La semaine de défis vue par Chloé
Du 12 à 16 Février
Premier jour : Lundi 12 février 2020 à 8 :00 – L’origine de la roulette
Et voilà, les filles sont parties. Non, non, ne croyez pas que je deviens déjà nostalgique juste parce que ces crétines ne m’ont pas dit au revoir comme il le faut dans les codes et que la veille au soir nous nous sommes quittées plus tôt parce qu’elles devaient se reposer afin d’être prêtes tôt pour le départ du lendemain, c’est-à-dire aujourd’hui même. Non, je ne suis absolument pas déçue.
Bon, d’accord si, un tout petit peu.
Vraiment peu. Après tout, j’ai moi-même imposé une petite distance après que ma mère ait jugé que j’ai de mauvaise fréquentation, même si elle a un peu changé d’avis quand je les ai invités à la maison pour Noël, mais bon, il était à ce moment trop tard pour s’inscrire au voyage, pas que je regrette. D’ailleurs, je ne me plains même pas du fait qu’elles partagent la même option pour les soins aux créatures magiques, parce que je reste sur ma décision que c’est vraiment dérisoire comme matière. Et non, je ne suis pas mauvaise langue.
Non mais, vraiment, je ne le suis pas. Je dis juste ce que je pense.
Et puis la dernière fois que j’ai voulu rester à les attendre jusqu’à la fin de l’heure, il s’est passé qu’on a rencontré un géant, le demi-frère du garde-chasse et à ce qui parait le professeur des créatures justement, alors maintenant si on me redemande encore de participer à cette option, je refuserai net, croyez-en moi sur parole. Et bon, comme je l’ai prétexté auprès des filles, mon père avait bien dit que c’était des broutilles de passer une semaine dans le Londres moldu en ratant des heures de cours beaucoup plus instructives. Ce n’était pas comme si je ne savais pas comment est la capitale moldu de notre pays.
Oui, enfin, je m’ennuie d’elles.
Me manque les théories frauduleuses de Clara qui aime comploter des farces envers son blond préféré, me manque les fabulations hasardeuses de Claire qui ne cesse de nous inventer des sorts tantôt incongrus tantôt utiles, me manque les mines un peu contrarié d’Harley qui n’est bonne qu’à ça (pas très glorieux, hein), elles me manquent. Beaucoup, trop. Extrêmement.
« Oh, pardon ! »
Par contre, je ne peux pas dire que les cours sont plus calmes en leur absence. Je me tournai vers la droite et vois Davison Célia en train d’agiter les bras dans tous les sens, la baguette en l’air qui parfois laissait échapper des étincelles. Le professeur Flitwick vint alors vers elle, sa baguette lévitant un coussin que ma camarade de blaireau est censée exercer une attraction et non expulsion. Je ne savais pas quelle tête j’avais en réalité, mais en tout cas, ç’a dû l’effrayer car elle s’excusa de plus belle et le prof mi gobelin me demanda de ne pas déconcentrer mes camarades qui faisent de leur mieux. Je me sentis alors très contrariée, ce qui a dû se lire dans les yards tout près car Tobias me tapota gentiment l’épaule.
« Tu devrais arrêter de froncer les sourcils, ça te donne l’air crispé. »
« Et puis, tu auras des rides plus tôt », intervint Ionise.
Pour toute réponse, je fronce d’avantage les sourcils, sans m’en rendre compte. Ils s’échangèrent alors un regard avant d’hausser les épaules. C’est ça, laissez-moi tranquille, je n’ai pas besoin de votre pitié.
« Ok, on te laisse, mais vraiment, pense à ta peau. Ne te laisse pas abattre parce que ces jalouses de ta beauté t’ont fait un coup fourré et se sont barrées direct au lieu de t’affronter de face. Ah, les lâcheuses ! Et dire qu’il y a une lionne. »
Il part sur cette déclaration pour réaliser à son tour le sort d’attraction en me laissant toujours un peu contractée, mais peu à peu je sentis un sourire m’étirer sur les lèvres. Non, mais vraiment, lui alors…
Au pire, je peux toujours passer mon temps avec lui, pour cette semaine, même si en vrai, ça se résume aussi à passer du temps avec son trio de bronze. Espérons qu’ils ne sont pas aussi fous et chiants (faut l’avouer) que Claire.
Le petit prof nous laissa nous balader dehors pendant dix minutes, le temps qu’on aille se dégourdir les jambes, parce qu’on avait quand même toute la matinée avec lui. Deux heures en compagnie des blaireaux et deux autres avec les lions. Deux maisons plus aucun intérêt quand certaines personnes ne sont pas présentes et puis, c’est quoi cette emploi ? On va cramer nos neurones avec quatre heures d’affilés, heureusement que c’est de la pratique.
Quand on revient, les Griffe étaient déjà en train de s’entraîner au sortilège de répulsion. Sérieux ? Je vais finir par croire que ceux qui ont choisi divination ont vraiment un don ! Mais dommage qu’elle soit un poil en avance, la Davison.
Je ne les ai jamais vraiment apprécié ces rouges. Ça n’a rien à voir avec la rivalité traditionnelle de nos deux maisons, mais c’est parce que franchement, ils ne font rien pour ce faire apprécier. Ben oui, quoi. Entre le blond prétentieux –qui depuis avait appris l’existence de sa magie éthérée, merci Devon, prend encore plus la grosse tête, bien qu’il ait quitté l’équipe de Quidditch- et la française au sourire réjoui qui se prend pour leur mascotte avec sa peluche de renard –et dire qu’elle a réussi à le rétrécir pour plus de facilité à transporter ; ah, mais oui, elle est dans le club de sortilège- en passant par la rousse aux cheveux de flamme et le blond lunetteux d’aviateur, des cas, je vous dis.
Un moment, après avoir exécuté repulso avec brio, je me tourne et vois Tobias et Ruben en pleine conversation avant de les voir ricaner. Ah, je n’en ai pas encore parlé de ce dernier et Macmillan, ce sont de vrais gamins –enfin, nous en sommes aussi, mais eux sont en 10 fois pire-. Non, mais cette maison, quoi.
À la fin de l’heure, je vois Tobias se précipiter rapidement aux cachots. Étrange. Bien qu’il ne déteste pas le cours de sortilège en quatre heures, il ne sort pas de la salle en courant même quand il a faim. Oui, il est peut-être gamin, mais il est exceptionnel, déjà le fait qu’il se retrouve chez nous, alors… Je le vois déraper dans un coin de mur pour rejoindre un couloir menant aux cachots. Tiens, donc, que compte-t-il faire à cette heure-ci, là-bas ?
Je décide de le suivre –on voit à quel point je n’ai rien à faire-.
Finalement, il se dirigeait vers la salle commune. En entrant derrière lui, je le vois grimper très rapidement les marches jusqu’aux dortoirs. Et je ne peux plus le suivre. Si encore on était dans les dortoirs comme les autres maisons, je l’aurais suivi (peut-être) car il s’agirait d’un dortoir commun et non privée. Parce que les chambres sont individuelles chez les Serpentard. Pourquoi ? Premièrement : c’est la salle commune la plus spacieuse et donc beaucoup plus de chambre à disposition, ensuite : depuis la fin de la guerre, la réputation de Serpentard n’a toujours pas grimpé, ce qui fait que pas grand monde ne souhaite y être envoyé –sauf Tobias, vous en conviendrez, mais j’ai déjà dit c’est une exception, non ?-. D’ailleurs, dans les étages supérieurs, beaucoup de chambres sont libres, ce qui est pratiquement le cas avec tous les autres étages à vrai dire, sauf le nôtre, car on est plus ou moins à des effectifs les plus complets. Faut dire, qu’on est tout de même autant que ces aigles, du nombre de 8.
Mon blond à lunettes finit par descendre avec un étrange plateau dans la main.
« Qu’est-ce donc ? » lui demandai-Je.
Il relève la tête avant de tirer une expression surprise en me voyant, ne s’y attendant sûrement pas. Je n’en fais pas grand cas et il se reprend.
« Ce que j’ai acheté durant les derniers vacances. De Noël », précisa-t-il.
« Et qu’est-ce que c’est ? » Je répètai, puisqu’il ne m’a pas vraiment répondu.
« Le jeu de la roulette de la boutique farce et attrape de Weasley. »
J’hausse suspicieusement un sourcil.
« Comme tu as l’air de t’ennuyer sans tes best » Je grogne à cette mention « je vais t’aider à chasser cette traitresse qui ose t’importuner si impudemment en te changeant les idées avec ce jeu. Tu vas voir, tu ne vas même plus y penser. »
Laissant échapper un gloussement, je lui dis avec un sourire taquin :
« Pour un peu, je croirai que tu me fais du charme. »
Ça lui arrache un rire.
Quand on rejoint finalement la grande salle, où des places manquantes ne pouvaient que se faire remarquer, je fronce les sourcils, contrariée, mais m’attablant sans rien dire avec les autres membres de ma maison. Si je pensais avoir un repas habituel et silencieux, c’est un peu raté avec le soudain commentaire d’un élève plus âgé au beau milieu du repas.
« Pas trop chargée avec les devoir de préfet, Higgs ? »
Le bougre a fait en sorte que ça s’entende jusqu’à cinq rangées plus loin. Notre unique préfète (puisqu’il fallait bien un qui reste, même si chez les rouges, il y’en a deux, ‘vont encore en profiter pour se la péter, ceux-là) relève son regard de son plat pour jeter un regard éloquent à son interlocuteur.
« Je ne me débrouille pas trop mal, et même si Raven n’est pas là, je suis tout autant compétente que quand il l’est. »
« Alors, tu n’es pas jalouse de ne pas avoir pu être de la partie ? Et profiter… » Continua l’autre, un sourire narquois.
Giovanna Higgs le fusilla du regard avant de retourner à son déjeuner, la faim lui manquant cependant. Je crois qu’il lui a touché une corde sensible.
Et quelque chose me dit aussi qu’il n’a non plus achevé sa pensée. Moi-même je suis tirée de mes pensées par le regard de la préfète maintenant braqué sur moi. Je me détourne pour me mettre à manger. Je croise par ailleurs le regard de Stewart à la table des Serdaigle. Ionise, pas Emil, bien que ce dernier semble un peu rembruni… enfin, plus que quand sa meilleure amie n’est pas là. Elle doit déjà lui manquer. Les deux cousins ne semblaient pas avoir très faim.
Le repas terminé, chacun vaque à ses occupations, car pour la plupart, la reprise des cours n’est que dans une demi-heure. Les tables se sont débarrassées.
« Bon, tu m’expliques comment on joue à ton jeu, histoire de ? »
« Ne sois pas impatiente, il nous faut d’abord des joueurs, on ne peut commencer sans », réplique Tobie.
« Ah, mais je n’ai jamais dit que ça allait m’intéresser », il me jette un regard incrédule « Enfin, tout dépend du jeu… »
« Oh, bah, alors pas d’inquiétude, tu ne peux que l’aimer, c’est dans le même genre que Qui ? Avec Qui ? Quoi ? Où ? De l’année dernière. »
« Je ne l’ai pas beaucoup aimé, d’autant plus que mon action a été vraiment nul », je marmonne en me souvenant de ma farce.
« Oh, aller, ne fais pas ta difficile. »
Sur ces mots, il m’entraîne comme je l’ai senti à la table des bleus.
« Salut, les gens ! Vous êtes occupés ? »
Question rhétorique puisqu’ils sont en train de discuter d’un sujet qui n’est animé uniquement pour eux.
« Oui, on est occupé à se donner une prévision du cours d’histoire qu’on aura là, tout de suite ! » Lui répond Devon, tout sourire.
Le pire c’est que quand il est comme ça, on ne sait jamais s’il est sérieux ou juste taquin. En tout cas, Tobie ne l’a absolument pas pris au premier degré.
« Oh, bah, ça va, j’ai quelque chose de mieux à vous proposer. »
Allant jusqu’à balayer de la main. Devon lui répond d’un rire bref. Des fois, mon camarade est doté d’un de ces culots. Serait-il en train d’insinuer que leurs conversations sont inintéressantes ?
« Eh bien, dis-nous un peu ce que tu as de si intéressant ? » demanda Weasley.
Sentez le défi qui en émane de cette phrase provocante. Lui souriant largement, Tobie fait ce qu’elle lui demande sans prendre en compte du ton.
« Vous voulez jouer à un jeu, histoire d’occuper un peu notre amie, ici présente, qui s’ennuie de l’absence de ses amies ? »
Euh, Ouh là, pourquoi tu me mets tout sur le dos, d’un coup ? Tandis que les autres de la tablée se tournent curieusement vers moi, Wyatt Devon reprend :
« Et tu veux jouer à quoi ? »
« À la roulette. »
Potter a un rire suintant d’ironie. Oui, après tout, il doit bien connaitre ce jeu de société vu qu’il vient de la boutique de son oncle.
« Sans moi. » Réponse sans appel, en voici en voilà.
« Je me doutais bien, et vous ? » Pivote Tobias vers le reste de la tablée.
« Ça me tente bien ! » Pourquoi est-ce que ça ne m’étonne pas de la part de Devon ? (Remarque celui de Potter non plus) Surtout quand on voit son énorme sourire qui signifie un extrême amusement, aux dépends des autres.
« Je veux bien être de la partie aussi », s’exprima Rose Weasley avec un sourire aussi mutin que son ami, au détriment de son cousin.
« Nous aussi ! » S’écria Jeskar en passant son bras autour des épaules d’une Heartfilia toute rouge. L’air de dire j’espère ne pas avoir à regretter.
« Oh, de quoi vous parlez ? » Intervient une voix fluette et guillerette reconnaissable entre-mille.
Lolie au double-nom qu’est Boa-Cameron, dont ça me soûlerai trop d’appeler ainsi, apparu du côté libre de son amie brune à la courte chevelure.
« Du jeu de la roulette », lui répond aimablement Tobie « Tu veux y jouer ? »
Un étincelle brille dans les yeux de l’auburn violacé qui esquisse un large sourire en confirmant sa participation. Tant mieux, un moment j’ai cru qu’elle allait nous sortir une réplique comme quoi depuis quand est-ce que les verts et rouges traînent ensemble ?
« Bah, tiens, depuis quand les gryffondors et serpentards côtoient ensemble sans qu’il n’y ait de tension ? »
Ah bah, si, il y a quand même un idiot pour dire ça. Adrian DucSiron approche d’un pas nonchalant avec un large sourire.
« Qu’est-ce qu’il y a ? Tu as quelque chose à y redire ? » Rétorque Tobias, néanmoins sur le ton de plaisanterie.
« Non, absolument pas ! Je suis pour l’unification des maisons ! »
« Bah, alors, t’as rien à dire là-dessus», lui répond Tobie, narquois.
« Rho, c’est juste pour meubler la conversation qui semble s’éteindre », rétorqua DucSiron en lui donnant un coup d’épaule.
« Où t’as vu qu’elle allait s’éteindre ? Tu vois bien qu’on est en plein discussion, animé en plus », riposta aussitôt l’autre blond en lui donnant un coup de tête.
« Ah ouais et je peux y prendre part sans me faire agresser aussi ? » Continue le lion en forçant également son front.
En voilà une conversation de garçon, je parie que cela vient du né-moldu. Ce n’est en rien un préjugé, seulement je ne pense pas que les sorciers de chez nous ont ce genre de réaction. Remarque, je ne connais pas les comportements des gars... Bref, je me racle légèrement la gorge pour rappeler notre présence.
« Bien sûr, si tu arrives à suivre jusqu’à la fin de la partie ! » Se reprit le serpent en se redressant avant de reprendre en regardant par-dessus l’épaule de son interlocuteur « Eh, Ruben, toi aussi t’es de la partie, hein ! »
Un rire approchant lui répond.
« Bien sûr, je suis même celui qui a proposé ! » Fit le rouge avec évidence.
« Bon, alors, j’insère les noms ! » Cela dit, il prend sa roulette version plateau d’échec et énonce les noms des participants. 9 au total, sachant que cette roulette n’accepte qu’un nombre pair, Tobias doit soit enlever un participant soit en ajouter un. « Eh, les gars, vous voulez aussi jouer ? » Hèle-t-il les cousins Stewart. Dis donc, tu sais compter ou quoi ?
« Très peu pour moi », maugrée Stewart. Emil pas Ionise, remarque c’est pas mal aussi, qui lui tint un autre discours :
« Cela me semble effectivement divertissant, je souhaiterai y faire part. »
« Si même le Stewart serpentard est intéressé, pourquoi pas celui des Serdaigle ? »
Le dit aigle redresse sa tête de son activité, qui est sans surprise des essais de sort sur un bout de parchemin, et jette un regard mauvais à Boa.
« Je déteste quand on me fait ce genre de réflexion. Io et moi ne sommes pas jumeaux ni frères, je ne vois pas pourquoi je dois faire ce qu’il fait. Et puis, si je refuse c’est bien pour une raison. »
« D’accord, d’accord, on n’insiste pas... » Tempéra Alfred en sentant la tempête.
« Mais on peut savoir quelle est ta raison ? » Demande Adrian.
Emil hausse un sourcil, suspicieux.
« On a dit qu’on n’insiste pas ! » S’indigne Alice.
Mais il ne semble pas s’en préoccupé.
« Cela ne m’intéresse tout simplement pas. »
« Ah, ce n’est pas plutôt que ton amie n’est pas là que tu ne souhaites pas prendre part au activité commun ? » S’étonne à son tour Smith.
Emil maintient son sourcil levé. Ils ont décidé de se liguer contre lui ou bien ?
« Je n’ai pas besoin de Claire pour me sociabiliser. »
« Pourtant, c’est surtout grâce à elle que tu arrives à aligner plus de deux mots avec les autres », intervient son cousin.
L’autre lui jette un regard qui fait passer tous ses mauvais sentiments.
« Tu ne peux rien faire sans elle, hein ? » taquina Devon.
« Elle t’est indispensable et tu ne peux supporter une longue séparation » Étrangement, quand c’est Weasley qui le dit, il y a comme un sous-entendu.
« C’est vrai, sa présence m’est essentielle. »
Ouah, dit comme ça, on croirait une déclaration.
« Tout ce que je fais n’aurait plus aucun sens si elle n’est pas là. Il faut qu’elle soit à mes côtés actuellement sinon mon cerveau ne pourrait être stimulé et je ne pourrai pas avancer sur mon projet que je fais spécialement pour elle. »
En plus, il continue sur cette lancée. Il se moque de nous ou bien… ?
« C’est ce que vous vouliez entendre, hein ? » Achève-t-il.
Silence dans l’assemblée. Il y a comme une impression de s’être fait avoir, néanmoins il y’en a bien un qui est plutôt satisfait du résultat. Potter, qui n’a pas à se sentir mêlé –moi non plus, d’ailleurs- soupire, ce qui réveille Tobie.
« Bon, alors, nous sommes 10 à y jouer ! Maintenant, que chacun m’écrivent des actions qu’ils veulent sur un bout de parchemin. »
On reste encore pantelant tout en se demandant où peut venir l‘inspiration.
« Et plus vite que ça ! J’aimerai qu’on ait au moins une partie avant de retourner en cours ! » Presse mon condisciple.
« Bah, pourquoi ? On ne pourra pas forcément le faire à temps. »
« J’imagine que ça traînera juste dans la journée. Enfin, l’après-midi de ce qu’il en reste », je commente.
« Oui, comme ça, c’est beaucoup plus marrant ! »
Sans dire un mot de plus, avec toutefois des sourires entendus, les joueurs saisissent une plume et parchemin coupé en morceau avant de noter une action qui leur vient sur le coup. Une fois fait, chacun mit son bout dans la petite urne qui fait partie de la roulette. Tobie prit alors un malin plaisir à secouer le jeu afin de bien mélanger les parchemins pliés. Une fois fait, il demande à une main innocente de tourner la roue. Potter est désigné pour le faire, grand bien lui en fasse, car l’aiguille tombe sur Heartfilia. L’urne libère aussitôt un morceau au hasard que Potter attrape tant bien que mal.
« Donc, Alice doit… donner du chocolat à…au professeur Malone. »
En temps normal, les gens se seraient insurgés d’une telle bassesse et protestés, mais pas elle. La brune laisse échapper un gémissement, dans le genre : je savais que je n’aurai pas dû jouer.
« Eh bien ? Saint-Valentin à l’avance ? »
« En plus, je suis sûre que tu avais préparé un paquet pour un autre. »
Heartfilia jeta un coup d’œil d’avertissement à Weasley mais aucun mot n’en sort. Elle prit une longue inspiration avant de baisser la tête, résignée. Qu’est-ce qu’elle s’était décidée ?
« Je…je vais chercher du chocolat… » Bah, visiblement Weasley a eu faux.
« Tu auras plus de chance en allant dans les cuisines », lui renseigna la rousse.
Ayant probablement pitié de sa camarade –et s’estimant heureux de ne pas avoir été dans le coup-, Potter décide de l’accompagner. Après tout, lui aussi connaissait très bien les passages secret, héritage familial oblige.
« Bon, on n’a plus qu’à attendre qu’ils reviennent vite pour voir le résultat. »
« Imagines qu’ils traînent exprès des pieds pour retarder l’échéance et ainsi ne pas se faire ridiculiser en public. » énonce Ruben Smith.
« C’est possible, après tout rien n’interdit cette ruse. Seulement, je ne compte pas rater cette occasion de voir une réaction de notre directeur », répondit narquoisement Tobias.
On entend soudainement Emil toussoter. Quand on lève notre regard vers lui, il désigne la table voisine. Une personne nous observe de notre table. Pratiquement tout le groupe sursaute –vive la discrétion-, mais contre toute attente, il ne s’agit pas de la voyeuse habituelle. Animera Malone nous toise étrangement, Laura Cavallone doit surement cavaler autre part.
« De quoi parles-tu à propos de mon père ? » Demande la nouvelle arrivante.
Pourquoi apparait-elle pile à ce moment pour entendre cette partie de la phrase ? Espionne-t-elle à la solde de son papa ? Non, si c’était le cas, elle serait intervenue plus tôt, lors de l’annonce de l’action.
« Oh, rien de méchant, on pronostiquait juste quel serait sa réaction quand il recevra une déclaration », répond joyeusement DucSiron.
À insister sur la note joyeuse car le large sourire ne voulait pas s’en décrocher. La fille du ténébreux des cachots haussa un sourcil intrigué.
« Enfin, il recevra juste des chocolats qu’Alice doit donner dû à une action », préfère préciser Weasley, pour l’honneur de son amie.
« Cependant, on est un peu embêté car on n’a visiblement plus le temps pour voir l’effet que cela provoquera sur notre professeur », ajoute Devon.
« Oh ? Eh bien, réjouissez-vous, dans mon extrême mansuétude, je vais vous filer un coup de main et aller prendre un cliché de mon cher paternel. »
Et très visiblement, sa clémence n’atteint qu’une partie de son visage, dont les yeux sont rongés d’une lueur extrêmement espiègle. Je suis sûre que les autres ont également remarqué et ont le bon sens de ne rien commenter. Déjà, elle a nous a fait le don de nous faciliter sans rien demander en échange, alors on ne va pas compliquer la chose en le lui faisant une remarque.
« Mais c’est quel genre de jeu ? » Demande une autre voix.
Avec surprise, on se tourne à présent sur le côté droit de notre interlocutrice. Luxchana Moon star se tient tout près et nous fixe avec curiosité. Enfin, la boîte.
« Le jeu de la roulette », répond Tobias. Soudain, un sentiment de déjà-vu me prend « tu veux y jouer ? »
Ah, ça y’est, ça me revient. Il a fait le même coup avec Boa –c’est son nom à partir de maintenant-. Moon star montre une expression surprise sans répondre.
« Oh oui, ça à l’air amusant ! On peut nous aussi ? » Interrompit une voix.
Encore une fois, on dirige notre regard sur la nouvelle venue. Les nouveaux. John Hopkins, accompagné de son fidèle Kenneth-aux-yeux-blasés-Boot, approchd à grand pas, attirant par la même occasion mon martyr de ce matin.
« Chloé participe ? » Demanda Davison en me fixant. Je la regarde, perplexe.
« Oui, je participe. Tu vas désister ? » Je fis, taquine.
Piquée au vif, elle rougit en secouant énergiquement sa tête, demandant à être de la partie, tout comme les deux garçons qui insistèrent à nouveau. Et comme l’autre blond ne peut rien refuser pour plus d’amusement –et plus de folie aussi-, insère leur nom, ce qui nous ramène encore au problème précédent. Nous sommes en impair avec 13 joueurs. Tobie est presque gêné de proposer encore aux filles. Maintenant, faites que l’une des deux refuse. Et coup de chance :
« Non merci, devoir suivre Heartfilia et prendre mon père et flagrant délit est suffisamment stimulant pour moi », répondit aimablement Malone.
« Dis oui, Lux, ça ne pourrait qu’être amusant », persuade Davison.
« Bon, oui…je veux bien joueur », cède Moon star.
Manquerait plus qu’elle refuse et nous laisse dans notre pétrin de nombre impair. Tobias, toujours en mode chef, leur demande des actions que les quatre nouveaux joueurs ajoutent tous dans l’urne, plié en quatre. Cependant avant qu’on ne puisse faire un nouveau tour, il était l’heure de retourner en cours. Et comme on ne se revoyait plus avant le repas du dîner, on s’est dit qu’on pouvait au moins reprendre après la dernière heure de cours, les runes anciennes. Les quatre qui ne suivent pas n’auront qu’à nous rejoindre, DucSiron (étonnant qu’il n’ait pas pris l’option, hein ?), Davison (elle non plus), Boot et Hopkins.
D’ailleurs, dans le cours de celui-ci (le prof, pas le fils, hein), il fut assez surpris de voir arrivé une élève en retard. En effet, Malone a bien tenu parole et a bien suivi Heartfilia pour voir la grimace de son paternel adoré. Ma camarade s’excusa en exhibant un mot rédigé par ce dernier avant de s’installer à côté de Hopkins (l’élève, pas le père) –la seule place vacante, car le prof veut qu’on soit hétérogène dans son cours surtout quand on est en groupe de deux maisons-. Son voisin ne tarde pas à s’enquérir des nouvelles discrètement (il s’agit tout de même du cours donné par son père) –tiens, ça leur fait un point commun à ces deux-là-. Et au vu de son sourire fleurissant, le spectacle a dû être bien louable. Et si à l’heure suivante, les rougeurs apparaissant sur les joues d’Heartfilia, rien qu’en croisant son regard, nous confirment bien un moment de gêne extrême pour elle, on n’en sut jamais rien de plus.
Vient enfin le second tour, à la sortie des cours, une main innocente fut désignée en la personne de Carmichael Sean pour tourner l’aiguille d’un nouveau gage.
« Voyons, Wyatt doit donc… chanter dans la grande salle. »
Qui l’amuse. Fortement. Fait prouvé par son haussement de sourcil et sourire. Le désigné était, quant à lui, abasourdi par la demande qui lui a été faite. Chanter, dans la grande salle toujours rempli d’élève, même en dehors des repas ? Comme une chanson moldu -ou sorcière- ? Un soudain un souvenir d’un jeu de l’an dernier me revient, Jeskar avait bien chanté une chanson moldu, dont l’air été des plus détestable… j’espère pour ce sang-mêlé du nouveau monde qu'il ne va pas nous sélectionner un morceau dans le genre. Quoiqu’il en serait bien capable.
« Euh…, j’ai besoin de préparation. »
Chacun alla de sa réaction, la plupart opta pour un sourcil soulevé.
« Pourquoi donc ? Tu comptes nous faire un concert ? » Fit finalement Tobias.
« Oh, ça pourrait être pas mal. Et tu le feras avant le dîner, histoire de mettre de l’ambiance », s’exclama Boa en frappant des mains.
« Et pour fêter le départ de ces ingrates », je sifflai entre mes dents.
Au tour du concerné d’hausser un sourcil. Toutefois, confus.
« Mais ce n’est pas… »
« Qu’ouï-je ? Il y aura un concert au repas de ce soir ? » Intervint Malefoy.
« Et visiblement, c’est notre américain qui en sera la vedette », rajouta Goyle.
« Tu vas donc nous chanter un de ces chansons moldu dont tu es si fier, j’imagine ? » se joignit Nott à la taquinerie générale.
Et comme le quatuor de sang-pur passe à côté, ils ne risquent pas de laisser passer ça. Suivant les rumeurs qui courent dans les couloirs, il ne faudrait pas les contrarier sinon ils vous feront passer un sale quart d’heure et vous en ressortirez traumatisé. Apparemment, ils ont une réputation de représenter une forme de terreur aussi impressionnante que la nôtre, bien que leur véritable effectif se compterait à trois, puisque Zabini ne semble pas faire grand-chose. Bref, tout ça pour dire que Devon est d’ores et déjà fichu en s’étant fait attraper par cette bande de fripouille.
« Bon, eh bien, on compte sur toi pour nous divertir », rit allègrement Nott.
Malefoy et Goyle ricanent en tournant les talons, Zabini se contenta de nous dévisager un moment avant de s’éloigner. Qu’est-ce que je disais, rien du tout. Laissés entre nous, on se tourne vers le désigné.
« Comme l’a si bien dit Elias, ne nous déçois pas », Jeskar lui tapota le dos.
« Oh, ne fais pas cette tête, tu as encore une heure pour te préparer ! » Rassura Davison avec une moue.
Ce fut sur cette déclaration qu’on le laisse digérer l’information et se préparer, encouragé par ses deux meilleurs amis. Quand l’heure s’écoula, le groupe de joueur, moi inclut, attendons avec impatience l’entrée en scène du blond. Mais si le temps filait, lui n’apparaissait pas.
J’espère qu’il n’a pas filé. Même si sa maison n’est pas réputé pour être brave, ils sont assez intelligents –pas autant que nous- pour ne pas fuir. Pendant que je me servais un verre, plongée dans mes pensées, la grande porte s’ouvrit et deux élèves accédèrent en marmonnant. Potter et Weasley rejoignent leur table.
« Je ne vois pas pourquoi il est stressé comme ça, il chante pourtant tout le temps », chuchota la rousse.
« Oh, laisse-le, il a bien le droit d’être stressé », lui rétorqua son cousin.
« Mais regarde où ça l’a mené l’année dernière ! » Siffla sa cousine.
Tels sont les seules bribes que j’ai pu distinguer, mais du coin de l’œil je peux aussi voir une grimace s’étirer sur le visage du brun, qui tourne son regard vers la porte. Ce que presque toute notre bande fait sans être conscient. Les deux battants finissent par s’ouvrir à nouveau alors que les plats apparaissent, mais pratiquement personne n’y fait attention car le spectacle qui s’offrait à eux était beaucoup plus attrayant.
En effet, si au début de la soirée, on n’entendait plus parler de notre futur star n'était pas parce que ce dernier était allé réfugier pour se lamenter, mais bien pour se trouver au calme avec ses amis et parvenir à se concentrer. On ne pouvait après tout que penser ça en le voyant débarquer avec un style totalement différent du sien habituel. Wyatt Devon avait troqué de l’uniforme réglementaire pour un t-shirt blanc et moulant, donc à taille vraiment petit vu qu’il est si fin, d’un jean large et long –en gros : grand- et d’une paire de lunette. L’éclairage de la grande salle est soudainement vacillant et on pouvait voir que quelque bougie s’éteignait à intervalle régulier. Rien d’inquiétant car si on observe bien dans la rangée élève, une tête rousse avait le visage levé sur le plafond plutôt que sur le nouveau venu –qu’elle venait de quitter- et dont la bouche laissait échapper une incantation. Son voisin, aussi cousin, saisit discrètement sa baguette pour la pointer sur le carnet laissé malencontreusement au sol et juste devant son ami. Qui se transforme en une estrade, rien de bien impressionnant mais quand même, qu’enjambe l’outre-mer et la musique retentit. On ne savait trop d’où d’ailleurs, mais toujours est-il que cela résonne dans toute la grande salle et que le visage de Potter et Weasley se tournent vers Stewart, Emil, souriants.
Au fur et à mesure que la cadence de la musique avance, une voix finit par s’élever pour accompagner. Et quelle voix. Même les paroles quelque peu étranges ne sont que secondaires par rapport à ça.
Et quand il entonne le dernier refrain, pratiquement tous les visages féminins ont un regard brillant sur lui. Il termine la chanson avec le titre visiblement, Super Psycho Love, il y a encore un peu de musique de fond, mais il descend de son estrade de fortune qui se métamorphose à nouveau en sa première forme. Les lumières redeviennent stables et il s’avance sans un mot de plus à sa place, le bloc-notes coincé sous son bras, les joues enflammées. Ce fut une grande salle silencieuse qui accueille le concert improvisé. Puis, on applaudit.
« Merci pour cette jolie performance, monsieur Devon », fqit la directrice.
Il est alors encore plus rouge qu’il ne l’est déjà, surtout quand d’autres applaudissements suivent. Ôtant ses lunettes qui lui donnent un air geek, il rentra sa tête dans ses bras, cachant cette face encre jamais connu.
À la fin du repas, il est calmé, mais il gagnd nombre d’admiratrices qui le félicitent à nouveau, histoire de le rendre gêné. Lui au moins sera assuré d’avoir du chocolat pour après-demain. Le jeu ne s’arrête pas là, voyant à quel point,on pouvait s’amuser, Carmichael décide de rejoindre la partie. Si Tobias fut bien content, j'en soupire intérieurement. Pourquoi, ils ne viennent pas plus tôt ? Cette fois-ci comme les autres fois, on a pu s’en sortir grâce à Cavacanti Elise aux cheveux de flamme pour nous dépanner, visiblement, elle voulait y participer depuis la fin des cours, où devant la salle de runes, on s’était mis à moquer de Devon, pour l’action qu’il allait faire.
J’ai l’impression que plus on avance dans la partie, plus il y a des joueurs. Heureusement que cette fois-ci est moins pire que la première fois, avec un effectif réduit à la moitié, mais nous sommes tout de même bien nombreux, surtout qu’après, on ne passe qu’un tour. Enfin, comme le proverbe : Plus on est de fou, plus on s’amuse. J’espère bien.
Deuxième jour : Mardi 13 février 2020 à 8 :00 – Quatre rouges
Au petit-déjeuner du mardi martin, nous n’avons pas perdu de temps pour direct enchainer sur le jeu. Et comme la présence de deux bleus est optionnel car ils commencent une heure plus tard et ayant déjà fait leur part du travail (pas le cas des rouges), trouver une main innocente fut quelque peu difficile, car on ne voulait pas que d’inconnu vienne interférer. Heureusement, Emil est un lève-tôt même si son emplois ne le demandait pas, il tourne l’aiguille avant de direct retourner à son affaire (inutile de préciser laquelle, hein). Du coup, c’est Tobie qui attrapd la feuille tant bien que mal avant de la lire.
« Lolie doit se déguiser en lapin pour une journée. »
La rouge sursaute comme si on l’apostrophait violemment. Elle restd un moment figée avant de se reprendre en regardant le liseur.
« Et où je peux me procurer un déguisement de lapin ? »
« Oh, en ce qui concerne les costumes, je crois qu’on sait tous où il faut aller chercher », susurra Ionise, narquois.
« Oui, je suppose savoir de qui tu parles, seulement elle n’est pas là, on ne va pas aller fouiller dans ses affaires », contredit vivement Weasley.
« Je pense qu’elle ne prendra pas mal le fait que ses affaires ont pu nous servir en son absence », je commente, bras croisés.
On me regardd soit avec un sourcil levé, soit un regard blasé, certains sachant pourquoi mon comportement. Oui, car on parlait bien de Claire, et mon mépris face à son absence n’est que expliqué.
« De toute façon, on n’a pas le choix, on ne peut pas aller en acheter une à Pré-au-lard car on n’a pas le droit », annonce Cavacanti, exaspérée par la tournure.
« Et puis, ce n’est pas comme si on allait le salir ou quoi », ajoute DucSiron avant de se tourner vers Boa « Tu ne le feras pas, hein ? »
Celle-ci secoue fortement la tête, outrée qu’on puisse penser ainsi d’elle. Weasley est alors désignée pour l’accompagner, étant donné qu’elle est la seule de sa maison et de toute façon il s’agit du dortoir féminin. Ça simplifie bien. À leur départ, un petit silence s’installe alors qu’on entendait encore les tintements des couverts de ceux qui mangeaient. Smith déclara, un peu ennuyé.
« Et si on continuait ? On ne va pas perdre du temps à les attendre alors qu’on peut bien faire une autre partie pour le moment. »
« Oui, mais imagine que le prochain tombe justement sur Rose qui vient de partir ? » Argumente Davison.
« Eh bien, il doit y avoir une chance 14, à part ça, autre remarque ? » Fait Boot.
Efficace ce gars. Seulement, s’il n’a pas trouvé sa place chez nous, c’est parce qu’il n’est pas assez malin :
« Oui », lui répondit son ami Hopkins avec défis « qui tourne ? »
Bien envoyé. On ne peut en effet rien faire tant que ce n’est pas une main innocente qui tournera et Emil sera trop agacé pour le faire à nouveau. Un peu embêté, Tobias virevolte dans tous les sens, dans l’espoir de trouver quelqu’un de plus ou moins connaissable. Il s’arrête finalement avec un sourire.
Animera attrape le bout plié éjecté en plein vol. Dépliant sans se presser, elle lit :
« Doit s’habiller en fille/garçon avec la coupe qui va avec. »
Et l’aiguille s’était arrêtée sur Rose. Je fusille Davison du regard. Qui a un mouvement de recul même si attablée. Ce brusque geste surprend tout le monde.
« Pourquoi tu lui fusilles du regard ? » Défend Moon star sa camarade.
« Parce que j’ai l’impression qu’à chaque fois qu'un des options divination dit/fait quelque chose, l’instant d’après cela se passe réellement. »
« À croire qu’ils ont vraiment un don ? » Me taquina Tobie.
« Il y avait tout de même qu’une chance sur 14, comment ça se fait que ça tombe pile sur elle ? »
« La force psychique ? » Raille Smith.
« De qui ? » Demanda une voix derrière nous.
« En parlant du loup. Tiens, Rose, tu devrais remonter », rit Tobie.
Weasley hausse un sourcil en saisissant le papier. Une fois fait, elle écarquille les yeux avant de nous regarder à nouveau.
« Estime-toi heureuse, tu as encore une heure pour quémander des accessoires », lui répond Cavacanti.
« Non, mais…la coupe qui va avec…ça veut dire que je dois les couper ? »
« Je pense que ça veut bien dire ça », déclare Jeskar.
Tiens, je l’avais oublié, lui. Il a été silencieux. En réfléchissant bien, si elle se coupait les cheveux, ça donnerai presque un second Jeskar. Même si ses cheveux sont plus flamboyants que son condisciple.
« C’est sûr qu’après ça, tu ne les auras plus… » C’est ce qu’on appelle un travestissement « Bon, si tu veux je me charge de te trouver une potion pour régler ça à ma pose de 11 heures. »
La rousse hoche alors la tête timidement avant de se tourner sur le côté. On fait de même pour voir un lapin tout rose.
« Haha, son pyjama est rose bonbon ? » se marra DucSiron.
« Ça ne m’étonne même pas d’elle », marmonna Ionise.
« Je crois qu’il est l’heure d’aller en cours », s’exclame Animera, restée à côté pour profiter du spectacle.
Et ce n’était pas la seule, Boa n’était déjà pas très à l’aise dans un pareil accoutrement mais fut très gênée en interceptant le regard ébahi de Cavallone. Assez surprenant, faut l’avouer, je ne pensais pas qu’elle pouvait avoir des expressions. Comme Zabini, en fait, mais version féminin.
« Je pense que le lapin devrait se prendre un sort de détournement pour la journée, histoire d’éviter d’être questionné », note Ionise.
« Surtout de la part des prof », ricane DucSiron. Vite suivi par les autres gars.
Moon star se porte volontaire pour jeter un détornus sur le costume. Boa disparait. Enfin, pas vraiment puisqu’elle est bien devant nous, seulement on ne la voyait plus parce que le sort faisait en sorte à ce que notre vision ne puisse l’atteindre. On laisse alors les bleus et rouges pour le cours de défense. Qui est un peu brouillon, faut dire que certain étaient beaucoup plus préoccupés par ce que allait nous montrer Weasley que le cours sur les épouvantards, dont nous en verrons jamais un.
Et ce ne fut pas décevant. Vêtu(e) de l’uniforme masculin, composé d’une chemise blanche ; cravate bleu-bronze et d’un pull col V bleu marine -jusqu’ici ça va, c’est le bas qui change- un large pantalon bleu marine, une paire de mocassin pour homme de couleur noir -Elle a fait l’effort jusqu’aux chaussures, pourrai-je en penser de même pour les chaussettes ?-, son visage aussi à prit des traits différents. D’abord la coupe, comme promis, elle les a coupé –et pas juste mis un genre de chapeau/casquette qui puisse les cacher, mais ils ont vraiment disparu ; ça ne va pas plaire à une, ça- courts. Très courts. Puis, pour se donner encore plus un air masculin, elle a fait en sorte que la forme de son visage soit plus dure, grâce aux maquillages –et surement d’un coup de main de Boa-, lui donnant une forme plus carré, dirons-nous. Quand notre groupe vert s’est approché des bleus qui étaient dans la serre et face au plan de travail car venant de commencer, on ne peut qu’entendre leur fou rire.
« Que se passe-t-il ? »
« Vous ne devinerez jamais qui on a rencontré avant de venir ici », rit Jeskar.
« En effet, mais vous allez nous le dire, n’est-ce pas ? » Sourit Tobie.
« Eh bien, commençons pas le début ! »S’exclama joyeusement Devon « comme vous le savez, certains se sont levés bien tôt pour faire un certain jeu, et d’autre -réveillé par un bruit de recherche- ont dû aider leur camarade à se travestir afin de remplir la demande. »
« Bien qu’au début c’était aller fouiller dans les affaires d’une camarade absente », commente Heartfilia, ou reproche.
« Elle a alors emprunté des affaires un peu à droite à gauche, sollicitant notamment la famille, tant qu’à profiter d’en avoir au moins deux à côté, qui coopère sans trop questionner », poursuit Nott.
Du coin de l’œil, je vois Malefoy hausser un sourcil en s’installant à ses côtés.
« Une fois le changement d’apparence fait, nous nous apprêtons à rejoindre les serres qu’on fait une surprenante rencontre », enchaîne Jeskar, tout sourire.
« Par le plus grand des hasards, il se trouve que notre cousin Fred commençait aussi à cette heure-ci. Ce qui par conséquent en revient à dire l’arrivée massive de sixième année, même si ça veut aussi dire de mauvais venu », plombe Potter en songeant à la mésaventure lié à un crétin de blond en sixième année, non enfin deux crétins (pas blonds, l'autre est brun, ça vous dit quelque chose ?).
« Oui, enfin, ce n’est pas de ça qu’on veut parler, d’autre membre du clan Weasley ont rameuté en voyant le changement vestimentaire et de coiffure de leur cousine -qui dernièrement ne cessait de vanter la lisseur de ses cheveux- avant d’éclater de rire », rit Devon.
Ionise arque un sourcil et s’installe sans un mot face à son cousin qui ne semblait pas si distrait par l’emballement général. On lui incite à continuer.
« Bon, donc ils ont vu la tenue particulière de Rose, et étaient très amusés par le pantalon dont ils se demandaient d’où il provenait –de la malle d’Emil, à vrai dire- avant de vite tourner le sujet sur le point hilarant. »
« Je n’aurais jamais pensé qu’ils diraient ça devant nous… », Fait Heartfilia.
« Oui, bon, qu’est-ce qu’ils ont dit ! » S'impatiente Tobias.
« On dirait que tu bandes. »
Silence. On loucha un peu vers l’endroit indiqué avant de tourner vers Emil.
« C’est l’effet du pantalon trop large ! » S’exclama la rousse, rouge.
En effet, un pli prouvant la largesse du pantalon était surélevé donnant l’impression qu’il y a un membre vivant en dessous. Puis, plus fort que nous, on finit tous par pouffer de rire, d’autre éclatant de plus belle. Il y a aussi des exceptions comme Zabini, qui se contente d’hausser un sourcil et Malfoy ainsi qu’Emil qui souriaient simplement. Quand à Kylian Entwhistle, c’est encore autre chose.
Le professeur Londubat nous retrouve ainsi, 15 élèves assis à leur place mais dont le deux tiers avait le visage couvert par le bras, tentant de calmer leur fou rire. Un peu déboussolé par notre comportement et se questionnant sur la tenue plus qu’incongrue de sa nièce qui ne peut lui répondre avec précision, il ne s'attarde néanmoins pas trop en nous donnant les consignes sur la nouvelle plante, mire, à étudier. Il n’empêche, pour nous donner un bon moment de gaîté, Weasley a sacrément bien réussi son coup. Je n’ai plus qu’à vite trouver une potion pour repousser ses cheveux pour la remercier. Et si j’utilisais la plante comme ingrédient justement ? D’ailleurs, je m’y attelle tout de suite après le cours de botanique (à nouveau) avec les blaireaux, comme promis.
Tobias a décidé de me tenir compagnie en me prêtant son chaudron de rechange qu’il garde précieusement dans sa chambre, des fois qui lui prend de faire des expériences de minuit… Je suis sûr que ça lui prend vraiment certaine nuit. Bref, je me suis retrouvéd finalement dans sa chambre car hors de question que ça soit le contraire (il me fait vraiment du charme ?), avec le peu d’ingrédient qu’il avait en sa possession, comment d’ailleurs ? (Je crois préférer ne pas savoir) Tandis que j’essaie plusieurs variantes avec les feuilles de mires (broyés ; morcelés…), lui s’amusait à tenter autre chose (ne sait-on jamais, ça peut servir pour les prochaines actions à venir, à moins qu’il prévoit le sien ?)
Bref, un peu après l’heure de la pause déjeuné, on finit par descendre à la grande salle, rejoindre les autres joueurs, qui n’attendent que nous.
« Que faisiez-vous ? On a attendu pour la suite du jeu. » Puisque l’investigateur et gardien du jeu était avec moi.
« Vous avez surtout mangé », je dis d’un ton sans réplique.
« Bah, vous aussi vous devez, du coup on doit encore attendre », se plaint Boa. Elle avait ôté la capuche (car le sort ne touchait que son habit voyant) pour qu’on puisse la voir.
« Si ça peut te faire plaisir, on a pris de petite collation dans les cuisines pour justement éviter ce genre d’inconvénient », lui rassure Tobie. La lapine rougit sous le coup, ce qui va à ravir avec son costume. Les autres en rirent.
Je me tourne vers Weasley en lui tendant une fiole au contenu rose. J’ai utilisé un colorant pour l’occasion, pas sûr qu’elle veuille toucher du vert gluant, hein ?
« Tiens, tu n’as plus qu’à l’appliquer une fois que tu te seras lavé les cheveux en pensant à la coiffure que tu veux. Il fera office d’après-shampoing. »
Bon, après je ne suis absolument pas obligé de lui dire que l’effet repart quand elle applique à nouveau. Elle prend le flacon taille moyenne (faut bien compenser par la quantité) en me remerciant.
« Bon, on demande à qui de tourner ? »
« Bah, il n’y a pas de mal à ce que ce soit ceux qui y sont déjà passés, non ? »
« Hum…ou on peut aussi demander à Julius », détourné Carmichael.
Une façon plus polie pour dire non à sa proposition ? En tout cas, Macmillan accepte de nous filer un coup de doigt de bonne grâce avant de retourner à son repas. Aussi occupé qu’Emil pour son jeu d’interaction (encore).
« Donc, Célia doit créer un couple. » Weasley attrapa le parchemin.
« Comment ça ? » sursauta celle-ci.
« C’est encore en vue pour demain », sourit Smith, moqueur.
« On va finir par avoir le rôle de cupidon », fit Devon.
« Oh, toi, ça va, hein. Maintenant que tu t’es mis en avant, tu n’as pas t’inquiété de ce problème de popularité », nargue Carmichael.
« Mais non, je… » S’agite le chanteur, puis voyant le sourire taquin de son compagnon de métamorphose, il se calme, rouge cependant.
« Oh, au pire, tu peux toujours lui caser avec une de ses groupies, qui je suis sûr sont en train de germer de partout », suggère Boot en biaisant un peu partout.
Devon est encore gêné en bégayant des mots inintelligibles avant qu’on rit en lui donnant des tapes dans le dos. Finalement, Davison a une illumination.
« Ah, je sais ! » Avant de galoper vers sa table, toute joyeuse.
Elle se dirigea vers un petit groupe de garçon, dont je reconnais mon rival Aster Cross au poste d’attrapeur, enfin rival c’est vite dit –je ne veux pas être mesquine, mais franchement sa prestation face à Scamander, ce n’était pas le top-. Elle sembla lui dire quelque chose avant que l’autre ne sursaute, surpris. Elle revient rapidement vers nous, sans attendre une réponse de sa part et saute au cou de sa camarade de chambre. Enfin, celle restante.
« Tu peux me remercier Lux, je t’ai arrangé un rendez-vous avec ton idole. »
« Quoi ?! » S’exclame l’indienne.
Elle jette un coup d’œil paniqué au dit joueur qui lui renvoie un sourire gêné, elle rougit sûrement mais cela ne se voyait pas avec sa peau mate, puis baisse la tête, embarrassée de l’initiative de son amie.
« Bref, au suivant », soupira Hopkins, autant pour les actions puériles qui s’enchaînent que pour sortir sa camarade de la situation stagnante.
« Produire un œuvre d’art. » Lit Nott avec toute la neutralité qu’il disposait. Il nous file le bout de parchemin avant de retourner à sa discussion avec Potter.
L’aiguille pointe Cavacanti. Elle fronce les sourcil en nous jetant des regards soupçonneux. Mais personne ne sembla comprendre son attention qui était sûrement de faire dénoncer le coupable. Avant qu’on puisse dire quoi que ce soit, l’heure de retourner en cours est à nouveau arrivé.
« Bon, si tu as du mal, le dernier délai est au diner », lui prévient Tobie.
Après deux heures de potions en compagnie des blaireaux à confectionner une potion chocolatente (encore en vue pour demain, je suppose), je rejoins à nouveau Tobias dans sa chambre pour une suite de nos expérimentations après qu’il ait eu son cours de soin pour les créatures magiques (ah, ceux-là…), cependant cette fois-ci, on est rejoint par un camarade.
« Qu’est-ce que vous comptez faire avec tous ces ingrédients… non-demandés dans le programme scolaire ? » demanda Link Jeffrey.
C’est un quatrième aux yeux et cheveux noirs profonds. Bien qu’ayant juste un an de plus, il est beaucoup plus mature que ses condisciples, surtout son acolyte Selwyn Raleigh. Un de ces sang-pur mégalomane et arrogant, lui est plus ou moins humble et né-moldu. Je ne suis pas raciste, il me semble l’avoir bien démontré, cependant il faut avouer qu’il est surprenant que la maison vert accueille de tel élève -quoique, Voldetruc n’était pas loin- mais je comprends très bien pourquoi sa présence ici au contraire de Tobias, dont j’étais au début assez suspicieuse. Ce garçon est juste un vrai manipulateur et vilain de premier.
« On va créer de nouveaux potions et ses effets dévastateurs ! Et toi ? »
Il a quand même débarqué dans la chambre sans invitation. J’ai été invité, moi.
« Je comptais t’emprunter justement un manuel de potion car ça fait un moment que tu l’as, mais je pense que je vais vous rejoindre dans cette démarche qui me semble beaucoup plus édifiant. »
Mon camarade est moi échangeons un regard avant d’hausser les épaules. Pourquoi pas, après tout, on a bien besoin l’assistance de quelqu'un de plus instruit et il est de loin le meilleur pour ce rôle. Et je tiens à préciser que je n’accorde que très peu ma confiance, y compris dans cette maison de perfide. Il entre alors dans la chambre en étant parfaitement à l’aise. Soit, il est comme ça de nature, soit ce n’est pas la première fois qu’il vient. J’ai moi-même était un peu fasciné par l’agencement de la chambre, car pensant que mon ami devait être un peu plus bordélique. (Là, c’est bien un préjugé sur les gars) Contre toute attente, il avait un côté plus ou moins rangé qu’était son espace personnel, son lit, table basse et penderie à côté de la salle de bain (car on a aussi des attenants privés) ; et de l’autre qui était plus professionnel, on va dire, car le bureau avec les parchemins éparpillés, pot d’encre et plume ne peuvent que signifier le travail demandé par les profs ou un passe-temps. Aussi il avait une mini-bibliothèque avec une majorité de livre de potion ET une armoire pour exposer des flacons qu’on a étudiés. Nous étions dans cette espace et autour du chaudron fumant. En le voyant déposer sa cape qui risquait de la gêner sur la chaise face au bureau en faisant attention à ne rien déranger, j’eu ma réponse, il était habitué.
« Je vois que vous semblez déjà avoir produit quelque petite chose », commenta-t-il-en lorgnant un pot empli d’un liquide vert visqueux. Le mien.
« Oui, on l’a baptisé le philtre de métamorphose », lui répond fièrement Tobie.
« D’altération », je rectifie. Après tout, c’était mon travail.
Le blond médite un moment sur le nom avant d’acquiescer et retourner son attention sur notre mélange, tout comme le brun.
« Et là, qu’est-ce que vous comptez préparer ? » Questionna Link à nouveau.
« J’ai l’intention de créer un produit qui rendrait les cellules plus grands ! »
Son interlocuteur spécule l’information avant de lentement hocher la tête, saisissant plus ou moins l’intention.
« Dans quel but ? » Interroge le plus grand, curieux de ce projet.
« Eh bien, imagine que tu passes normalement dans un couloir sans se douter de rien, mais que d’un coup ton sac se gonfle avant que tout tes objets t’explosent à la figure et que tu te fasses attaquer par un boursouffle –introduit à ton insu ou de compagnie- qui a pris trois fois sa taille ! Énorme, non ? »
Cette explication sans pause s’enchaîne directement d’un rire qui se voulait machiavélique que Tobie ajoute, la tête rejetée en arrière pour se donner un genre. Un sourie fleurit sur mes lèvres, il a de ces délires franchement. Se calmant rapidement –car n’étant pas entièrement dans le rôle-, il se tourna vers Link comme pour affirmer ses objectifs.
« C’est pas mal, mais que dirais-tu de faire aussi le contraire. Ou plutôt, au lieu de multiplier les cellules, les diviser serait plus intéressant, non ? Tu vois un chat adulte gambader tranquillement, mais soudain elle se fait frapper d’un étrange liquide qu’il ne connait ni d’Eve ni d’Adam et que sans prévenir, il se retrouve à l’apparence qu’il avait plus jeune, tout en conservant tous ses souvenirs. »
Qu’est-ce que j’ai dit à propos de ce type, vilain et calculateur. Assez flippant.
« Il y a de l’idée », concéda le blond « mais encore faudrait-il réussir à en faire. Ce n’est pas avec les quelque ingrédients que j’ai chopé dans la réserve de mon père qui va nous aider. »
Et il se remet à élaborer sa mixture à lui. Bon, maintenant je sais d’où proviennent ses composants, il y a un confiseur qui ne va pas être content. On descend finalement à l’heure du diner, en espérant qu’on a un retour de cheveux de flamme comme demandé à midi. Heureusement que les lions sont des gens de confiance qui ne fuient pas.
On trouve trois filles aspergés d’un jus rouge. Enfin, deux je crois et un gars ou…c’est Weasley. Ah, c’était ça. Je n’arrive pas à les reconnaître comme tout le monde d’ailleurs car elles sont arrosées d’une liqueur vermeille, rendant leur visage méconnaissable. Cavacanti se t trouve devant elles, sa main levée, dont deux doigts étaient eux aussi imbibés de grenat. Quand elle voit Tobie, elle lui dit :
« Voilà, c’est mon œuvre : Quatre rouges. »
« Bah, elle est où la quatrième ? » Fit mon ami, un peu interdit.
« Juste devant toi. Mes cheveux représentent parfaitement la quatrième. »
Réglo. Un rire éclate alors dans l’assemblée, vite rejoint par une grande partie des pensionnaires attablés.
« Au moins, Rose tu as un prétexte pour te laver les cheveux dès ce soir », chantonne Moon star, sur le ton de détente.
« Heureusement que tu n’es pas arrivé plus tôt », me souffla la rousse/ "le roux"/ rouge maintenant « car elle avait souhaité avoir une fille, joueuse, de chaque maison, pour je cite : l’unification des maisons. »
« Mais, ce n’est pas juste que toi, tu aies juste les cheveux de rouge alors que nous sommes trempés jusqu’aux hanches ! » Se plaint Davison, il me semble.
Elle saisit alors une pastille du sachet que Cavacanti avait dans la main avant de l’écraser sous son nez, la chevelure de feu se trouva elle aussi arrosé de carmin.
« Eh, mais ne jouez pas avez la nourriture ! » S’écria Tobias. En fait, il était davantage inquiet pour les bonbons chlorosif de la boutique de son papa.
« Pas de panique, ce n’est que quelques-uns », je déclare d’un ton apaisant. Surtout qu’elle l’a payé, alors elle en faisait ce qu’elle voulait.
Et puis, il a eu son œuvre d’art, non ? Bien qu’un peu tiré par les cheveux.
Troisième jour : Mercredi 14 février 2020 à 8 :00 – Sainte Valentine
Nous étions donc le jour tant attendu par certain étudiants, voire professeur, et les effusions commencent dès la première heure. Ce fut en voyant l’arrivée de Moon star en compagnie de son prétendu Valentin que la goutte de bière au beurre déborde de la chope. On demande de toute urgence Goldstein de tourner l’aiguille en coupant court à son long discours, merci Boa, seule chose dont elle fait bien. Le premier à passer pour cette journée edt Jeskar avec une action qui fait redresser Weasley. Faire une farce à Albus.
« Mais, il n’a rien à voir avec ça ! »
« Rien ne nous interdit d’entraîner les autres dans le jeu. Qu’ils apprécient cette attention puisqu’ils ne peuvent pas s’amuser », renchérit DucSiron.
« Et puis, ce n’est pas le seul qui aura son moment de gêne, comme ce fut le cas pour le professeur Malone, et Aster Cross », énuméra Devon.
« D’autre suivrons, je te rassure. »
Je n’ai pas pu déterminé à qui appartient la voix, en tout cas ce qui est sûr c'est qu'il y a des plaisantins dans le groupe.
« Je pense que tu pourras plus facilement agir en cours de sortilège, contrairement en botanique ou défense », lui conseilla Carmichael.
« Non, je pense qu’au contraire que tu devrais le faire pendant ces deux heures de défense, car c’est là où il aurait plus de mal à se défendre », s’exprime Io.
Il sait ce qu’il dit, le bougre de stratège. Pas autant que moi, mais bon (mes chevilles vont très bien, merci).
« Ouais, après tout, on se demande ce qu’il fait vraiment dans ce cours, car ce n’est pas totalement une défense, pas contre la dérision en tout cas. »
« Je ne te savais pas si mesquin, Smith », relève Boot.
« C’est parce que je ne le suis pas, je ne fais qu’émettre une vérité. »
« De présent général, dur », fit DucSiron. Cela arracha des rires à ses congénères bleus. Moldu, donc.
« Où tu peux toujours le faire à la première heure, ce serait drôle de le voir rater quelque chose dans le cours de son professeur préféré. » Fit Hopkins.
« Albus n’a pas de prof préféré, ils les apprécient tous à leur juste valeur. »
« Le pauvre, il doit quand même craquer avec Kurt », releva Smith.
« Même pas, il s’en fout tant qu’il peut métamorphoser », répondit Devon.
Vous remarquerez qu’il n’y a que des gars qui donnent leur avis.
« Enfin, bref, tu as jusqu’à midi, Al », clôt Tobias.
« Pas la peine, je sais déjà ce que je veux faire ! Faut juste que j’aille le chercher dans notre dortoir », déclara-t-il.
« Cool, bah, tu as près de cinq minutes pour faire l’aller et le retour », lui prévint Tobie en vérifiant à sa montre, modifié magiquement, bien sûr.
« Ne sois pas en retard, on a juste hâte que tu nous montres ce que tu as à montrer », taquina Devon.
« On se rejoint devant la serre n°13 », lui rappelle Weasley.
Elle ne reçoit qu’un signe de main pendant qu’il accourre à l’étage et nous, hors du château. À peine arrivés à la serre prévue à notre effet, le professeur Londubat nous donne le programme.
« Étant donné que nous avons trois élèves qui manquent à l’appel, le cours ne sera que théorique. Exceptionnellement, un élève sera également autorisé à s’installer au bout du plan de travail. »
Avant de nous laisser nous « battre » pour la dite place, car devant encore régler de dernière vérification dans sa partie privée. Ce ne fut pas très difficile, puisque personne ne veut de la place. Chacun allant de son commentaire sur le peu de popularité de la place avant de s’installer là où ils préfèrent, comme à côté de la personne dont ils souhaitaient. Rien ne leur interdisait. Pour ma part, j’ai d’office prit place à côté de Tobie, tandis qu’il s'installe près de Weasley et Devon. Et si Potter a l’intention de prendre la place à côté de son ami et donc du prof, au lieu du bout, il n'a pas le temps car on lui agrippe l’épaule.
« Alfred ? Qu’est-ce qu’il y a ? »
Si certain se sont retournés sur le début de conversation, d’autre continue de s’installer sans prêter attention. Dommage pour eux. À vrai dire seuls ceux qui participaient au jeu de la roulette ont l’attention entièrement concentré sur ce qui allait s’ensuivre, et les curieux de voir de quoi pouvait parler les deux Al.
Sans dire un mot, le blond-roux tend un objet non-identifié à son ami, qui le saisit sans rien comprendre. Le brun porte sa main au niveau de ses yeux, de sorte à ce qu’on puisse voir aussi, avant de sourciller en tournant un regard perplexe à son voisin de dortoir, qui parfois était un désavantage car ils leur arrivaient de fouiller dans nos affaires, un peu trop facilement d’ailleurs (heureusement que ce n’est pas le cas chez nous, voilà un point à argumenter). Car il s’agissait bien d’une chose qui venait de leur chambre, c’était le gant à trois doigts que lui avait acheté Tobie dans la boutique de Gaichiffon. Je me demande toujours quel en edt l’utilité. Potter aussi, visiblement. Et on aura aussi notre réponse. Le tissu se transforme en un insecte à huit pattes. Une araignée se trouvait dans les mains d’un arachnophobie, pointé par la baguette du roux.
« Ouah ! » Potter rejeta violemment l’insecte noir de ses mains.
Qui reprend sa forme initiale, ce qui fait que ceux qui ce sont tournés aux derniers moment n'ont rien pu voir de l'échange et ne comprennent pas la réaction excessive du brun par rapport à un gant à trois doigts. Il n'était donc pas étonnant à ce que des rires retentissent derrière lui. Même si cela provient surtout de ceux qui avaient compris. Le brun regarda son homonyme avec plus d'incompréhension qu'au début.
" Alfred? " Fit le brun, choqué.
Mais juste à ce moment, le professeur revint. Alors pour seule réponse, le blond-roux s'excuse platement avant de se diriger à la première place, à côté de Tobie.
" Eh bien, Albus ? Qu'est-ce que tu attends pour t'installer ? "
Il ne lui reste plus que la place du fond. Non content d'avoir été ridiculisé, mais en plus il écope de la pire place. Alors qu'il s'y dirige, le professeur le retint en lui informant qu'il avait fait tombé un parchemin blanche, qu'il ramassa.
" Ah, mer... " Sa voix s'étrangla dans sa gorge.
Il se figea dans son mouvement qui était de récupérer ce qui lui appartenait et toute couleur sur son visage disparu. C'était comme s'il se rendait compte qu'il faisait face à la pire vision d'horreur, et dans un sens ce n'est pas faux. Le sourire presque calculateur du professeur fut une première. L'homme finit par rendre la possession à son élève avant de lui demander de s'installer, ce qu'il fit mécaniquement, comme déconnecté. La farce du siècle, mon gars.
Durant l'heure qui suivit, le pauvre s'est fait rembarré par nombres de ses camarades, dont un qui lui ramassa même le gant à trois doigts que Potter le prit tout en craignant que ce dernier se transforme à son insu pour l'attaquer de nouveau psychologiquement.
En quittant la serre, le sourire du prof devint limite moqueur quand Potter passa à côté, ce qui fit rougir ce dernier. Beaucoup.
" La plaisanterie ne serait pas allé trop loin ? "
Le regard sévère de Weasley semble avoir atteint son condisciple roux qui baisse piteusement la tête. Cependant ce dernier ne resta pas longtemps coupable, on lui passe un bras autour des épaules.
" Ne l'agresse pas Rosie, il n'a fait que sa mission. "
" Et puis, il fallait s'en douter qu'il y aurait des dommages collatéraux dans ce genre de jeu. "
Par exemple ses cheveux. La Weasley n'en était pas venu à cette conclusion.
" Albus n'est pas un dommage collatéral ! "
" Tu en es sûr ? " Lui défia DucSiron en désignant l'intéressé du menton.
Notre groupe de joueur se tourne d'un mouvement vers l'arrière où la bande de Malefoy marche en retrait, en compagnie de Potter. Ce dernier avait les joues tout rouge, le cours de sortilège n'avait pas un très bon moyen pour distraire les autres qui ont au contraire été encore plus curieux de découvrir ce qui a autant stimulé le prof. Un instant, la vague de défi pour charrier Potter, comme lors de la première année, s'est manifestée avant que celui-ci ne mette fin avec ses yeux de merlan frit. Et les sourires qui s'affichaient sur les visages de ses camarades (excluant Zabini, évidemment) ne l'aidaient pas à se reprendre. Encore une fois, Weasley ne remarque pas la bonne chose. À savoir que son cousin préfère maintenant traîner avec le quatuor plutôt qu'avec ses meilleurs amis, qui eux, restent avec le(s) bourreau(x) de son état.
" Oh, l'autre, encore à l'embêter." Oui, elle ne notait vraiment pas les bon points.
" Laisse-le, Rose. Si Malefoy l'embête vraiment, Albi saura réagir en conséquence, ne le surprotège pas." Heureusement qu'il y avait Devon pour palier cet état de fait.
La rousse bougonne silencieusement dans son coin (sans pour autant cesser sa marche, on ne voudrait surtout pas être en retard, hein).
" Et si on profitait de cette courte pause pour tirer le prochain ? "
" Recalé, on n'aura jamais le temps de le faire de suite. "
" On n'a jamais dit de le faire tout de suite. On tire juste le coup, connaitre la mission et laisser de la marge au joueur/se pour mettre en scène. "
" Hum... mais qui tire ? "
Plus aucune réaction, seul le son des pas résonnait.
" C'est ce que je disais, proposition rejeté. "
" Vas-y là, sort ton plateau ! " Passons à la manière forte.
Il y eut de l'agitation vers l'avant, mais ne faisant pas partie, je reste dans mon coin, sans venir en aide à mon camarade. Oui. Qu'il se débrouille, il est assez grand. Des bruits de lutte s'ajoutent à l'équation avant que cela ne se résulte par une course.
" Non mais je vous jure, de vrai gamin. " Fait Weasley.
" Dis celle qui boudait il y a un instant." Réplique Devon, avec humour, faisant rire Jeskar.
En riant, notre groupe arrive à la salle de défense. Tobie, Smith, Hopkins ainsi que Boot sont déjà devant le professeur STRANGER qui nous accueillait toujours devant la porte de sa salle, n'ayant rien d'autre de mieux à faire. La présence du dernier m'a toutefois un peu étonné, je ne pensais pas qu'il serait du genre à être sportif au point de poursuivre mon ami pour le forcer à se soumettre à une minorité, remarque grâce au jeu de l'an dernier j'ai une preuve qu'il sait se dépenser quand il le faut, ou tout du moins il savait être réactif. Bref, en regardant mieux, on remarque facilement que la roulette est finalement arraché à son propriétaire, qui ne cherche pas vraiment à le récupérer. Pas facile puisque Hopkins l'a tendu au prof en lui demandant de tourner l'aiguille, ce qu'il fit sans comprendre. Les garçons entrent dans la salle tout de suite après avoir obtenu ce qu'ils voulaient en attrapant le bout de parchemin qui voleta dans les airs, laissant le prof et ses questions.
" Oh, tiens, c'est tombé sur Ruben... "
" Ah ouais, et ça dit quoi ? " Demande le concerné.
Hopkins déplie le bout déjà petit et s'apprêta à le lire à voix haute, qu'il se fige. Boot, qui avait jeté un coup d’œil par dessus l'épaule de son ami, a la même réaction. Surpris, Tobie s'approche aussi pour lire. Avant de pouffer de rire. Vite suivi par les deux autres.
" Eh bien, quoi ? Qu'est-ce que ça dit ? "
Intrigué, Smith souhaite s'approcher mais juste à ce moment, le professeur entre également dans la salle en frappant dans ses mains pour annoncer le début du cours (double heure) et de se concentrer. Dommage, ce sera pour la pause de midi.
Et visiblement, ceux qui savent semblent jubiler à ce qui allait se passer.
" Je dois quoi ? "
Seuls des sourires euphoriques lui répondent. Smith pince les lèvres, contrarié que personne ne le persuade du contraire. Il se tourne vers les filles en dernière espoir.
" Au moins comme ça, ça lui persuadera du fait qu'elle n'est pas si détestée ", dit seulement Weasley un peu hésitante.
" Voire aimée", ajoute innocemment Boa.
" Et ainsi, nous ne serions plus embêtés par ses crises de larmes qui, à bout, portent sur les nerfs", complète alors Moon Star. Je ne la pensais d'ailleurs pas comme ça.
" Oui, s'te plait, ça nous aiderait vachement ! " S'exprime Davison.
Avec un sourire malicieux, j'ajoute : " Ce sont les jeux. "
Ce qui finit de l'achever sur les rires de ses camarades. Son action ? Draguer Mimi.
" Bon, alors, qu'est-ce tu attends ? "
Smith se tourne vers DucSiron, qui, mains dans les poches, est adossé au mur et le presse en toute malice, il lui fusille du regard. Tu parles, d'un encouragement.
" Aller, rassembles tout ton courage de Gryffondor et entre dans ces toilettes de fille! "
" C'est bon, pas la peine d'ajouter la Goutte du mort-vivant au convalescent ! "
Cavacanti rit de la réplique en se couvrant la bouche. Elle doit la trouver bien longue, cette expression.
" Vas-y, Ru ! On est tous avec toi ! " encourage Boa.
Le dit Ru soupire bruyamment, il avait plus l'impression d'être poussé qu'encouragé par ses camarades de maison. C'est dans ces moments-là que je trouve qu'il ressemblait bien à Harley. Qui me manquait, non, je ne devrais pas penser à ça. Concentrons à nouveau sur ce qui se passe. Le rouge a pénétré dans l'antre inaccessible (sans mauvais jeu de mot) et fermé la porte, pour dissuader les curieux. Même si ces derniers ne se sont pas gênés pour écouter à la porte, littéralement.
" Que fait un garçon ici ? Tu n'as pas honte, pervers ? "
" Doucement, je suis là en toute... euh... "
Déjà, il lui manquait les mots. Difficile de mener à bien sa mission, dans ces conditions.
" Amitié. "
" Pff... "
Aucun ne put se retenir plus longtemps de rire à la qualification. C'est compréhensible, il y a bien intérêt à ce que ça aille à plus loin que de l'amitié.
" Oh ? " ça semble marché sur le spectre en tout cas " Mais ça n'explique toujours pas pourquoi ce qu'un garçon fait dans les sanitaires pour filles. "
" Ben, c'est pas comme s'il y avait du monde... " Première gaffe, d'après l'hoquet d'indignation de la revenante " Euh, enfin, je veux dire que... ça m'arrange parce qu'il fallait que je m'entretienne avec toi, en privée s'entend. " Ah, voilà que les choses sérieuses commencent et même s'il avait fait passer une insinuation dans son message codé, personne n'y tient compte.
" Vraiment ? " la voix de Mimi Warren devient soudainement bien mielleuse. Bingo, elle a mordu à l'hameçon. " Et que me veux-tu ? "
Aussi étrange que cela puisse paraître, sa voix fluette s'est rapprochée. Dans un sens, il pouvait déjà ressortir et considérer ça comme une victoire, mais gryffondor comme Smith, il n'a pas dû en venir à cette même conclusion (et surtout avoir pensée à cette alternatif) et continue jusqu'à obtenir un résultat plus parlant. Et convainquant.
" Je voulais juste te dire que même si tout le monde se plaint de toi, t'insulter dans ton dos et qu'ils ont sincèrement... euh... " Seconde gaffe, on n'énumère jamais les défauts de celle qu'on veut séduire. la drague, c'est pas son truc " Enfin, tout ça pour dire que je t'apprécie bien. "
" Oh. "
Ça, ça venait d'un gars qui écoutait aux portes. De l'autre côté, il y a un court silence avant qu'un cri déchirant n'éclate. Mimi traversa le mur, les larmes coulant à flot sur ses joues translucides. Sans nous avoir vu. La porte des toilettes s'ouvrit et Smith sort, dépité.
" Voilà, content ? " Il a dû ressentir la sensation lorsqu'un revenant vous traversez.
" Tu sais, à partir du moment où elle avait commencé à s'adoucir, tu aurais pu considéré ça comme une victoire", lui indique Ionise. Ah, on est vraiment sur la même longueur d'onde.
" Ouais, au lieu de la faire espérer comme tu as fait. " Si même Tobie nous rejoint.
" It's So cruel." Rajouta alors Devon avec son accent améwicain.
Ce qui lui valut un regard noir, profond.
" Eh bien, que faite-vous encore ici les enfants ? " Demanda le professeur Hopkins.
Évidemment, tout de suite après notre dernière cours de la journée, nous nous sommes regroupés dans la salle d'histoire ou les joueurs rouges et verts y étaient déjà (les bleus étant en sortilège, et les jaunes un trou). Si les non-concernés nous ont jeté un regard goguenard, elle fut bien éloquente quant à ce qu'on comptait demander à notre prof préf (avec Londubat). C'est son rejeton qui s'avance, la roulette dans la main (encore, à croire qu'il est celui qui a le plus d'affinité avec les profs).
" Est-ce que tu peux tourner l'aiguille, s'il te plait ? "
Si Wayne Hopkins arque un sourcil sceptique à la demande de son fils, il accède tout de même à la demande, lui faisant confiance. Pas d'inquiétude, ce n'est rien de dangereux, sauf si l'action l'était. Hem.
" Merci, 'pa ! "
Tobias lit le prénom avant de vite détourner sur le bout de parchemin.
" Comme par hasard, ça tombe sur toi. " Commentaire renfrogné de Boot.
Son ami regarde son nom désigné par l'aiguille. "Ah ouais. Et que dois-je faire ? "
Souriant, Tobie lui montre son action. Faire une peinture avec une médium autre que la peinture.
" C'est pas un peu contradictoire ? "
" Non, tu peux tout à fait faire de la peinture sans utiliser de la peinture, comme de la gouache ou de l'aquarelle. Et je le sais parce que ma mère est peintre. "
Attention, il ne faut pas contredire un connaisseur. Devon gonfla son torse de fierté.
" Et puis, l'année dernière on a bien réussi à peindre sur de l'eau avec du fief de bœuf, alors on n'a plus aucun obstacle", ajoutaeAlfred.
Lui aussi fier, car c'était lui qui avait accomplit cette exploit. Grâce à l'astuce d'une certaine chinoise, recommence aussi à me manquer celle-là.
" Bah, dans ce cas, on peut aussi en faire avec des chlorosif ", fit doucereusement Boa.
Tobie fronce les sourcils, mécontent. Boa sourit avec satisfaction, c'était son but d'agacer mon camarade, sachant qu'il n'aimait pas l'idée qu'on puisse s'amuser avec SES aliments. Même si ces derniers ont été acheté par des consommateurs, oui. Possessif ?
" Ou, tu peux faire avec des hennés ! "
Surprise, on se tourna tous vers Davison.
" Ben oui, la peinture sur le corps !
Après avoir patienter dans la salle commune des blaireaux, dont on a été invité, car Hopkins et Davison ont été allé chercher les matériaux nécessaires pour faire des hennés comme appelle l'experte, on les voit enfin pointer le bout de leur nez avec une boîte dans la main. Quel ne fut pas notre surprise de découvrir à l'intérieur une seringue rempli d'un étrange colorant allant de l'orange au brun foncé.
" Quoi ? Tu veux lui faire une piqûre ? " Plaisante DucSiron. S'il savait qu'il n'était pas loin de la vérité, il n'aurait pas rit.
" En effet. " Le blond s'étrangla dans son rire. Ah, tiens, il s'arrête bien.
" C'est-à-dire ?" Voulu s'informer le concerné, appréhendant quelque peu la réponse.
" Tu n'as à t'inquiéter de rien, regardes juste et tu imitera. Enfin, si tu arrives..." Ajouta-t-elle plus bas. En tout cas, pas de chance, on l'a tous entendu.
" Roh, c'est nul, ça veut dire qu'on n'a plus rien à faire ? "
" Vous pouvez tout aussi bien vous installez sans ronchonner et vous occupez pendant ce temps là. " Les enjoint Davison, dédaigneuse qu'on ait pu insulter son art.
" Ah, rien de plus simple et je vais le faire en silence ", déclare d'un coup Boot.
Sur ce, il s'installe sur un des fauteuil jaune chaleureuse et pousse un roupillon. Littéralement. Si la plupart de ses camarades le regardent avec l'air totalement blasé, comme habitué, d'autre ont des faciès désabusés. Hum, il me semblait aussi qu'il était sur le point de s'écrouler après tous nos aller et retour, surtout qu'il n'a toujours pas eu son tour. Soudain, un rire s'élève. On se tourne tous vers l'origine du son pour découvrir Boa, secouée d'un rire qu'elle se voulait plus ou mois discret, puisqu'on la entendu.
" Bah, quoi, c'est drôle ", s'exprime-t-elle alors en haussant les épaules.
Sa condisciple de chambre a dû comprendre quelque chose, Cavacanti laisse apparaître un sourire en ébouriffant les cheveux de la rose-violette et lui propose une partie de bataille explosif.
" Mais... je perds tout le temps à ce jeu ! " Geignit la gamine.
" C'est parce que tu n'es pas assez stratégique", l'informa DucSiron avec condescendance " je veux bien jouer." Même si personne ne l'avait proposé. "Ru ?"
" Tant qu'à faire quelque chose ", répond l'autre en s'installant autour de la table pour quatre.
" Lolie ? " retente la russe, celle aux cheveux de flamme.
" Non merci ", maintient l'autre en croisant les bras. Comme si elle boudait.
" Mauvaise joueuse. Dans la vie, on apprend de nos erreurs, si tu n'es même pas capables de saisir ce concept, tu n'iras pas loin."
Cette réplique aurait très bien être lancée par moi, mais Io Stewart fut bien plus tranchant. Il ignore le regard insurgé de son martyr et se dirige vers la place vacant. Entouré de trois rouges, qui vont probablement vengé leur consœur, mais il n'y a pas à craindre pour lui vu comme il a claché une, même si là, il est face à trois.
" Le perdant devra manger cinq dragées surprise d'affilé ", impose DucSiron en gage.
Il s'en sortira.
" Avec pour seulement 30 secondes de pause ", ajoute Smith avec un sourire narquois.
Sûrement.
Cavacanti rit de ce défie, Ionise, quant à lui, eut un sourire provocant, confiant. Oui. Bien, les hostilités sont ouverts chez les gryffy et serpy ! On veut parier ? En me tournant, je vois Weasley s'approcher de Carmichael et Moon Star en compagnie de Devon.
" Bon, on parle des devoirs de la semaine ?"
Pour certains, leur passion dans la vie est de prendre du bon temps et s'assoupir un peu partout -je ne désigne personne en particulier-, pour d'autre faire des paris -là, non plus, je ne pointe personne-, et une dernière catégorie, très rare mais pas inexistant, il y a ceux qui aiment travailler -et bien sûr, toujours personne-. À mes côtés, un gros soupir fend l'air.
" Mais... qu'est-ce que vous faites ici, vous ?" dramatisa Tobie " Vous avez déjà passé vos tours, retournez dans vos dortoirs et faire ces devoirs qui vous intéressent tant ! "
" Nous sommes déjà dans notre salle commune, c'est vous qui êtes importuns ", réplique Carmichael, sourire aux lèvres.
" Et puis, on n'est pas encore passé, nous ", renchérit Moon.
" Tu n'étais franchement pas obligé de faire ta drama queen, autant parler pour nous occuper, tu ne veux quand même pas qu'on se regarde dans le blanc des yeux, le temps que ces deux en terminent. "
" C'est bon, on ne va pas prendre cent sept ans ", rétorqua Davison, en plein dans son strip.
Et visiblement, Jeskar est beaucoup plus concentré sur le travail qu'elle.
" Mais sinon, qu'est-ce que vous faites encore ici ? "
" Vous voir vous ridiculiser ", déclare Devon tout de go.
" J'adore ton honnêteté ", soupire Hopkins qui se faisait tatouer.
" Et toi, Alice ? " Interroge alors Boa à son amie brune.
Qui sort justement un parchemin. Elle se fige dans son geste, comme prise sur le fait avant de méditer sur la question. c'est vrai qu'elle était aussi passé, et bien que ce ne doit pas être facilement oubliable parce que vraiment embarrassant, on n'a pas été témoin alors on s'en souvenait moyen.
" Oui, aussi. "
Ce ne serait que justice. Seulement, cela paraissait moins convaincant quand on voyait que son attention était désormais entièrement tourné vers son parchemin.
" On dirait pas un deuxième Stewart ? " Io se tourna vers nous, Devon reprit, riant: " Non, je parle du nôtre, dernièrement il n'arrête plus avec son parchemin ensorcelé. "
" Version fille ? " suggéra Tobie.
" Même pas, vous voyez bien qu'elle ne jette pas de sort et qu'elle trace des traits. "
" Quelle analyse, dis-moi, et qu'en déduis-tu ? " La taquinais-je.
Elle réagit assez avec susceptible et fit la moue. Weasley se charge de répondre.
" Alice dessine et arrêtez de parler à la troisième personne, c'est malpoli. "
La concernée rougit à ce qu'on parle ainsi d'elle.
" Bien sûr que je sais qu'Alice dessine. D'ailleurs, je sais même de quel genre ! Le manga ! "
Il y a un moment de flottement où tout le monde s'entre regardèrent avec un petit sourire figé avant que la petite ne réagisse violemment à notre manque de réaction.
" Vous ne savez pas ce qu'est c'est que des mangas ? "
" Un truc français ? " hasarde Devon.
Même Heartfilia semble ahurie. Visiblement, c'était moldu et si même un sang-mêlé n'était pas au courant, le monde court à sa perte. Quant à savoir quel monde ? Découvrez à la suite du dialogue:
" Japonais ! " Beugla la voix, stridente d'indignation.
DucSiron fit une pause dans sa partie et se tourna vers notre groupe.
" Arrête de crier, explique-leur plutôt ! "
Avant de se retourner, car c'était à son tour. Même Io avait un large sourire.
" Bon, alors c'est très simple ! Ce sont des bandes dessinés -vous savez ce qu'est c'est, hein ?- taille de poche, dont le sens de lecture est de droite à gauche. "
Et ça n'a même pas réveillé Boot qui dormait comme un loir sur son fauteuil attitré. Boa entre donc dans une explication très détaillé de ces comics japonais avec ses différents genres et ses produits dérivés. D'ailleurs, je crois que notre sujet a totalement dérivé aussi, heureusement que Davison, et Hopkins en fait, avait terminé de leur côté. Ce qui permeg aussi de sauver le sens gustatif d'un des perdants de la partie qui touchait bientôt à sa fin.
" Pas trop tôt ! Elle allait entamer sur ces animés télévisés là... " je chuchotais à Tobie.
Ce qui le fait rire, avant qu'il ne reprenne son sérieux pour examiner la mission. L'avant-bras d'Hopkins se retrouve avec de fins arabesques de couleur brune. On pouvait aussi interpréter certains traits, qui donnerait des formes mais n'ayant pas un sens artistique très développer, il me semble juste voir des spirales et quelques vagues.
" Oh, tu as un bon coup de... seringue ? " Remarque comique attendu.
" Ou d'aiguille", rajouta Smith avec humour.
" Et moi, vous ne me complimentez pas ? " se plaignit l'autre.
L'avant-bras de Davison avait des rayures, des traits et des lignes. Bon, d'accord, c'est pareil, c'est pour ça qu'on ne pouvait presque rien dire là-dessus.
" Hum, tu connais ta géométrie... ? Aïe. " glapit un ou une.
" C'est pas mal pour un premier essai. "
" En tout cas, il est très beau, ton henné, Célia ! " Complimente Boa en détournant le sujet.
" Oui, je me débrouille pas mal en forme floréal ", s'enorgueillit la tatoueuse.
Cela ne sembla pas plaire à Jeskar qui saisit de la seringue et déclara avec conviction :
" Moi aussi, je sais dessiner. " avant de se jeter sur l'autre bras, qui est vierge. On n'a absolument pas dit le contraire, faut pas monter trop vite sur l'hippogriffes.
" Quoi ? Encore moi ? "
Tu risques de chuter de haut. Un bruit de froissement s'éleva derrière nous.
" Hum ? Ce n'est pas encore terminé ? " demanda Boot d'une voix ensommeillé.
J'ai bien envie de lui envoyer "rendors-toi", mais il serait parfaitement capable de le prendre à la lettre et ça va être chiant à le réveiller, alors je me tais.
" Enfin réveillé ? C'était sensé être terminé mais une volonté soudaine a frappé Al et me voilà à nouveau prisonnier de cette aiguille terrifiante. "
" Pauvre petit, tu vas en faire des cauchemars ? " la nargue Cavacanti.
Regard noir de l'intéressé, mais avant qu'il ne dise quoique ce soit, on annonce la fin.
" Terminé ! Voyez de vous-même !" Rapide, en plus.
Et c'est vrai que c'était bien dessiné ! Le nouveau tatouage-henné représentait un animal, et pas n'importe lequel, il s'agissait d'un blaireau en tribal. Très bien réaliser.
" Trop génial ! Et c'est ta première fois ! " s'extasie Weasley.
" Oui, c'est pas mal ", juge Davison, fascinée. Il s'agissait tout de même de leur emblème.
" Voire très bien", commente à son tour Boot en nous rejoignant.
Son ami lui jeta un regard contrarié en biaisant le sien. Mais l'autre ne comprit pas, mettons ça sur le compte qu'il venait de se réveiller d'un long songe.
" Fais pas cette tête, au moins, tu peux te vanter d'avoir deux super tatouages sur tes bras tous pâles. "
Ce qui finit d'achever le regard d'améthyste aux cheveux gris.
" C'est vrai que tu l'es un peu trop, tu n'es pas malade ? "
" Mais non, c'est ma couleur habituel. J'ai juste des gênes du nord. "
" Lequel ? "
Depuis qu'on avait quitté la salle des jaunes, on le bombarde de question concernant son apparence et nationalité, mais monsieur préférait être discret là-dessus. Plus pour longtemps puisque nous avons son père le prof devant nous, qui se dirige visiblement vers la grande salle. Comprenant notre but -enfin aux autres-, il se rue sur son géniteur et devance tout le monde.
" Eh, papa, regarde, c'est beau, non ? " l'apostrophe-t-il en remontant ses manches. Les deux.
" En effet, c'est un travail très minutieux. " Ses compliments touchent ses élèves au plus profond de leur âme. " Vous vous êtes bien amusé ? J'allais justement te chercher pour qu'on se prenne un en-cas. Tu veux bien laisser tes amis et passer du temps avec ton vieux père ? "
Demander si gentiment, son rejeton avait quelque peu du mal à refuser et quelque culpabilité à accepter et de nous laisser. Cruel dilemme.
" T'inquiètes pas, va, de toute façon tu as déjà fais ton action. En plus, on doit aussi aller chercher un croupier. " Rassure plus ou moins Boot, en tant que meilleur ami qu'il était.
Les deux arguments se valent. Notre prof nous sourit gentiment avant de nous envoyer une gifle mental.
" Bien, allons au calme dans mes quartiers. "
... C'est l'avantage d'être enfant de professeur, hein, Malone ? Ben, désolée d'être bruyant.
On trouve notre croupier en la personne la plus inattendue qu'est professeure Kurt. À dire vrai, on ne l'avait pas demandé, elle n'était ni venu en aide -vous la voyez venir d'elle-même ?-, mais par un concours de circonstance, il se trouva que sa main toucha l'aiguille, qui se mit en route, et on obtient ainsi une nouvelle action. Et certainement la dernière de la journée.
" Bien, Kenneth doit trouver la miss Poudlard. " lut Carmichael.
" Parfait, ça colle bien dans le thème du jour pour la clôturer, non ? "
" Bon, on reprend demain, en attendant, tu as jusqu'au dîner pour faire ton action. "
" Pas la peine, je sais déjà ce que je vais faire. "
Pas étonnant, je suis sûr qu'il a encore choisi la facilité.
" Oh ? Bien, dans ce cas... "
" Mais je vais attendre à l'heure du repas pour agir. Il faut que John soit présent. "
" Bon..."
Alors soit il veut juste avoir encore un peu de repos avant d'agir soit il est doté d'un très grand sens de fidélité, mais comme il est dans sa maison, le choix est vite fait. Même si en vrai, il y avait des doutes quant à sa vraie maison.
L'heure du dîner vient à 19 heures. Certains trépignent d'impatience en vu de ce qui allait se passer. Toutefois, on doit attendre l'arrivé des Hopkins afin que le joueur passe enfin à l'action. En voyant son ami le rejoindre à ses cotés et lui interroger du regard quant à savoir ce qu'il avait raté, il lui sourit en lui promettant de n'avoir rien louper et qu'il l'avait attendu spécialement. Durant un court instant, je me mets à les jalouser. Ce n'est pas ce qui m'arrivera. Boot se lève tandis que tous les autres s'installent, il se dirige d'un pas tranquille vers la table des professeurs. Les curieux lui jetent des regards surpris, mais la plupart s'en désintéressent vite en voyant les plats apparaître tout au long des tables. Le blond arrive au centre, face à la directrice, où à sa droite s'est attablé le professeur Londubat et professeur Kurt à sa gauche.
" Eh bien, monsieur Boot ? " lui demanda gentiment professeure Pomona.
" Je souhaiterai parler au professeure Kurt. " Fit-il simplement.
" Eh bien, parlez. "
" Je voulais vous annoncer qu'En cette journée nationale de la saint valentin, tous les élèves ont voté pour une miss Poudlard. "
Ah bon ? Je ne me souviens pas d'avoir voté une telle chose.
" Et d'après les statistiques, il s'avère que ce titre vous revient. Félicitation, professeure Kurt pour représenter notre collège. "
Ah. Silence dans l'assemblée, même le plus glouton des élèves a cessé de mâcher les aliments tellement ce qui venait de dire était...
" Pffr... "
Oui, hilarant aurait été le mot, si même le professeur Hopkins s'y met. Et puis, ce n'edt plus qu'un enchaînement de domino, des applaudissements débutent de la table des jaunes avant que ça ne poursuivre avec les autres. Quand j'ai observé la mienne, pratiquement tous mes camarades avaient un sourire amusé sans pour autant participé au vivat général.
" Il suffit ", ordonna professeur Kurt, visiblement mécontente " vous viendrez me voir après monsieur Boot, maintenant allez vous installez ! "
Ce qu'il fait avec une moue, tout en marmonnant:
" Ben quoi, l'es pas contente d'avoir reçu un titre ? "
" Mais si, tu as bien fait ! " lui réconforta son ami, hilare.
Fier, il s'attable. Le reste du repas fut ponctué de petit commentaire sur l'événement notable, et excepté l'entrevue que devait se farcir Boot, tout s'est relativement bien passé, surtout pour des couples qui devaient se retrouver, incluant Moon Star, bien sûr. Même si elle n'était que néophyte dans le lot.
Bref, journée assez amusante, bien que je ne sois toujours pas passée.
Quatrième jour : Jeudi 15 février 2020 à 8 :00 – Faire croire quelque chose à quelqu'un
" Comme il n'y a plus que six joueurs, on va les partager afin que cela puisse durer jusqu'à demain, donc aujourd'hui seuls trois seront à l'honneur. "
Des fois, j'ai l'impression que le sort me poursuit. Juste avant de m'endormir la veille, je me suis quelque peu plaint de ne pas avoir été choisi par l'aiguille et aujourd'hui, dès la première heure, je me trouvai à effectuer la première action.
" Alors, Chloé, tu dois faire croire quelque chose à quelqu'un. "
C'est vaste comme mission.
" Que ce soit vrai ou pas ? "
" Hum... comme c'est faire croire... quelque chose de faux, j'imagine. "
Pas simple.
" Bon, vu qu'on aura métamorphose toute la matinée, on aura au moins un quart de pause si l'autre ne nous métamorphose pas d'elle même, et tu pourras prendre plus de temps pour y réfléchir. Après tout, on n'est pas pressé. "
Charmante attention, par contre ce n'est pas avec un quart de répit que je pourrai trouver quoi que ce soit, surtout après deux heures avec la vieille pie.
" Arh, commencer direct par la métamorphose, ça craint. "
" Oh, ça va, vous n'avez qu'une heure, vous. "
C'est sûr ce n'est pas comme nous. Oui, malgré le fait que ça durait depuis le début d'année, aucun de mes camarades serpents (et moi inclue) n'arrivions à supporter ces quatre heures d'affilés de métamorphose.
" Oui, mais est-ce que vous saisissez qu'à cause d'hier, un de nos camarades recevra en particulier son courroux ?"
La visualisation de la mise en scène de la veille me donna envie de rire, ce que ne se gêna absolument pas de faire Malone, en début de rang en attendant d'entrer dans la salle. Ce qui attira l'attention de Cavallone, qui se détacha de sa lecture pour poser son regard céruléen sur nous. Longtemps, pour changer. En tout cas, nous ne sommes pas les seules à être amusées sur l'événement puisque malgré son ton de reproche, Carmichael abordd également un sourire.
" Au moins, une bonne chose qui nous permettra de mieux supporter l'heure. "
" Content que le malheur d'un puisse faire le bonheur d'autre..." Lâche le concerné.
" De vrai sadique ", lui souffle son meilleur ami, dans l'espoir de le faire rire.
Ce qui au contraire entraîne plutôt de l'amusement chez nous. Sans compter sur Cavallone et Zabini, bien sûr. La porte s'ouvre et la prof apparait. Son regard se posa sur son actuel élève honni et fait une grimace avant de nous aboyer d'entrer. Il y a une pause avant.
" Bon, bah, je n'ai plus qu'à me suicider ", parodie Boot en s'essuyant le visage de sa manche, mimant une lamentation larmoyante.
" Mais non, ce ne sera pas si terrible ", tente Davison de réconforter son condisciple.
" Et puis, elle ne permettrait pas d'avoir une telle perte. Je suis sûr qu'elle serait capable de te métamorphoser afin de te garder vivant, histoire de bien savourer sa vengeance. "
Tous les poufsouffles, sans exception, se tournent vers Moon Star, qui interceptant leur regard médusé, leur fit un large sourire avant d'entrer dans la salle en traînant sa camarade avec, l'air de rien. Tandis que nous, les sepentards, reprenons peu à peu les esprits.
" Et c'est nous les sadiques ? " Plaisanta Tobie.
En s'avançant vers la porte, Malefoy ne devait sûrement pas s'attendre à se faire surprendre à en rire discrètement. Pas tant que ça, puisque son ami chez les jaunes décide de le taquiner.
" Ce doit être l'influence de toujours traîner avec des farceurs. Si Clara était là, elle aurait continuer d'autre blague en remettant tout sur ton dos", nargua Goyle.
" Pourquoi tu parles d'elle, on était très bien ! " râle Malefoy en entra rapidement.
Je confirme, j'étais bien jusqu'à ce qu'il me rappelle qu'elle me manquait beaucoup. J'ai encore moins la motivation de me trouver des idées pour mon gage.
" Oh, aller, ne fais pas cette tête, dis toi qu'après on pourra se détendre avec le prof Londubat. "
Ah oui, c'est vrai qu'ils auraient deux heures de botanique avec les rouges, pendant que nous on aurait encore deux heures (et les dernières, heureusement) de cette matière qui commence à être honni par la plupart des élèves en compagnie des bleus. Oh, d'ailleurs... je crois que je viens d'avoir une idée.
" Accélérez le mouvement et en silence ! Bien, nous allons commencer une nouvelle séance. "
Il fallait évidemment qu'elle vienne casser le fil de ma pensée. Et puis ce n'est pas comme si on n'en faisait pas toujours de nouvelle séquence.
À dix heures, durant la pause de dix minutes (et pas une de plus, attention) accordée par la sorcière (dans tous les sens), j'ai décidé de mettre en action mon plan.
Accompagné de mes deux camarades de jeu, on s'avance vers la serre où les blaireaux et lions s'y trouvent pour faire leur double heure de cours. Ces derniers sont d’ailleurs bien étonnés de nous voir devant, en train de comploter. En réalité, c'était surtout mon cas, je me suis appropriée d'un pot de bolet en pleine croissance, ai ouvert un flacon vert gluant puis versais le contenu dans la plante. Puisque j'étais de dos lors de toute ma manœuvre, les autres ne peuvent voir rien d'autre que le résultat : autrement dit, une étrange vapeur vert se dégage dans l'air.
Cependant personne ne peut rien dire là dessus que le prof arrive à ce moment et demande à ses élèves de s'installer. Avant de détourner pour débuter le cours, il nous remarque. Je me préparai à jouer la comédie. Grande inspiration. Donner l'air paniqué et....
" Professeur, c'est grave, je viens de découvrir votre bolet dans la serre n°13 qui est toute fané ! " je lui cri en montrant le pot de bolet dans mes bras qui est en effet bien défraîchit " Je crois que c'est en train de se propager sur tous les autres... " j'ajoutai histoire de l'affoler.
" Quoi ? " s'écria-t-il, paniqué, avant d'y accourir. Un peu plus que nécessaire, quoi.
Les élèves en sont choqué d'une telle démonstration d'énergie, cependant il revient rapidement (ce qui les surprit encore plus), l'air soucieux, avant de comprendre quand son regard passa sur le pot que j'ai déposé sur le parterre. Il me jette un regard désapprobateur.
J'eu le culot de lui faire un sourire aussi innocent que celui de Moon Star plus tôt. Il ouvrd la bouche, pour me faire une remontrance, sûrement, mais je n'en lui laisse pas le temps.
" Oh, on doit aller en cours ! Veuillez nous excusez professeur, nous devons y aller car nous ne pouvons nous permettre d'y être en retard, sinon on risque de se faire réprimander par la professeur Kurt, et ça personne ne le souhaite. "
" Non plus le mien, à ce que je vois. "
" Oh, mais vous ne ferez pas de sermon sans raison, n'est-ce pas ? "
Ne lui en laissant pas le temps de répondre, on se sauve avec le rire des autres en fond.
" Dis-moi, Chloé ", m’interpelle Tobie pendant notre course (car on était bien sur le point d'être en retard) " ce que tu as mis sur le bolet, ce ne serait pas... "
" Si ", je lui confirmai " c'était le filtre d'altération. "
Oui, le même que j'ai confectionné pour Weasley.
" Mais alors comme il va faire avec la plante ? "
" Oh pas d'inquiétude, l'effet s'estompe quand tu en verse à nouveau en pensant à lui redonner son apparence premier ."
" Ah, mais ça veut aussi dire que les cheveux de Weasley... "
Perspicace. Je me tourne vers Io sans lui répondre, mais ce coup d’œil suffit pour le faire rire. Brièvement car on arrive devant la salle. Heureusement qu'on n'était pas assez près pour qu'un des bleus puissent nous entendre, sinon la rousse aurait vite découvert le pot aux roses.
J'ai cru qu'il n'y aurait que ce passage de la matinée qui serait intéressant, mais je me trompais. Toujours, lorsqu'il s'agissait de Potter. Alors qu'à la coupure, chacun se prenait une pause pour souffler après une intense rédaction de tout le cours (nous plus qu'eux), le trio de bronze nous fait une scène. Enfin, un membre, parce que Potter semblait être la victime, Devon l'investigateur et Weasley observateur. Comme c'est étonnant.
" Oh, tu peux bien me le montrer, ce n'est pas comme si j'allais me moquer ", insistai le blond.
" Je te dis que c'est rien, pourquoi ça t'intrigue tant ? " siffla le brun, exaspéré.
Devon arqua un sourcil suggestif " Tu veux vraiment le savoir ? "
" Non, et tu ne vas non plus rien savoir. "
" Tu n'es pas sympas, je croyais qu'il n'y avait pas de cachotterie entre nous. "
" Qu'il n'y ait pas de secret avec toi tout court. Tu n'es pas du genre mystérieux. "
" Tu ne vas pas t'y mettre, El ? " S'indigne Potter, se sentant trahi par son condisciple qui revenait de son petit tour en compagnie de son cousin et ami. Ces derniers ont préféré rester en retrait et observaient ce qui se passait en silence.
" Non, il est réservé, c'est différent. Et puis il n'est franchement pas obligé de tout vous dire. "
" Merci, Stewart. Au moins un qui comprend. "
" Hum ? " Réagit Io, qui était installé à mes côtés et écoutait aussi. En même temps, on était obligé, ils sont les seuls qui faisaient du bruit.
" Non, je parlais de mon camarade de chambre ", répondit Potter. Tâtant une fuite.
" Camarade avec lesquels tu te montre très cachottier, d'un coup. " persiste Devon.
Son meilleur ami (plus tant ça, non ?) lui jette un regard agacé. Pourquoi tant de persévérance ?
" Mais qu'est-ce que ça t'avance de le savoir ? "
" Et pourquoi tiens-tu tant à le cacher ? Est-ce que tu sais au moins que ça ne fait qu'attiser la curiosité plus qu'autre chose ? " Intervient enfin Weasley.
" Mais de quoi vous parlez ? " S'ajoute alors Tobie en s'approcha de leur groupe.
Potter soupire, excédé. Tobias jette alors un regard interrogateur à Devon. Puis, je ne sais plus trop ce qui s'est passé mais il y a comme un message télépathique qui s'est passé entre eux parce qu'ils se sont compris. Le blond cendré s'est alors faufilé derrière son ami acariâtre et passe ses bras sous ses aisselles pour l'immobiliser, tandis que le blond paille entreprend une fouille dans le sac de l'emprisonné. Si l'insurgé se débat, on n'en voit rien sur son gardien qui reste inébranlable, faut dire que ce n'est pas avec son mètre soixante qu'il pourra lutter contre celui de soixante-dix de son ami (qu'il ne le considère plus trop, je crois).
" Je l'ai ! Vive le travail d'équipe ! " S'exclame Tobias en brandissant le graal.
Qui n'était d'une simple feuille. Oh, mais se pourrait-il qu'il s'agit du même d'hier.
" Non, ne touchez pas à ça ! " Panique Potter, ce qui nous rend, comme la dit sa cousine, encore plus curieux.
" Fais voir " exige d'ailleurs la dite cousine. Il semblerait qu'elle n'aimait non plus le fait que son parent soit si intime sur un sujet quelconque.
Son cousin lui jeta un regard alarmé, il était sur le point de faire une crise de panique et peut-être même s'évanouir sous tant de pression si son futur ex-ami (enfin, je dis ça, mais ils risquent probablement juste de se frapper dessus pour revenir super meilleur pote du monde. Quoique, on parle de Potter cadet là) ne le maintenait pas avec fermeté. J'observai de mon côté Weasley qui lit ce qui était inscrit sur la feuille blanche avec grande concentration jusqu'à la fin où elle laissa paraître une émotion : la surprise.
" Mais c'est... " Laissa-t-elle échapper.
" Trop mignon ! " Compléta Heartfilia, postée derrière son amie de chambre.
Un moment, très bref, il me semble que la respirations de Potter devint erratique, avant de vite se reprendre en se raclant la gorge, fortement.
" Bon, vous pouvez me le rendre maintenant ? " Fait-il tout en fusillant Devon du regard.
" Je voudrais exprimer /Les sentiments que j'ai /Pour toi, rien qu'à toi " Avant de tourner violemment la tête vers celui qui à prononcer ces paroles, Malefoy. " Tiens donc, tu t'essaie à la poésie ? "
" Tu n'avais pas le droit de le lire, Malefoy ! Et d'où tu te permets de toucher les affaires des autres, espèce de sale fouine ! " L'attaque Weasley.
" Tu es très mal placée pour parler de fouineur puisque tu es celle qui a lu son texte d'un œil inquisiteur alors que tu voyais bien qu'il n'était pas à l'aise. "
" Je... " Balbutie la rousse, prise sur le fait. mais voyant que c'est Zabini qui lui avait fait la morale, elle se reprend vite. " Cela ne te concerne pas, Zabini ! "
Sur le coup, elle agite le papier sous le nez de son meilleur ami après avoir bien éloigné en évidence de ces perfides serpents, dont l'autre meilleur ami finit par le libérer. Il le saisit pour le cacher dans un endroit inaccessible le plus vite possible, tout en fusillant l'autre du regard.
" Mais dis-moi, c'est tout de même très doux ce que tu as écrit, à qui pensais-tu ? " Charria tout de même Malfoy.
Le visage pâle devint brusquement rouge sans qu'on n'ait pu constater le changement.
" Tiens, tu rougis. Est-ce que ça veut dire que tu viens de penser à quelque chose de déshonorant et maintenant que tu t'en est rendu compte, tu as honte ? " Remarque Io.
Et c'était très juste ce qu'il disait. après tout, il était chose commune que le cadet ne devenait écarlate qu'uniquement lorsqu'il faisait des choses inqualifiables. Cependant, je l'avais déjà dit et je le répète : Avec Potter, rien n'est prévisible.
" Quoi ? Bien sur que non ! " rugit-il presque en se tournant vers mon condisciple.
Presque tous les gens présent ont un sursaut. Quel éclat de voix.
" Ben alors quoi ? À une fille ? "
L'écarlate devient carmin, je crois qu'on pourrait presque confondre son front à ses joues.
" Eh ben, c'est la première fois que je te vois rougir autant pour autre chose que de la honte. Qui devrions remercier ? " Dit doucement Nott, amusé.
" Si on est logique, je dirai à la fille. Seulement on se doute bien qu'on ne pourrait avoir connaissance, du moins aujourd'hui, alors on peut le faire auprès de Devon, puisqu'il en est investigateur. " Je leur exposai pour mettre fin à l'échange qui commençait à s'enflammer.
Et surtout, retour de la vieille pie. Enfin, pas que j'insulte ces camarades à l'uniforme majoritairement bleu, mais bon les injonctions de Kurt sont vraiment aussi supportable que les piaillement d'oiseaux. Discrètement, je vois Malefoy remercier/ gracier / ou encore prier l'américain de continuer sur cette voie.
À la pause midi, nous poussons un soupir de soulagement. Enfin sortie de cet enfer matinal ! Aujourd'hui était encore moins soutenable que les autres jeudis, surement parce qu'il me manquait des divertissements dans chaque groupe. (Excepté les pauses, rien)
" Bon, mangeons rapidement avant d'impatienter les derniers joueurs ", fit Tobie, par altruisme ou excitation ?
" Pourquoi attendre après le repas, autant tourner tout de suite pour donner un aperçu de ce qu'on va en faire. "
" Pffr, même quand tu veux faire bien, personne n'est content ", se moque Io.
Tobie fait la moue, clairement refroidi, mais avant qu'il ne puisse répliquer qui pourrait bien tourner l'aiguille pour freiner les autres, j'ai de mon côté trouver la personne idéal. En lui assurant de ma réussite, je lui emprunte la roulette.
" Professeur ! " Je hélai le professeur Londubat.
Celui-ci me regarda d'un œil méfiant avant de me répondre : " Que puis-je pour vous ? "
" Pouvez-vous tourner l'aiguille dans le sens d'une montre, s'il vous plait ?"
" C'est pourquoi ? Est-ce un autre de vos farces ? "
" Moi ? Je n'oserai jamais..." Je minaudais avec innocence. Cependant avec un large sourire.
Le directeur-adjoint me regarde encore avec suspicion mais voyant que je lui tendais le plateau avec insistance, il finit par céder. Quand la feuille sortit d'un coup de l'urinoir, il eut un mouvement de recul et je ne peus réprimer un rire bref. Il me jette un regard noir, me faisant comprendre que lui, ça ne lui faisait pas rire du tout. Pour me faire pardonner de mon aplomb (dont il en faisait les frais pour la deuxième fois de la matinée), je me tournai vers lui une dernière fois en tendant une fiole :
" Au fait, professeur, si vous voulez retrouver la forme originale de votre bolet, je vous conseille de mettre une goutte de ce filtre et repenser à sa véritable apparence. "
Avant de définitivement le planter sur place, ébahi par mon geste et culot. Faut croire qu'une certaine blonde a déteint sur moi.
" Alors ? "
En réponse je lui tendis l'action et son plateau, dont les autres s'empressèrent de lire.
" Sean doit métamorphosé le plat de Pr Kurt en un tas de scarabée. "
Mon sourire s'étira en constatant le silence quasi religieux qui accueille l'annonce.
" Encore un jaune ? Elle va finir par tous vous détester ! " Fait DucSiron
" Ce n'est pas comme si elle les aimait bien. " Ajoute Smith.
" Elle peut aimer, même ? " enchérit Boot.
" Bon, quand vous aurez finit de commérer sur notre professeur de métamorphose, peut-être qu'on pourrait aller manger ? " fait Jeskar, cessant les critiques qui fusait de toute part.
" Et ainsi rendre ce repas digne d'un festin comme lors de l'affaire Dreyfus ? " Rit gaiement Boa.
" Je n'ai pas compris la référence, mais je vois un peu le genre et ça me tente bien ! On compte sur toi, Sean ! " Encouragea Hopkins.
" Ne nous déçois pas, il faut qu'elle prenne chère pour s'être ainsi acharné sur un de nos camarades ! Venge-nous ! " Réagit aussi Moon.
" Ouais, montre-lui que nous, les travailleurs, on sait bien faire à force d'acharnement ! Vas-y ! " compléta Davison.
Ensuite, sans plus attendre, les filles pénétrent dans la grande salle, avec autant de conviction comme si elles seront celles qui allaient faire l'action. Ce n'était bien entendu pas le cas, mais ça a le don de faire rire les autres. Les filles ainsi que moi-même finissent par entrer également, sourire aux lèvres, bien vite suivit par les gars et leur réflexion à ce sujet. Ne reste plus que le poufsouffle. À vrai dire, il ne doit pas s'agir d'un gage complexe, puisqu'il se débrouille très bien en la matière (au point d'en devenir un animagus), mais il devait s'inquiéter quant à comment le faire et surtout s'il avait une échappatoire plausible ?
Quand je me suis attablée, je ne m'attendais vraiment pas à ce qui allait s'ensuivre. Franchement, quelle journée de crack. Carmichael était entré, il s'installe prudemment à une place que leur a gardé ses camarades, puis au moment où les plats apparaissaient, il sortit encore plus prudemment sa baguette. Un moulinet rapide et le bout de bois fut rangé, puis alors qu'il allait aussi commencer à manger, ça s'éclate.
Contre toute attente, cela ne provenait pas de la table des professeurs (dommage), mais des bleus. Flint avait repoussé son assiette rempli de... scarabée. Ces derniers prennent un plaisir malsain à ramper partout jusqu'à l'atteindre. De là où j'étais, je pouvais voir le sourire presque fier mais avant tout amusé de Carmichael fendre son visage. Sur la table voisine, Potter semble avoir un éclair de compréhension. Un autre cri déchire le silence peu à peu envahi de chuchotement, cette fois-ci provenant des...jaunes. Mathilde Warrington réagit de façon encore plus dramatique, elle s'edt relevée et voulu s'éloigner le plus possible de cet amas répugnant (que semblait vouloir dire son expression), seulement étant dans un lieu public, elle trébucha sur le banc avant de débouler sur l'allée, les quatre fers en l'air. Pour continuer dans cette lancée tragique digne d'un film d'horreur, la table des rouges fut aussi prise d'assaut de ces petites terreurs. Petits mais centaine. Anna Lynch -fille de Cho Chang et Ambroise Lynch, merci papa- a un simple hoquet d'horreur, réaction beaucoup plus appréciable contrairement aux précédentes néanmoins ses voisines n'ont pas eu la délicatesse de garder leur voix de soprano dans leur gorge, on a donc droit à d'autre cri. Alors qu'on pensait que cela allait se terminer ici, le son des couverts qui s'entrechoquent s'élevent... de notre table. Giovanna Higgs avait relâché l'argenterie d'une manière tout à fait élégante mais qui sonna le glas dans la salle. Beaucoup, beaucoup de ces insectes immondes rampent dans son assiette et tentent par tous les moyens de s'en sortir, mais fort heureusement notre préfète ne laisse échapper aucun son. Au contraire, elle a même un sourire qu'elle recouvre vite par un toussotement. De toute façon, on détourne vite en entendant de l'agitation chez les adultes. Kurt était verte.
À chacun son tour, hein ? Pour ne pas faire de favoritisme, il a décidé de montrer un ébauche de réaction chez toutes les maisons avant de s'attaquer au boss final. Classique, mais efficace. Et sans s'en rendre compte, il y a encore d'autre victime avec leur assiette de nourriture envolé pour de la salade de scarabée. Dont Carmichael lui-même. J'ignore par quel stratégie avait-il procédé afin que son enchantement ne soit que partiel, mais en tout cas il a bien choisi ses cibles, parce que je n'aurai que moyennement apprécié de voir le contenu de mon assiette se faire métamorphoser -il m'aura longtemps entendu-. Cela ne m'a pas semblé aléatoire mais je ne vois pas d'autre explication.
" Qui ? " Fit la voix, basse mais glaciale, de Kurt.
Tout le monde a eu la présence d'esprit de ne pas faire un bruit suspect. Et le silence plombant aurait très bien pu durer longtemps si un des aigles studieux ne montra pas l'exemple. Albus Potter, dont le plat était aussi gorgé de ces affreux bestiole aux couleurs multiples, poussa un petit soupir mais qui résonna dans le calme ambiant avant d'entamer son repas. Oui, le cadet Potter planta sa fourchette dans la carapace vert brillant avant de la porter à sa bouche. Il mâcha une fois, avant de grimacer. Tu m'étonnes.
" Ce n'était pas la meilleure chose à faire", soupira Rose Weasley, en lui tendant son assiette pour qu'il ait au moins quelque nourriture décent.
" Bah, ja n'avais pas tellement d'autre choix. je te rappelle que les cours reprennent dans trente minutes, incident ou non." réplique le brun.
Ce qui achève de pétrifié les âmes sensibles. Sérieux, quand tu nous tiens, même les plus gros défis ne sont rient contre les études. Les Potter sont les premiers à se réveiller, notamment James qui clama haut et fort qu'étant chez les fiers et courageux Gryffondor, il n'allait pas être effrayer par ces petites bête -dans l'assiette de sa petite-amie, et surtout pas après l'acte de son frère-. Aussi brutalement que son cadet, il plante la carapace et l'avale. Son visage se déforma et Carmichael enfonce son poing dans sa bouche.
" Eh, mais c'est... ! Des dragées de Bertie Crochu !"
Finalement il ne put se retenir plus avant de pouffer de rire, vite suivi par les autres, de soulagement cependant. Alors, le repas reprit dans une forme beaucoup plus convivial et Kurt fut laissée sur le côté avec sa question assassine. Chacun s'amusant à goûter les dragées surprises -gratuit, s'il vous plait!- à côté de la nourriture beaucoup plus saine cuisiner par les elfes. Les cours reprennent et l'incident est presque oublié. Presque, parce que les élèves ayant eu la prof ont certifié qu'ils avaient passé un moment en enfer -au moins comme ça ils sauraient qu'il ne faudrait plus fauter pour frotter à nouveau dans une dimension pareille-.
Et bientôt la rumeur que c'était un frustré de la saint valentin qui n'a pas eu ses chocolats et qui se vengeait donc le lendemain en métamorphosant les plats en tas de scarabée avant de transformer à nouveau en dragée surprise une fois dans la bouche -ce qui en soi est un véritable exploit, comme quoi la vengeance nous rend assez diabolique ...ment ingénieux, cependant je soupçonne la collaboration de nos chers amis les cuisiniers- se propagea en une traînée de poudre. Parfois, je me demande vraiment qui est assez ennuyé pour faire circuler ce genre de bêtise. Néanmoins, le principal concerné semble plutôt apprécié l'image alors il n'y avait pas de problème.
Jusqu'à la dernière action de la journée.
" Adrian doit aller dans la salle commune des serpentard. "
Tobie referme son plateau avec une moue déçu de ne pas avoir été choisi, Ionise semblait songeur pour une autre raison (prévision pour sa mission ?), suis-je la seule à être embêtée par la demande ?
" Ouh là la, un lion dans le nid des serpents, carrément ?" Dit Devon, amusé.
" Va-t-on enfin savoir où se trouve le secret de Salazar si bien caché ?" Fit Cavacanti, un sourcil levé.
" Plus tant que ça ", lui répond son condisciple, sûr.
Hum, le pire était à craindre. Surtout avec ce septième fils, doté de la magie céleste. J'espérais juste qu'il n'allait rien faire de bien foireux. Dans le genre se montrer à la vue de tous les serpentards et leur hurler à la mort qu'il est trop bon pour avoir réussit à accéder un passage prétendu protéger. Ouais, il a vraiment pas intérêt.
Bon, ça va encore. Il avait juste pris le temps de calculer sa stratégie et s'en était relativement bien sorti, du moins pour lui.
À la fin de cours d'arithmancie, pour ceux qui l'ont choisi (donc me comptant), chacun est allé s'occuper le temps que l'heure du dîner arrive. Autrement dit, tout le monde retourne dans sa salle commune sauf s'ils voulaient rester dans la bibliothèque ou se bécoter (je ne vise bien sûr personne). Donc, en compagnie de Malefoy, je rejoins les cachots et après avoir donné le mot de passe, on pénétre dans notre antre si silencieux. Il n'y avait pas grand monde -il n'y avait jamais grand monde, personne ne pouvait se côtoyer en total confiance chez les manipulateurs, cependant on est très uni (allez comprendre la logique)-, Malone est installée sur un fauteuil et lit un livre -ou qu'importe ce que c'était-, le capitaine Urquhart et le poursuiveur Huston discutent tactique pour le prochain match, Carreon un septième révisait pour le-grand-examen-après-le-Buse à venir et Zabini se prélasse en attendant son ami, qui le rejoint sur le champ. Ne voyant pas Tobie -ni Ionise d'ailleurs-, je supposais qu'il devait encore être dans sa chambre à la confection d'un nouveau potion ou à son amélioration en compagnie de Link, me délaissant cependant -ce n'est pas très approprié pour une jeune fille de s'inviter chez un garçon surtout s'il était occupé-. Je décide donc de faire comme Malone et me plonger dans une lecture passionnante lorsque des pas précipités venant des escaliers menant aux dortoirs nous parvient et pas de manière moindre. Entwhistle surgit par le passage. Sans lunette. Et l'air paniqué. Tout le monde cesse leur activité.
" Qui ? " rugit-il, ce qui dans un certain sens m'a fait penser à Kurt. " Qui est l'imbécile qui a laissé traîné des poils de chat ? "
Il faut savoir qu'il en fait une allergie et que dès le début de l'internat, il avait demandé qu'il n'ait pas de présence animal à notre étage. Et quand on voit les conséquences, on se dit qu'on aurait dû prendre sérieusement en compte sa demande. Entwhistle sans lunettes teintés paraissait déjà étrange, mais si en plus de le voir les yeux rouges, c'était un miracle. Venant probablement d'un être aussi phénoménal -dans le mauvais sens- quand on est au courant de ce qui se passait.
" Oh, j'ignorai que tu cachais un tel regard ", fit Cavallone.
Heureusement que je savais me tenir, ainsi j'ai pu rester digne et sans sursauter quand cette voyeuse est apparue à mes côtés. Puis, j'assimilai ce qu'elle venait de dire. Ses yeux, c'était la première fois que j'en voyais, même ceux d'Hopkins ne sont pas aussi particuliers. Entwhistle cachait sous ses lunettes des iris roses, qui actuellement luisaient d'une manière inquiétante.
" Mais dis-moi tu ne serais pas en train de pleurer ?" Remarqua Malone en délaissant son livre.
" Quand il a dit qu'il ne voulait pas d'animaux, qu'il se cache les yeux et qu'il fait pratiquement une crise lorsqu'il découvre qu'un félin a élu domicile quelque part dans son environ et que tu vois ses yeux enflés et rouges, tu penses bien que ceci est le résultat d'une allergie, non ? " Je lui exposai.
" Soit, il s'agit cependant d'un véritable scoop. Non seulement il a ôté ses lunettes, mais en plus il a une larme à l’œil, voire aux yeux. C'est une image a gravé dans les annales. "
Et devinez qui a dit ça ? Giovanna, notre préfète.
" Euh, tu n'es pas censé remettre de l'ordre ? ", demande Urquhart à tout hasard.
" Au lieu de les enfoncer ? " ajoute Carreon.
" Oui, mais travailler seule pour deux n'est pas une tâche facile, surtout que tu n'es vraiment pas bien récompensée. " Bienvenue chez les calculateurs.
Mais voyant que personne ne souhaite faire un geste pour aider ce pauvre Kylian, dont une larme a finalement coulé et que notre préfète -ainsi que Malone- allait presque le prendre en photo sous le regard moqueur des garçons, le plus âgé envoie un patronus corporel à l'infirmière.
Au final, ça lui a autant servi d'aider quelqu'un en faisant preuve d'altruisme qu'utiliser un sort de niveau expert. Comme dirait l'expression moldu : Une pierre deux coups (un mouvement de baguettes, deux solutions trouvés!). Eh oui, c'est nous, tant que tu n'as rien à gagner, tu ne bouges pas le petit doigt. Si l'infirmière vient à cette même instant que la sortie des trois apprentis potionniste, j'entends de mon côté un ricanement caractéristique.
Plus tard, DucSiron m’explique comment il avait procédé. Il avait juste arraché quelque poil à un chat qui passait pour le coin -repose en paix, le félin-, caché dans l'uniforme de Entwhistle et attendit à ce qu'il entre en contact pour "prouver qu'il était entrée dans notre salle commune", ce qui n'était bien sûr pas le cas, mais comme j'avais aussi certifié avoir entendu sa voix, il aurait très bien pu être sous invisibilité et admirer son oeuvre. Bien sur, en réalité il m'avait juste envoyé un message via son pouvoir fabuleux.
Bref, ainsi s'acheva cette journée.
Cinquième jour : Vendredi 16 février 2020 à 9 :30 – Fête de retour
Aujourd'hui, c'était vendredi. Cinquième jour de la semaine, la veille des week-ends, le jour où tout le monde commence à se prélasser au soleil quand le climat le permet ou encore se réfugier direct dans leur coin fétiche, bref vendredi. Et aussi le jour où elles rentrent. Oh, je ne suis absolument pas impatiente ! Et je maintiendrai cette pensée même sous la torture et... et puis bref, je n'ai pas à me justifier ! Passons au jeu !
Qui en fait un heureux. Lorsqu'on se rejoint à dix heures, Tobias est tout joyeux d'avoir été tiré au sort, "enfin" semblait-il même de crier en sautillant.
" Surprendre la classe. "
Juste ça. Mais ça suffit à remplir l'investigateur de joie, son esprit tourna 1000 à l'heure, inutile de lui parler, il nous entendait plus et son esprit de serpentard s'est éveillé. À vrai dire, il nous restait encore deux cours avant le déjeuner, et comme souvent la fin du délai tombait toujours au moment du repas, j'imagine qu'il allait agir durant ces deux cours où nous serions en défense avec les blaireaux et en histoire avec les aigles.
Et bien sûr, il choisit histoire parce qu'un, il y avait Potter, deux, en histoire il avait plus de facilité pour agir et trois parce qu'il y avait Potter. J'ai répété ? Absolument pas.
Du coup, durant tout le cours d'histoire, il y avait certain impatient qui attendait que la surprise suevienne, mais jusqu'à la fin de l'heure il ne s'était rien passé. Enfin, ça, c'était ce qu'ils pensaient avant que Potter ne se dirige vers la porte et pousse un étranglement. Pratiquement tout le monde accourre, à l'exception de Nott et Stewart et de la moitié de notre maison. Savoir rester digne pour nous et par indifférence pour Emil. Quand finalement même Malone s'exclame de surprise, le professeur intervient à son tour. Et en est surpris. Quoi de plus normal comme réaction lorsqu'on voit un chat géant ? Et pas n'importe quel chat, il ne s'agissait pas de ces garnements appartenant à ces lions irresponsables, mais à un de nos camarades ici présent. Potter glapit quand il voit son chat lui donner la patte -énorme-. Ses camarades restent abasourdis par le spectacle et les miens étaient goguenards, comme s'ils s'attendaient à un traquenard pareil.
" Mais qu'est-ce que vous avez contre Cheshire ? " finit par râler le maître " déjà qu'hier je l'ai retrouvé une touffe de poil manquant, et aujourd'hui ... comme ça ! "
Et heureusement qu'il est doué en potion pour avoir remédier à ce problème de poil, d'ailleurs je suis sur qu'IL ne s'est même pas excuser. À mes côtés, je sens Kylian raidir -oui, déjà guéri, il ne faut pas sous-estimer la femme de Londubat- et faire le lien avec la veille -mais à l'écart parce que l'allergie ça ne se guérit pas, par contre-.
" Eh bien, ceci est vraiment un joli travail ! Ton chat n'a même pas pris quelque ride ou encore du poids, ce n'est que la proportion qui est touché ! " Remarqua le prof, l'air enchanté en prenant la patte tendue.
" Professeur ! " s'indigne Potter en faisant des gros yeux.
Ce dernier se racle la gorge, un peu gêné de s'être laissé emporter, cependant que Tobias semblait aux anges d'avoir été ainsi -indirectement- complimenté par un connaisseur.
" Bon, ce n'est pas sympa pour le jeune Albus, que le coupable se dénonce. " Ordonna-t-il, se voulant sévère.
Mais évidemment, personne ne le fit.
« Bon, dites au moins quelle est la potion qui lui a rendu ainsi. »
« Ça ne marche pas comme ça, professeur. » Répondit Malefoy « Sev peut aussi simplement emmener son matou à l’infirmière qui diagnostiquera son cas, trouvera un contre effet et on en parle plus. »
« Quoi ? Je dois traîner Cheshire sous cette forme jusqu’à l’infirmerie ? »
« C’est l’idée en effet, à moins que tu n’aies trop honte pour le faire ? »
Potter bafouille des mots inintelligibles tout en rougissant. La honte, hein ?
« Et puis, tu n’as rien à craindre, il me semble que son poids est le même qu’à sa taille original, non ? » Ajoute Ionise.
C’était vraiment inutile de remarquer ça.
« Fais vite, s’il te plait. J’aimerai éviter d’être touché à nouveau par ces poils. Sauf si tu préfères que je t’accompagne à l’infirmerie, avec toutefois les larmes aux joues ce qui créera un malentendu pas possible… » Fit Kylian.
« C’est bon, c’est bon, j’y vais ! » Suivant sa parole, il soulève Cheshire et la porte jusqu’à la salle sacrée de madame Londubat, qui va râler parce qu’il était midi et qu’une personne normal mange à cette heure-ci.
Finalement il a fait le lien et est sûr que c’est bien la signature de ce félin qui avait causé son humiliation dans notre salle commune –même quasi vide, en ayant des serpents, cela revient à des milliers de gens, surtout des gens comme Higgs qui ferait tout pour se divertir-.
« Vous n’êtes vraiment pas doué pour les négociations, professeur. » Fait Io « attention cela pourrait vous nuire. »
« Dites donc, tout le monde ne pense pas comme vous. »
« Ah oui ? Pourtant personne ne lui est venu en aide pour prendre sa défense », commente Zabini.
Pourquoi est-ce qu’il faut toujours qu’il provoque tout le monde ?
« Bref, là n’est pas la question ! » détourne professeur Hopkins « Ce qu’on vient de voir était vraiment spectaculaire, qu’en pensez-vous que c’était ? »
« Un simple élixir d’extension, professeur », répondit Tobia avant de s’en aller pour la grande salle.
Là, on ne pouvait que se douter de l’identité du coupable. Je le suis en voulant lui poser une question.
« La touche du poids inchangé est un ajout, n’est-ce pas ? »
« Exact, Ionise l’a proposé trouvant que cela serait plus opérant. »
« Et il a bien fait », je m’exprimai.
Ce dernier apparait derrière et d’une voix sombre lâche un « merci ».
« Si tu voulais m’effrayer, c’est raté. »
La grande salle était bien animée. Soit les gens discutent sur les plats du jour, si une surprise allait leur sauter au cou, ou sur le retour de certaine personne. Notre groupe de joueur se rejoint pour l’avant-dernier tour.
« Luxchana doit jeter le sortilège d’allégresse sur un professeur. »
« C’est plutôt sympa comme gage », eut le cran de dire Davison.
« Ah, tu crois ? » Ironise Ionise. « Attends, nous avons quoi ? Tous des héros de la grande guerre, et même s’ils se sont assagies, autant te dire que si un sort les vise, il ne faudra pas sous-estimer leur instinct de combattant. »
« Rien que ça », commente Devon avec humour, c’est vrai qu’il est américain.
« Ah. Oui, il y a en effet cette possibilité », lâcha stupidement la jaune.
Sa camarade, ainsi que les autres, lui jette un regard blasé qui parle assez pour eux.
« Eh bien, comme tu l’as si bien dit, hier : surtout ne nous déçois pas et montre au monde entier que Poufsouffle est autant respectable que les autres maisons ! » Parodie Carmichael avant de lui tapoter l’épaule et s’installer.
« Je suis sûr que tu y arriveras, prouve-nous que ta place de meilleure élève n’est pas usurpé ! »
« Eh, ce n’est pas la meilleure ! »
« Certes, à vrai dire la première place est cerclé par trois personnes. Incroyable mais vrai. »
« Hein ? Comment ça ? Qui ? »
Le reste ne devient plus qu’un charabia incompréhensible. Si tout le long du repas, cela se passe sans anicroche, il y a tout de mêmes divers faits assez mémorables. Par exemple qu’on acclame Devon afin qu’il attaque une chanson pour le retour des expéditeurs comme il avait fait pour leur départ, des propositions pour les accueillir, histoire de leur faire une surprise et autre dans le même genre. Autant vous dire que l‘humeur était déjà bien joyeuse –bien que celui de Devon était plus embarrassé qu’autre chose- que Moon Star jetait un sort là incognito, il n’y aurait pas eu de problème. Mais ça, ce sont les téméraires qui le feront.
Alors avant qu’on ne retourne en cours de métamorphose, avec les jaunes justement, elle coure à la sortie et part accomplir sa besogne. Et je ne sais pas par quel exploit elle réussit à atteindre la directrice elle-même ! Il avait suffi que celle-ci traverse la grande porte pour qu’une joie impromptue l’enchante par magie. Le professeur Flitwick qui passait à côté est la première victime qu’engendre ce charme. Ses joues sont violemment prises d’assaut par deux mains qui tirèrent sa chair de toutes les forces et toutes les sens qu’il s’en retrouva tout rose, ou rouge. Cependant ceci est l’une des effets de l’élixir d’euphorie, qui n’est accessible uniquement par des sixièmes. Alors comment ?
La réponse se trouvait sur le côté. Il y avait un livre de sort, le même que Potter a reçu pour avoir raté la première sortie à Pré-au-lard. Le charme de réjouissance y était mais sur la page d’en face se trouvait une goutte jaune de l’élixir d’euphorie. J’ignorais que du liquide pouvait s’y tenir. Bref, elle a bien réussi.
Et même si notre directrice était d’humeur particulièrement heureuse, personne n’en fit le lien avec nous. Des gentilles troisièmes années innocentes. Au pire, on mettait tout ça sur le fait qu’elle est joyeuse à l’idée de souhaiter le retour à ces élèves et deux de ses professeures.
« Bien, le dernier tour ! »
En fait, il semblerait qu’un autre soit aussi touché par l’enchantement vu comme Tobie sautille de joie. D’ailleurs, il l’est tellement qu’il a demandé au professeur Chourave de tourner l’aiguille. Au risque de se faire pincer –très fort- les joues. Quand il revient les joues rougis, il avait même les cheveux en bataille, comme s’il venait de faire un tour du château.
« D’accord, alors comme il ne restait plus qu’IO ! Tu dois… (Roulement de tambour) la couleur des quatre maisons. »
Quoi ? Attendez, il manquait un verbe, non ? Même pas, c’est quoi l’action ?
« Je dois…quoi ? » Répéta Ionise juste pour s’assurer.
« La couleur des quatre maisons », réitére notre condisciple.
« Oui, mais qu’est-ce qu’il doit… » Tente DucSiron à son tour.
« La couleur des QUATRE Maison. » Qui se solde aussi par un échec.
Un silence embarrassant accompagne cette réponse insistante, bien que personne ne sache comment le prendre. Et puis l’heure d’aller en cours arrive. Enfin, juste pour ceux qui avait métamorphose. Une heure en enfer. Juste avant la liberté, en plus. Quoi de plus pour nous faire mal ? Ah, ceux qui ont divination ont une heure de trou. Ha, bien fait pour ces soi-disant voyants.
« Bref, tu peux toujours t’inspirer d’un sort de métamorphose. Si tu es assez adroit, tu peux créer une créature de ces quatre couleurs que Tobie veut tant. »
Même si je doute que tu parviendras à te concentrer avec la vieille. Mais bon, je peux très bien garder mon pessimisme pour moi. Ou réalisme.
« Où tu peux nous créer un feu d’artifice de ces quatre couleurs, qui nous représente tant », suggère Tobias.
« Sinon, tu peux aussi demander à nos chers amis très plaisants aux capacités magiques stupéfiants, qui disent jamais non pour nous aider », proposa Carmichael.
« Ce n’est pas très sympas de leur demander de faire tout le travail alors qu’ils sont déjà occupés et que surtout ça ne leur concerne pas », reproche Moon.
« Certes, mais avoues que certaine chose se réalise tellement grâce à leur aide », argumenta néanmoins Davison.
« Eh bien, si c’est tellement compliqué, tu n’avais même pas le droit d’y songer. Il te suffisait juste de faire quelque chose dans tes cordes et de toi-même », s’incruste Boot, qui fait toujours les choses efficacement et seul.
« Est-ce que tu es en train de remettre en doute mes aptitudes ? » Fit Carmichael, choqué.
« …Oh, c’est bon, tu n’es pas tout blanc, hein ! » Répliqua Boot.
« Ben non, il est mate », releva Hopkins.
« Haha, très drôle ! » Carmichael se mit à la poursuite de son ami, hilare.
« Sinon, fait des potions de ces quatre couleurs, en plus de leur bordures, ce serait parfaitement acquis, non ? » présenta à nouveau Moon star.
« Oui et il les fait quand ces potions ? » Je rétorquai.
« Bah, tu n’es pas obligé de faire en sorte à ce qu’il serve, Io », accorde Tobie.
« Euh, le but d’une potion est justement qu’il serve », remarque Boot.
« Merci, heureusement qu’il y a encore une personne de raisonnable ici. » Je soupire en me tenant le front avec toutes les bêtises qui fusent.
« Oh, ça pourrait être pas mal, les potions », réagit Io. Pardon ?
« Bien sûr que c’est bien les potions, c’est ce qu’il faut choisir », intervient Malfoy, l’air de rien, juste pour défendre cette discipline chérit par son père.
Mais d’où il s’immisce ainsi dans une conversation qu’il ne connait ni d’Eve ni d’Adam ? En plus, s'il l’aurait su, il n’aurait jamais dit ce qu’il vient de dire.
« Bon, en tout cas tu as jusqu’au diner, mais ne traîne pas, j’aimerai que cela se fasse à leur arrivé », demande l’investigateur. Puis en croisant mon regard, il ajouta avec un sourire goguenard « et cela se passera à l’heure du repas. »
Je détourne immédiatement la tête, irritée qu’il m’ait remarqué. Non, je ne suis pas du tout intéressée !
« En plus, comme tu n’as pas divination, tu as beaucoup de temps pour y réfléchir », nota Davison.
« Ah, la divination, la vraie arnaque », souffle Boot « Mon père m’avait dit qu’on y foutait rien, mais il a oublié de préciser que ça a changé avec le centaure comme prof’. Du coup quand j’ai pensé pouvoir m’assoupir, Firenze m’a réveillé à coup de sabot. J’ai encore la trace, là. »
« On dit professeur Firenze », corrige Moon star.
« Oh, me soule pas, hein. »
« Au moins, ça t’a appris que tu ne devrais plus dormir dans son cours », je fais.
« Pour m’en souvenir, je m’en rappellerai ! »
Furibond, il ne remarque pas le ton narquois de ma remarque ni les ricanements de mes camarades. En revanche, on perd tous notre assurance en voyant la mine sévère de Kurt (faudrait que je m’en rappelle de ne jamais l’appeler comme ça devant Moon Star). C’est parti pour la descente aux gouffres !
On s’en est sorti. Après tout, la veille, on l’a bien supporté quatre heures d’affilés et même si aujourd’hui elle est de mauvaise humeur, une heure ça passe vite quand on est concentré à notre tâche et pas à la mauvaise chose. Maintenant, soit j’attends seule dans mon coin en faisant mumuse avec mes devoirs, soit je traîne avec les gars au risque de me faire dévoiler la surprise. Oh, autant aller dans notre base secrète qu’on a déserté depuis une semaine et un peu plus.
Refusant l’offre d’Adrian qui voulait qu’on passe par le repère qu’il nous a trouvé (parce que visiblement, si on était pas des Gryffondor, on ne pouvait y accéder) « Désolée mais je ne suis pas encore en âge pour rester seule avec un garçon dans une même pièce –Que ! Mais non, je ne pensais pas à ça non plus ! », je rejoins le premier étage et la longe en dépassant la salle d’histoire avant de tourner dans une alcôve. La tapisserie était là, vérifiant qu’il n’y avait personne, je la soulève avant de me placer face au trou. Et puis je me senti aspirée.
Cette cachette était vraiment un coup de chance. Franchement si Clara n’était pas aussi farceuse, et Claire pas aussi curieuse, on n’aurait pas pu tomber dans cette alcôve-ci et n’aurait pas soulevé la tapisserie pour cacher nos méfaits. Par contre, l’idée de se pencher au niveau du trou et dû au fait de la petite taille de la chinoise (quand on t’avait dit que ça n’allait pas tarder à se sentir, la différence qu’il y a entre ton mètre 54 et nos 60, l’écart de nos cinq centimètres et plus doit te faire mal, non ? ). Et puis, si je ne leur tenais pas à cœur (non, oubliez ce que je viens de dire !), je ne serai pas partie à leur suite. Quoique, finalement j’ai bien fait. Parce que tout de même, on a découvert un nouvel univers.
La pièce, théoriquement c’en était pas vraiment une, hum, l’endroit où on tombait de l’autre côté est un espace clos où les lois de la gravité n’avait plus rien à faire ici. Le décor se retrouvait à chaque fois changé, on retrouve à la fois des spirales colorés chaudement ou au contraire froide, des tie-dye qui ferait penser à des bandes dessiné moldu pour jeune enfant. Brf, on était littéralement dans le cosmos et on planait, avec quelque objet déjà présent sur les lieux. Je me suis toujours demandé pourquoi et la réponse en était des plus logiques. Le seul moyen d’en ressortit était justement d’en toucher un. Donc, je retrouvais un réveil vintage qui tictaquait à chaque seconde, un oreiller oriental, une lampe à huile et un engrenage.
Pour ma part, je choisi le réveil. Le temps que je me repose, il serait probablement l’heure d’aller au diner.
Qu’est-ce j’avais raison. Et de loin. Je suis en retard.
Après m’être assoupie de trois heures environ, je jette un coup d’œil au réveil avant de me rappeler qu’il ne marchait qu’au contact de la magie et après avoir connu, et jurer un peu, je m’empresse d’accourir à la grande salle. Seulement je devais passer par le grand hall qui mène au grand escalier principal et c'est là que j’entend des voix.
« Eh bien, Arsène, c’est une nouvelle mode ? » taquina notre préfet Raven.
« Tais-toi sombre imbécile et pressez le pas, le repas est déjà servi. »
Un peu déconcertée par la remarque de mon préfet je ralentis le pas jusqu’à m’arrêter devant la grande porte, attendant qu’ils apparaissent. Et ce que je vois m’arracha un hoquet surprise, me faisant remarquer par les arrivants. Notre concierge qui conduisait un troupeau de vingt élèves, accompagnée de deux enseignantes avait les cheveux jaune et noir ! Et avant qu’un adulte n’ait eu le temps de me faire remarquer mon retard, une tempête brune me sauta dessus.
« Oh, Chloé, t’es venu nous accueillir ? Trop sympa ! » S’exclame Claire.
Absolument pas ! Mais plutôt que lui répondre ça, je détourne le sujet.
« Il vous est arrivé quoi aux cheveux ? » Désignant leur chevelure qui allait dans tous les sens, même pour celui qui était soigné.
« Ah, ça…le magicobus abrite un meurtrier », répond simplement Harley.
« Je te le fais pas dire deux fois, j’ai cru ma dernière heure arrivée », grince Raven, bien qu’ayant un sourire sur les lèvres.
« Oh, moi, j’ai bien aimé », enchérit Clara.
Et d’après le large sourire qu’elle a, je préfère ne pas lui demander pourquoi. Horgs passe à nos côtés en maugréant et ouvrit les deux battants. Une myriade de couleur attaque notre vision.
« Wow ! Il s’est passé quoi là ? » Fit Jackson, poursuiveur des bleus.
Quand je dis attaquer, je ne songeais pas à :
« Bon retour !! »
Oui, c’était une accueille haute en couleur. Tout le monde y est passé, c’est-à-dire que des serpentards avaient des cheveux rouges et or, des poufsouffles verts et gris, etc. Bon, tout saufs les professeurs, je ne pense pas que Kurt aurait supporté d’être à nouveau victime. Quand je me suis installée à côté de Tobie à ma table, ce dernier –bleu et bronze- me pose la question.
« Bah, t’étais où ? » Surtout ne pas répondre.
« Tu es vraiment partie les accueillir ? » s’étonne Io –idem- en face.
Je le toise durement, mais la couleur qu’il avait en haut de sa tête ne me permet pas de garder ma sévérité très longtemps. Je m’empresse de me servir une part avant que mon image ne soit détruit.
« Ah, je te déconseille de prendre ça », me souffla Malone –jeune et noir-.
Je regardai ce que j’ai pris, de la sauce soja pour accompagner les pâtes. À la table d’à côté, j’entendis Claire complimenter son M. A de mignon et un grognement lui répond, ce qui me fait sourire. Puis avant que je ne décide d’entamer mon plat, à la table du fond, James Potter –rouge et or, quelle chance- forçait Harley à prendre une bouchée de cet ingrédient magique. Les cheveux de Clara avait de son côté déjà pris la couleur vert et gris et elle envoyait un message subliminal à un Malfoy –jaune et noir, oh !-, bafouillant. Je me tourne vers Ionise et lui sourit.
« Bien joué. » Un sourire fier me répondit. Et je me suis sentie bien pour la première fois de la semaine.
« Non ! Qu’as-tu fait à tes cheveux ? » S’écrie Claire en touchant les cheveux rouge et or de Weasley.
« Bah, ils sont teints, comme les autres », répondit celle-ci, un peu gênée.
« Ne mens pas ! Tu les as coupés ! Mais pourquoi ? Il te restait encore deux mois avant que ça ne se refrise. »
« Waouh, comment t’as fait pour sentir ça rien qu’en touchant ? » S’ébahi Jeskar –jaune et noir-.
« Mais on sent la différence ! » Gémit la chinoise, triste à l’idée qu’elle n’a à présent plus aucune modèle pour coiffer.
Bref, retour au quotidien. Eh, je tenais à ajouter qu’elles ne m’ont pas manqué !