle comprenait parce qu'elle était aussi victime de harcèlement ? Clara leur annonçait qu'elle était capitaine et en couple avec Scorpius, les deux meilleures choses qui lui soient arrivées. Pourquoi est-ce que Clare irait la couper pendant son moment de bonheur pour leur parler de ses malheurs dont elles n'auraient rien pu y faire ?

« Qu'est-ce que ça va y changer ? » Lâcha-t-elle. « Ce n'est pas comme si vos parents auraient pu m'adopter comme les Potter l'ont fait avec Alfred. Tes parents étaient bien trop inquiets pour toi, Clara. Les tiens avaient aussi à s'occuper de David, je doute qu'ils peuvent se charger d'une autre personne. Et toi, Harley, tu ne vois presque pas ton père. »

« Ça ne veut rien dire. On aurait été là pour toi, on t'aurait soutenu, nous sommes tes amies pour t'aider. »

Elles n'auraient pas pu l'aider. Personne n'aurait pu l'aider. Et qui pouvait comprendre ce raisonnement sinon elle ?

Elle hocha la tête en se mordant l'intérieur des joues. Si les filles voulaient qu'elle leur parle, elle le ferait pour les apaiser.

 

Adrian la rejoignit juste avant qu'elle n'arrive à la tour de Ravenclaw.

Il semblait vouloir la parler mais Clare n'était pas d'humeur. Elle prit pourtant sur elle pour ne pas le montrer, car Adrian n'y était pour rien dans ses soudaines caprices.

Il n'empêchait qu'il était frustrant de l'écouter parler de la pluie et du beau temps, alors qu'il avait le contrôle sur ce genre de chose, au lieu d'en venir droit au but.

« Est-ce que ça va ? »

Ça n'allait pas. Clare se demandait ce qui allait se passer si elle répondait ça. Mais se rendant compte qu'elle était bien trop fatiguée pour expliquer pourquoi ça n'allait pas, elle hocha la tête sans parler.

Inutile de dire qu'Adrian n'a pas du tout été convaincu.

« Tu peux m'en parler si ça ne va pas. Je ne sais pas si je pourrais trouver une solution à tes soucis mais je voudrais t'aider. »

L'aider ? Il voudrait l'aider à arrêter de souffrir ? Arrêter le harcèlement d'Adelia Flint qui devenait de plus en plus pernicieuse en la voyant déprimée et seule ? Arrêter son statut d'orpheline en redonnant la mémoire à ses parents ? Ou arrêter ses insécurités en la laissant parler librement comme il insiste ?

« Tu veux m'aider ? Eh bien, laisse-moi seule un moment, tu veux ? Je n'ai pas la tête à interagir pour l'instant, ni dans un futur proche. Tu as sûrement de bonne intention, j'en suis sûre, mais je ne suis pas comme Vicky que tu peux trouver du réconfort juste par la simple présence. »

Elle se sentit rapidement mal en le voyant blessé par ses propos. Mais avant qu'elle n'ait eu le temps de s'excuser ou trouver de quoi excuser son comportement, Adrian hocha la tête d'un air compréhensible. 

« OK, désolé de t'avoir semblé accablant. Je te laisse. Repose-toi bien. »

Clare le regarda partir sans savoir quoi faire. Elle ne se trouvait pas injuste car elle n'a fait que dire ce qu'elle pensait réellement, mais le voir si abattu lui donnait le côté de vilain. Ce qui n'arrangeait pas ses émotions déjà bien sombres.

Toujours était-il qu'elle retourna enfin dans la salle commune des aigles derrière un groupe de première année qui ont résolu l'énigme du heurtoir en forme d'aigle et se précipita dans son dortoir. Elle ne croisa personne de sa connaissance ou du moins espérait-elle n'en avoir croisé personne qui pouvait ou allait lui poser des questions indiscrets.

Elle referma doucement la porte derrière elle et pria mentalement de toutes forces qu'elle se trouvait seule.

Pas de bol, Rose lui tendit une plume d'une aviaire magique, une créature messagère et protectrice crée par Albus, en lui disant que c'était arrivé juste avant son entrée.

Elle la remercia et s'installa sur son lit à baldaquin pour découvrir son colis en privée après avoir délié les rideaux et jeté des sorts de protections et d'intimité.

Chose qu'elle faisait toutes les nuits à Hogwarts depuis maintenant deux ans.

Elle aurait voulu s'allonger dans le lit et ne plus s'occuper de rien, ouvrir sa missive plus tard, voire mettre de côté sa séance de méditation pour une bonne utilisation de baguette sans magie, mais sa conscience lui disait qu'il n'était pas bon de se relâcher. Pas tout de suite, pas ici.

Alors, elle lâcha un long souffle, s'encourageant de réunir encore quelque force mentale avant la tombée de la nuit, et se mit en position pour commencer à méditer. Quand elle fut assez calmée et se sentant en harmonie avec son noyau magique, elle se permit de jeter un coup d'œil à la plume.

Si elle avait sa baguette avec elle, le bout de bois aurait pu rendre sa forme métamorphosé rien qu'en pointant la rémige. Mais vu qu'elle travaillait pour perfectionner sa magie sans baguette, elle se concentra dessus et la fit leviter jusque sous son nez. Et sous son regard intense, la plume se métamorphosa pour prendre une apparence plus volumineuse.

On aurait dit une longue-vue très courte, sûrement pour faciliter le transport, et très coloré avec des motifs mandalesques. 

Toujours dans son état méditatif, elle manipula magiquement l'objet dans tous les sens pour voir ce qu'il en était. Un bout du tube était couverte par du verre qu'on n'en usait assurément pas pour des longue-vues alors que l'autre était simplement fermé. Supposant que cela fonctionnait comme une longue-vue sans en être une, elle amena l'objet jusqu'à son œil.

Soudainement, une myriade de couleur explosa sa vision alors que des fragments mobiles de verre se réfléchissaient indéfiniment pour en faire des motifs symétriques. Son souffle se coupa et elle en oublia presque sa méditation si l'objet ne manquait pas de tomber sans sa magie.

Elle finit par écourter sa méditation et prit le tube en main pour le découvrir plus minutieusement. La texture était simple et rappelait du papier dur et résistant. La partie fermée représentait un mandala d'une fleur, qu'elle aimait penser être du lotus, et celle recouverte par du verre était aussi décoré de différent couleur de verre sorte a ressembler à un motif floral. Quelque chose se détacha du tube pendant son tâtonnement.

Un post-it, dont le dos a pris la couleur du tube.

Le message à l'intérieur lui brisa le cœur. 

 Bon anniversaire, voici un kaleidoscope en réminiscence de nos séances additionnelles d'astronomie. 

Adrian a pensé à son anniversaire. Sauf que, comme avec les filles qui lui a offert un Polaroid modifié magiquement, leur relation n'était pas au beau fixe.

Si elle a pu remercier les filles, surtout après leur avoir promis de toujours les parler quand un événement important lui arrivait, elle ne pouvait pas le faire pour Adrian qu'elle venait de blesser. Elle ne souhaitait non plus parler de son dilemme aux filles car elle ne jugeait pas ça assez importante pour leur en parler car les filles ne comprenaient pas pourquoi elle était si proche de lui.

Clare ne savait pas non plus jusqu'à tout à l'heure.

Elle avait pensé que c'était grâce à Vicky. La chienne était le seul lien qui les a rapproché, mais maintenant qu'elle n'était plus, elle n'avait plus de raison de s'occuper de lui. Mais elle avait discuté avec Luxchana et elle avait dit qu'elle tenait à lui indépendamment de Vicky aussi, bien qu'elle ne lait jamais dit au concerné. Et après s'être montré rude et dit ses paroles insensibles, elle doutait qu'Adrian puisse un jour savoir qu'elle le considérait comme un vrai ami.

Un peu à l'instar d'Emil, elle se demandait si elle ne se comportait pas aussi froidement avec Adrian qu'Emil le faisait pour elle.

Cette pensée la dévasta alors qu'elle comparaissait son désespoir à Adrian.

Si elle avait perdu ses parents, qui étaient toujours vivants, Adrian avait récemment perdu sa meilleure amie et le seul lien qui lui restait le traitait avec rudesse.

C'était tellement apathique et cruel de sa part qu'elle se demanda si les accusations de son lien avec les Jeunesse Purs ne prenaient pas leur sens. Avec un comportement aussi abjecte, elle ferait aussi bien d'être considérée comme un terroriste. Le souvenir d'avoir admis à Doug de profiter des gens plus faibles qu'elle comme elle l'a fait à l'élève plus jeune de Beaux Bâtons lui revint aussi, elle était vraiment méprisable.

Dégoutée d'elle-même et accablée de désespoir, elle fit la seule chose qu'elle savait faire : elle fondit en larme en faisant attention de rester silencieuse.

 

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