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Chapitre 0

Point de vue: Albus Potter

1er septembre 2017

  Onze heures avaient sonné, et c'est en jetant un panache de fumée que le Poudlard Express se mit en route en emmenant les trois cent élèves à la célèbre école de magie Poudlard. Albus Severus Potter, après un dernier signe à ses parents, se résigna à suivre sa cousine rousse qui le pressait de l'aider à chercher d'un compartiment vide. Car en cette année 2017, le fils cadet Potter faisait sa première entrée à l'école des sorciers en compagnie de sa chère cousine et meilleure amie, Rose Weasley. Il était inutile de préciser à quel point le jeune garçon appréhendait ce moment. Taquiné par son frère aîné, James Sirius Potter, Albus craignait de décevoir ses parents en tombant dans une maison autre que celle des lions bien que son père, Harry Potter, lui ait rassurés qu'elles valent tout autant qu'elles sont. 

Finalement, ils se trouvèrent un compartiment occupé seulement par un garçon de leur âge sûrement, qui s’amusait avec sa chouette des neiges. Il avait les cheveux d'un blond cendré et des yeux verts marron et un sourire accueillant ornait son visage qui apaisa immédiatement la tension intérieur du brun.  

" Bonjour, est-ce que les places sont libres, s'il te plaît ?" demanda poliment Rose Weasley sans pénétrer dans le cabinet.

" Oui, je suis seul, je vous en prie, prenez place" , accueillit aimablement le garçon. " Je m'appelle Wyatt Devon, enchanté" , se présenta-t-il une fois les cousins installés. 

" Rose Weasley ", répondit la rousse en s'installant en face de son futur camarade.

Albus Potter ", sourit le brun en serrant la main que le blond lui présentait. 

Ce dernier sourit sans rien ajouter. Cela surprit légèrement les deux arrivants, il était à préciser qu'en général quand leur famille se présentait ou prononçait seulement leurs noms ça créait un évènement titanesque, les gens s'empressaient de serrer la main des adultes ou faisaient des courbettes ce qui gênaient assez leurs parents -ou les agaçaient au choix-. Au fil du temps, ils ont fini par comprendre que leur nom était célèbre d'une manière très héroïque, visiblement Harry Potter aurait sauvé le monde de la magie plus jeune avec l'aide des Weasley -bien évidemment- et la population sorcière leur est à ce jour toujours très reconnaissant. Étant modeste, son père ne lui a pas dit plus que ça et sa mère a suivi l'exemple, bien qu'elle était célèbre pour d'autre raison encore. Bref, tout ça pour dire que si vous êtes descendant de cette société qui a été menacé, vous êtes obligé de connaître les illustres noms de Potter-Weasley et être plus ou moins admiratif. Ce garçon était peut-être un né-moldu? Oh, après tout, ce n'est pas ça qui va les empêcher de le trouver sympathique, les Potter-Weasley sont réputés pour être ouverte d'esprit et très tolérant -surtout concernant les moldu pour Arthur Weasley-. Albus en était à ces réflexions quand la porte s'ouvrit sur son frère. 

" Hey, je vois que vous vous êtes déjà fait un ami ", s'exclama James en souriant largement à l'inconnu. 

" Wyatt Devon, enchanté, se présenta-t-il à nouveau toujours en souriant.

James Potter, de même. " 

" Ah, vous devez être le frère d'Albus, j'imagine. "

Gagné, et je te serai vraiment reconnaissant si tu t’occupais de lui durant le trajet, ça m’enlèverait un sacré poids. " 

" Ce n’est pas comme si tu te préoccupais vraiment de moi ", marmonna le dit frère dans sa barbe inexistante.

" Rho, tu m’en veux encore pour ce que je t’ai dit plus tôt ? Il ne faut pas t’en faire, je suis sûr que tu t’épanouiras qu’importe la maison où tu seras réparti. "

" Hum, ce n’est pas comme si j’avais besoin que tu me réconfortes ! " S’exclama le brun, gêné par ce soudain élan de fraternité.

Ce dernier ne répliqua rien, se contentant de rire avant de refermer la porte laissant les trois petits nouveaux entre eux. Après l’acte inhabituel de son frère, Albus en fut plus que déstabilisé et s’apprêtait à se murer dans une profonde méditation, mais c’était sans compter sur le blond, qui semblait à présent d’humeur bavarde.

" Tu es inquiet pour la répartition ?

" Euh… ", ne sachant que réponde, étant dans tous les cas assez ridicule, le garçon laissa échapper son hésitation.

" Tu ne devrais pas pourtant, tu sais bien qu’oncle Harry ne va rien te faire ", rassure sa cousine d’une voix nonchalante.

" Toi, par contre, tu devrais t’inquiéter un peu plus, non ? Je te rappelle qu’oncle Ron…" 

" Mon père plaisantait, tu y as vraiment cru ? " Morigéna la rousse.

" Mais tu n’as pas peur de le décevoir ? "

" Ma mère me dire que ce n’est pas grave, ça me suffit. "

" Et puis, on ne peut pas toujours satisfaire les adultes, nous sommes ce que nous sommes et pas ce qu’ils veulent qu’on soit. "

Avant que le petit brun n’ait répliqué quoi que ce soit à sa cousine, il se tourne vers l’auteur de cette parole…très sage. Albus regarda Wyatt avec de gros yeux.

" Bienvenu à Serdaigle ", plaisanta Rose.

" C’est philosophique ce que tu dis, mais peux-tu en faire autant ? " Rétorqua Al.

Le sourire du blond s’élargit.

" Ça, tu n’as qu’à le découvrir. " 

Le regard vert s’illumina, il observait maintenant l’autre garçon d’un tout nouvel œil. Il ressentait une chaleur indescriptible, pas du tout insupportable, très agréable même, comme s’il désirait en savoir plus sur lui et son intellectuel ainsi que sa malice. Cependant une chose lui titillait l’esprit.

" Mais dis-moi, tu n’es pas d’ici, si ? " 

" Tout juste. En fait, je suis né américain mais ma mère était élève à Poudlard, alors elle a insisté à ce que je m’y inscrive, comme quoi je vivrai les meilleurs années scolaires de ma vie. "

Je suis sûre qu’elle a raison. " 

" Mais si ce n’est pas toi qui a voulu, ça veut dire que tu ne suis pas la philosophie que tu viens d’énoncer ", insista Albus.

Wyatt le considéra un instant, sans se départir de son sourire, tandis que la rousse décocha un coup de coude dans les côtes de son meilleur ami, qui l’ignora superbement, étant trop concentré sur son interlocuteur. Qui répondit sans se démonter.

" Certes, mais cette décision ne m’appartenait pas, j’y vais uniquement pour devenir quelqu’un, comme quoi : "l'homme n'est rien d'autre que ce qu'il fait". "

Un léger silence s’installa seulement troublé par le cahotement de la locomotive en marche. Les deux garçons se dévisageaient sans vergogne, la fille était impressionnée par les connaissances de son condisciple, qu’elle espérait sincèrement le retrouver dans la même maison. Finalement l’atmosphère se détendit avec le sourire du brun.

" Elle est de qui cette phrase ? " 

" Jean-Paul Sartre, philosophe français " , énonça Wyatt. " Et sinon, pourquoi crains-tu autant de décevoir ton père ? " détourna-t-il.

Albus marqua un temps d’hésitation. Devrait-il se confier avec quelqu’un qu’il vient à peine de faire connaissance ? Mais il semblait être différent des autres, il ne risque pas de le juger, du moins il l’espérait. Il ne souhaitait sincèrement pas se tromper sur son compte alors qu’il commençait tout juste à sympathiser.

" On m’a toujours dit que je ressemble beaucoup à mon père. Que j’ai ses si beaux yeux verts, ses cheveux noirs indomptables et parfois même son caractère calme et maîtrisé, alors tout le monde pense que je deviendrai comme lui, un second sauveur. Pourtant je ne le ressemble en rien, je ne porte pas de lunettes, je ne sais pas voler sur un balai parce que j’ai peur du vide et en plus, contrairement à mon père, j’aime les potions. "

Il avait conscience qu’il disait des choses sans queue ni tête et peut-être qu’on ne le comprendrait pas, sauf peut-être Rose à qui il en avait touché quelque mot, mais cela faisait du bien d’en dire plus sur ses sentiments. Et encore plus en entendant les mots de celui qui va devenir son meilleur ami.

" Mais l’opinion des autres importe peu, non ? Ce n’est pourtant pas eux qui sont le fils d’Harry Potter, qui vivent avec le Héros, ils ne le connaissent pas, toi non plus, ils ne savent pas qui tu es en réalité, n’est-ce pas ? Ce ne sont que des quolibets, des bêtises, parce qu’ils sont jaloux. "

Peu à peu que les mots l’atteignaient, Al se sentait plus léger, comme si ces derniers réagissaient tels des calmants, ou une libération.

" Ils n’ont pas ton intelligence, ni ta patience, ils n’ont pas ta famille et n’auront pas la chance de l’avoir, car tu es unique, tu es le fils de ton père, le trésor de tes parents et eux, ils t’aiment qu’importe ce que tu es, non ? " 

Un sourire finit par fleurir sur les lèvres du brun, qui en est presque ému. À côté, sa cousine le contempla avec un tendre sourire. L’ambiance se changea quand le chat de Rose miaula, tous les regards se convergèrent vers lui, qui devint silencieux.

" Comment s’appelle-t-il ? " S’enquit Wyatt, par politesse surement.

" Pattenrond, c’était le chat de ma mère, il est mi-fréreur, mi-chat. " 

" Les fléreurs ne sont-ils pas capable de repérer avec certitude les personnes au comportement suspect ou peu fréquentables ? Souhaite-il nous prévenir de quelque chose ? " 

Ce quelque chose semblait visiblement très près, puisque les miaulements reprenaient avec plus de force. Juste après, la porte s’ouvrit et trois regards sceptiques se posèrent à l’entrée, où se tenaient deux élèves qui semblaient plus âgés que James, déjà en uniforme avec la robe de sorcière pour plus d’effet. D’après la couleur de leur cravate, ils appartiennent à deux maisons différentes : Gryffondor et Poufsouffle.

" Oui ? " Demanda poliment Wyatt, alors qu’il était clairement méfiant.

Un des deux collégiens, un blond aux yeux noirs, lui sourit férocement, tandis que l’autre, un brun aux yeux douteusement jaunes, s’adossa à la chambranle de la porte avec un air narquois sur le visage.

" Oh, rien, on voulait juste vérifier si vous n’avez pas de problème. " 

" Mais vous n’êtes pas préfets, si ? " demanda Rose, suspicieuse à leur propos.

" Non, mais on a droit de nous intéresser à nos petits nouveaux, non ? " Rétorqua le blond, avec un sourire défiant.

" Maintenant que vous nous avez vus, vous nous voulez autre chose ? " Intervint Albus en gardant une expression neutre.

" Non, non, on va continuer à faire l’inspection, bonne journée les gosses." 

S’en allant sans demander leur reste, ils ne prirent même la peine de refermer la porte derrière eux. Et avant de les quitter, le blond posa son regard avec insistance sur le front du brun, s’attendait-il à trouver la cicatrice de son père ici ?

" Trop louches, ces gars " , commenta-t-il simplement.

" C’est sûr qu’ils n’ont pas l’air nets " , approuva une fille de leur âge en s’approchant à son tour de leur porte, " ils sont passés dans tous les compartiments des premières années au peigne fin en jetant des critiques à droite à gauche, ils ne vous ont rien dit à vous ? "

" Non, mais mon petit doigt me dit que ça a avoir avec toi, Potter. " 

Rose avait fait exprès de l’appeler par son nom pour planer le doute sur les intentions des deux casaniers. Et en effet, la compréhension s’installa instantanément entre eux.

" Oh, alors c’est toi le fils Potter qui entre cette année ? Ma mère a dit que s’il fallait choisir entre les deux fils, vaut mieux opter pour toi parce que tu ressembles plus à ton père, mais moi je trouve que ton frère est plus cool. " 

Ça, c’est dit. Albus aimait les gens honnêtes, mais des fois comme maintenant, ça fait un peu mal. Il est juste fixé sur le fait qu’il n’y aura jamais rien entre eux. Pas qu’elle soit laide, hein, elle était même pas mal, ses cheveux auburn ondulés qui s’arrêtent à ses épaules et ses yeux bleus océans lui promettent une bonne réputation pour les années à venir, mais si elle préférait les hommes plus âgé et délibéré, c’est son libre choix. S’il y avait bien une chose qui différencie les deux frères, c’est que l’un est plus affranchi que l’autre est plus conservateur.

" Au fait, je suis Chloé Rivers " , se présenta la nouvelle avec un sourire malicieux.

Et visiblement ce n’est pas une mauvaise personne, puisque Pattenrond ne lui prête aucune attention. Après des présentations rapides, les quatre enfants restent silencieux. Comme elle ne semblait pas vouloir partir, en tant que gentil homme, Wyatt demanda :

" Tu es seule ? Tu souhaites t’installer ? " 

" Oh non, c’est bon, je vais retourner à ma place, on se verra plus tard " , salut-elle en fermant la porte.

Au final, on ne savait toujours pas ce qu’il venait de se passer, mais ce ne devait pas être si important. Le délaissant de côté, les trois enfants admirèrent le paysage qui défilait sous leurs yeux. Alors que la vue paisible laissait doucement place à des plaines et collines, des végétations sauvages se faisaient plus nombreuses et montagnardes et c’est là que la porte s’ouvrit encore une fois, mais cette fois-ci personne n’est venue leur déranger, ce n’était que la vieille sorcière poussant le chariot de friandises. Sentant soudain un petit creux, les cousins se firent une belle provision de sucrerie de tous les goûts. Le blond, un peu plus retenu, se contenta de quelque paquet de chocogrenouille.

Le reste du trajet se passa tranquillement, entre les divertissements qu’ils avaient emmené –tels les échecs sorciers, la bataille explosive et quelque lecture-, ils alternaient entre discutions et jeux, après avoir épuisé tous les activités, ils essayèrent les dragées surprises de Bertie Crochu, obtenant multiple résultat tout plus hilarant les uns que les autres. Plus tard, quand le soleil débutait sa descente, une préfète gryffondor vint les prévenir qu’il était temps de se changer. S’exécutant chacun dans leur coin, ils attendirent patiemment l’arrivé.

Le train ralentit constamment pour finalement s’arrêter, dans les wagons, on entendait les élèves s’affairer, sortir des compartiments et chahuter dans les couloirs. Les trois amis sortirent à leur tour en laissant leurs bagages qui se verront transporter magiquement dans leur dortoir. Une fois à l’air libre, les deux cousins aperçurent une grande et large silhouette au milieu du quai. Rubeus Hagrid leur fit signe en les reconnaissant et demanda aux premières années de le suivre tandis que le reste des élèves plus âgés allaient dans une autre direction. Ils empruntèrent un petit chemin raide qui parut long pour certain et quand enfin ils débouchèrent sur une rive, ils virent une dizaine de barque accosté sur la rive.

" Quatre par barque, les enfants " , précise le demi-géant en montant dans une avec les cousins et le blond.

Alors que des groupes se formaient et s’installaient, les barques se mirent en mouvement, direction le château sur la rive d’en face. Le trajet fut rapide et les embarcations en bois s’amerrirent à l’appontement, les élèves descendirent et suivirent à nouveau l’homme pour arriver devant l’école. Celui-ci grimpa les marches et donna trois coups brefs et forts aux grandes portes, qui s’ouvrirent sur un homme. Alors qu’Hagrid les confiait au professeur Londubat, celui-ci regardait les élèves avec gentillesse. Il les conduisit à l’intérieur jusqu’au grand hall, face à la porte menant à la grande salle.

Une fois les élèves tous attentif, il leur expliqua ce qui allait se passer :

" Derrière cette porte se trouve la grande salle où vous assisterez à la cérémonie de la répartition en tant qu’acteur. Elle déterminera votre maison, qui est aux nombres de quatre : Griffondor, Poufsouffle, Serdaigle et Serpentard. Elle deviendra votre seconde famille et à chacun de votre bonne réponse vous ferez gagner des points à celui-ci, mais au contraire tout acte répréhensible lui en fera perdre. Vous avez compris ? Alors suivez-moi. "

Neville Lonbubat ouvrit les deux battants en bois et s’avança dans la pièce, directement suivi par les  enthousiastes élèves de première année. Le groupe traversa le long des grandes tables entre les Poufsouffle et Serdaigle tout en étant émerveillé par les lieux y compris par le plafond magique, Albus entendit des chuchotements sur son passage et se sentit un peu mal, mais en voyant le regard encourageant de Wyatt, il reprit constance et avança le dos et regard droit. Quand ils s’arrêtèrent devant la table des professeurs, où régnait en son centre la place de la directrice Pomona Chourave, anciennement directrice des jaunes et noirs, on se calma peu à peu.

Juste devant, il y avait un petit tabouret où une étrange forme était posé, qui en regardant de plus près ressemblait de plus en plus à un chapeau. C’est évidemment le choixpeau magique qui avait pour mission de les envoyer dans la maison qui les convenait. Figé et un peu anxieux, Albus entendit son prénom derrière lui, n’osant pas se retourner, il resta planté à sa place. Puis reconnaissant une voix en particulier parmi d’autre, il glissa son regard vers la table rouge et or, son frère lui faisait de grandes signes de main, assis à côté de son meilleur ami, Lucas Dixon, qui était amusé par le comportement de son ami. Il parvint à lui faire un faible sourire, dont il ignorait s’il était vu, et fut rejoint par Wyatt qui lui souriait toujours aussi largement.

Alors qu’il commençait à se demander ce qu’ils attendaient, il jeta des regards un peu partout et remarqua une chinoise ou asiatique brune se diriger vers une blonde aux yeux bleus. Il fut particulièrement fasciné par la couleur marron, caramel ou noisette qu’il ne parvenait pas à distinguer correctement des yeux de la brune. Sans qu’il le remarque, une partie du choixpeau se sépara de sorte à avoir une « bouche » pour chanter, une voix grave en sortit :

" Gloire aux quatre grands sorciers 

Qui ont créer cette endroit majestueux 

Laissant ressortir des mages fiers 

Tout en faisant d'eux des talentueux 

 

Il y eut des temps sombres 

Mais pas autant que de paix 

Car voulant sortir de l'ombre
Ils deviennent des guerriers

C'était quatre sorciers aux idées différents
Griffondor privilégia les courageux
Poufsouffle les loyeux et patients
Serdaigle aimait l'intellect et les curieux
Serpentard représentait à lui un digne roublard

Ils n'étaient certes pas d'accord sur certaine enseigne
Mais ils restent la même
Tous sorciers voulant apprendre Et étudier
Ensemble et pour l'éternité "

La chanson finit, dont il retint juste le dernier vers qui l'a marqué, son regard n’ayant toujours pas quitté la chinoise et son ami ne manqua pas de le noter.

" Ben, alors Alby, tu es déjà subjugué ? "

" « Alby » ? "

N’ayant pas davantage de temps pour être scandalisé du surnom inhabituel que lui attribua son ami, il entendit le professeur Londubat, qui était aussi son parrain, se racler la gorge, son attention fut entièrement tourné vers lui.

" Je vais maintenant vous appeler et vous viendrez vous installer et vous couvrir du choixpeau pour connaître votre maison " , il prit une respiration pour la longue liste :" Boa-Cameron, Lolie." 

Une fillette au regard enjoué s’avança. Ses longs cheveux auburn pourpre volaient derrière elle à chacun de ses pas sautillant. Même son regard gris était très éloquent. Elle fut envoyée à gryffondor.

La liste continua, Wyatt est envoyé à Serdaigle, une fille du nom de Harley Dubois qu’il avait eu l’occasion de voir via leur père - et qu’il trouvait un peu étrange (après tout, qui a sa crise d’ado sitôt ? Comme le témoigne sa coupe de cheveux. À moins qu’elle ait un an de plus ce qui amène une autre question : était-il possible de refaire la première année ?) fut envoyé à Griffondor accueillie bruyamment par James et son ami ; chaleureusement par Fred Weasley II ainsi que les jumelles Molly II et Lucy Weasley. Les deux filles qu’il avait remarquées étaient séparées. La blonde, Clara, a été envoyé à Poufsouffle, que son cousin Dominique Weasley accueilli avec enthousiasme, et son amie l’asiatique, Claire (et dont il ignore toujours l’origine –le nom n’ayant pas suffit), à Serdaigle, grandement applaudi par la préfète-en-chef et sa grande cousine Victoire Weasley et de ses cousins Roxanne Weasley, plus âgé que lui d’un an, et Louis Weasley, aîné de deux ans. Scorpius Malfoy, dont il se souvint du nom car son oncle a demandé à sa fille de le battre dans tous les matières, est envoyé –sans surprise, bien que le choixpeau a pris son temps- à Serpentard. Soudain, son stress lui revint d’un coup, et s’il était séparé de Wyatt, pourrait-il encore lui parler ? Et pire, s’il n’était pas avec Rose ? Un peu nauséeux, il sursauta quand son prénom fut appelé.

" Potter, Albus ! " 

Tremblant, il s’approcha du chapeau magique en faisant fi des murmures de la grande salle, il la saisit, s’installa et se coiffa. Sa dernière vision avant de plonger dans l’obscurité du large couvre-chef fut les deux regards qu’il en avait besoin, James et Wyatt lui souriaient et semblaient aussi impliqués que lui.

" Voyons, un Potter… alors, qu’avons-nous ? De l’intelligence, du savoir et de la sagesse que des qualités pour n’être envoyé uniquement là-bas. Tu es bien différents des deux autres, va, mon enfant, je suis sûr que tu t’ouvriras mieux qu’ailleurs à SERDAIGLE ! "

La table de celle-ci éclata en applaudissement, suivit par celle des autres avec plus de soutenu. Tout content, il ôta le choixpeau de sa tête et rejoint son ami à la table des bleus et bronze, mais ce qui lui réchauffa plus le cœur fut l’enthousiasme de son frère qui applaudissait plus fort que personne, il avait maintenant bien compris de qui le choixpeau désignait en disant les « deux autres ». Il lui envoya un sourire reconnaissant. Il s’assit à côté de son ami et envoya une tape à son cousin Louis Weasley, du même âge que son frère mais dans sa maison, en saluant au passage ses deux cousines à cette table, puis se concentra sur le reste de la répartition. Après lui, encore deux furent envoyer dans sa maison, dont sa cousine qu’il accueilli joyeusement.

Le diner débuta après la cérémonie.

Après un copieux repas, où il apprit à connaître ses camarades de classe et un rappel du règlement intérieur, ils furent libérés et renvoyés dans leur dortoir. Ayant d’abord à passer par la salle commune, ils suivirent les préfets qui les dirigeaient à l’étage, à la tour des Serdaigle. Là, se rassembla les premières années devant la porte, les autres étant déjà entrés. Les deux préfets se mirent face au heurtoir tout en évitant de barrer la vue aux petits et la voix doux et mélodieuse de l’aigle questionna :

« Qu’est-ce qui nuit à l’Homme ? »

Les préfets eurent un temps de réflexion pendant que les huit premières années réfléchissaient aussi à une réponse dans leur coin. Finalement, la préfète Juliana Higgs répondit :

" Le désir, tout comme le non-désir. " 

« Bonne réponse. »

La porte s’ouvrit et les nouveaux semblaient émerveillés aussi bien pour la réponse que pour la salle qu’ils pénétrèrent. Circulaire avec de confortables fauteuils et une bibliothèque aux livres intrigants, c’était une caverne d’Ali baba et l’idée qu’ils allaient loger ici pendant sept ans avait de quoi réjouir ces petits enfants désireux de connaissance.

Passant devant la table basse où est disposé des emplois du temps de tous les années, ils prirent chacun un polycopié de la leur avant de se diriger dans leur dortoir près de la statue de marbre de la fondatrice Rowena Serdaigle. Montant dans leur touret où abritent les dortoirs, Albus ouvrit la porte de la chambre des garçons et découvrit leur petit palace. Cinq lits à baldaquins recouverts d'édredons de soie bleu azur étaient disposé en forme de cercle, chacun ayant un bureau et une armoire sur chaque côté de celui-ci. Leur malle et cage de leur animal de compagnie posé dans un coin près de la porte, chacun se saisit du sien avant d’hésiter dans la direction à prendre.

" Vous avez des choix en particulier pour le lit ? " Demanda Emil Stewart dont le cousin du même nom était envoyé à Serpentard.

Albus l’observa discrètement, il avait les cheveux auburn dont les mèches de devant encadraient un visage mince et fin, ses yeux sombres semblaient noirs. Il se souvint que durant le repas, il discutait seulement avec l’asiatique Claire, il avait d’ailleurs un fort accent qu’il se garda bien de le faire remarquer.

" Qu’importe, ils sont tous pareils pour moi " , répondit Alfred Jeskar dans une position décontracté.

Albus se dit qu’il n’était que ça. Blond-roux aux yeux bleus, détendu et blagueur, Alfred, dont le diminutif était pareil au sien, lui donnait une impression de joie sans-joie, lui-même ne comprenait ce sentiment mitigé.

" Je prendrais celle qui est la plus éloigné de la porte, si possible " , ennonça Elias Nott en se dirigeant vers le dit lit.

Il doit être de la famille à Malfoy, se dit Albus pour la première fois qu’il l’a vu. Blond, très pâle, aux yeux caramels, presque ambrés, Nott était silencieux tout au long du repas et semblait souvent dans la lune, Albus n’a pas d’autre avis si ce n’est qu’il lui trouvait une ressemblance, niveau comportement bien sûr.

" Albus et moi allons prendre deux lits côte à côte " , déclara son meilleur ami.

Wyatt Devon s’empara de son bras d’une main et de sa malle avec sa cage à chouette -sans celui-ci par contre- de l’autre et les traîna jusqu’aux deux lits près de la porte de la salle de bain. Alfred et Emil se regardèrent et haussèrent les épaules ensemble en se servant des lits restants. Le premier près la porte, le second à ses côtés.

Et enfin, Albus Potter, résident du dortoir de première année masculin composé de cinq élèves sur huit, parmi trente élèves. Plus nombreux que les Griffondors et Poufsouffles, au même nombre que les Serpentard, Albus se sentit très fier d’être à Serdaigle.

 

Cher papa, maman et LILY,

      Je vous écris en ce premier jour à Poudlard pour vous saluer après dix heures de séparation, bientôt onze. Et comme vous me l’avez décrit, l’école est magnifique ! Surtout le plafond de la grande salle, juste époustouflant !

D’ailleurs notre salle commune est dans une même ambiance, le dôme au-dessus de nous a des étoiles peintes qui se reflètent sur le sol de moquette bleu, les fenêtres sont en forme d’arcade et la vue donne sur les montagnes, notre dortoir est spacieuse et douillet, qu’est-ce que je vais bien dormir dans mon lit à baldaquin bleu. Eh oui, vous l’avez compris, j’ai été envoyé à Serdaigle !

J’en suis encore tout émoustillé, c’est vraiment élégant et si accueillant ! Et le heurtoir qui garde l’entrée de la tour, qu’est-ce que c’était impressionnant. Et si sage. La démonstration des préfets me rend encore plus admiratif pour les élèves de niveau supérieur, vais-je pouvoir communiquer avec tous ces gens à l’intelligence si exceptionnelle ?

Mes camarades de chambres sont très aimables, je me suis déjà fait un ami, il s’appelle Wyatt Devon, on a fait connaissance dans le train avec Rose, qui est bien sûr avec moi à Serdaigle, oncle Ron doit en être fier !

Papa, maman, Lily, vous ne pouvez pas savoir à quel point de je suis heureux de me trouver ici !

Je vous embrasse,

Votre fils, Albus.

 

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