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Chapitre 3

Chapitre 3

Octobre

Les jours suivirent une routine semblable, où les filles des 30 légendes étaient hostiles, subtilement en étant inamicales ou plus flagrant en faisant certaine crasse, parfois rejoint par les gars qui n’avaient pas envie de jouer à la comédie.

Puis, bon, il était aussi très compliqué d’être cordial avec cette harpie, surtout s’ils devaient travailler en groupe avec elle.

Comme ce jour. Alors que Mathilde dépassait les 4 amies, qui s’étaient rabibochées depuis février dernier, elle entendit leur conversation. Clara qui pestait et les trois autres qui écoutaient ses échecs pour avoir le Quidditch en même temps que le Tournoi.

« Pas croyable, parce qu’il croit que me refuser une fois et je vais abandonner ?! C’est mal me connaitre ! » Rugit l’italienne en tapant le sol du pied.

« En même temps, ce n’est pas en y allant tous les jours, matins et soirs, que tu vas lui faire changer d’avis, je crois que c’est même ça qui le garde campé sur sa décision », se moqua Chloé, exaspérée.

Oui, elle voulait aussi jouer au Quidditch mais bon, faut pas abuser.

La Gryffonder et Serdaigle du quatuor ne faisaient qu’hocher occasionnellement la tête, n’étant pas les plus grands fans de ce sport comme leurs amies.

Mathilde fit l'erreur de renifler un peu trop fort et Clara, qui était très remontée de son insuccès, usa de cette occasion pour la culbuter et lui rentrer le pied dans les chevilles. Elle aurait même pu l’user comme défouloir mais Chloé finit par tirer son amie pour la forcer à avancer tout en repoussant l'autre du bout de sa baguette. Harley et Claire la dépassèrent en coulant un regard froid, car elle méritait ce traitement.

Lolie arriva sur ça, dans une humeur aussi noire, et cracha en voyant la timorée au milieu du passage :

« Qu’est-ce que tu fais encore là ? Tu n’as toujours pas intégrer le message que tu n’as pas ta place ? Tu devrais te noyer dans la seine, tu sais cette fleuve française tellement polluée qu’en ne laissant que tremper une chaussure ça peut pourrir ? Eh bien, ça te sied parfaitement, on devrait aussi ajouter des piranhas pour te dévorer puis te lancer des vautours quand ton cadavre remontera. Enfin, si encore il te reste quelque chose, puis on balancera des mites pour rongent tes os, voire même-… »

Kenneth et John, qui passaient par là, jugèrent bon de récupérer la petite à l'attitude volcanique où cela risquait de finir en lancer de sort et personne n'avait envie de se faire attraper par le concierge Horgs. Alors qu'elle gigotait sous le bras du géant, ils réalisèrent le pourquoi de son aigreur : elle était en période de dérèglement.

Mathilde jeta un regard dédaigneux au dos du sang-mêlé. Dégoutée à ce qu'il se permette de toucher avec désinvolture une sang-pure.

« Fais attention à tes gestes dans un lieu public. Je t'assure que tout le monde n'est pas aussi inoffensif quand il s'agit de te recadrer. »

Elle se tourna pour Laura qui dardait un regard perçant et une promesse rémunération si elle ne suivait pas son conseil.

 

Enfin, le jour d’accueillir les délégations étrangères arriva.

« Les filles sont trop vilaines ! » Se plaignit John.

Il venait d'assister à une scène particulièrement violente pour ses yeux innocents. Ani lançait le sort de serpensortia pour le fun mais aussi parce que Lolie avait insisté de lui créer une robe aux esthétiques Serpentard pour le bal de Yule. S'il valait mieux éviter de vrais reptiles sur les tenues lors de la soirée dansante, elle voulait créer une qui donnait un air pour faire honneur à la maison. Mais Mathilde avait mauvais timing et Ani était plutôt mesquine lorsque cela la concernait, le reptile s'est faufilé sous la cape pour menacer la vie de la pimbêche.

Lolie s'écroula de rire alors que Celia prenait la scène en photo avec sa tablette M. Ani sifflotait avec innocence, attisant les mouvements angoissants de l'animal autour d'une Mathilde horrifiée.

« Elles sont redoutables une fois leur force réunis », ricana Kenneth.

Lui aussi s'était mis à rire face à la scène et demanda à Celia de lui envoyer les dossiers, ce qu'elle promit de faire en partageant sur le Carnet Messenger. Pendant ce temps, John s'agitait en voulant annuler le sort de sa camarade, mais c'était difficile comme Mathilde gigotait dans tous les sens.

« Elles vont finir par se calmer avec le tournoi, vous pensez ? »

John et ses amis de la table des jaunes jetèrent un regard vers les filles de leur maison qui discutaient avec soit la table des rouges soit des bleus à travers les rangées. Celia et Lolie ricanaient en jetant des regards sur les négatifs des photos prisent plus tôt alors que Clara discutait avec Alice et Alfred d'un air hautain. Les mots Beaux Bâtons et Durmstrang revenaient quelque fois.

« Tu ferais encore mieux d'attendre que leurs victimes redeviennent sorciers », lui répondit amèrement Sean.

Et John sentit aussi un début de colère monter en lui en comprenant qu'il parlait de Wyatt.

Toute discussion dissipa quand le tintement du verre du directeur résonna dans la Grande Salle. Harry Potter toussota lorsqu'il vit qu'il avait l'intention de tout le monde.

« Comme vous l’attendez tous, ce soir, nous allons recevoir nos invités. Place à BeauxBâton ! »

La grande porte s’ouvrit et une suite d’uniforme bleu ciel se profila sous les yeux attentifs des élèves de Poudlard. Le groupe d’élève mixte avançait avec grâce et élégance correspondant à leur transport magique. La calèche tirée par des cheveux ailés n'avait fini d'émerveiller les élèves de Poudlard qui en avait assisté à leur arrivée et les sujets allaient bon train. En fin de marche, un grand homme longiligne faisait claquer ses talons entre les rangées Poufsouffle et Serdaigle avant d'atteindre l'estrade où se trouvait la table des professeurs. Harry, qui avait quitté sa place entre temps pour accueillir son confrère de l'Europe du Sud, vint lui serrer la main cordialement. Aucun élève de Poudlard ne pouvait le voir comme les élèves de Beaux Bâtons étaient alignés devant eux, mais les professeurs de Poudlard virent que les doigts de l'homme étaient aussi longs et effilés que sa personne.

Après les salutations des deux administrateurs, Cicerus Longfidus de son nom, où les quatre maisons ont déjà applaudi deux fois l'école française, tout le monde s’impatienta de voir arriver les fiers baltiques.

Mais il a fallu attendre que monsieur longue jambe prit place à côté du proviseur adjoint, faisant rétrécir Neville à vue d'œil, et les élèves en début de table des Serdaigle et Serpentard avant que le directeur ne s'exclame à nouveau :

« Maintenant, place à Durmstrang ! »

Les deux grands battants s’ouvrirent à nouveau avec fracas pour l’effet et une rangée de rouge velours et gris châtaigne traversa la grande salle en faisant extrêmement attention à bien taper les dalles avec leur talon bizarre, histoire de laisser des marques prouvant leur passage. Le concierge Horgs ferma la grande porte avec une mine blasée et suivit le groupe mené par la directrice Simone Krakovich. Une femme magnifique avec des traits fins et symétriques mais au corps très costaud. Le directeur eut un sourire crispé en serrant sa poigne ferme.

Une fois tout le monde installé, avec miss baraqué à côté de Kurt à l'amusement des Poudlariens et les élèves séparés en début de table des Gryffondor et Poufsouffle, Harry Potter fit une dernière déclaration avant de permettre de diner.

« La coupe est placée devant le Grand Escalier, mais il ne sera possible aux candidats de mettre leur nom que durant les heures d'affluences, c'est-à-dire la journée de demain, avant qu'on n'ait les résultats après-demain. Sur ce, bon appétit.  »

Et tout le monde se mit à manger dans un brouhaha ambiant.

 

La nuit tombée, il n'y avait signe de vie dans les couloirs du château grâce aux rondes des préfets.

Les Beaux Bâtons séjournaient dans leur calèche aux extensions magiques et ceux de Durmstrang dans leur navire aux mêmes propriétés.

Devant la grande salle, la coupe de feu était recouverte d'une cloche en verre magique que personne ne pouvait retirer sauf le lanceur du sort. La flamme était la seule lumière qui éclairait à ce moment.

Mais dans l'autre côté du château, un salon était aussi illuminé par quelque chose à l'intérieur, une lueur si forte qu'elle traversait sous la porte, bien que personne ne put en témoigner.

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