Quand une amitié se lie en une heure...
...de colle.
Sanji lâcha un soupir de résignation en s'affalant sur la chaise en bois qui lui a été attribué. Déjà, sa main lui démangeait de saisir une cigarette et la porter à sa bouche pour aspirer une bouffée de nicotine mais il se retint sous le regard noir du pion Smoker.
Quel ironie tout de même, il est surveillé par un des plus grand fumeur que le lycée Paradise ait porté pour la raison même parce qu'il a fumé. Puis, lui au moins a eu la décence de fumer un bâton de cigarette dans un endroit discret comme la cage d'escalier où personne ne passe (sauf ce crétin de Kizaru, le CPE des terminal, qui faisait comme par hasard sa ronde dans le coin le moins fréquenté de l'établissement), mais le pion fumait carrément dans la salle de détention en posant un regard dédaigneux sur les élèves en retenu, si ce n'était pas se foutre du monde, ça. Mais bon, comme c'est un élève, il n'avait rien à dire.
Eh ouais, c'est la vie.
Tout comme le destin qui lui a mis sur le chemin de cette beauté fatal à la chevelure orange qui jetait un regard noir au dit pion.
Nami fulminait sur sa situation tout en fusillant le responsable. Le pion l'avait rapporté à l'administration quand des séries de vol ont été reporté. Après une longue et ardue enquête, le pion Nezumi réussit à la piéger de manière très basse, mais comme ce surveillant n'était pas un saint, il a dit qu'il passait l'affaire si elle lui fournissait tous les trésors qu'elle a amassés. Tout aurait pu s'arrêter là, mais il a fallu que cet idiot se fasse prendre par Smoker et si Nezumi s'est fait viré, elle, s'est dégotée d'une colle.
Oh, elle ne dit pas que la vie est injuste, elle admettait volontiers que c'était mal de voler, mais elle ne faisait que reprendre ce que ses victimes ont pris de leurs victimes, donc techniquement ces biens ne leur appartenaient pas plus que cela ne lui appartenait. Mais Smoker ne voulait rien entendre, parce qu'un crime est un crime. Elle lui en foutrait des crimes, qu'elle sache fumer un cigare est interdit par la loi, mais non, monsieur fumait quand même parce qu'il a une autorisation spéciale.
Ben, voyons. Les règles de ce lycée sont corrompues par l'égoïsme des adultes.
Au moins, elle n'était pas seule dans la pièce, même si en réfléchissant il aurait peut-être mieux valu. Parce qu'il y avait d'autres élèves en retenu (tous des garçons, bien sûr) et certains semblaient se contentés de la situation.
Comme cette tête de gazon (quelle couleur pour des cheveux !) qui ronflait avec insouciance.
La raison pour laquelle Roronoa Zoro se trouvait en colle était justement parce qu'il s'est permis de dormir à poing fermé pendant une heure de cours. C'était avec la professeure de géographie Boa Hancock qui ne racontait généralement que des bêtises alors personne ne le blâmait, sauf que le proviseur était passé dans les classes à ce moment et il fut directement dans le collimateur du vieil Sengoku.
Mais il n'en avait que faire, ça faisait toujours une heure de plus pour s'assoupir. Puis, il n'était pas le seul à profiter cette heure de colle, s'il avait été conscient il aurait bien fait un bras de fer avec ce gosse qui ne faisait que de manger.
Monkey D. Luffy ne semblait pas se soucié de l'endroit où il se trouvait ni de la raison comme il avait l’air aussi à l'aise que s'il avait été chez lui. En effet, le jeune portant une cicatrice sous l'œil gauche était en train de se régaler en snack qu'il avait apporté pour l'école et la raison qui l'a mis en retenu était justement celle-ci. Il mangeait en classe et ce peu importait l'heure.
...Techniquement, ce n'était pas la seule raison.
Cela s'est passé le matin même, Luffy mangeait tranquillement un morceau de viande et marchait dans le couloir quand on le bouscula ce qui fit tomber son aliment préféré. La chose suivante qui se passa fut un grand flou pour les spectateurs présents, tout ce qu'ils pouvaient affirmer était qu'au final le professeur de mathématique Spandam était à terre avec la mâchoire déboîtée et Luffy pleurait sa viande perdue.
Maintenant qu'il avait à nouveau de la viande, il se moquait un peu où il était et ce que c'était censé représenté, une punition en l'occurrence. Tout ça, c'est grâce à son ami Usopp qui a bien voulu lui dépanner pour se procurer un peu de viande dans un distributeur. Ce lycée est vraiment spécial.
Ami qui était aussi présent dans la pièce car il avait aussi une colle mais était aussi insouciant de l'ambiance général, préférant conter des récits imaginaires à son auditeur qui se composait de Luffy et, bien contre son gré, Smoker.
Si un regard pouvait tuer, Usopp serait d'ores et déjà à trépas. Le pion fusillait l'élève au long nez depuis un bon bout de temps déjà, depuis l'instant où il avait commencé son récit d'inventé, c'est-à-dire il y avait vingt minutes. Encore vingt autre minutes de souffrance et l'adulte pourrait souffler, débarrassé de ces troublions. Si ça ne tenait qu'à lui, il aurait déjà bâillonné, ligoté et attaché les deux étudiants les plus bruyants de cette heure de colle. Mais comme son contrat ne lui permettait pas de lever la main sur eux ("le châtiment corporel est interdit par la loi française, à mon grand dam", soupira le proviseur), il internait tout ce qu'il rêverait de leur faire (comprenant corde, lame tranchant et autre bistouri. Non, il n'a pas d'envie meurtrière, surtout pas envers les enfants, comment pourrait-il penser ça d'eux alors qu'il les côtoie 8h/24? Ce serait totalement masochiste de travailler dans une profession pareille s'il n'appréciait pas les enfants. Sauf s'il avait du poids contre eux.).
Bien que ce fût assez difficile de se retenir quand un élève n'arrêtait d'ouvrir sa bouche pour sortir des absurdités encore plus grosses que son nez. Bon, elle était basse, celle-là, mais c’était mental, alors il faisait ce qu’il voulait. Nah.
Usopp ne s'était pas retrouvé en colle parce qu'il avait une certaine facilité à mentir. Non, voyons, sinon il passerait plus son temps à l'école que dans sa maison. Quoique ce n'était pas en le retenant à l'école que cela allait l'empêcher d'inventer des engins qui lui causaient plus de tort que de bien. Alors certes, ce qu'il créait pouvait être considéré comme du génie parce que l'air de rien, on y trouvait quelque utilité, mais ces bienfaits n'apparaissaient qu'une fois qu'il a été punis par le mauvais côté.
Triste vie que voici.
Au moins, durant cette heure de colle il put faire plus ample connaissance avec Luffy, un garçon de sa classe qu'il trouvait cool mais aussi un peu fou (...de viande) et aussi d'autre connaissance dont il n'échangera pour rien au monde.
À la fin de cette heure, les cinq élèves sortirent un par un pour finalement se réunir à nouveau dans le couloir. Il y avait une coupure de courant pile à ce moment, avec le pion.
Nami poussa un cri en se recroquevillant sur elle-même, Sanji accouru à ses côtés pour la rassurer, Luffy et Usopp lâchèrent un cri surpris et Zoro fit le regard noir (même si l'effet était moindre dans cette situation) en criant le coupable de sortir de sa cachette. Smoker vint sur ces faits et les intima de rester silencieux et demanda à Roronoa de bien vouloir se réveiller une fois pour toute et que ce n'était pas un rêve où il combat un adversaire de kendo mais juste une coupure de courant à 19 heures au mois de janvier. Ce qui donne cette opaque obscurité.
Usopp sortit alors sa montre et appuya un bouton et si dans un premier temps un horrible son retentit telle une alarme, manquant de déchirer leurs tympans au passage, une petite lumière apparu et fut assez pour les éclairer et au moins 10 mètres devant eux. Mais à part cette petite étincelle, tout le reste n’était que ténèbres.
- Suivez-moi, les mômes, et en silence, grogna l'adulte.
Tandis que Luffy voulait le dépasser pour être le guide sans savoir où aller, Usopp emboîtait chaque pas du pion, derrière suivait Nami qui hurlait sur Zoro de bien vouloir en faire de même, comme il semblait vouloir faire cavalier seul, mais dans la mauvaise direction. Fermant la ligne, Sanji s'extasiait sur la seule fille présente en disant que même son air menaçant était irrésistible, ce qui commençait grandement à agacer le bretteur du groupe.
Soudainement, le groupe s'arrêta en milieu de progression, chacun rentrant dans le dos de l'autre avec le pauvre nez d’Usopp à moitié en compote.
- Qu'est-ce qui se passe ? S'inquiéta-t-il.
Les autres restèrent silencieux. Zoro fut finalement celui qui parla :
- Il y a quelqu'un d'autre que nous dans cette école.
- Tu veux parler de cette lampe de torche qui traverse le parking pour entrer dans l'établissement ? Dit Luffy en décrivant calmement ce qu'il voyait à travers la fenêtre de la porte de derrière.
- Idiot, commet est-ce qu'une lampe torche pourrait traverser toute seule un parking, il y a sûrement quelqu'un qui le tient, grommela Smoker en allumant un cigare.
- Mais qui cela pourrait-il être encore, à cette heure-ci ? S'étonna Nami.
- Ne me dites pas... Des voleurs ? Supposa Sanji.
- Mais qu'est-ce que des voleurs veulent voler dans une école ? Usopp cria.
- Ha, je me le demande bien, renifla Smoker en coulant un regard ardent vers Nami.
- Silence ! Je suis un cas à part !
- Bien évidemment, Nami chérie ! Tu es un être magnifiquement à part ! Roucoula le blond.
- Oh mais ferme-là un peu, tu soules ! Beugla Zora envers son camarade.
- De quoi ? T'as un problème ?!
- Oh, la lumière se déplace ! Je crois qu'elle vous a entendu, informa Usopp en collant aussi son (long) nez à la fenêtre.
- Eh mais attend... Ils se dirigent vers la cuisine ! Quoi ? Ils veulent voler les bonnes viandes des cuisinières ?! Je ne les permettrais pas ! Par ma dernière volonté, je vais aller arrêter ces mécréants et leur faire regretter leur intention !! Hurla Luffy en passant mode super Saiyen.
Ignorant les appels de ses camarades et du pion, il fit le chemin inverse en sprintant comme les ninjas de Konoha (ou d’autre village, pas de chichi dans un moment pareil) et sortit rapidement du bâtiment éducatif par l'autre sortie. Il se trouva dans la cour d'entrée et sans faire cas de l'obscurité, accouru vers le réfectoire en forçant la porte verrouillée.
Puis, voyant qu'il n'y avait personne, il calma sa fureur et attendit. Quoi ? Il n'était pas sûr, en tout cas il fit bien, car quelque instant plus tard, un bruit sourd résonna dans la bâtisse, signe qu'il y avait d'autre intrusion. En tendant l'oreille, mais élargissant surtout les narines, Luffy entendit des voix chuchoter ...en direction de la cuisine !
À nouveau furieux, il fonça vers cet endroit sacré en poussant un hurlement de rage, se faisant repérer par les malfrats et les surprenant ainsi dans leur opération criminelle.
- Qu'est-ce que...!! S'étonna une voix masculine.
- Eh vous ! Arrêtez ce que vous êtes en train de faire immédiatement ! Grogna Luffy en leur pointant du doigt.
- Tu vois, Foxy, je t'avais dit qu'il y avait des gens ! Lui chuchota furieusement une voix féminine.
- Oui, eh bien ma chère Porche, je ne pensais pas qu'il serait assez stupide pour venir se mesurer SEUL face à NOUS ! Répondit la première voix au même ton. Même si côté discrétion, c’était à revoir.
- On fait quoi alors capitaine Foxy ? Demanda une grosse voix encore plus enfoncée à l'intérieur de la cuisine.
- Continues ce que tu as à faire, Hamburg, je m'occupe du reste, répondit le capitaine.
- Ah non, pas un geste de plus, le gros ! Je ne vous laisserai pas commettre un tel acte, pas de mon vivant ! Promit Luffy en se ruant sur les deux silhouettes dans le noir.
En réalité, il ne fit absolument pas grand cas d'eux et visait la forme mouvante dans la cuisine qui faisait dieu savait quoi... Devant le réfrigérateur !
Perdant ses derniers neurones de bon sens, il chargea sur la forme difforme et l'expulsa loin du meuble de ses rêves.
Les yeux en sortirent des orbites des deux autres complices en voyant Hamburg se faire valser à l'autre bout de la pièce.
- C'est quoi ce gamin ? Grogna Smoker qui arrivait avec les quatre autres élèves.
Ils passèrent cependant inaperçus aux yeux des voleurs.
- On ne touche pas à la viande des cuisinières !
- Il a renversé un mastodonte uniquement pour protéger la bouffe ? S'ahurit la cambrioleuse Porche.
- Ne sois pas ridicule, gamin ! Comme si notre objectif était aussi insignifiant que de la bouffe, nous ce qui nous intéresse c'est ce qui se trouve derrière cette porte qui mène à la réserve ! Se justifia le criminel Foxy.
- C'est évident ! C'est une porte renforcée pour préserver la viande d'humidité et de la chaleur !! Rugit Luffy en protéger la dite porte de son corps.
- Mais t'es stupide ou quoi ? On te dit qu'on n'est pas intéressé par cette viande et puis un coffre-fort juste pour garder des aliments ? C'est superfétatoire !
- Eh, je vous écoute crier depuis tout à l'heure mais je ne peux plus me retenir... D'où est-ce que tu te permets d'insulter la nourriture ?! C'est ce qu'il y a de plus important au monde ! Explosa Sanji en donnant un coup de pied magistral à l'homme.
Dans un mouvement presque surréaliste, Foxy se fit propulsé en l'air et sembla planer pendant un instant qui parut une éternité tant cela était au ralenti puis retomba lourdement au sol, rejoignant son gros comparse contre le mur des vaincus.
- ...Pourquoi c'est l'homme que tu bats ? C'est la femme qui a parlé ! Commenta Usopp, agité.
- Ne sois pas ridicule, répondit Sanji la mine sombre, si la jeune demoiselle se retrouve dans cette situation c'est parce qu'on l'y a obligé ! Comme si une douce fleur pouvait faire du mal !
Avec les yeux en cœur, il se dandina en lançant des fleurs à la criminelle, seule restante de son gang. Voyant les regards menaçants d'à peu près tout le monde sauf du blond, mais craignant surtout celui de l'homme au cigare, elle décida d'opter pour la ruse.
- Ah, vous êtes mes sauveurs ! Comme le jeune homme l'avait deviné j'ai été forcé de faire partie de leur groupe et ils m'obligent à accomplir des tâches ingrates, maintenant que vous êtes là, je sais que je suis libre !
À remarquer qu'à aucun moment, elle ne les a remerciés, nota mentalement Nami.
- Ah ? Tu ne voulais pas la viande ? Bon, alors, je ne t'en veux pas ! Rit Luffy en s’éloignant de la porte de la réserve.
- C'est ce que je me tuais à dire depuis le début ! Lui cria-t-elle dessus en mode berserk.
Elle se calma toutefois rapidement en voyant le regard noir de Smoker qui était planté au seuil de la porte, mode gardien immobile. Elle devra endormir sa méfiance pour sortir d'ici.
Tandis que Sanji dansa vers la femme pour la secourir tel un prince, les trois autres garçons s'approchèrent des deux inconscients pour les déplacer dehors. Il ne faut pas les laisser pourrir dans un endroit aussi sain que la cuisine, dixit Sanji et approuvé vivement par Luffy. Personne ne vit le sourire machiavélique de la femme ni qu'en une fraction de seconde elle planta un tournevis sous la gorge de Sanji qui s'est fait attraper comme un bleu.
- Okay, personne ne bouge ou le jolis minois de blondie sera recouvert de sang !
- ... De la tienne ou la sienne ? Fit sérieusement Zoro.
Cela fit quand même ricaner Luffy et Usopp.
- Silence ! Vous vous en foutez vraiment de sa vie ?!
- Ha, je suis dans les bras d'une belle demoiselle, quel bonheur !
- Il a l'air d'aller bien, dit Nami, cachée derrière Smoker.
- Mais il est irrécupérable, celui-là, soupira ce dernier.
L'attention de tout le monde était tournée sur l'absurdité humaine qu'était Sanji que personne ne remarqua que Zoro n'était plus à sa place et qu'il approchait dangereusement de la méchante armé de trois bâtons. Deux spatules pour chaque main et une dernière qu'il gardait entre les dents et sans prévenir, il passa derrière Porche mouvant gracieusement ses armes. Il prononça avec la force de son cœur, la manche de la spatule toujours entre les dents :
- Technique à trois spatules, Monster smash.
Sanji fut alors libéré de la prise de la vilaine qui s'effondra sous l'attaque inattendue. À savoir trois coups sur le derrière, dont deux au point nerveux à la nuque. Le blond fit face à son sauveur et dans un mouvement lent et imperceptible, il s'approcha du kendoka et ouvrit la bouche :
- Espèce de malade ! D'où on frappe les femmes ?!
- Sûrement pas pour le remercier, commenta Usopp en agitant la main. Luffy riait à gorge déployée à côté de lui, se roulant en boule au sol.
- C'est toi le malade ! Si je n'avais pas agis, elle ne se serait pas gênée de nous faire tomber un à un !
- Oui, mais il devait bien y avoir un autre moyen pour l'arrêter ! Un homme un vrai ne lève pas la main sur une femme ! Déclara Sanji avec ferveur.
- Un homme, un vrai ne fait pas attention au sexe de son adversaire car ils sont avant tout des humains !
- Ouais, sauf qu'avant d'être des humains, vous êtes des élèves sous ma responsabilité et on n'accepte pas la bagarre au sein de l'établissement, les gronda Smoker en les séparant.
Cela eut au moins le mérite d'arrêter les deux belligérants.
- Oui, mais ils l'ont fait pour la bonne cause ! Les défendit Usopp.
- Est-ce que je t'ai sonné ? Gronda l'autre en le regardant d'un œil noir.
- N- non..., glapit long-nez en reculant.
Piètre intervention, pensèrent le blond et le vert.
- S'il vous plaît, laissez-les d'abord traîner ces trois félons hors de la cuisine avant de penser à les sanctionner ! Intervint alors Nami.
Heureusement qu'elle était la plus sensée et faisait avancer les choses. Le pion relâcha les deux garçons qui s'empressèrent d'exécuter les ordres de la furie rousse qui les ordonnait ci et ça, faisant que Luffy et Usopp traînaient les jambes de Foxy, Zoro portait seul le poids d'Hamburg et que Sanji transportait délicatement Porche.
- Bon, laissez-les sur le seuil de la porte et appelons la police pour qu'ils fassent le reste et Luffy, arrêtes de bouffer !
Soudainement tout le monde s'arrêta. Les corps inconscients tombèrent en même temps (bien que la chute de Porche fut plus douce car elle fut amorti par le corps de ses comparses) et tout le monde se tourna vers le dénommé.
- Qu'est-ce que tu as dit ? Souffla Smoker, incrédule.
- A- arrête de manger... Luffy, répéta Nami, effrayée de se rendre compte de la réalité.
Sauf qu'elle était bien cruelle. Monkey D. Luffy était bel et bien en train de se remplir la panse avec un paquet de coquillette ouverte.
- Monkey D. ! J'en ai plus que marre de toi ! Qui t'a permis de manger la nourriture du lycée quand aucun cuisinier n'est présent ?! S'énerva Smoker en saisissant le mineur par le col.
- Woah, pas la peine de t'énerver Smokey ! J'avais faim et c'était ouvert, alors...
- Ouvert ? Firent les autres.
Un bruit de renversement se fit entendre et ils virevoltèrent leur tête dans la direction de la cuisine, ils y virent une scène qui déclencha une vague d'outrance en Sanji.
- Un sac de riz ouvert ?
- C'est parce que vous l'avez abîmé avec vos stupides bagarres !
- Quel gâchis de nourriture !
- Mais surtout, un peu de respect ! Les pâtes ne se mangent pas crus ! S'offensa le blond en donnant un coup circulaire à Luffy.
Qui l'évita de justesse en se penchant et heureusement pour lui, eut le temps de protéger le sac de coquillette.
- Woah, woah, je suis désolé ! Mais comme je l'ai dit, j'ai faim après tout ce remue-ménage et puis c'est l'heure du dîner...
- Et tu crois que c'est une bonne raison pour qu'on te laisse faire la razzia de la réserve ? Gronda Smoker.
Sauf quelque chose d'autre gronda à la suite de son discours.
- Semblerait qu'on ait faim aussi même si on a la bouche dure, ricana Nami en levant un sourcil en direction de l'adulte aux oreilles rouges.
- Tu parles de toi ? Dit Usopp en désignant les bras de la fille qui sont autour de son ventre, histoire de cacher son propre grondement.
- De tout le monde, non ? Tu ne vas pas me dire que tu n'as pas faim, toi ? Répliqua Zoro en visant le gargouillement de long-nez tout en laissant son propre ventre faire son acclamation.
Puis il eut une symphonie de ventre qui criait famine tandis que les propriétaires se dévisageaient les uns les autres.
- Qu'est-ce que vous décidez monsieur Smoker ? Je nous fais un petit quelque chose à se mettre sous la dent, histoire qu'on fête notre petit exploit ?
- Ne me donne pas du monsieur alors que tu n'y penses pas ! Vas donc faire ce que tu sais si bien le faire mais pas d'excès, je ne veux surtout pas que les cuisinières viennent se plaindre de certaine disparition !
Sanji se mit alors en œuvre pendant que Nami commandait encore une fois les autres sur comment bien attacher les presque-voleurs pour éviter toute fuite de leur part. Luffy, cependant, s'arrêta quand il entendit la sonnerie de son portable. Il abandonna le déplacement des trois lascars à Usopp et Zoro, ce qui embêta beaucoup le premier mais ne dérangea pas le second, et décrocha malgré tout les cris et râles de Nami et Smoker.
- Allo, Sabo ?
- Hey, Luffy ! Que veux-tu à manger ce soir ? On va te le commander pour te réconforter de ta colle ! Répondit son grand-frère spirituel blond.
- Oh, ne vous inquiétez pas pour moi, je vais manger dehors ! Faut d'ailleurs que j'y aille, à toute à l'heure !
Il décrocha alors, sans savoir ce qu'il venait de causer chez son frère. Juste à ce moment, Sanji avait terminé de préparer leur mini festin improvisé.
- Ouais, à manger !
Pendant qu'il se nourrissait, il se dit qu'heureusement il avait gardé de sa réserve de viande parce que même si ce que le blond a préparé était bien bon et beau, il n'y avait pas de viande ! Les autres cependant se contentaient parfaitement de ce qui était servis et se régalaient comme si c'était le meilleur des repas qu'ils ont eu.
Puis vint l'heure de séparation.
- Okay, les mioches, je vais arranger cette affaire, maintenant rentrez chez vous et que ça saute ! Aboya Smoker en traînant les trois vauriens jusqu'au poste de police du quartier Paradise.
Les cinq élèves l'observèrent faire son chemin jusqu'à ce qu'il tourna au coin de la rue, puis ils s'échangèrent un regard avant de se sourire d'un air entendu. Sans un mot, ils se quittèrent aussi à l'entrée du quartier Est, le sourire toujours aux lèvres.
Lorsque Luffy fut à quelque pâté du bar Fuschia tenu par la belle et gentille Makino, juste en dessous de l'appartement où il vit avec ses frères, il fut justement pris d'assaut par ces derniers.
- Luffy ! T'es rentré !
- Ace ! Sabo ! Qu'est-ce que vous faites dehors ?
- On allait à ta recherche ! Où est-ce que t'étais ? Lui demanda Ace, sapeur-pompier de la caserne Moby Dick qui se trouvait à Paradise.
- Bah, je mangeais avec des amis, comme je te l'ai dit Sabo ! Rit le petit frère.
- Tu m'as surtout dit que tu mangeais dehors et avec quels amis ? Rétorqua Sabo, étudiant de première année à l'université de Baltigo, réputé pour son département Histoire.
Ne méprenez pas ce qu'il dit, ce n'est pas qu'il soit étonné que son frère cadet puisse avoir des amis car c'est un ange qui peut sympathiser même avec un mécréant (sauf ceux qui en veulent à sa viande) mais depuis qu'il était entré au lycée, ce septembre dernier, il ne leur a jamais parlé d'un ami. Là apparu des amis sauvages.
- Ah ouais et qu'est-ce que vous avez mangé ? Se calma alors le pompier.
- Sanji nous a cuisiné un vrai banquet que j'ai mangé avec de la viande !
- C'est bien, je suis content pour toi Luffy. Tu devrais nous les présenter un jour, sourit l’historien en songeant quelle manière allait-il tester ces dits amis.
De son côté, Nami rencontra à mi-chemin sa sœur Nojiko alors qu'elle passait devant l'aquarium Arlong Park. Et heureusement qu’elle était là, parce que Nami détestait cet endroit et surtout ses résidents. Avant, le terrain était à sa mère adoptive Bell-mère qui y cultivait un champ d'oranger mais un investisseur surgit de nul part et détruisit le champ pour cet établissement de loisir qui ne plaisait même pas au voisinage, tu parles d'investissement.
- Qu'est-ce qui a pris si longtemps ? Lui demanda sa sœur à la chevelure bleue en parlant de sa colle.
Bien qu'elle n’ait que deux ans de plus, Nojiko n'étudiait plus. Tout comme sa mère adoptive Bell-mère, elle cultivait aussi un oranger mais dans une orangerie qu'elle appela Cocoyashi et Nami y passait beaucoup de temps, appréciant la saveur sucré de ce fruit qui faisait entièrement partie de sa vie.
Nami resta silencieuse, songeuse quant à la réponse à donner. Ce ne fut qu'une fois arrivée devant la serre d'Orange qu'elle répondit, souriante :
- Oh, je me suis fait des amis.
Nojiko parut surprise d'abord puis sourit, contente pour sa sœur.
- C'est Bell-mère qui va s'en réjouir ! Sa turbulente petite dernière a enfin sympathisé avec d'autre enfant ! Ah, attends, ce sont des gars ?
- Ouaip, rit la rousse en se souvenant du pugilat de Sanji et Zoro, du long-nez d'Usopp et de la gourmandise de Luffy.
Pas vraiment les plus recommandés mais ce sont avec eux qu'elle s'y sentait bien.
Sanji entra par la porte arrière du restaurent le Baratie. Il prit d'abord soin de bien éteindre sa cigarette qu'il a terminé sur le chemin puis referma la porte derrière lui. Silencieusement, il fit son chemin vers le sous-sol de l'établissement en ignorant le boucan des cuisiniers quand il traversa la cuisine. Une fois en bas, il sortit une carte où seuls les membres du restaurant en possédait et entra dans le quartier des personnels, leur maison.
Alors qu'il se déchaussait et déposait sa carte dans le casier qui lui était disposé, une voix bourrue l'interpella.
- Tu es en retard, morveux.
Le blond referma son casier sans un mot, déposa son sac de cours sur son lit dans le coin de la grande pièce, sortit son agenda, vérifia son emploi du temps, échangea les cahiers et manuels s'il le fallait et laissa ceux avec des devoirs sur le côté. Enfin, il leva son regard vers la voix pour rencontrer celui du chef de cet établissement et aussi son tuteur, Zeff. Vieil homme blond à la moustache plus qu'improbable puisque tressé des deux côtés, c'était le cuisinier en chef du Baratie, restaurant qu'il a décidé d'ouvrir alors qu'ils étaient tous les deux affamés et sans un sou dans la rue. Sanji lui devait la vie pour l'avoir sorti de la misère, apporté de l'espoir quant à être cuisinier et surtout la chance de pouvoir être scolarisé et connaître les amis qu'il s'est fait aujourd'hui même. Sans vraiment sans rendre compte, il sourit et répondit doucement.
- Ouais. Je suis en retard, et alors le vieux ?
Zeff ne dit rien et se détourna pour remonter dans la partie restaurant, mais secrètement, il était bien content de voir cette expression si heureuse sur le visage de son petit protégé.
- Sale gosse, tu pourrais au moins me donner une raison d'être si content en rentrant du lycée alors que ça fait un an et demi que tu te plains que tu es entouré d'imbécile, marmonna-t-il pour la forme.
Zoro marchait tranquillement dans le calme de son district où à cette heure-ci tout le monde était déjà endormi. À 22h du soir. (Et surtout ne lui demandez pas pourquoi il était de retour aussi tard.) Il dépassa le dojo Isshin tenu par un japonais Kochiro, qui l'avait enseigné à lui et sa fille l'art du kendo quand ils étaient plus jeunes. Si la fille, Kuina, a poursuivi cet art en devenant championne dans ce sport, Zoro resta un élève lambda qui s'entraînait régulièrement et avait pour objectif de battre un vétéran du nom de Mihawk qui vivait dans sa résidence Kuraigana, du quartier Paradise.
Quand il entra chez lui, il ne put s'empêcher de remarquer à quel point c'était calme contrairement à quelque instant plus tôt où il faisait pratiquement une mini fête avec quatre inconnus à ce jour (alors que cela faisait un an et demi qu'il était au lycée) et un pion. Il sourit doucement en refermant la porte.
Usopp sifflotait joyeusement sur le chemin de retour. Il passa devant la clinique Sirop pour finalement se faire héler. Se tournant, il vit une belle blonde lui faire des signes à travers une fenêtre du premier étage.
- Kaya, belle soirée, ne trouves-tu pas ? Salua-t-il en frissonnant sous la brise nocturne.
- Eh bien, on voit effectivement bien les étoiles, ce soir, gloussa la jeune fille.
C'était son amie d'enfance, ils sont relativement proches étant voisins. Les parents de Kaya sont médecins et tiennent donc la seule clinique du voisinage. Tout le monde les apprécie, en particulier Usopp dont les parents ne sont pas présents mais il aimait surtout discuter avec leur fille qui est une bonne auditrice, même s'ils doivent parler en étant séparé d'une fenêtre et un étage à cause de la santé fragile de la blonde.
- As-tu eu une belle aventure, aujourd'hui aussi ? Demanda la jeune fille.
Le sourire d'Usopp s'élargit en repensant aux derniers événements. Là au moins il n'avait pas besoin d'inventer un récit, puisqu'il venait d'expérimenté une véritable tentative de cambriolage. Alors il leva son pouce et assura fièrement :
- Plus que jamais ! Mais tu m'excuses, je dois d'abord me reposer, je te raconterai tout plus tard.
- Avec plaisir, Usopp ! Bonne soirée ! Sourit Kaya.
Fier de son impression, il se dirigea tout souriant vers sa maison, même si elle était vide, car les souvenirs joyeux l'accompagnaient.
Aucun d'eux ne comprit pourquoi le lendemain, le professeur de musique Brook leur fit une spéciale prestation, même si Luffy en profita pour former quelque requête de morceau, ni pourquoi la professeure d'histoire Nico Robin leur sourit mystérieusement à leur rencontre ou encore que le charpentier Franky leur fit une courbette alors qu'il raccommodait une étagère pour la cuisine (parce qu'ils avaient non seulement poussé les vilains au point de déchirer des paquets de riz et pâtes mais une étagère fut aussi compris dans les dommages collatéraux, mais on leur pardonnait parce que c’étaient des petits héros, dixit le charpentier à la larme facile « - C’est si rare des âmes aussi bonnes de nos jours ! »).
Mais surtout, aucun d'eux ne comprit pourquoi ils ont commencé à être populaires parmi les étudiants.
Tout ce qu'ils savaient était que si trois secondes et deux premières se sont soudainement liées d'amitié c'était grâce à cette heure de colle, dont le bout fut la meilleure partie.
-Claire